Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
 v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
 v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
Hymnus
Hymne
Lætáre, cælum, désuper, appláude, tellus ac mare: Christus resúrgens post crucem vitam dedit mortálibus.
Joie dans le ciel, terre et mer, applaudissez. Ressuscité après la croix, le Christ rend la vie aux mortels.
Iam tempus accéptum redit, dies salútis cérnitur, quo mundus Agni sánguine refúlsit a calígine.
Oui, voici le temps favorable, l'aurore du jour du salut ; par le sang de l'Agneau, le monde resplendit au sortir des ténèbres.
Mors illa, mortis pássio, est críminis remíssio; illæ ́ sa virtus pérmanet, victus dedit victóriam.
Cette mort, cette agonie, c'est la rémission du péché ; la force demeure intacte, le vaincu a donné la victoire.
Nostræ fuit gustus spei hic, ut fidéles créderent se posse post resúrgere, vitam beátam súmere.
Nous goûtons l'espérance que, comme le croient les fidèles, nous pourrons ressusciter après la mort et trouver la vie bienheureuse.
Nunc ergo pascha cándidum causa bonórum tálium colámus omnes strénue tanto repléti múnere.
Honorons tous avec ferveur le jour radieux de Pâques, source de ces biens si précieux dont nous sommes comblés.
Esto perénne méntibus paschále, Iesu, gáudium, et nos renátos grátiæ tuis triúmphis ággrega.
Demeure, ô Jésus, pour les âmes, la joie pascale à tout jamais. À la grâce, nous renaissons ;
dans Ton triomphe entraîne-nous.
Iesu, tibi sit glória, qui morte victa prǽnites, cum Patre et almo Spíritu, in sempitérna sǽcula. Amen.
À Toi, Jésus, soit la louange, glorieux vainqueur de la mort louange au Père et à l'Esprit
à travers les siècles sans fin.
annotation: 8g;
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(c4) IN(j) tu(j)a(i) iu(j)stí(h)ti(g)a(i) *(,) lí(i)be(j)ra(h) me,(g) Dó(h)mi(g)ne.(g) (::)
E(j) u(j) o(i) u(j) a(h) e.(g) (::)
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(c4) IN(j) tu(j)a(i) iu(j)stí(h)ti(g)a(i) *(,) lí(i)be(j)ra(h) me,(g) Dó(h)mi(g)ne.(g) (::)
E(j) u(j) o(i) u(j) a(h) e.(g) (::)
 Ant. 1. In tua iustítia, líbera me Dómine.
 Ant. 1. Dans Ta justice, libère-moi, Seigneur.
Psalmus 30 (31), 2-17. 20-25
Psaume 30
Afflicti supplicatio cum fiducia
Supplicaton de l'affligé avec confiance
Pater, in manus tuas commendo spiritum meum (Lc 23, 46).
Père, entre Tes mains Je remets Mon esprit (Lc 23,46)
I
I
 In te, Dómine, sperávi, non confúndar in ætérnum; * in iustítia tua líbera me.
 J'ai espéré en Toi, Seigneur; que je ne sois jamais confondu; dans Ta justice délivre-moi.
 Inclína ad me aurem tuam, * accélera, ut éruas me.
 Incline vers moi Ton oreille; hâte-Toi de me délivrer. Sois-moi un Dieu protecteur et une maison de refuge, * afin que Tu me sauves.
 Esto mihi in rupem præsídii et in domum munítam, * ut salvum me fácias.
 Car Tu es ma force et mon refuge, et à cause de Ton Nom, Tu me conduiras et me nourriras.
 Quóniam fortitúdo mea et refúgium meum es tu * et propter nomen tuum dedúces me et pasces me.
 Tu me tireras de ce piège qu'ils ont caché contre moi, car Tu es mon protecteur.
 Edúces me de láqueo, quem abscondérunt mihi, * quóniam tu es fortitúdo mea.
 Je remets mon âme entre Tes mains; Tu m'as racheté, Seigneur, Dieu de vérité.
 In manus tuas comméndo spíritum meum; * redemísti me, Dómine, Deus veritátis.
 Tu haïs ceux qui s'attachent sans aucun fruit à des choses vaines.
 Odísti observántes vanitátes supervácuas, * ego autem in Dómino sperávi.
