Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
   v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
Hymnus
Hymne
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(c4) NO(d_)cte(c) sur(d)gén(fg)tes(f'_) (,) vi(g)gi(h)lé(g)mus(f) om(g.)nes,(h.) (;)
sem(gh)per(i) in(h) psal(gf)mis(e'_) (,) me(d)di(f)té(e)mur(f) at(d.)que(c.) (:)
ví(d_)ri(c)bus(d) to(fg)tis(f'_) (,) Dó(g)mi(h)no(g) ca(f)ná(e.)mus(d.) (,)
dúl(f_)ci(e)ter(f) hym(dc)nos,(d.) (::)


2. Ut,(d_) pi(c)o(d) re(fg)gi(f'_) (,) pá(g)ri(h)ter(g) ca(f)nén(g.)tes,(h.) (;)
cum(gh) su(i)is(h) san(gf)ctis(e'_) (,) me(d)re(f)á(e)mur(f) au(d.)lam(c.) (:)
ín(d_)gre(c)di(d) cæ(fg)li,(f'_) (,) si(g)mul(h) et(g) be(f)á(e.)tam(d.) (,)
dú(f_)ce(e)re(f) vi(dc)tam.(d.) (::)

3. Præ(d_)stet(c) hoc(d) no(fg)bis(f'_) (,) Dé(g)i(h)tas(g) be(f)á(g.)ta(h.) (;)
Pa(gh)tris(i) ac(h) Na(gf)ti,(e'_) (,) pa(d)ri(f)tér(e)que(f) San(d.)cti(c.) (:)
Spí(d_)ri(c)tus,(d) cu(fg)ius(f'_) (,) ré(g)so(h)nat(g) per(f) om(e.)nem(d.) (,)
gló(f_)ri(e)a(f) mun(dc)dum.(d.) (::)
A(ded)men.(c.d.) (::)
Nocte surgéntes vigilémus omnes, semper in psalmis meditémur atque víribus totis Dómino canámus dúlciter hymnos,
Levons-nous et veillons aux heures de la nuit, toujours nous méditons sur les psaumes, unissons doucement nos voix pour offrir au Seigneur le tribut de nos hymnes.
Ut, pio regi páriter canéntes, cum suis sanctis mereámur aulam íngredi cæli, simul et beátam dúcere vitam.
Pour que, chantant comme eux le Roi de bonté, avec ses saints nous méritions d’entrer dans le palais du ciel, et d’y mener ensemble La vie éternelle.
Præstet hoc nobis Déitas beáta Patris ac Nati, paritérque Sancti Spíritus, cuius résonat per omnem glória mundum. Amen.
Que nous l’accorde la bienheureuse Déité du Père, du Fils et du Saint-Esprit dont la gloire résonne dans le monde entier. Amen.
Vel:
Ou :
Hymnus
Ad preces nostras deitátis aures, Deus, inclína pietáte sola; súpplicum vota súscipe, precámur fámuli tui.
Réspice clemens sólio de sancto vultu seréno, lámpadas illústra ólei nostri, ténebras depélle péctore cunctas.
Crímina laxa pietáte multa, áblue sordes, víncula disrúmpe, parce peccátis, réleva iacéntes déxtera tua.
Glória sit ætérno Patri, sit tibi semper, Genitóris Nate, cum quo per cuncta Spíritus æquális sæcula regnat. Amen.
Dignos nos fac, rex óptime, futúri regni glória,. ut mereámur láudibus ætérnis te concínere. Amen.
annotation: E;
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(c4) CLA(h)mor(g) me(h)us(gg) * ad(f) te(g) vé(h)ni(ixi)at(g), De(ixi)us(h) (::) E(h) u(h) o(ixi) u(g) a(ixi) e.(h)
   Ant. 1. Clamor meus ad te véniat, Deus.
   Ant. 1. Que mon cri parvienne jusqu'à Toi, ô Dieu.
Psalmus 101
Psaume 101
Exsulis vota et preces
Vœux et supplications des exilés
Consolatur nos Deus in omni tribulatione nostra (2 Cor I,4).
Dieu nous consolera dans nos tribulations
I
I
   Dómine, exáudi oratiónem meam, * et clamor meus ad te véniat.
   Seigneur, exauce ma prière, et que mon cri aille jusqu’à Toi.
   Non abscóndas fáciem tuam a me; in quacúmque die tríbulor, * inclína ad me aurem tuam.
   Ne détourne pas de moi ton visage; en quelque jour que je sois dans la tribulation, incline vers moi votre oreille.
