v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
v. Dieu, viens à mon aide.
r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
r. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia.
Alléluia.
Hymnus
Hymne
Ætérne sol, qui lúmine creáta comples ómnia, supréma lux et méntium, te corda nostra cóncinunt.
Soleil éternel, qui remplis de clarté toutes les créatures, lumière suprême des âmes, c'est Toi que chantent nos coeurs.
Tuo fovénte Spíritu, hic viva luminária fulsére, per quæ sæculis patent salútis sémitæ.
Embrasés par Ton Esprit, de vivants luminaires ont resplendi ici-bas, et ouvert aux siècles à venir les chemins du salut.
Quod verba missa cælitus, natíva mens quod éxhibet, per hos minístros grátiæ novo nitóre cláruit.
Ce qu'enseignent les paroles venues du ciel et la lumière de la raison naturelle, par ces ministres de la grâce, a brillé d'un éclat nouveau.
Horum corónæ párticeps, doctrína honéstus lúcida, hic vir beátus splénduit quem prædicámus láudibus.
Il a part à leur couronne et tient sa gloire de sa claire doctrine, ce bienheureux dont nous chantons les louanges.
Ipso favénte, quǽsumus, nobis, Deus, percúrrere da veritátis trámitem, possímus ut te cónsequi.
Par son aide, Dieu, nous T'en prions, donne-nous de suivre la voie de la vérité afin de parvenir jusqu'a Toi.
Præsta, Pater piíssime, Patríque compar Unice, cum Spíritu Paráclito regnans per omne sǽculum. Amen.
Exauce-nous, Père très bon, et Toi aussi, Unique égal au Père, avec l'Esprit Consolateur qui règne pour tous les siècles. Amen.
Ant. 1. Si quis vult primus esse, erit ómnium novíssimus et ómnium miníster.
Ant. 1. Si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous.
Psalmus 20 (21)
Psaume 20 (21)
Gratiarum actio pro regis victoria
Action de grâce pour la victoire du Roi
Accepit vitam, ut resurgeret, et longitudinem dierum in sæculum sæculi (S. Irenæus).
Il a reçu la vie, le Ressuscité, pour la suite des jours, au long des siècles. (S. Irénée).
Dómine in virtúte tua lætábitur rex, * et super salutáre tuum exsultábit veheménter.
Seigneur, le roi se réjouit de Ta force; comme Ton secours le remplit d'allégresse !
Desidérium cordis eius tribuísti ei * et voluntátem labiórum eius non denegásti.
Tu lui as donné ce que son coeur désirait, Tu n'as pas refusé ce que demandaient ses lèvres.
Quóniam prævenísti eum in benedictiónibus dulcédinis; * posuísti in cápite eius corónam de auro puríssimo.
Car Tu l'as prévenu de bénédictions exquises, Tu as mis sur sa tête une couronne d'or pur.
Vitam pétiit a te, et tribuísti ei, * longitúdinem diérum in sæculum et in sǽculum sǽculi.
II te demandait la vie, Tu la lui as donnée, de longs jours à jamais et à perpétuité.
Magna est glória eius in salutári tuo, * magnificéntiam et decórem impónes super eum;
Sa gloire est grande, grâce à Ton secours; Tu mets sur lui splendeur et magnificence.
quóniam pones eum benedictiónem in sǽculum sǽculi, * lætificábis eum in gáudio ante vultum tuum.
Tu le rends à jamais un objet de bénédictions; Tu le combles de joie devant ta face.
Quóniam rex sperat in Dómino * et in misericórdia Altíssimi non commovébitur.
Car le roi se confie dans le Seigneur, et par la bonté du Très-Haut il ne chancelle point.
[Invéniet manus tua omnes inimícos tuos, * déxtera tua invéniet, qui te odérunt.
[Ta main, ô roi, atteindra tous tes ennemis, ta droite atteindra ceux qui te haïssent.
Pones eos ut clíbanum ignis in témpore vultus tui: † Dóminus in ira sua deglútiet eos, * et devorábit eos ignis.
Tu les rendras comme une fournaise ardente, au jour où tu montreras ta face; le Seigneur les anéantira dans Sa colère, et le feu les dévorera.
Fructum eórum de terra perdes * et semen eórum de fíliis hóminum.
