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 v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
 v. Dieu, viens à mon aide.
 r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
 r. Seigneur, vite à mon secours.
 Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Allelúia.
 Alléluia.
Hymnus
Hymne
Festíva vos, archángeli, hæc nostra tollunt cántica, quos in supérna cúria insígnit ingens glória.
Ces chants festifs élèvent nos louanges à vous, archanges, que dans la cour céleste une immense gloire distingue.
Tu nos, cohórtis cælicæ invícte princeps, Míchæl, dextra corúsca róbora Deíque serva grátiæ.
Vous, Michel, prince invincible de l'armée céleste, fortifiez-nous de votre droite étincelante et gardez-nous dans la grâce de Dieu.
Qui núntius deléctus es mysteriórum máximus, nos lucis usque, Gábriel, fac diligámus sémitas.
Vous, Gabriel, qui avez été choisi comme le plus grand messager des mystères, faites-nous aimer toujours les chemins de la lumière.
Nobis adésto, Ráphæl, ac pátriam peténtibus morbos repélle córporum, affer salútem méntium.
Assistez-nous, Raphaël, et pour ceux qui cherchent la patrie, repoussez les maladies du corps, apportez la santé de l'esprit.
Vosque angelórum cándida nos adiuvétis ágmina, possímus ut consórtio vestro beáti pérfrui.
Et vous, pures armées des anges, aidez-nous, afin que nous puissions jouir de la bienheureuse compagnie avec vous.
Summo Parénti et Fílio honor sit ac Paráclito, quos vester uno prædicat concéntus hymno pérpetim. Amen.
Honneur soit au Père suprême et au Fils, ainsi qu'au Paraclet, que votre chœur célèbre d'une hymne éternelle. Amen.
 Ant. 1. Inclína ad me, Dómine, aurem tuam, ut éruas me.
 Ant. 1. Incline vers moi, Seigneur, Ton oreille, et délivre-moi.
Psalmus 30 (31), 2-17. 20-25
Psaume 30
Afflicti supplicatio cum fiducia
Supplicaton de l'affligé avec confiance
Pater, in manus tuas commendo spiritum meum (Lc 23, 46).
Père, entre Tes mains Je remets Mon esprit (Lc 23,46)
I
I
 In te, Dómine, sperávi, non confúndar in ætérnum; * in iustítia tua líbera me.
 J'ai espéré en Toi, Seigneur; que je ne sois jamais confondu; dans Ta justice délivre-moi.
 Inclína ad me aurem tuam, * accélera, ut éruas me.
 Incline vers moi Ton oreille; hâte-Toi de me délivrer. Sois-moi un Dieu protecteur et une maison de refuge, * afin que Tu me sauves.
 Esto mihi in rupem præsídii et in domum munítam, * ut salvum me fácias.
 Car Tu es ma force et mon refuge, et à cause de Ton Nom, Tu me conduiras et me nourriras.
 Quóniam fortitúdo mea et refúgium meum es tu * et propter nomen tuum dedúces me et pasces me.
 Tu me tireras de ce piège qu'ils ont caché contre moi, car Tu es mon protecteur.
 Edúces me de láqueo, quem abscondérunt mihi, * quóniam tu es fortitúdo mea.
 Je remets mon âme entre Tes mains; Tu m'as racheté, Seigneur, Dieu de vérité.
 In manus tuas comméndo spíritum meum; * redemísti me, Dómine, Deus veritátis.
 Tu haïs ceux qui s'attachent sans aucun fruit à des choses vaines.
 Odísti observántes vanitátes supervácuas, * ego autem in Dómino sperávi.
 Pour moi, j'ai mis mon espérance dans le Seigneur. Je tressaillirai de joie et d'allégresse dans Ta miséricorde.
 Exsultábo et lætábor in misericórdia tua, * quóniam respexísti humilitátem meam;
 Car Tu as regardé mon état humilié; Tu as sauvé mon âme des angoisses.
 agnovísti necessitátes ánimæ meæ, nec conclusísti me in mánibus inimíci; * statuísti in loco spatióso pedes meos.
 Et Tu ne m'as pas livré aux mains de l'ennemi; Tu as mis mes pieds au large.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Inclína ad me, Dómine, aurem tuam, ut éruas me.