 Pour moi, j'ai mis mon espérance dans le Seigneur. Je tressaillirai de joie et d'allégresse dans Ta miséricorde.
 Exsultábo et lætábor in misericórdia tua, * quóniam respexísti humilitátem meam;
 Car Tu as regardé mon état humilié; Tu as sauvé mon âme des angoisses.
 agnovísti necessitátes ánimæ meæ, nec conclusísti me in mánibus inimíci; * statuísti in loco spatióso pedes meos.
 Et Tu ne m'as pas livré aux mains de l'ennemi; Tu as mis mes pieds au large.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. In(j) tu(j)a(i) iu(j)stí(h)ti(g)a(i) (,) lí(i)be(j)ra(h) me,(g) Dó(h)mi(g)ne.(g)
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(c4) a/. In(j) tu(j)a(i) iu(j)stí(h)ti(g)a(i) (,) lí(i)be(j)ra(h) me,(g) Dó(h)mi(g)ne.(g)
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 Ant. In tua iustítia, líbera me Dómine.
 Ant. Dans Ta justice, libère-moi, Seigneur.
annotation: 8g;
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(c4) FÁ(h)ci(f)em(h) tu(j)am,(i) Dó(g)mi(h)ne,(h) *(,) il(j)lú(j)mi(j)na(i) su(i)per(j) ser(h)vum(i) tu(h)um.(g) (::)
E(j) u(j) o(i) u(j) a(h) e.(g) (::)
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(c4) FÁ(h)ci(f)em(h) tu(j)am,(i) Dó(g)mi(h)ne,(h) *(,) il(j)lú(j)mi(j)na(i) su(i)per(j) ser(h)vum(i) tu(h)um.(g) (::)
E(j) u(j) o(i) u(j) a(h) e.(g) (::)
 Ant. 2. Fáciem tuam, Dómine, illúmina super servum tuum.
 Ant. 2. Fais briller Ta face sur Ton serviteur, Seigneur.
II
II
 Miserére mei, Dómine, quóniam tríbulor; conturbátus est in mæróre óculus meus, * ánima mea et venter meus.
 Aie pitié de moi, Seigneur, car je suis très affligé; mon oeil, mon âme et mes entrailles sont troublés par la colère.
 Quóniam defécit in dolóre vita mea * et anni mei in gemítibus;
 Car ma vie se consume dans la douleur, et mes années dans les gémissements.
 infirmáta est in paupertáte virtus mea, * et ossa mea contabuérunt.
 Ma force s'est affaiblie par la pauvreté, et mes os sont ébranlés.
 Apud omnes inimícos meos factus sum oppróbrium et vicínis meis valde et timor notis meis: * qui vidébant me foras, fugiébant a me.
 Plus que tous mes ennemis, je suis devenu un objet d'opprobre, surtout à mes voisins, et l'effroi de ceux qui me connaissent.
 Oblivióni a corde datus sum tamquam mórtuus; * factus sum tamquam vas pérditum.
 Ceux qui me voyaient dehors fuyaient loin de moi. J'ai été oublié des coeurs, comme un mort.
 Quóniam audívi vituperatiónem multórum: * horror in circúitu;
 J'ai été comme un vase brisé; car j'ai entendu les propos injurieux de ceux qui demeurent alentour.
 in eo dum convenírent simul advérsum me, * auférre ánimam meam consiliáti sunt.
 Quand ils se réunissaient ensemble contre moi, ils ont tenu conseil pour m'ôter la vie.
 Ego autem in te sperávi, Dómine; dixi: «Deus meus es tu, * in mánibus tuis sortes meæ».
 Mais j'ai espéré en Toi, Seigneur. J'ai dit: Tu es mon Dieu;
 Eripe me de manu inimicórum meórum * et a persequéntibus me;
 mes destinées sont entre Tes mains. Arrache-moi de la main de mes ennemis et de mes persécuteurs.
 illústra fáciem tuam super servum tuum, * salvum me fac in misericórdia tua.
 Fais luire Ton visage sur Ton serviteur; sauve-moi par Ta miséricorde.
 [Dómine, non confúndar, quóniam invocávi te; * erubéscant ímpii et obmutéscant in inférno.