Tu feras disparaitre de la terre leur postérité, et leur race d'entre les enfants des hommes.
Quóniam intendérunt in te mala, * cogitavérunt consília: nihil potuérunt.
Ils ont préparé pour toi la ruine, ils ont conçu des desseins pervers, mais ils seront impuissants.
Quóniam pones eos dorsum, * arcus tuos tendes in vultum eórum.]
Car tu leur feras tourner le dos; de tes traits tu les viseras au front.]
Exaltáre, Dómine, in virtúte tua; * cantábimus et psallémus virtútes tuas.
Lève-Toi, Seigneur, dans Ta force ! Nous voulons chanter et célébrer Ta puissance.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Si quis vult primus esse, erit ómnium novíssimus et ómnium miníster.
Ant. Si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous.
Ant. 2. Cum apparúerit princeps pastórum, percipiétis immarcescíbilem glóriæ corónam, allelúia.
Ant. 2. Quand le Prince des pasteurs paraîtra, vous recevrez la couronne de gloire, qui ne se flétrit jamais, alléluia.
Psalmus 91 (92)
Psaume 91 (92)
Laus Domini creatoris
Louange au Seigneur créateur
Laudes enuntiantur pro gestis Unigeniti (S. Athanasius).
Les louanges célèbrent les hauts faits du Fils unique (S. Athanase).
I
I
Bonum est confitéri Dómino * et psállere nómini tuo, Altíssime,
Il est bon de louer le Seigneur et de chanter Ton nom, ô Très-Haut;
annuntiáre mane misericórdiam tuam * et veritátem tuam per noctem,
d'annoncer le matin Ta miséricorde, et Ta vérité durant la nuit,
in decachórdo et psaltério, * cum cántico in cíthara.
sur la harpe à dix cordes, et le psaltérion, avec un cantique sur la cithare.
Quia delectásti me, Dómine, in factúra tua, * et in opéribus mánuum tuárum exsultábo.
Car Tu m'as réjoui, Seigneur, dans Ta création, et je tressaillerai d'allégresse au sujet des ouvrages de Tes mains.
Quam magnificáta sunt ópera tua, Dómine: * nimis profúndæ factæ sunt cogitatiónes tuæ.
Que Tes oeuvres sont magnifiques, Seigneur, que Tes pensées sont profondes.
Vir insípiens non cognóscet, * et stultus non intélleget hæc.
L'homme stupide ne les connaîtra pas, et l'insensé ne les comprendra pas.
Cum germináverint peccatóres sicut fenum, * et florúerint omnes, qui operántur iniquitátem,
Lorsque les pécheurs auront germé comme l'herbe, et que tous ceux qui commettent l'iniquité se seront manifestés,
hoc tamen erit ad intéritum in sǽculum sǽculi; * tu autem altíssimus in ætérnum, Dómine.
cela pourtant sera destiné à la destruction pour les siècles des siècles. Mais Toi, Seigneur, Tu es éternellement le Très-Haut, ô Seigneur.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Cum apparúerit princeps pastórum, percipiétis immarcescíbilem glóriæ corónam, allelúia.
Ant. Quand le Prince des pasteurs paraîtra, vous recevrez la couronne de gloire, qui ne se flétrit jamais, alléluia.
Ant. 3. Serve bone et fidélis, intra in gáudium Dómini tui (T.P. Allelúia).
Ant. 3. Serviteur bon et fidèle, entre dans la joie de ton Seigneur (T.P. Alléluia).
II
II
Quóniam ecce inimíci tui, Dómine, † quóniam ecce inimíci tui períbunt, * et dispergéntur omnes, qui operántur iniquitátem.
Car voici, Seigneur, que Tes ennemis, voici que Tes ennemis vont périr, et tous ceux qui commettent l'iniquité seront dispersés.
Exaltábis sicut unicórnis cornu meum, * perfusus sum óleo úberi.
Et ma corne s'élèvera comme celle de la licorne, j'ai été baigné d'une huile abondante.
Et despíciet óculus meus inimícos meos, * et in insurgéntibus in me malignántibus áudiet auris mea.
Et mon oeil méprisera mes ennemis, et mon oreille entendra les cris d'angoisse des méchants qui s'élèvent contre moi.
Iustus ut palma florébit, * sicut cedrus Líbani succréscet.