 Ant. Incline vers moi, Seigneur, Ton oreille, et délivre-moi.
 Ant. 2. Illúmina fáciem tuam super servum tuum, Dómine.
 Ant. 2. Illumine, Seigneur, Ton visage sur Ton serviteur.
II
II
 Miserére mei, Dómine, quóniam tríbulor; conturbátus est in mæróre óculus meus, * ánima mea et venter meus.
 Aie pitié de moi, Seigneur, car je suis très affligé; mon oeil, mon âme et mes entrailles sont troublés par la colère.
 Quóniam defécit in dolóre vita mea * et anni mei in gemítibus;
 Car ma vie se consume dans la douleur, et mes années dans les gémissements.
 infirmáta est in paupertáte virtus mea, * et ossa mea contabuérunt.
 Ma force s'est affaiblie par la pauvreté, et mes os sont ébranlés.
 Apud omnes inimícos meos factus sum oppróbrium et vicínis meis valde et timor notis meis: * qui vidébant me foras, fugiébant a me.
 Plus que tous mes ennemis, je suis devenu un objet d'opprobre, surtout à mes voisins, et l'effroi de ceux qui me connaissent.
 Oblivióni a corde datus sum tamquam mórtuus; * factus sum tamquam vas pérditum.
 Ceux qui me voyaient dehors fuyaient loin de moi. J'ai été oublié des coeurs, comme un mort.
 Quóniam audívi vituperatiónem multórum: * horror in circúitu;
 J'ai été comme un vase brisé; car j'ai entendu les propos injurieux de ceux qui demeurent alentour.
 in eo dum convenírent simul advérsum me, * auférre ánimam meam consiliáti sunt.
 Quand ils se réunissaient ensemble contre moi, ils ont tenu conseil pour m'ôter la vie.
 Ego autem in te sperávi, Dómine; dixi: «Deus meus es tu, * in mánibus tuis sortes meæ».
 Mais j'ai espéré en Toi, Seigneur. J'ai dit: Tu es mon Dieu;
 Eripe me de manu inimicórum meórum * et a persequéntibus me;
 mes destinées sont entre Tes mains. Arrache-moi de la main de mes ennemis et de mes persécuteurs.
 illústra fáciem tuam super servum tuum, * salvum me fac in misericórdia tua.
 Fais luire Ton visage sur Ton serviteur; sauve-moi par Ta miséricorde.
 [Dómine, non confúndar, quóniam invocávi te; * erubéscant ímpii et obmutéscant in inférno.
 [Seigneur, que je ne sois pas confondu, car je T'ai invoqué. Que les impies rougissent, et qu'ils soient conduits dans l'enfer; que les lèvres trompeuses deviennent muettes,
 Muta fiant lábia dolósa, † quæ loquúntur advérsus iústum protérva * in supérbia et in abusióne.]
 elles qui profèrent l'iniquité contre le juste, avec orgueil et insolence.]
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Illúmina fáciem tuam super servum tuum, Dómine.
 Ant. Illumine, Seigneur, Ton visage sur Ton serviteur.
 Ant. 3. Benedíctus Dóminus, quóniam mirificávit misericórdiam suam mihi.
 Ant. 3. Béni soit le Seigneur, car Il a signalé envers moi Sa miséricorde.
III
III
 Quam magna multitúdo dulcédinis tuæ, Dómine, * quam abscondísti timéntibus te.
 Qu'elle est grande, Seigneur, l'abondance de Ta douceur, que Tu as mise en réserve pour ceux qui Te craignent!
 Perfecísti eis, qui sperant in te, * in conspéctu filiórum hóminum.
 Tu l'exerces envers ceux qui espèrent en Toi, à la vue des enfants des hommes.
 Abscóndes eos in abscóndito faciéi tuæ * a conturbatióne hóminum;
 Tu les cacheras dans le secret de Ta face, à l'abri du tumulte des hommes.
 próteges eos in tabernáculo * a contradictióne linguárum.
 Tu les protégeras dans Ton tabernacle * contre les langues qui les attaquent.
 Benedíctus Dóminus, * quóniam mirificávit misericórdiam suam mihi in civitáte muníta.
 Béni soit le Seigneur, car Il a signalé envers moi Sa miséricorde dans une ville fortifiée.
