Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
   v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
Hymnus
Hymne
annotation: 2;
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(f3) GAL(e)li(f) can(f)tu(c) me(e)di(f)án(f)te(e) (,) no(h)ctis(g) iam(f) ca(g)lí(ef)gi(g)nem(f) (;)
et(g) pro(h)fún(i)dæ(f) no(h)ctis(g) a(f)tram(e) (,) le(h)ván(g)te(f) for(e)mí(g)di(hg)nem,(f) (:)
De(e)us(f) al(f)me,(c) te(e) ro(f)gá(f)mus(e) (,) sup(h)pli(g)cés(f)que(g) pó(ef)sci(g)mus.(f) (::)



2. Vi(e)gil,(f) po(f)tens,(c) lux(e) ve(f)ní(f)sti(e) (,) at(h)que(g) cu(f)stos(g) hó(ef)mi(g)num,(f) (;)
dum(g) te(h)né(i)rent(f) si(h)mul(g) cun(f)cta(e) (,) mé(h)di(g)um(f) si(e)lén(g)ti(hg)um,(f) (:)
réd(e)de(f)rent(f) nec(c)non(e) mor(f)tá(f)lem(e) (,) mór(h)tu(g)i(f) ef(g)fí(ef)gi(g)em,(f) (::)

3. Ex(e)ci(f)tá(f)res(c) quo(e) nos,(f) Chri(f)ste,(e) (,) de(h) som(g)no(f) ma(g)lí(ef)ti(g)æ,(f) (;)
at(g)que(h) gra(i)tis(f) li(h)be(g)rá(f)res(e) (,) no(h)ctúr(g)no(f) de(e) cár(g)ce(hg)re,(f) (:)
red(e)de(f)rés(f)que(c) no(e)bis(f) lu(f)cem(e) (,) vi(h)tæ(g) sem(f)per(g) có(ef)mi(g)tem.(f) (::)

4. Ho(e)nor(f) Pa(f)tri(c) sit(e) ac(f) ti(f)bi,(e) (,) San(h)cto(g) sit(f) Spi(g)rí(ef)tu(g)i,(f) (;)
De(g)o(h) tri(i)no(f) sed(h) et(g) u(f)ni,(e) (,) pa(h)ci,(g) vi(f)tæ,(e) lú(g)mi(hg)ni,(f) (:)
nó(e)mi(f)ni(f) præ(c) cun(e)ctis(f) dul(f)ci(e) (,) di(h)vi(g)nó(f)que(g) nú(ef)mi(g)ni.(f) (::)
A(fgf)men.(ef) (::)
Galli cantu mediánte noctis iam calíginem et profúndæ noctis atram levánte formídinem, Deus alme, te rogámus supplicésque póscimus.
Lorsque le chant du coq dissipe déjà l'obscurité de la nuit et allège la sombre frayeur de la nuit profonde, Dieu bienfaisant, nous Te prions et Te supplions humblement.
Vigil, potens, lux venísti atque custos hóminum, "dum tenérent simul cuncta médium siléntium, rédderent necnon mortálem mórtui effígiem,"
Vigilant, puissant, Tu es venu comme lumière et gardien des hommes, "tandis que toutes choses étaient plongées dans un profond silence, et que les morts rendaient l'image de la mort,"
Excitáres quo nos, Christe, de somno malítiæ, atque gratis liberáres noctúrno de cárcere, "redderésque nobis lucem vitæ semper cómitem."
Afin que Tu nous éveilles, ô Christ, du sommeil de la malice, et que Tu nous libères gratuitement de la prison nocturne, "et que Tu nous rendes la lumière, compagne éternelle de la vie."
Honor Patri sit ac tibi, Sancto sit Spirítui, Deo trino sed et uni, paci, vitæ, lúmini, nómini præ cunctis dulci divinóque númini. Amen.
Honneur soit au Père et à Toi, ainsi qu'au Saint-Esprit, Dieu trine mais aussi un, paix, vie, lumière, nom plus doux que tous et divine puissance. Amen.
Vel:
Ou :
Hymnus
Adésto, rerum cónditor, patérnæ lucis glória, cuius amóta grátia nostra pavéscunt péctora,
Tuóque plena Spíritu, secum Deum gestántia, nil rapiéntis pérfidi diris patéscant fráudibus,
Ut inter actus sǽculi, vitæ quos usus éxigit, omni caréntes crímine tuis vivámus légibus.