   In quacúmque die invocávero te, * velóciter exáudi me.
   En quelque jour que je T’invoque, exauce-moi promptement.
   Quia defecérunt sicut fumus dies mei, * et ossa mea sicut crémium aruérunt.
   Car mes jours se sont évanouis comme la fumée, et mes os se sont desséchés comme une broutille.
   Percússum est ut fenum et áruit cor meum, * étenim oblítus sum comédere panem meum.
   J’ai été frappé comme l’herbe, et mon cœur s’est flétri, parce que j’ai oublié de manger mon pain.
   A voce gémitus mei * adhǽsit os meum carni meæ.
   A force de pousser la voix de mes gémissements, mes os se sont attachés à ma peau.
   Símilis factus sum pellicáno solitúdinis, * factus sum sicut nyctícorax in ruínis. Vigilávi * et factus sum sicut passer solitárius in tecto.
   Je suis devenu semblable au pélican du désert; je suis devenu comme le hibou des reines. J’ai veillé, et je suis devenu comme le passereau qui se tient seul sur le toit.
   Tota die exprobrábant mihi inimíci mei, * exardescéntes in me per me iurábant.
   Tout le jour mes ennemis m’outrageaient, et ceux qui me louaient conspiraient contre moi.
   Quia cínerem tamquam panem manducábam * et potum meum cum fletu miscébam,
   Parce que je mangeais de la cendre comme du pain, et que je mêlais mon breuvage avec mes larmes ;
   a fácie iræ et increpatiónis tuæ, * quia élevans allisísti me.
   l’aspect)de Ta colère et de Ton indignation, car après m’avoir élevé Tu m’as écrasé.
   Dies mei sicut umbra declinavérunt, * et ego sicut fenum árui.
   Mes jours se sont évanouis comme l’ombre, et je me suis desséché comme l’herbe.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

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   Ant. Clamor meus ad te véniat, Deus.
   Ant. Que mon cri parvienne jusqu'à Toi, ô Dieu.
annotation: 8g;
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(c4) RÉ(f)spi(fg)ce(ghGF) *() hu(ho)mi(j)li(i)tá(jk)tem(h) me(ji)am,(hi) Dó(hg)mi(fg)ne.(g) (::)
E(j) u(j) o(i) u(j) a(h) e.(g) (::)
   Ant. 2. Réspice humilitátem meam, Dómine.
   Ant. 2. Considère mon humilité, Seigneur.
II
II
   Tu autem, Dómine, in ætérnum pérmanes, * et memoriále tuum in generatiónem et generatiónem.
   Mais Toi, Seigneur, Tu subsistes éternellement, et la mémoire de Ton nom s’étend de race en race.
   Tu exsúrgens miseréberis Sion, quia tempus miseréndi eíus, * quia venit tempus,
   Tu Te lèveras, et Tu auras pitié de Sion, car le temps est venu, le temps d’avoir pitié d’elle, et le temps est venu.
   quóniam placuérunt servis tuis lápides eíus, * et púlveris eíus miseréntur.
   Car ses pierres sont aimées de Tes serviteurs, et sa poussière les attendrit.
   Et timébunt gentes nomen tuum, Dómine, * et omnes reges terræ glóriam tuam,
   Et les nations craindront Ton nom, Seigneur, et tous les rois de la terre Ta gloire,
   quia ædificávit Dóminus Sion * et appáruit in glória sua.
   parce que le Seigneur a bâti Sion, et qu’Il sera vu dans Sa gloire.
   Respéxit in oratiónem ínopum * et non sprevit precem eórum.
   Il a regardé la prière des humbles, et Il n’a point méprisé leur prière.
   Scribántur hæc pro generatióne áltera, * et pópulus, qui creábitur, laudábit Dóminum.
   Que ces choses soient écrites pour la génération future, et le peuple qui sera créé louera le Seigneur
   Quia prospéxit de excélso sanctuário suo, * Dóminus de cælo in terram aspéxit,
   parce qu’Il a regardé du haut de son lieu saint. Le Seigneur a regardé du ciel sur la terre,
   ut audíret gémitus compeditórum, * ut sólveret fílios mortis;
   pour entendre les gémissements des captifs détenus dans les fers, pour délivrer les fils de ceux qui avaient été tués,
   ut annúntient in Sion nomen Dómini * et laudem eíus in Ierusálem,
   afin qu’ils annoncent dans Sion le Nom du Seigneur, et Sa louange dans Jérusalem,
   cum congregáti fúerint pópuli in unum * et regna, ut sérviant Dómino.
   lorsque les peuples et les rois s’assembleront pour servir le Seigneur.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Ré(f)spi(fg)ce(ghGF) () hu(ho)mi(j)li(i)tá(jk)tem(h) me(ji)am,(hi) Dó(hg)mi(fg)ne.(g)
(::)
   Ant. Réspice humilitátem meam, Dómine.
