Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
   v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
Hymnus
Hymne
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(c4) PAN(d)ge,(e) lin(gh)gua,(hg) glo(h)ri(j)ó(ji)si(hg) (,) prœ́(i)li(j)um(kl) cer(hg)tá(j)mi(ih)nis,(h) (;)
et(h) su(hji)per(g) cru(ge)cis(f) tro(dc)phǽ(de)o(efe) (,) dic(d) tri(dh)úm(hg)phum(ed) nó(f)bi(ed)lem,(d) (:)
quá(h)li(hji)ter(g) re(ge)démp(f)tor(dc) or(de)bis(efe) (,) im(d)mo(dh)lá(hg)tus(ed) ví(f)ce(ed)rit.(d) (::)

2. De(d) pa(e)rén(gh)tis(hg) pro(h)to(j)plá(ji)sti(hg) (,) frau(i)de(j) fac(kl)tor(hg) cón(j)do(ih)lens,(h) (;)
quan(h)do(hji) po(g)mi(ge) no(f)xi(dc)á(de)lis(efe) (,) mor(d)te(dh) mor(hg)su(ed) cór(f)ru(ed)it,(d) (:)
i(h)pse(hji) li(g)gnum(ge) tunc(f) no(dc)tá(de)vit,(efe) (,) dam(d)na(dh) li(hg)gn<i>i</i> ut(ed) sól(f)ve(ed)ret.(d) (::)

3. Hoc(d) o(e)pus(gh) no(hg)stræ(h) sa(j)lú(ji)tis(hg) (,) or(i)do(j) de(kl)po(hg)pó(j)sce(ih)rat,(h) (;)
mul(h)ti(hji)fór(g)mis(ge) per(f)di(dc)tó(de)ris(efe) (,) ar(d)t<i>e</i> ut(dh) ar(hg)tem(ed) fál(f)er(ed)et,(d) (:)
et(h) me(hji)dé(g)lam(ge) fer(f)ret(dc) in(de)de,(efe) (,) ho(d)stis(dh) un(hg)de(ed) lǽ(f)se(ed)rat.(d) (::)

4. Quan(d)do(e) ve(gh)nit(hg) er(h)go(j) sa(ji)cri(hg) (,) ple(i)ni(j)tú(kl)do(hg) tém(j)po(ih)ris,(h) (;)
mis(h)sus(hji) est(g) ab(ge) ar(f)ce(dc) Pa(de)tris(efe) (,) Na(d)tus,(dh) or(hg)bis(ed) cón(f)di(ed)tor,(d) (:)
at(h)que(hji) ven(g)tre(ge) vir(f)gi(dc)ná(de)li(efe) (,) car(d)ne(dh) fac(hg)tus(ed) pró(f)di(ed)it.(d) (::)

5. Lús(d)tra(e) sex(gh) qui(hg) iam(h) per(j)é(ji)git(hg) (,) tém(i)pus(j) ím(kl)plens(hg) cór(j)po(ih)ris,(h) (;)
se(h) vo(hji)len(g)te,(ge) na(f)tus(dc) ad(de) hoc(efe) (,) pas(d)si(dh)ó(hg)ni(ed) dé(f)di(ed)tus,(d) (:)
a(h)gnus(hji) in(g) crú(ge)cis(f) le(dc)vá(de)tur(efe) (,) im(d)mo(dh)lán(hg)dus(ed) stí(f)pi(ed)te.(d) (::)

6. Æ(d)qua(e) Pa(gh)tri(hg) Fi(h)li(j)ó(ji)que,(hg) (,) ín(i)cli(j)to(kl) Pa(hg)rá(j)cli(ih)to,(h) (;)
sem(h)pi(hji)ter(g)na(ge) sit(f) be(dc)á(de)tæ(efe) (,) Tri(d)ni(dh)tá(hg)ti(ed) gló(f)ri(ed)a;(d) (:)
cu(h)ius(hji) al(g)ma(ge) nos(f) red(dc)é(de)mit(efe) (,) at(d)que(dh) ser(hg)vat(ed) grá(f)ti(ed)a.(d) (::)

A(ded)men.(cd) (::)
Pange, lingua, gloriósi próélium certáminis et super crucis tropǽo dic triúmphum nóbilem, quáliter redémptor orbis immolátus vícerit.
Chante, ma langue, les lauriers d’un glorieux combat, Sur le trophée de la Croix chante le grand triomphe, Raconte comment le Rédempteur du monde triomphe en S’immolant.