Sit, Christe, rex piíssime, tibi Patríque glória cum Spíritu Paráclito, in sempitérna sæcula. Amen.
annotation: Cc2;
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(c3) NE(h) in(h) i(hg)ra(f) tu(h)a(h) *(,) ár(h)gu(h)as(h) me,(i) Dó(i)mi(h)ne.(h) (::)
E(h) u(h) o(f) u(h) a(i) e.(h) (::)
   Ant. 1. Ne in ira tua corrípias me, Dómine.
   Ant. 1. Ne me reprends pas dans Ta colère, Seigneur.
Psalmus 37 (38)
Psaume 37
Obsecratio peccatoris in extremo periculo constituti
Obsécration du pécheur alors qu'il est en extrême danger
Stabant omnes noti eius a longe (Lc 23, 49).
Tous ceux de Sa connaissance se tenaient loin.
I
I
   Dómine, ne in furóre tuo árguas me * neque in ira tua corrípias me,
   Seigneur, ne me reprends dans Ta fureur, et ne me punis pas dans Ta colère,
   quóniam sagíttæ tuæ infíxæ sunt mihi, * et descéndit super me manus tua.
   car j'ai été transpercé de Tes flèches, et Tu as appesanti sur moi Ta main.
   Non est sánitas in carne mea a fácie indignatiónis tuæ, * non est pax óssibus meis a fácie peccatórum meórum.
   Il n'est rien resté de sain dans ma chair à la vue de Ta colère; il n'y a plus de paix dans mes os à la vue de mes péchés.
   Quóniam iniquitátes meæ supergréssæ sunt caput meum * et sicut onus grave gravant me nimis.
   Car mes iniquités se sont élevés au-dessus de ma tête, et comme un lourd fardeau elles se sont appesanties sur moi.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c3) a/. Ne(h) in(h) i(hg)ra(f) tu(h)a(h) (,) ár(h)gu(h)as(h) me,(i) Dó(i)mi(h)ne.(h)
(::)
   Ant. Ne in ira tua corrípias me, Dómine.
   Ant. Ne me reprends pas dans Ta colère, Seigneur.
annotation: 2*a;
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(c3) CON(e)fun(f)dán(hi)tur(iio) *(,) et(h) re(i)ve(j)re(ih)án(i)tur,(i) (;) qui(i) quæ(f)runt(i) á(h)ni(g)mam(f) me(fe)am,(f) (,) ut(e) áu(de)fe(f)rant(h>) e(f)am.(f) (::)
E(i) u(h) o(i) u(j) a(h) e.(f) (::)
   Ant. 2. Confundántur et revertántur, qui quærunt ánimam meam, ut áuferant eam.
   Ant. 2. Qu’ils soient confondus et reculés, ceux qui cherchent à ravir mon âme.
II
II
   Putruérunt et corrúpti sunt livóres mei * a fácie insipiéntiæ meæ.
   Mes plaies ont été remplies de corruption et de pourriture, par l'effet de ma folie.
   Inclinátus sum et incurvátus nimis; * tota die contristátus ingrediébar.
   Je suis devenu misérable, et continuellement tout courbé; je marchais triste tout le jour.
   Quóniam lumbi mei impléti sunt ardóribus, * et non est sánitas in carne mea.
   Car mes reins ont été remplis d'illusions, et il n'y a rien de sain dans ma chair.
   Afflíctus sum et humiliátus sum nimis, * rugiébam a gémitu cordis mei.
   J'ai été affligé et humilié outre mesure, et le gémissement de mon coeur m'arrachait des rugissements.
   Dómine, ante te omne desidérium meum, * et gémitus meus a te non est abscónditus.
   Seigneur, tout mon désir est devant Toi, et mon gémissement ne T'est point caché.
   Palpitávit cor meum, derelíquit me virtus mea, * et lumen oculórum meórum, et ipsum non est mecum.
   Mon coeur est troublé, ma force m'a quitté, et la lumière même de mes yeux n'est plus avec moi.
   Amíci mei et próximi mei procul a plaga mea stetérunt, * et propínqui mei de longe stetérunt.
   Mes amis et mes proches se sont avancés jusqu'à moi, et se sont arrêtés. Ceux qui étaient près de moi se sont arrêtés à distance.
   Et láqueos posuérunt, qui quærébant ánimam meam; et, qui requirébant mala mihi, locúti sunt insídias * et dolos tota die meditabántur.
   Et ceux qui en voulaient à ma vie usaient de violence. Ceux qui cherchaient à me faire du mal ont proféré des mensonges, et tout le jour ils méditaient la tromperie.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c3) a/. Con(e)fun(f)dán(hi)tur(iio) (,) et(h) re(i)ve(j)re(ih)án(i)tur,(i) (;) qui(i) quæ(f)runt(i) á(h)ni(g)mam(f) me(fe)am,(f) (,) ut(e) áu(de)fe(f)rant(h>) e(f)am.(f)
(::)
   Ant. Confundántur et revertántur, qui quærunt ánimam meam, ut áuferant eam.