   Ant. Considère mon humilité, Seigneur.
annotation: 1g;
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(c4) IU(d)sti(c) *() con(d)fi(f)te(e)bún(d)tur(d>) nó(fg)mi(h)ni(g) tu(ffg)o,(f) (;) et(f) ha(f)bi(f)tá(fg)bunt(f) re(f)cti(f) cum(ef) vul(g>)tu(fe) tu(d)o.(d) (::)
E(h) u(h) o(g) u(f) a(gh) e.(g) (::)
   Ant. 3. Iusti confitebúntur nómini tuo, et habitábunt recti cum vultu tuo.
   Ant. 3. Les justes loueront Ton nom, et les hommes droits demeureront en Ta présence.
III
III
   Humiliávit in via virtútem meam, * abbreviávit dies meos.
   Il lui dit dans Sa force: Fais-moi connaître le petit nombre de mes jours.
   Dicam: “Deus meus, ne áuferas me in dimídio diérum meórum; * in generatiónem et generatiónem sunt anni tui.
   J'ai dit : mon Dieu, ne me rappelle pas au milieu de mes jours; Tes années durent d’âge en âge.
   Inítio terram fundásti; * et ópera mánuum tuárum sunt cæli.
   Dès le (Au) commencement, Seigneur, Tu as fondé la terre, et les cieux sont l’œuvre de Tes mains.
   Ipsi períbunt, tu autem pérmanes; et omnes sicut vestiméntum veteráscent, et sicut opertórium mutábis eos, et mutabúntur.
   Ils périront, mais Toi, Tu demeuras ; et ils vieilliront tous comme un vêtement. Tu les changeras comme un habit dont on se couvre, et ils seront changés;
   Tu autem idem ipse es, * et anni tui non defícient.
   mais Toi, Tu es toujours le même, et Tes années ne passeront point.
   Fílii servórum tuórum habitábunt, * et semen eórum in conspéctu tuo firmábitur.”
   Les fils de Tes serviteurs auront une demeure permanente, et leur postérité sera ferme à jamais.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c4) a/. Iu(d)sti(c) () con(d)fi(f)te(e)bún(d)tur(d>) nó(fg)mi(h)ni(g) tu(ffg)o,(f) (;) et(f) ha(f)bi(f)tá(fg)bunt(f) re(f)cti(f) cum(ef) vul(g>)tu(fe) tu(d)o.(d)
(::)
   Ant. Iusti confitebúntur nómini tuo, et habitábunt recti cum vultu tuo.
   Ant. Les justes loueront Ton nom, et les hommes droits demeureront en Ta présence.
   v. Díriget Dóminus mansuétos in iudício. r. Docébit mites vias suas.
   v. Le Seigneur dirigera les doux dans la justice. r. Il enseignera aux humbles Ses voies.
In primo nocturno, anno II
Premier nocturne, année II
De libro Génesis
Du livre de la Genèse
   Egréssus Iacob de Bersabée pergébat Charran. Cumque venísset ad quendam locum et vellet in eo requiéscere post solis occúbitum, tulit de lapídibus, qui iacébant, et suppónens cápiti suo dormívit in eódem loco. Vidítque in sómnio scalam stantem super terram et cacúmen illíus tangens cælum, ángelos quoque Dei ascendéntes et descendéntes per eam et Dóminum inníxum scalæ dicéntem sibi: " Ego sum Dóminus, Deus Abraham patris tui et Deus Isaac. Terram, in qua dormis, tibi dabo et sémini tuo. Erítque semen tuum quasi pulvis terræ; dilatáberis ad occidéntem et oriéntem et septentriónem et merídiem; et benedicéntur in te et in sémine tuo cunctæ tribus terræ. Et ecce, ego tecum sum et custódiam te, quocúmque perréxeris, et redúcam te in terram hanc; nec dimíttam te, nisi complévero quæ dixi tibi. "
   Jacob quitta Bersabée et partit pour Harân. Il arriva d'aventure en un certain lieu et il y passa la nuit, car le soleil s'était couché. Il prit une des pierres du lieu, la mit sous sa tête et dormit en ce lieu. Il eut un songe: Voilà qu'une échelle était dressée sur la terre et que son sommet atteignait le ciel, et des anges de Dieu y montaient et descendaient! Voilà que le Seigneur se tenait devant lui et dit: " Je suis le Seigneur, le Dieu d'Abraham ton ancêtre et le Dieu d'Isaac. La terre sur laquelle tu es couché, je la donne à toi et à ta descendance. Ta descendance deviendra nombreuse comme la poussière du sol, tu déborderas à l'occident et à l'orient, au septentrion et au midi, et tous les clans de la terre se béniront par toi et par ta descendance. Je suis avec toi, je te garderai partout où tu iras et te ramènerai en ce pays, car je ne t'abandonnerai pas que je n'aie accompli ce que je t'ai promis. "
   Cumque evigilásset Iacob de somno, ait: " Vere Dóminus est in loco isto, et ego nesciébam. " Pavénsque: " Quam terríbilis est, inquit, locus iste! Non est hic áliud nisi domus Dei et porta cæli. " Surgens ergo Iacob mane tulit lápidem, quem supposúerat cápiti suo, et eréxit in títulum fundens óleum désuper. Appellavítque nomen loci illíus Bethel; prius autem urbs vocabátur Luza.