 Ego autem dixi in trepidatióne mea: * «Præcísus sum a conspéctu oculórum tuórum».
 Pour moi j'ai dit dans le transport de mon esprit: J'ai été rejeté de devant Tes yeux.
 Verúmtamen exaudísti vocem oratiónis meæ, * dum clamárem ad te.
 C'est pour cela que Tu as exaucé la voix de ma prière, lorsque je criais vers Toi.
 Dilígite Dóminum, omnes sancti eius: fidéles consérvat Dóminus * et retríbuit abundánter faciéntibus supérbiam.
 Aimez le Seigneur, vous tous Ses saints; car le Seigneur recherchera la vérité, et Il châtiera largement ceux qui se livrent à l'orgueil.
 Viríliter ágite, et confortétur cor vestrum, * omnes, qui sperátis in Dómino.
 Agissez avec courage, et que votre coeur s'affermisse, vous tous qui espérez au Seigneur.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Benedíctus Dóminus, quóniam mirificávit misericórdiam suam mihi.
 Ant. Béni soit le Seigneur, car Il a signalé envers moi Sa miséricorde.
In primo nocturno, utroque anno
Premier nocturne, années I et II
De libro Apocalýpsis beáti Ioánnis apóstoli
De l'Apocalypse de saint Jean
  Signum magnum appáruit in cælo: múlier amícta sole, et luna sub pédibus eius, et super caput eius coróna stellárum duódecim; et in útero habens, et clamat partúriens et cruciátur, ut páriat. Et visum est áliud signum in cælo: et ecce draco rufus magnus, habens cápita septem et córnua decem, et super cápita sua septem diadémata; et cauda eius trahit tértiam partem stellárum cæli et misit eas in terram. Et draco stetit ante mulíerem, quæ erat paritúra, ut, cum peperísset, fílium eius devoráret. Et péperit fílium, másculum, qui rectúrus est omnes gentes in virga férrea; et raptus est fílius eius ad Deum et ad thronum eius. Et múlier fugit in desértum, ubi habet locum parátum a Deo, ut ibi pascant illam diébus mille ducéntis sexagínta.
 Un signe grandiose apparut au ciel: une Femme! le soleil l'enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête; elle est enceinte et crie dans les douleurs et le travail de l'enfantement. Puis un second signe apparut au ciel: un énorme Dragon rouge-feu, à sept têtes et dix cornes, chaque tête surmontée d'un diadème. Sa queue balaie le tiers des étoiles du ciel et les précipite sur la terre. En arrêt devant la Femme en travail, le Dragon s'apprête à dévorer son enfant aussitôt né. Or la Femme mit au monde un enfant mâle, celui qui doit mener toutes les nations avec un sceptre de fer; et son enfant fut enlevé jusqu'auprès de Dieu et de son trône, tandis que la Femme s'enfuyait au désert, où Dieu lui a ménagé un refuge pour qu'elle y soit nourrie mille deux cent soixante jours.
  Et factum est prœlium in cælo, Míchael et ángeli eius, ut prœliaréntur cum dracóne. Et draco pugnávit et ángeli eius, et non váluit, neque locus invéntus est eórum ámplius in cælo. Et proiéctus est draco ille magnus, serpens antíquus, qui vocátur Diábolus et Sátanas, qui sedúcit univérsum orbem; proiéctus est in terram, et ángeli eius cum illo proiécti sunt.
  Alors, il y eut une bataille dans le ciel: Michel et ses Anges combattirent le Dragon. Et le Dragon riposta, avec ses Anges, mais ils eurent le dessous et furent chassés du ciel. On le jeta donc, l'énorme Dragon, l'antique Serpent, le Diable ou le Satan, comme on l'appelle, le séducteur du monde entier, on le jeta sur la terre et ses Anges furent jetés avec lui.
  Et audívi vocem magnam in cælo dicéntem: "Nunc facta est salus et virtus et regnum Dei nostri et potéstas Christi eius, quia proiéctus est accusátor fratrum nostrórum, qui accusábat illos ante conspéctum Dei nostri die ac nocte. Et ipsi vicérunt illum propter sánguinem Agni et propter verbum testimónii sui; et non dilexérunt ánimam suam usque ad mortem. Proptérea lætámini, cæli et qui habitátis in eis. Væ terræ et mari, quia descéndit Diábolus ad vos habens iram magnam, sciens quod módicum tempus habet!"