De paréntis protoplásti fraude factor cóndolens, quando pomi noxiális morte morsu córruit, ipse lignum tunc notávit, damna ligni ut sólveret.
Dieu compatit au malheur du premier homme sorti de Ses mains. Dès qu’il mordit à la pomme funeste, Adam se précipita dans la mort. Dieu Lui- même désigna l’arbre nouveau pour réparer les malheurs causés par le premier.
Hoc opus nostræ salútis ordo depopóscerat, multifórmis perditóris arte ut artem fálleret, et medélam ferret inde, hostis unde lǽserat.
Cette œuvre réparatrice, l’économie de notre salut la réclamait ; Dieu voulait que l’artifice du serpent fût déjoué par un autre artifice ; Il voulait porter le remède là où l’ennemi avait causé le tort.
Quando venit ergo sacri plenitúdo témporis, missus est ab arce Patris Natus, orbis cónditor, atque ventre virgináli carne factus pródiit.
Quand donc fut arrivée la plénitude des temps annoncés, du haut du trône de Son Père, le Fils, créateur du monde, fut envoyé. Dans le sein d’une Vierge, Il Se revêtit de chair et Il naquit.
Lustra sex qui iam perácta tempus implens córporis, se volénte, natus ad hoc, passióni déditus, agnus in crucis levátur immolándus stípite.
Le temps de six lustres est écoulé, la durée de Sa vie mortelle est accomplie : le Rédempteur, de Lui-même, Se livre aux tourments de Sa Passion ; Agneau divin. Il est cloué à la croix, bois très saint sur lequel Il S’immole.
Æqua Patri Filióque, ínclito Paráclito, sempitérna sit beátæ Trinitáti glória, cuius alma nos redémit atque servat grátia. Amen.
Gloire soit éternellement à la bienheureuse Trinité. Honneur égal au Père et au Fils, comme aussi au Paraclet, car Sa grâce bienfaisante nous rachète et nous sauve. Amen.
   Ant. 1. Elóquium Dómini scutum est ómnium sperántium in eum.
   Ant. 1. La parole du Seigneur est un bouclier pour tous ceux qui espèrent en Lui.
Psalmus 17 (18), 31-51
Psaume 17, 31-51
Gratiarum actio
Action de grâces
Si Deus pro nobis, quis contra nos? (Rom 8, 31).
Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?
IV
IV
   Deus, impollúta via eius, elóquia Dómini igne examináta; * protéctor est ómnium sperántium in se.
   La voie de mon Dieu est pure; les paroles du Seigneur sont éprouvées au feu ; Il est le protecteur de tous ceux qui espèrent en Lui.
   Quóniam quis Deus præter Dóminum? * Aut quæ munítio præter Deum nostrum?
   Car qui est Dieu, si ce n'est le Seigneur ? et qui est Dieu, si ce n'est notre Dieu ?
   Deus, qui præcínxit me virtúte * et pósuit immaculátam viam meam;
   Le Dieu qui m'a ceint de force, et qui a rendu ma voie immaculée ;
   qui perfécit pedes meos tamquam cervórum * et super excélsa státuit me;
   qui a fait mes pieds agiles comme ceux des cerfs, et m'a établi sur les hauts lieux;
   qui docet manus meas ad prœlium, * et tendunt arcum æreum bráchia mea.
   qui enseigne à mes mains le combat, et c'est Toi qui as fait de mes bras comme un arc d'airain;
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Elóquium Dómini scutum est ómnium sperántium in eum.
   Ant. La parole du Seigneur est un bouclier pour tous ceux qui espèrent en Lui.
   Ant. 2. Déxtera tua, Dómine, suscépit me.
   Ant. 2. Que Ta droite, Seigneur, me saisisse.
V
V
   Et dedísti mihi scutum salútis tuæ, et déxtera tua suscépit me, * et exaudítio tua magnificávit me.
   et Tu m'as donné Ta protection pour me sauver, et Ta droite m'a soutenu; et Tes leçons m'ont corrigé jusqu'à la fin, et ces leçons continuent de m'instruire.
   Dilatásti gressus meos subtus me, * et non sunt infirmáta vestígia mea.
   Tu as élargi la voie sous mes pas, et mes pieds ne se sont point affaiblis.
   Persequébar inimícos meos et comprehendébam illos * et non convertébar, donec defícerent.
   Je poursuivrai mes ennemis, et je les atteindrai; et je ne m'en retournerai pas qu'ils ne soient anéantis.
   Confringébam illos, nec póterant stare, * cadébant subtus pedes meos.