Le juste fleurira comme le palmier, et il se multipliera comme le cèdre du Liban.
Plantáti in domo Dómini, * in átriis Dei nostri florébunt.
Plantés dans la maison du Seigneur, ils fleuriront dans les parvis de la maison de notre Dieu.
Adhuc fructus dabunt in senécta, * úberes et bene viréntes erunt,
Ils donneront encore du fruit dans la vieillesse, et ils seront florissants et bien vigoureux,
ut annúntient quóniam rectus Dóminus refúgium meum, * et non est iníquitas in eo.
pour annoncer que le Seigneur notre Dieu est droit, Lui mon refuge, et qu'il n'y a point d'iniquité en Lui.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Serve bone et fidélis, intra in gáudium Dómini tui (T.P. Allelúia).
Ant. Serviteur bon et fidèle, entre dans la joie de ton Seigneur (T.P. Alléluia).
v. Audies de ore meo verbum. R/ . Et annuntiábis eis ex me.
v. Tu entendras la parole de Ma bouche. r. Et tu la leur annonceras de Ma part.
In primo nocturno, anno I)
Premier nocturne, année I)
De libro Isaíæ prophétæ 37, 21-35
Du livre d'Isaïe
Misit Isaías fílius Amos ad Ezechíam dicens: "Hæc dicit Dóminus, Deus Israel: Pro quibus rogásti me de Sennácherib rege Assyriórum, hoc est verbum, quod locútus est Dóminus super eum: Despéxit te, subsannávit te virgo fília Sion; post te caput movit fília Ierúsalem. Cui exprobrásti et quem blasphemásti? Et super quem exaltásti vocem et levásti altitúdinem oculórum tuórum? Contra Sanctum Israel! In manu servórum tuórum exprobrásti Dómino et dixísti: "In multitúdine quadrigárum meárum ego ascéndi altitúdinem móntium, iuga Líbani; et succídi excélsa cedrórum eius et eléctas abíetes illíus et introívi altitúdinem summitátis eius, silvam condénsam. Ego fodi et bibi aquam aliénam et exsiccávi vestígio pedis mei omnes rivos Ægýpti.""
Isaïe fils d'Amoç envoya dire à Ézéchias: " Ainsi parle le Seigneur, Dieu d'Israël, à propos de la prière que tu m'as adressée au sujet de Sennachérib, roi d'Assyrie. Voici l'oracle que le Seigneur a prononcé contre lui: Elle te méprise, elle te raille, la vierge, fille de Sion; elle hoche la tête après toi, la fille de Jérusalem. Qui donc as-tu insulté, blasphémé? Contre qui as-tu parlé haut et levé ton regard altier? Vers le Saint d'Israël! Par tes valets tu as insulté le Seigneur, tu as dit: "Avec mes nombreux chars j'ai gravi les sommets des monts, les dernières cimes du Liban. J'ai coupé sa haute futaie de cèdres et ses plus beaux cyprès. J'ai atteint son ultime sommet, son parc forestier. Moi, j'ai creusé et j'ai bu des eaux étrangères; j'ai asséché sous la plante de mes pieds tous les fleuves de l'Égypte." "
"Numquid non audísti? A sæculo feci illud; a diébus antíquis ego plasmávi illud et nunc addúxi, ut fiat in eradicatiónem, in lápides evérsos civitátes munítæ. Habitatóres eárum breviáta manu contremuérunt et confúsi sunt; facti sunt sicut fenum agri et gramen víride et herba tectórum, quæ exáruit a fácie austri. Sessiónem tuam et egréssum tuum et intróitum tuum cognóvi et insániam tuam contra me. Cum fúreris advérsum me, et supérbia tua ascénderit in aures meas, ponam círculum in náribus tuis et frenum in lábiis tuis et redúcam te in viam, per quam venísti. Tibi autem hoc erit signum: Comedántur hoc anno, quæ cólligi póterunt, et in anno secúndo, quæ sponte nascúntur; in anno autem tértio semináte et métite et plantáte víneas et comédite fructum eárum."