  Et j'entendis une voix clamer dans le ciel: " Désormais, la victoire, la puissance et la royauté sont acquises à notre Dieu, et la domination à son Christ, puisqu'on a jeté bas l'accusateur de nos frères, celui qui les accusait jour et nuit devant notre Dieu. Mais eux l'ont vaincu par le sang de l'Agneau et par la parole dont ils ont témoigné, car ils ont méprisé leur vie jusqu'à mourir. Soyez donc dans la joie, vous, les cieux et leurs habitants. Malheur à vous, la terre et la mer, car le Diable est descendu chez vous, frémissant de colère et sachant que ses jours sont comptés. "
  Et postquam vidit draco quod proiéctus est in terram, persecútus est mulíerem, quæ péperit másculum. Et datæ sunt mulíeri duæ alæ áquilæ magnæ, ut voláret in desértum in locum suum, ubi álitur per tempus et témpora et dimídium témporis a fácie serpéntis. Et misit serpens ex ore suo post mulíerem aquam tamquam flumen, ut eam fáceret trahi a flúmine. Et adiúvit terra mulíerem, et apéruit terra os suum et absórbuit flumen, quod misit draco de ore suo. Et irátus est draco in mulíerem et ábiit fácere prœlium cum réliquis de sémine eius, qui custódiunt mandáta Dei et habent testimónium Iesu.
  Se voyant rejeté sur la terre, le Dragon se lança à la poursuite de la Femme, la mère de l'Enfant mâle. Mais elle reçut les deux ailes du grand aigle pour voler au désert jusqu'au refuge où, loin du Serpent, elle doit être nourrie un temps et des temps et la moitié d'un temps. Le Serpent vomit alors de sa gueule comme un fleuve d'eau derrière la Femme pour l'entraîner dans ses flots. Mais la terre vint au secours de la Femme: ouvrant la bouche, elle engloutit le fleuve vomi par la gueule du Dragon. Alors, furieux contre la Femme, le Dragon s'en alla guerroyer contre le reste de ses enfants, ceux qui gardent les commandements de Dieu et possèdent le témoignage de Jésus.
 r. Hic est Míchael archángelus, princeps milítiæ angelórum, cuius honor præstat benefícia populórum, * Et orátio perdúcit ad regna cælórum. v. Angeli, archángeli, throni et dominatiónes, principátus et potestátes, virtútes cælórum. * Et orátio. v. Glória Pátri. * Et orátio.
 r. Celui-ci est Michel archange, prince de l'armée des anges: l'honneur qu'on lui rend est, pour les peuples, une source de grâces; * Et la prière qu'on lui adresse conduit au royaume des cieux. v. Anges, archanges, trônes et dominations, principautés, puissances, toutes les forces des armées célestes! * Et la prière. v. Gloire au Père. * Et la prière.
In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
Ex Libris Morálium sancti Gregórii Magni papæ (Lib. 2, 9-10: SC 32,187-188)
Morales de saint Grégoire le Grand
  Quia spiritáli natúræ ex corpórea oppositióne nihil obstat; lóquitur Deus ad ángelos sanctos eo ipso quo eórum córdibus occúlta sua invisibília osténtat; ut quidquid ágere débeant, in ipsa contemplatióne veritátis legant, et velut quædam præcépta vocis sint ipsa gáudia contemplatiónis. Quasi enim audiéntibus dícitur quod vidéntibus inspirátur.
  Puisque dans les natures spirituelles rien de corporel ne vient faire obstacle, Dieu parle à ses saints anges par le fait même qu'il manifeste à leurs cœurs ses invisibles secrets; en sorte qu'ils lisent dans la contemplation même de la vérité tout ce qu'ils ont à faire, et que les joies mêmes de la contemplation leur tiennent lieu de préceptes vocalement exprimés; comme s'ils entendaient en paroles ce qui est communiqué à leur regard.