   Je les briserai, et ils ne pourront se tenir debout ; ils tomberont sous mes pieds.
   Et præcinxísti me virtúte ad bellum * et supplantásti insurgéntes in me subtus me.
   Car Tu m'as ceint de force pour la guerre, et Tu as abattu sous moi ceux qui s'élevaient contre moi.
   Et inimícos meos dedísti mihi dorsum * et odiéntes me disperdidísti.
   Et Tu as fait tourner le dos à mes ennemis devant moi, et Tu as exterminé ceux qui me haïssaient.
   Clamavérunt, nec erat qui salvos fáceret, * ad Dóminum, nec exaudívit eos.
   Ils ont crié, et il n'y avait personne pour les sauver ; ils ont appelé le Seigneur, et Il ne les a pas exaucés.
   Et commínui eos ut púlverem ante fáciem venti, * ut lutum plateárum contrívi eos.
   Et je les briserai comme la poussière que le vent emporte ; je les écraserai comme la boue des rues.
   Eripuísti me de contradictiónibus pópuli, * constituísti me in caput géntium.
   Tu me délivreras des dissensions du peuple ; Tu m'établiras chef des nations.
   Pópulus, quem non cognóvi, servívit mihi, * in audítu auris obœdívit mihi.
   Un peuple que je ne connaissais pas m'a été assujetti ; il m'a obéi au premier ordre.
   Fílii aliéni blandíti sunt mihi, fílii aliéni inveteráti sunt, * contremuérunt in ábditis suis.
   Les fils de l'étranger m'ont menti ; les fils de l'étranger sont en défaillance, et ils sont sortis en chancelant de leurs sentiers.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Déxtera tua, Dómine, suscépit me.
   Ant. Que Ta droite, Seigneur, me saisisse.
   Ant. 3. Vivat Dóminus, et exaltétur Deus salútis meæ.
   Ant. 3. Vive le Seigneur, et que soit exalté le Dieu de mon salut.
VI
VI
   Vivit Dóminus et benedíctus Adiútor meus, * et exaltétur Deus salútis meæ.
   Vive le Seigneur, et béni soit mon Dieu! et que le Dieu de mon salut soit exalté!
   Deus qui das vindíctas mihi et subdis pópulos sub me, * liberátor meus de inimícis meis iracúndis;
   O Dieu, qui prends soin de me venger, et qui me soumets les peuples ; Toi qui me délivres de mes ennemis furieux.
   et ab insurgéntibus in me exáltas me, * a viro iníquo éripis me.
   Et Tu m'élèveras au-dessus de ceux qui se dressent contre moi ; Tu m'arracheras des mains de l'homme inique.
   Proptérea confitébor tibi in natiónibus, Dómine, * et nómini tuo psalmum dicam,
   C'est pourquoi je Te louerai, Seigneur, parmi les nations, et je chanterai un cantique à la gloire de Ton Nom;
   magníficans salútes regis sui et fáciens misericórdiam christo suo, * David et sémini eius usque in sæculum.
   à la gloire d'un Dieu qui procure de merveilleuses délivrances à Son Roi, et qui fait miséricorde à David Son oint, et à sa postérité jusqu'à la fin des siècles.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Vivat Dóminus, et exaltétur Deus salútis meæ.
   Ant. Vive le Seigneur, et que soit exalté le Dieu de mon salut.
   v. Réspice in me, et miserére mei. r. Quia únicus et pauper sum ego.
   v. Pose sur moi le regard, et aie pitié de moi. r. Car moi, je suis seul et malheureux.