" Entends-tu bien? De longue date j'ai préparé cela, aux jours anciens j'en fis le dessein, maintenant je le réalise. Ton destin fut de réduire en tas de ruines des villes fortifiées. Leurs habitants, les mains débiles, épouvantés et confondus, furent comme plantes des champs, verdure de gazon, herbe des toits et guérets, sous le vent d'orient. Quand tu te lèves et quand tu t'assieds, quand tu sors ou tu entres, je le sais (et que tu t'emportes contre moi). Parce que tu t'es emporté contre moi, que ton insolence est montée à mes oreilles, je passerai mon anneau à ta narine et mon mors à tes lèvres, je te ramènerai sur le chemin par lequel tu es venu. Ceci te servira de signe: On mangera cette année du grain tombé et l'an prochain du grain de jachère, mais, le troisième an, semez et moissonnez, plantez des vignes et mangez de leur fruit. "
"Mittet id, quod salvátum fúerit de domo Iudæ, quod réliquum est, radícem deórsum et fáciet fructum sursum. Quia de Ierúsalem exíbit resíduum, et, quod salvum fúerit, de monte Sion. Zelus Dómini exercítuum fáciet istud. Proptérea hæc dicit Dóminus de rege Assyriórum: Non introíbit civitátem hanc et non iáciet ibi sagíttam et non oppónet ei clípeum et non mittet contra eam ággerem. In via, qua venit, per eam revertétur, et civitátem hanc non ingrediétur, dicit Dóminus. Et prótegam civitátem istam, ut salvem eam propter me et propter David servum meum."
" Le reste survivant de la maison de Juda produira de nouvelles racines en bas et des fruits en haut. Car de Jérusalem sortira un reste et des survivants du mont Sion. L'amour jaloux du Seigneur de l'univers fera cela. Voici donc ce que dit le Seigneur sur le roi d'Assyrie: Il n'entrera pas dans cette ville, il n'y lancera pas une flèche, il ne tendra pas de bouclier contre elle, il n'y entassera pas de remblai. Par la route qui l'amena, il s'en retournera, il n'entrera pas dans cette ville, oracle du Seigneur. Je protégerai cette ville et la sauverai à cause de moi et de mon serviteur David. "
r. Sicut mater consolátur fílios suos, ita consolábor vos, dicit Dóminus; et de Ierúsalem, civitáte quam elégi, véniet vobis auxílium; * Et vidébitis, et gaudébit cor vestrum. v. Dabo in Sion salútem, et in Ierúsalem glóriam meam. * Et vidébitis. v. Glória Patri. * Et vidébitis.
r. Comme une mère console ses enfants, je vous consolerai, dit le Seigneur; et de Jérusalem, cité que j'ai choisie, viendra pour vous le secours attendu: * Vous le verrez, vous serez dans la joie! v. À Sion, je donnerai le salut; à Jérusalem, je donnerai ma gloire! * Vous le verrez. v. Gloire au Père. * Vous le verrez.
In II nocturno, utroque anno
Au deuxième nocturne, années paires et impaires
Ex Scriptis sancti Ioánnis Henríci Newman, presbýteri et Ecclésiæ doctóris
Extrait des écrits de saint John Henry Newman, prêtre et docteur de l'Église
(Apologia Pro Vita Sua, Chapter V: Position of My Mind since 1845, London 1864, pp. 238-239, 250-251)
(Apologia Pro Vita Sua, chapitre V : Position de mon esprit depuis 1845, Londres 1864, pp. 238-239, 250-251)
Tamquam fluctibus agitatum in portum me tandem venisse videbatur
Il me semblait être enfin parvenu au port, comme un navire ballotté par les flots.
Ex illa die qua cathólicus factus sum et déinceps, nihil plane sententiárum de religióne narrándum plus hábeo. Mentem autem nequáquam pigram réliqui neque a ratiocinatiónibus theológicis abstínui, sed neve variatiónes in cogitatióne neve sollicitúdines in corde reférre váleo. Omnis dúbii expers, in pace perfécta atque tranquillitáte hucúsque vivo. De intelléctu vel móribus a die conversiónis meæ mutátis nihil cónscius sum. Etenim, nec fidem in veritátes Revelatiónis principáles firmiórem, nec mei compotiórem, nec meípsum ferventiórem sentiébam. At tamquam flúctibus agitátum in portum me tandem venísse videbátur; unde meípsum usque ad hodiérnam diem beátum iúgiter ǽstimo.