   Ant. Qu’ils soient confondus et reculés, ceux qui cherchent à ravir mon âme.
annotation: 8g;
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(c4) NE(g) de(g)re(h)lín(j)quas(j) me,(j) *() Dó(j)mi(j)ne(j) De(j)us(j) me(j)us,(j) (,) ne(j) di(j)scé(ih)das(ih) a(g) me.(g) (::)
E(j) u(j) o(i) u(j) a(h) e.(g) (::)
   Ant. 3. Ne derelínquas me, Domíne Deus meus, ne discédas a me.
   Ant. 3. Ne me laisse point, Seigneur mon Dieu, et ne Te sépare point de moi.
III
III
   Ego autem tamquam surdus non audiébam * et sicut mutus non apériens os suum;
   Mais moi, comme si j'eusse été sourd, je n'entendais pas; et comme si j'eusse été muet, je n'ouvrais pas la bouche.
   et factus sum sicut homo non áudiens * et non habens in ore suo redargutiónes.
   Je suis devenu comme un homme qui n'entend pas, et qui n'a pas de répliques dans sa bouche.
   Quóniam in te, Dómine, sperávi, * tu exáudies, Dómine Deus meus.
   Car c'est en Toi, Seigneur, que j'ai espéré; Tu m'exauceras, Seigneur mon Dieu.
   Quia dixi: « Ne quándo supergáudeant mihi; * dum commovéntur pedes mei, magnificántur super me ».
   Car j'ai dit: Que mes ennemis ne se réjouissent pas à mon sujet, eux qui, ayant vu mes pieds ébranlés, ont parlé insolemment de moi.
   Quóniam ego in lapsum parátus sum, * et dolor meus in conspéctu meo semper.
   Car je suis préparé aux châtiments, et ma douleur est toujours devant mes yeux.
   Quóniam iniquitátem meam annuntiábo * et sollícitus sum de peccáto meo.
   Car je proclamerai mon iniquité, et je serai toujours occupé de la pensée de mon péché.
   Inimíci autem mei vivunt et confirmáti sunt; * et multiplicáti sunt, qui odérunt me iníque.
   Cependant mes ennemis vivent, et sont devenus plus puissants que moi, et ceux qui me haïssent injustement se sont multipliés.
   Retribuéntes mala pro bonis detrahébant mihi, * pro eo quod sequébar bonitátem.
   Ceux qui rendent le mal pour le bien me décriaient, parce que je m'attachais au bien.
   Ne derelínquas me, Dómine; * Deus meus, ne discésseris a me.
   Ne m'abandonne pas, Seigneur mon Dieu; ne T'éloigne pas de moi.
   Festína in adiutórium meum, * Dómine, salus mea.
   Hâte-Toi de me secourir, Seigneur, Dieu de mon salut.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c4) a/. Ne(g) de(g)re(h)lín(j)quas(j) me,(j) () Dó(j)mi(j)ne(j) De(j)us(j) me(j)us,(j) (,) ne(j) di(j)scé(ih)das(ih) a(g) me.(g)
(::)
   Ant. Ne derelínquas me, Domíne Deus meus, ne discédas a me.
   Ant. Ne me laisse point, Seigneur mon Dieu, et ne Te sépare point de moi.
   v. Dóminus vias suas docébit nos. r. Et ambulábimus in sémitis tuis.
   v. Le Seigneur nous enseignera Ses voies. r. Et nous marcherons dans Tes sentiers.
In primo nocturno, anno I)
Premier nocturne, année I)
De libro Isaíæ prophétæ 20, 1-6
Du livre d'Isaïe
   In anno quo ingréssus est Tharthan in Azotum, cum misísset eum Sargon rex Assyriórum et pugnásset contra Azotum et cepísset eam, in témpore illo locútus est Dóminus in manu Isaíæ fílii Amos dicens: "Vade et solve saccum de lumbis tuis et calceaménta tua tolle de pédibus tuis." Et fecit sic, vadens nudus et discalceátus.
   L'année où le général en chef envoyé par Sargon, roi d'Assur, vint à Ashdod pour l'attaquer et s'en emparer, en ce temps-là, le Seigneur parla par le ministère d'Isaïe fils d'Amoç; il dit: " Va, dénoue le sac que tu as sur les reins, et ôte les sandales de tes pieds. " Et il fit ainsi, allant nu et déchaussé.