In primo nocturno, anno II
Premier nocturne, année II
De libro Ieremíæ prophétæ
Du livre de Jérémie
   Væ mihi, mater mea, quóniam genuísti me virum rixæ et virum discórdiæ in univérsa terra! Non fenerávi, nec fenerávit mihi quisquam; omnes maledícunt mihi. Amen, Dómine, ministrávi tibi in bonum, intercéssi apud te in témpore afflictiónis et in témpore tribulatiónis pro inimíco. Numquid frángitur ferro ferrum aquilónis et æs? " Divítias tuas et thesáuros tuos in direptiónem dabo gratis, propter ómnia peccáta tua, in ómnibus términis tuis. Et servíre te fáciam inimícis tuis in terra quam nescis, quia ignis succénsus est in furóre meo; super vos ardébit. "
   Malheur à moi, ma mère, car tu m'as enfanté homme de querelle et de discorde pour tout le pays! Jamais je ne prête ni n'emprunte, pourtant tout le monde me maudit. En vérité, Seigneur, ne t'ai-je pas servi de mon mieux? Ne t'ai-je pas supplié au temps du malheur et de la détresse? Le fer brisera-t-il le fer du Nord et le bronze? - " Ta richesse et tes trésors, je vais les livrer au pillage, sans contrepartie, à cause de tous les péchés, sur tout ton territoire. Je te rendrai esclave de tes ennemis dans un pays que tu ne connais pas, car ma fureur a allumé un feu qui va brûler sur vous. "
   Tu scis, Dómine, recordáre mei et vísita me et víndica me de his qui persequúntur me; noli in patiéntia tua abrípere me, scito quóniam sustínui pro te oppróbrium. Invénti sunt sermónes tui, et comédi eos, et factum est mihi verbum tuum in gáudium et in lætítiam cordis mei, quóniam invocátum est nomen tuum super me, Dómine, Deus exercítuum. Non sedi in concílio ludéntium et gloriátus sum; a fácie manus tuæ solus sedébam, quóniam indignatióne replésti me. Quare factus est dolor meus perpétuus, et plaga mea desperábilis rénuit curári? Factus es mihi quasi rivus mendax, aquæ infidéles.
   Toi, tu le sais, Seigneur! Souviens-toi de moi, visite-moi et venge-moi de mes persécuteurs. Dans la lenteur de ta colère ne m'entraîne pas. Reconnais que je subis l'opprobre pour ta cause. Quand tes paroles se présentaient, je les dévorais: ta parole était mon ravissement et l'allégresse de mon cœur. Car c'est ton Nom que je portais, Seigneur, Dieu des armées. Jamais je ne m'asseyais dans une réunion de railleurs pour m'y divertir. Sous l'emprise de ta main, je me suis tenu seul, car tu m'avais empli de colère. Pourquoi ma souffrance est-elle continue, ma blessure incurable, rebelle aux soins? Vraiment tu es pour moi comme un ruisseau trompeur aux eaux décevantes!
   Propter hoc hæc dicit Dóminus: " Si convérteris, convértam te, et ante fáciem meam stabis; et si separáveris pretiósum a vili, quasi os meum eris; converténtur ipsi ad te, et tu non convertéris ad eos. Et dabo te pópulo huic in murum reum fortem; et bellábunt advérsum te et non prævalébunt, quia ego tecum sum, ut salvem te et éruam te, dicit Dóminus. Et liberábo te de manu pessimórum et rédimam te de manu fórtium. "
   Alors le Seigneur répondit: " Si tu reviens, et que je te fais revenir, tu te tiendras devant moi. Si de ce qui est vil tu tires ce qui est noble, tu seras comme ma bouche. Eux reviendront vers toi, mais toi, tu n'as pas à revenir vers eux! Je ferai de toi, pour ce peuple-là, un rempart de bronze fortifié. Ils lutteront contre toi mais ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi pour te sauver et te délivrer, oracle du Seigneur. Je veux te délivrer de la main des méchants et te racheter de la poigne des violents. "
   r. Vínea mea elécta, ego te plantávi; * Quómodo convérsa es in amaritúdinem ut me crucifígeres et Barábbam dimítteres? v. Ego quidem plantávi te, vínea mea, omne semen verum. * Quómodo . v. Glória Patri. * Quómodo.
   r. Ô ma vigne, cep de choix que j'avais planté moi-même, * Comment es-tu devenue un plant d'amertume, au point de me crucifier et de relâcher Barabbas? v. C'est moi qui t'avais plantée, ma vigne, comme une bonne souche d'authentique provenance. * Comment. v. Gloire au Père. * Comment.
In secundo nocturno, anno II
Deuxième nocturne, année II
Ex Tractátu Balduíni Cantuariénsis epíscopi De sacraménto altáris (Pars 2, 1: SC 93, 180-182)
Traité de Baudouin de Ford sur le sacrement de l'autel
   Hoc opus nostræ salútis operátus est Christus, incípiens a diébus antíquis. Tota dispensátio rerum et témporum eius moderámine ad hunc finem dirigebátur, et in ómnibus quæ ad hanc causam conducébant delectátus est, auctor ipse ómnium, et hoc ad glóriam suam, sicut scriptum est: Renovábis fáciem terræ: sit glória Dómini in sæculum; lætábitur Dóminus in opéribus suis. Non solum autem delectátus est in his quæ fecit ante advéntum, vel in advéntu suo, sed in mundum véniens flagélla iniquitátis nostræ lætus excépit.