Depuis le jour où je suis devenu catholique, et par la suite, je n’ai plus absolument rien à raconter en fait de sentiments religieux. Je n’ai toutefois laissé ni mon esprit inactif ni renoncé aux raisonnements théologiques ; mais je ne saurais rendre compte ni de variations dans ma pensée ni d’inquiétudes dans mon cœur. Exempt de tout doute, je vis jusqu’à présent dans une paix parfaite et une tranquillité profonde. Je n’ai conscience d’aucun changement, depuis le jour de ma conversion, ni dans mon intelligence ni dans mes mœurs. En effet, je ne me sentais ni plus fermement attaché aux vérités fondamentales de la Révélation, ni plus maître de moi-même, ni plus fervent intérieurement. Mais il me semblait être enfin arrivé au port, après avoir été ballotté par les flots ; c’est pourquoi je me tiens, jusqu’à ce jour, pour continuellement heureux.
Neque artículos ínsuper qui de sýmbolo anglicáno desunt diffíciles recéptu invéni. Nonnúllos enim iamdúdum accéperam; ómnibus autem absque periclitatióne consénsi. Quos in die receptiónis sine ulla disceptatióne proféssus sum, eósdem étiam nunc ita confíteor. Sunt enim difficultátes intellegéndi in ómnibus sýmboli christiáni artículis sive a cathólicis sive a protestántibus proféssis quas neque negáre neque simplíciter me sólvere posse assevéro. Ac tamétsi multi sunt qui difficultátes in Religióne séntiant, quorum ego unus sum, coniunctiónem tamen numquam vidére pótui inter apprehensiónem illárum difficultátum, quamvis acúte et quotquot sint, et dubitatiónem doctrinárum cum quibus coniúnctæ sunt. Decem mília enim difficultátum ne síngulum quidem dúbium gígnere posse mihi vidétur, eo quod difficultátes nequáquam dúbiis commetiúntur. Difficultátes enimvéro in arguméntis prorsus adésse possunt; hic autem de difficultátibus in ipsis doctrínis intrínsecis vel quoad earúndem doctrinárum relatiónes in altérutras loquor. Scílicet ut áliquis vexátur dum quæstiónem mathemáticam sólvere non potest, étiam cum solútio illi sive prǽstita sive reténta est, sed non dúbitat quin solútio admítti possit vel solútio quædam vera exsístat. Ex ómnibus fídei dogmátibus, mea senténtia valde difficíllimum est quod Deus exsístat, sed méntibus nostris quam potentíssime imprímitur.
Je n’ai pas davantage trouvé difficiles à recevoir les articles qui manquent au symbole anglican. Car j’en avais déjà admis plusieurs depuis longtemps, et j’ai consenti à tous sans hésitation. Ceux que j’ai professés le jour de ma réception sans aucune discussion, je les confesse encore aujourd’hui de la même manière. Il existe en effet des difficultés de compréhension dans tous les articles du symbole chrétien, qu’ils soient professés par les catholiques ou par les protestants ; je ne prétends ni les nier ni pouvoir m’en libérer simplement. Et bien que nombreux soient ceux qui éprouvent des difficultés en matière de religion — dont je suis — je n’ai pourtant jamais pu voir de lien entre la perception de ces difficultés, si aiguës et si nombreuses soient-elles, et le doute portant sur les doctrines auxquelles elles sont liées. Car il me semble que dix mille difficultés ne sauraient engendrer un seul doute, puisque les difficultés ne se mesurent nullement aux doutes. Les difficultés peuvent en effet se trouver pleinement dans les arguments ; mais ici je parle des difficultés intrinsèques aux doctrines elles-mêmes ou quant aux relations de ces doctrines entre elles. De même qu’un homme est tourmenté lorsqu’il ne peut résoudre un problème mathématique, même lorsque la solution lui est donnée ou lui est refusée, sans pour autant douter qu’une solution puisse être admise ou qu’il existe une solution vraie. Parmi tous les dogmes de la foi, à mon sens, le plus difficile est que Dieu existe ; et pourtant cette vérité s’impose avec la plus grande force à nos esprits.