  Unde cum eórum córdibus Deus contra humánam supérbiam animadversiónem ultiónis infúnderet, dixit: Veníte, descendámus et confundámus ibi linguam eórum. Dícitur eis qui adhærent: Veníte, quia nimírum hoc ipsum numquam a divína contemplatióne decréscere, in divína contemplatióne semper accréscere est; et numquam corde recédere, quasi quodam stábili motu est semper veníre. Quibus et dicit: Descendámus et confundámus linguam eórum. Ascéndunt ángeli, in eo quod creatórem conspíciunt; descéndunt ángeli, in eo quod creatúram sese in illícitis erigéntem exámine districtiónis premunt. Dícere ergo Dei est: Descendámus et confundámus linguam eórum, in seípso eis hoc quod recte agátur osténdere, et per vim intérnæ visiónis eórum méntibus exhibénda iudícia occúltis mótibus inspiráre.
  Ainsi, quand Dieu répand dans leurs cœurs un blâme justicier contre la superbe des humains, il dit aux anges: Venez, descendons, et là, confondons leur langage. Il dit: Venez à ceux qui lui sont intimement unis, car assurément ne jamais faiblir dans la divine contemplation, c'est y grandir sans cesse; et ne jamais se retirer par le cœur, c'est s'approcher toujours comme sous l'effet d'un immuable élan. C'est à eux que Dieu dit: Descendons et confondons leur langage. Les anges montent quand ils regardent leur créateur; les anges descendent quand ils accablent d'une sévère appréciation la créature qui se dresse en révolte. Donc, pour Dieu, dire: Descendons et confondons leur langage, c'est leur montrer en lui-même ce qu'il est bien de faire, et, par la force de cette vision intérieure, inspirer à la volonté des anges par des touches secrètes les jugements qu'ils doivent manifester.
  Aliter loquúntur ángeli ad Deum, sicut et per Ioánnis Apocalýpsim dicunt: Dignus est Agnus, qui occísus est, accípere virtútem et divinitátem et sapiéntiam. Vox namque angelórum est in laude conditóris, ipsa admirátio íntimæ contemplatiónis. Virtútis divínæ mirácula obstupuísse, dixísse est: quia excitátus cum reveréntia motus cordis, magnus est ad aures incircumscrípti Spíritus clamor vocis.
  C'est d'une autre manière que les anges parlent à Dieu, par exemple quand ils disent dans l'Apocalypse de Jean: Il est digne, l'Agneau immolé, de recevoir puissance, divinité, sagesse. La voix des anges, en effet, n'est autre, dans leur louange au créateur, que cette admiration même où les plonge leur intime contemplation. Leur ravissement devant les miracles de la toute-puissance est leur langage, parce que l'émotion d'un cœur vibrant de respect, résonne, comme une grande clameur, aux oreilles de l'Esprit infini.
  Quæ vox se quasi per distíncta verba éxplicat, dum sese per innúmeros modos admiratiónis format. Deus ergo ángelis lóquitur, cum eis volúntas eius íntima vidénda manifestátur. Angeli autem loquúntur Dómino, cum per hoc quod super semetípsos respíciunt, in motum admiratiónis surgunt.
  Cette voix, cette parole angélique, s'exprime pour ainsi dire en des mots distincts, quand l'esprit qui la forme passe par d'innombrables sentiments variés d'admiration. Dieu parle donc aux anges en manifestant à leur vue intérieure sa volonté; les anges parlent au Seigneur quand, du fait de ce qu'ils contemplent au-dessus d'eux-mêmes, ils s'élèvent en des transports d'admiration.
 r. In témpore illo consúrget Míchael, qui stat pro fíliis vestris; * Et véniet tempus quale non fuit ex eo, ex quo gentes esse cœpérunt, usque ad tempus illud. v. In témpore illo salvábitur pópulus tuus omnis qui invéntus fúerit scriptus in libro vitæ. * Et véniet. v. Glória Pátri. * Et véniet.
 r. En ce temps-là se lèvera Michel, celui qui veille sur les fils de ton peuple; * Il arrivera un temps de détresse comme il n'y en a jamais eu jusqu'à ce jour, depuis que les nations existent. v. Mais en ce temps-là viendra le salut de ton peuple, de tous ceux dont le nom se trouvera inscrit dans le livre de vie. * Il arrivera. V. Gloire au Père. * Il arrivera.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
 Dóminus vobíscum.
 Le Seigneur soit avec vous.
 r. Et cum spíritu tuo.
 r. Et avec votre esprit.
 Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
 Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
 r. Amen.
 r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
  Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
  Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.