   Cette œuvre de notre salut, le Christ l'a réalisée en la commençant dès les jours antiques. Toute l'économie des choses et des temps était par lui dirigée vers cette fin et en chaque détail qui servait cette cause il s'est complu, lui, le créateur de toutes choses, et cela pour sa gloire, ainsi qu'il est écrit: Tu renouvelleras la face de la terre. Gloire au Seigneur dans tous les siècles Le Seigneur se réjouira dans ses œuvres. Non seulement il s'est complu dans ce qu'il a fait avant sa venue ou lors de sa venue, mais, venant en ce monde, il a accueilli avec joie les maux qui lui venaient de notre péché.
   Lætus dicam an tristis? Sed utrúmque réctius díxerim. Nam de illo scriptum est: Exsultávit ut gigas ad curréndam viam. Et ipse dicit: Tristis est ánima mea usque ad mortem. Non solum dolórem carnis sensit in amaritúdine passiónum, et asperitáte laboriósæ disciplínæ pro nobis suscéptæ; sed in ánima veram tristítiam hábuit, sed libens. Gaudens enim vóluit vere tristári. Nec sine gáudio erat tristítia, cui gáudium erat de ipsa tristítia. Propter quod dicit: Desidério desiderávi manducáre hoc pascha.
   Irai-je avec joie, ou avec tristesse Il serait plus juste de dire l'un et l'autre. Car il est écrit de lui: Il s'est levé avec joie et a bondi comme un géant pour parcourir sa carrière. Mais lui-même a dit: Mon âme est triste jusqu'à la mort. Non seulement il a senti la douleur de la chair dans les souffrances de sa passion, dans l'âpreté de la peine affreuse dont il se chargeait pour nous mais dans son âme même il a éprouvé une vraie tristesse, mais il était heureux de la porter. Avec joie il a choisi de souffrir, et cette souffrance n'était pas sans joie, puisqu'il était heureux de la souffrance même. C'est pourquoi il dit: J'ai désiré d'un grand désir manger cette pâque.
   Operátio salútis nostræ, suo órdine dispensáta, volúntas Patris est; cibus Christi est; hoc est quod ésurit; hoc est de quo dicit in cruce: Sítio; hoc est medicinále póculum; hoc vinum lætítiæ; hoc est génimen veræ vitis, id est ipsíus Christi qui dicit: Ego sum vitis vera. Inténdens ergo in fructum et finem operatiónis et dispensatiónis suæ ab inítio, dicit: Non bibam ámodo de hoc genímine vitis.
   L'œuvre de notre salut qui se déroule selon son ordre est la volonté du Père, la nourriture du Christ, ce dont il a faim, ce dont il dit sur la croix: J'ai soif. Voilà le breuvage guérisseur, le vin d'allégresse, le fruit de la vraie vigne, c'est-à-dire du Christ lui-même qui a dit: Je suis la vraie vigne. Dirigeant donc son regard sur ce fruit et cette fin de son œuvre, de son dessein inauguré avec le commencement du monde, il dit: Je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne.
   r. Amícus meus ósculi me trádidit signo: quem osculátus fúero, ipse est, tenéte eum. Hoc malum fecit signum, qui per ósculum adimplévit homicídium. * Infélix prætermísit prétium sánguinis, et in fine láqueo se suspéndit. v. Mélius illi erat si natus non fuísset. * Infélix. v. Glória Patri. * Infélix.
   r. Mon ami m'a livré au signe d'un baiser: Celui que j'embrasserai, c'est lui, arrêtez-le. Il a fait ce signe coupable d'accomplir l'homicide par un baiser! * Le malheureux n'a pas profité du prix du sang, et, pour finir, il s'est pendu. v. Il vaudrait mieux pour lui qu'il ne soit pas né! * Le malheureux. v. Gloire au Père. * Le malheureux.
   
   Orémus.
   Prions.
   Deus, qui Unigénitum Fílium tuum unxísti Spíritu Sancto Christúmque Dóminum constituísti, concéde propítius, ut, eiúsdem consecratiónis partícipes effécti, testes Redemptiónis inveniámur in mundo. Per Dóminum.
   Dieu, qui a oint du Saint-Esprit Ton Fils Fils unique le constituant Messie et Seigneur, accorde, nous T'en supplions, à ceux qui participent à cette consécration, de devenir témoins de la Rédemption dans le monde.
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(c4) BE(h)ne(h)di(h)cá(fh)mus(h) Dó(gh) mi(g)no.(gvFE) r/.(::) De(h)o(h) grá(gh)ti(g)as.(gvFE) (::)
   v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
   v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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