   Jacob s'éveilla de son sommeil et dit: " En vérité, le Seigneur est en ce lieu et je ne le savais pas! " Il eut peur et dit: " Que ce lieu est redoutable! Ce n'est rien de moins qu'une maison de Dieu et la porte du ciel! " Levé de bon matin, il prit la pierre qui lui avait servi de chevet, il la dressa comme une stèle et répandit de l'huile sur son sommet. À ce lieu, il donna le nom de Béthel, mais auparavant la ville s'appelait Luz.
   Vovit Iacob étiam votum dicens: " Si fúerit Deus mecum et custodíerit me in via hac, per quam ambulábo, et déderit mihi panem ad vescéndum et vestiméntum ad induéndum, reversúsque fúero próspere ad domum patris mei, erit mihi Dóminus in Deum, et lapis iste, quem eréxi in títulum, erit domus Dei; cunctorúmque, quæ déderis mihi, décimas ófferam tibi. "
   Jacob fit ce vœu: " Si Dieu est avec moi et me garde en la route où je vais, s'il me donne du pain à manger et des habits pour me vêtir, si je reviens sain et sauf chez mon père, alors le Seigneur sera mon Dieu et cette pierre que j'ai dressée comme une stèle sera une maison de Dieu, et de tout ce que tu me donneras je te payerai fidèlement la dîme. "
   r. Surgens ergo mane Iacob, tulit lápidem quam supposúerat cápiti suo et eréxit in títulum, fundénsque óleum désuper votum vovit Dómino; et dixit: * Vere locus iste sanctus est, et ego nesciébam. v. Cumque obdormísset, vidit scalam cuius cacúmen cælos tangébat, et Dóminum inníxum scalæ; et dixit: * Vere. v. Glória Patri. * Vere.
   r. Jacob se leva de bon matin, il prit la pierre qu'il avait posée sous sa tête, l'érigea en stèle, la consacra en versant de l'huile sur le sommet, et fit un vœu au Seigneur; il déclara: * Vraiment, ce lieu est saint! Et moi, je ne le savais pas. v. Pendant qu'il dormait, Jacob eut un songe: il vit une échelle dont le sommet touchait le ciel, et le Seigneur était appuyé sur l'échelle. Il déclara: * Vraiment. v. Gloire au Père. * Vraiment.
In secundo nocturno, anno II
Deuxième nocturne, année II
Ex Tractátibus sancti Zenónis Veronénsis epíscopi (Tract. 13,1: PL 11, 428-429)
Traité de saint Zénon de Vérone
   Vere, fratres caríssimi, cor eius non dormit, qui Iacob sómnium secretáque cognóscit: prophetía étenim semper figúris variántibus lóquitur; sed res una in ómnibus invenítur. Igitur Iacob habet imáginem Christi; sed et lapis ipse, quem ad caput suum posuísse cognóscitur; quóniam caput viri Christus, qui aliquótiens lapis est nuncupátus. Scala autem duo Testaménta signíficat, quæ et evangélicis intéxta præcéptis, credéntes hómines voluntatémque Dei faciéntes quasi per quosdam observántiæ gradus in cælum leváre consuevérunt.