   Dixit Dóminus: "Sicut ambulávit servus meus Isaías nudus et discalceátus, tribus annis signum et porténtum super Ægýptum et super Æthiópiam, sic minábit rex Assyriórum captívos Ægýpti et éxsules Æthiópiæ, iúvenes et senes, nudos et discalceátos, discoopértis nátibus ad ignomíniam Ægýpti."
   Le Seigneur dit: " De même que mon serviteur Isaïe a marché nu et déchaussé pendant trois ans, pour être un signe et un présage contre l'Égypte et contre Kush, de même le roi d'Assur emmènera les captifs d'Égypte et les déportés de Kush, les jeunes et les vieux, nus, déchaussés et fesses découvertes, à la honte de l'Égypte. "
   "Et timébunt et confundéntur ab Æthiópia spe sua et ab Ægýpto glória sua. Et dicet habitátor marítimæ regiónis huius in die illa: "Ecce, hæc erat spes nostra, quo confúgimus in auxílium, ut liberarémur a fácie regis Assyriórum; et quómodo effúgere potérimus nos?""
   " Ils seront pris d'épouvante et de honte à cause de Kush leur espérance et de l'Égypte leur fierté. Et l'habitant de ce rivage dira en ce jour-là: "Voici ce qu'est devenue notre espérance, ceux vers qui nous avons fui pour chercher un secours, pour échapper au roi d'Assur. Et nous, comment nous sauverons-nous?" "
   r. Ecce Rex noster véniet, et omnes sancti eius cum eo, * Réddere illis mercédem labórum ipsórum. v. Sanctis qui in terra sunt eius, mirificávit omnes voluntátes meas inter illos. * Réddere. v. Glória Patri. * Réddere.
   r. Voici venir notre Roi avec tous les saints de son cortège: * Il vient leur donner en retour le salaire de leurs peines. v. Quant aux saints qui, sur la terre, lui appartiennent, il a mis en moi une étonnante volonté d'être parmi eux: * Il vient. v. Gloire au Père. * Il vient.
In secundo nocturno, anno I)
Deuxième nocturne, année I)
Ex Tractátu sancti Basílii Magni epíscopi De Spíritu Sancto (Cap. 8: PG 32, 95-98)
Traité du Saint-Esprit de saint Basile le Grand
   Cum Apóstolus grátias agit Deo per Iesum Christum, ac rursus cum ait sese per illum accepísse grátiam et apostolátum ad obediéntiam fídei in ómnibus géntibus , aut cum dicit nos per eum accéssum habére ad grátiam hanc in qua stamus et gloriámur, illíus erga nos benefícia declárat, nunc quidem ut a Patre grátiam bonórum in nos transfundéntis, nunc rursum ut per se ipsum conciliántis nos Patri. Síquidem cum ait: Per quem accépimus grátiam et apostolátum, signíficat bonórum largitiónem ab illo proficísci. Rursum cum ait: Per quem accéssum habémus, assúmi nos, ac Deo per Christum coniúngi osténdit.
   Quand l'Apôtre rend grâces à Dieu par Jésus-Christ et dit avoir reçu par lui la grâce et la mission d'apôtre parmi toutes les nations païennes, afin de les amener à l'obéissance de la foi, ou encore lorsqu'il dit que nous avons eu accès par le Christ à cette grâce dans laquelle nous sommes établis, pleins de fierté, il montre les bontés à notre égard de celui qui tantôt fait passer du Père en nous la grâce des biens, et tantôt nous introduit par lui auprès du Père. Car, du fait qu'il dit: Par qui nous avons reçu grâce et mission d'apôtre, Paul montre que la distribution des biens se fait par le Christ; et quand il déclare: Par qui nous avons eu accès, il fait voir que notre élévation à l'intimité de Dieu se réalise par le Christ.
   Num ígitur grátiæ quam in nobis operátur conféssio, dimínuit illíus glóriam? an pótius dictu vérius fúerit, enarratiónem beneficiórum decens esse glorificándi arguméntum? Hanc ob causam compérimus Scriptúram non uno nómine nobis significáre Dóminum, nec his tantum quæ divinitátem ac magnitúdinem eius declárant, sed intérdum quidem uti vócibus naturam expriméntibus: novit enim nomen Fílii, quod est super omne nomen, et Fílium verum dícere, et Unigénitum Deum, et virtútem Dei, et sapiéntiam, et Verbum. Et rursus, ob multíplicem in nos beneficéntiam, áliis innúmeris appellatiónibus eúmdem desígnat, dum aliquándo vocat illum pastórem, álias regem, et rursus médicum, dénique sponsum, viam, óstium, fontem, panem, secúrim, ac petram. Hæc enim non natúram índicant, sed operatiónis varietátem: quam ex affectu, quem gerit erga suum figméntum, indigéntibus, ut cuíque opus est, impártit.