Sunt tamen qui doctrínam Transubstantiatiónis diffícilem créditu aiunt. Ego quidem, cum illi doctrínæ non credíderam donec cathólicus essem, nihilóminus simul ac Ecclésiam Románam Cathólicam esse oráculum Dei cognóveram, atque eam docuísse istam doctrínam ab orígine esse revelátam, facíllime crédidi. Quod hanc doctrínam mente concípere sit árduum, immo impossíbile, libénter concédo; sed quómodo sit diffícile huic crédere, quæso. Toto vero dógmati reveláto, ab Apóstolis docto et Ecclésiæ trádito et ab Ecclésia mihi declaráto, credo; atque ut nunc interpretátur et, implícite, sicut ab illa auctoritáte cui commíssum est prætérea símili modo interpretábitur usque ad consummatiónem sǽculi, idem accípio. Insuper illis traditiónibus semper et ubíque in Ecclésia recéptis, in quibus res continétur definitiónum dogmaticárum intérdum declaratárum, et quæ in ómnibus sǽculis dógmati Cathólico iam declaráto textum et exémplum præbent, adhǽreo. Aliis quoque Sanctæ Sedis senténtiis, sive theológicis sive non, per instruménta a se statúta procedéntibus, quæstióne utrum infallibilitáte sint prǽditæ prætermíssa, quibus saltem parére atque obtemperáre débeo, me submítto. Existimánda est porro, ut opínor, Cathólicæ fídei investigátio paulátim per sǽcula spécies certas et várias assumpsísse, in formam sciéntiæ se exstruxísse, ratióne et locutióne sibi própriis a doctíssimis sicut Athanásio, Augustíno atque Thoma de Aquíno evolútis, se ornásse; neque talem hereditátem intellectuálem nobis his posterióribus diébus legátam ullo modo dirúmpere vellem.
Il en est cependant qui affirment que la doctrine de la transsubstantiation est difficile à croire. Pour ma part, bien que je n’y aie pas cru avant d’être catholique, néanmoins, dès l’instant où j’ai reconnu que l’Église catholique romaine est l’oracle de Dieu et qu’elle enseigne que cette doctrine a été révélée dès l’origine, je l’ai crue très aisément. J’admets volontiers qu’il est ardu, voire impossible, de concevoir cette doctrine par l’intelligence ; mais je demande en quoi il est difficile d’y croire. Je crois en effet à l’ensemble du dogme révélé, enseigné par les Apôtres, transmis par l’Église et déclaré par l’Église à mon intention ; et je l’accepte tel qu’il est aujourd’hui interprété et, implicitement, tel qu’il sera interprété de la même manière par cette autorité à qui cela est confié, jusqu’à la consommation des siècles. De plus, j’adhère à ces traditions reçues partout et toujours dans l’Église, dans lesquelles se trouve parfois contenue la réalité des définitions dogmatiques ultérieurement formulées, et qui, à travers tous les siècles, offrent le texte et l’exemple du dogme catholique déjà déclaré. Aux autres décisions du Saint-Siège également, qu’elles soient théologiques ou non, procédant par les instruments qu’il a lui-même établis, laissant de côté la question de savoir si elles sont dotées de l’infaillibilité, auxquelles du moins je dois obéir et me soumettre, je me soumets. Il faut encore estimer, à mon avis, que l’étude de la foi catholique a peu à peu, au fil des siècles, revêtu des formes déterminées et variées, s’est constituée en une science, s’est enrichie d’une méthode et d’un langage qui lui sont propres, développés par les plus savants, tels qu’Athanase, Augustin et Thomas d’Aquin ; et je ne voudrais en aucune manière détruire un tel héritage intellectuel qui nous a été légué à nous, hommes de ces temps derniers.
r. Evangélii factus sum miníster secúndum donum grátiæ Dei, quæ data est mihi secúndum operatiónem virtútis eius, * Ut innotéscat per ecclésiam multifórmis sapiéntia Dei. v. Cum autem vénerit ille, Spíritus veritátis, dedúcet vos in omnem veritátem. * Ut innotéscat.
r. Je suis devenu ministre de l'Évangile selon le don de la grâce de Dieu, qui m'a été donné par l'action de Sa puissance, * afin que, par l'Église, la sagesse multiforme de Dieu soit révélée. v. Mais quand Il viendra, l'Esprit de vérité, Il vous guidera dans toute la vérité. * Afin qu'elle soit révélée.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
Dóminus vobíscum.
Le Seigneur soit avec vous.
r. Et cum spíritu tuo.
r. Et avec votre esprit.
Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
r. Amen.
r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.