   Vraiment, frères très chers, il ne dort pas, le cœur de celui qui connaît les secrets du songe de Jacob. Car la prophétie parle toujours en figures variées, mais en toutes on trouve une seule chose. Nous savons que Jacob est l'image du Christ; mais l'est également, cette pierre même qu'il plaça sous sa tête; car le Christ est la tête de l'homme; et parfois on le désigne sous le nom de rocher. Quant aux deux montants de l'échelle, ils signifient les deux Testaments qui, tissés des préceptes de l'Évangile, ont de tout temps soulevé jusqu'au ciel, par des degrés d'obéissance, les hommes qui croient en Dieu et accomplissent sa volonté.
   Hanc in Apocalýpsi Ioánnes bis acútum gládium cum uno cápulo nuncupávit, quem ex ore Dómini prodíre descrípsit. Gládius enim Spíritus Sanctus est, unum cápulum habens, id est unam substántiam, virtútem, deitátem, maiestátem voluntatémque Patris et Fílii; contéstans duas ácies, id est duo Testaménta gerens; quorum regálibus mónitis et créduli devotíque servántur et incréduli desertorésque puniúntur.
   Jean, dans l'Apocalypse, a pris une autre image, celle du glaive à deux tranchants sous une seule poignée. Il décrit ce glaive sortant de la bouche du Seigneur. Le glaive est l'Esprit Saint. Il a une seule poignée, c'est-à-dire une seule substance, qui est la puissance, la divinité, la majesté et la volonté du Père et du Fils; et ce glaive cite ensemble comme témoins deux tranchants, c'est-à-dire qu'il réunit les deux Testaments. Ceux-ci par leur doctrine royale préservent les croyants dévoués à Dieu, mais punissent les incroyants et déserteurs.
   Hanc Isaías in modum fórcipis vidit: quibus ad conflánda lábia inquináta ab uno de Séraphim ex ara Dei sublátum carbónem vaticinándo perhíbuit. Etenim lábia inquináta duos pópulos Iudæórum Gentiúmque debémus accípere; qui cum essent anterióris vitæ facinóribus inquináti; unus Christum blasphemándo atque persequéndo, álius deos asseréndo, atque abominánda figménta coléndo, tactu carbónis in unum pópulum per confessiónem nóminis Christi noscúntur esse confláti. Etenim conflátio et puritátem desígnat, et unitátem: carbo enim verbum Dei est, ara lex, forceps duo Testaménta, quæ credéntes tenent, non credéntes íncidunt.
   Isaïe a vu la même réalité sous l'image de pincettes avec lesquelles, dit-il en prophétie, un séraphin prit de l'autel de Dieu un charbon embrasé pour forger ensemble des lèvres souillées. Par les lèvres souillées, nous devons entendre les deux peuples, Juifs et païens: alors qu'ils étaient souillés des crimes de leur vie antérieure, l'un blasphémant le Christ et le persécutant, l'autre affirmant l'existence des faux dieux et adorant des statues abominables, nous savons qu'au contact du charbon embrasé ils ont été forgés en un seul peuple, par la confession du nom du Christ. Car la forge symbolise la pureté et l'unité; le charbon embrasé est le Verbe de Dieu; l'autel est la Loi; les pincettes sont les deux Testaments, que les croyants tiennent fidèlement et que les incroyants coupent et entaillent.
   r. Si Dóminus Deus meus fúerit mecum in via ista qua ego ámbulo, et custodíerit me, et déderit mihi panem ad edéndum et vestiméntum quo opériar, et revocáverit me cum salúte, * Erit mihi Dóminus in refúgium, et lapis iste in signum. v. Vere Dóminus est in loco isto, et ego nesciébam. * Erit mihi. v. Glória Patri. * Erit mihi.
   r. Si le Seigneur mon Dieu est avec moi sur le chemin où je marche, s'il me protège, s'il me donne du pain à manger et des vêtements pour me couvrir, et s'il me ramène sain et sauf, * Le Seigneur sera pour moi un refuge; et cette pierre, un mémorial. v. Vraiment, le Seigneur est en ce lieu! Et moi, je ne le savais pas. * Le Seigneur. v. Gloire au Père. * Le Seigneur.
   
   Orémus.
   Prions.
   Concéde nobis, Dómine Deus noster, ut te tota mente venerémur, * et omnes hómines rationábili diligámus afféctu. Per Dóminum.
   Accorde-nous, Seigneur notre Dieu, de T'adorer de toute notre âme, et d'aimer tous les hommes d'une vraie charité.
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(c4) BE(d)ne(e)di(f)cá(gh)mus(g) Dó(fe)mi(de)no.(e) r/.(::) De(gh)o(g) grá(fe)ti(de)as.(e) (::)
   v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
   v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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