   Reconnaître la grâce qui, par le Christ, opère en nous, serait-ce donc amoindrir la gloire du Christ? N'est-il pas vrai plutôt que toute énumération des bienfaits est un thème de louange excellent? Aussi voit-on que l'Écriture ne nous désigne pas le Seigneur d'un nom unique, ni de ces noms seulement qui en font connaître la divinité ou la grandeur, mais qu'elle utilise même parfois certaines appellations caractéristiques de la nature. L'Écriture sait dire, en effet, le nom qui est au-dessus de tout nom: celui du Fils et vrai Fils, et Dieu Monogène, Puissance de Dieu, Sagesse, et Verbe. Ailleurs, en raison des multiples formes de la grâce du Christ à notre égard, l'Écriture désigne le Seigneur sous un grand nombre d'autres vocables. Elle le nomme tantôt pasteur, tantôt roi; ou encore: médecin, ou enfin: époux, route, porte, source, pain, cognée, rocher. Ces noms-là, en effet, n'indiquent pas la nature, mais le caractère multiforme de l'énergie que le Christ octroie, par miséricorde pour son propre ouvrage, selon les besoins de chacun, à ceux qui la demandent.
   Eos enim qui ad eius regímen confugérunt, quique per malórum tolerántiam communicándi facilitátem præstitérunt, oves appéllat; seque tálium pastórem esse profitétur, qui vocem ipsíus áudiunt, nec atténdunt doctrínis peregrínis. Oves enim meæ, inquit, vocem meam áudiunt. Rex autem vocátur eórum, qui iam áltius assurrexérunt, ac legítimo império, et gubernatióne opus habent. Quin et óstium dícitur, eo quod per rectitúdinem præceptórum edúcit ad pias actiónes; et rursus tuto perdúcit ad caulas eos, qui per fidem in ipsum ad cognitiónis bonum confúgerint. Unde, Per me si quis introíerit, et ingrediétur, et egrediétur, ac páscua invéniet. Petra dícitur, eo quod válidum sit et inconcússum et quavis arce fírmius propugnáculum fidélibus.
   Ceux, en effet, qui ont cherché refuge sous sa conduite, et se tiennent prêts à donner de ce qu'ils ont, en supportant le mal, le Christ les appelle des "brebis"; et il s'en reconnaît le "pasteur", car elles écoutent sa voix sans prêter attention aux doctrines étrangères: Mes brebis, dit-il, écoutent ma voix. Il est le "roi" de ceux qui sont déjà montés plus haut, et qui ont besoin d'une direction et d'un chef légitime. Il est la "porte" parce que, par la droiture de ses préceptes, il mène aux actions vertueuses, et parce qu'il conduit en sécurité vers la bergerie ceux qui , par la foi en lui, se réfugient dans le bien de la connaissance: Si quelqu'un entre en passant par moi, il pourra aller et venir, et il trouvera des pâturages. Il est le "rocher" car, pour les fidèles, il est une défense puissante, inébranlable, plus solide que n'importe quel rempart.
   r. Ecce véniet Dóminus, princeps regum terræ; * Beáti qui paráti sunt occúrrere illi: habébunt partem in civitáte Ierúsalem. v. Ecce dominátor Dóminus cum virtúte véniet. * Beáti. v. Glória Patri. * Beáti.
   r. Voici venir le Seigneur, le souverain des rois de la terre; * Bienheureux ceux qui sont prêts pour accourir à sa rencontre: ils auront leur part dans la ville sainte, Jérusalem! v. Le Seigneur des seigneurs s'avance avec puissance. * Bienheureux. v. Gloire au Père. * Bienheureux.
   
   Orémus.
   Prions.
   Deus, qui omnipoténtiam tuam parcéndo máxime et miserándo maniféstas, grátiam tuam super nos indesinénter infúnde, * ut, ad tua promíssa curréntes, cæléstium bonórum fácias esse consórtes. Per Dóminum.
   Dieu, Toi qui manifestes surtout Ta toute-puissance en pardonnant et en faisant miséricorde, répands inlassablement en nous Ta grâce, pour que, nous hâtant vers Tes promesses, nous devenions participants des biens célestes.
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(c4) BE(d)ne(e)di(f)cá(gh)mus(g) Dó(fe)mi(de)no.(e) r/.(::) De(gh)o(g) grá(fe)ti(de)as.(e) (::)
   v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
   v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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