 [Seigneur, que je ne sois pas confondu, car je T'ai invoqué. Que les impies rougissent, et qu'ils soient conduits dans l'enfer; que les lèvres trompeuses deviennent muettes,
 Muta fiant lábia dolósa, † quæ loquúntur advérsus iústum protérva * in supérbia et in abusióne.]
 elles qui profèrent l'iniquité contre le juste, avec orgueil et insolence.]
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Fá(h)ci(f)em(h) tu(j)am,(i) Dó(g)mi(h)ne,(h) (,) il(j)lú(j)mi(j)na(i) su(i)per(j) ser(h)vum(i) tu(h)um.(g)
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(c4) a/. Fá(h)ci(f)em(h) tu(j)am,(i) Dó(g)mi(h)ne,(h) (,) il(j)lú(j)mi(j)na(i) su(i)per(j) ser(h)vum(i) tu(h)um.(g)
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 Ant. Fáciem tuam, Dómine, illúmina super servum tuum.
 Ant. Fais briller Ta face sur Ton serviteur, Seigneur.
annotation: 2d;
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(f3) DI(f)lí(ffo)gi(e)te(f) Dó(h)mi(g)num,(f) *() om(h)nes(h) san(h)cti(h) e(i<)ius,(j) (,) quó(hi)ni(g)am(h) ve(f)ri(g)tá(fe)tem(e) re(ef)quí(h)ret(hiHG) Dó(f)mi(ef)nus.(f) (::)
E(h) u(h) o(h) u(g) a(ef) e.(f) (::)
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(f3) DI(f)lí(ffo)gi(e)te(f) Dó(h)mi(g)num,(f) *() om(h)nes(h) san(h)cti(h) e(i<)ius,(j) (,) quó(hi)ni(g)am(h) ve(f)ri(g)tá(fe)tem(e) re(ef)quí(h)ret(hiHG) Dó(f)mi(ef)nus.(f) (::)
E(h) u(h) o(h) u(g) a(ef) e.(f) (::)
 Ant. 3. Dilígite Dóminum, omnes sancti eius, quóniam veritátem requíret Dóminus.
 Ant. 3. Aimez le Seigneur, vous tous Ses saints, car le Seigneur demande la vérité.
III
III
 Quam magna multitúdo dulcédinis tuæ, Dómine, * quam abscondísti timéntibus te.
 Qu'elle est grande, Seigneur, l'abondance de Ta douceur, que Tu as mise en réserve pour ceux qui Te craignent!
 Perfecísti eis, qui sperant in te, * in conspéctu filiórum hóminum.
 Tu l'exerces envers ceux qui espèrent en Toi, à la vue des enfants des hommes.
 Abscóndes eos in abscóndito faciéi tuæ * a conturbatióne hóminum;
 Tu les cacheras dans le secret de Ta face, à l'abri du tumulte des hommes.
 próteges eos in tabernáculo * a contradictióne linguárum.
 Tu les protégeras dans Ton tabernacle * contre les langues qui les attaquent.
 Benedíctus Dóminus, * quóniam mirificávit misericórdiam suam mihi in civitáte muníta.
 Béni soit le Seigneur, car Il a signalé envers moi Sa miséricorde dans une ville fortifiée.
 Ego autem dixi in trepidatióne mea: * «Præcísus sum a conspéctu oculórum tuórum».
 Pour moi j'ai dit dans le transport de mon esprit: J'ai été rejeté de devant Tes yeux.
 Verúmtamen exaudísti vocem oratiónis meæ, * dum clamárem ad te.
 C'est pour cela que Tu as exaucé la voix de ma prière, lorsque je criais vers Toi.
 Dilígite Dóminum, omnes sancti eius: fidéles consérvat Dóminus * et retríbuit abundánter faciéntibus supérbiam.
 Aimez le Seigneur, vous tous Ses saints; car le Seigneur recherchera la vérité, et Il châtiera largement ceux qui se livrent à l'orgueil.
 Viríliter ágite, et confortétur cor vestrum, * omnes, qui sperátis in Dómino.
 Agissez avec courage, et que votre coeur s'affermisse, vous tous qui espérez au Seigneur.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(f3) a/. Di(f)lí(ffo)gi(e)te(f) Dó(h)mi(g)num,(f) () om(h)nes(h) san(h)cti(h) e(i<)ius,(j) (,) quó(hi)ni(g)am(h) ve(f)ri(g)tá(fe)tem(e) re(ef)quí(h)ret(hiHG) Dó(f)mi(ef)nus.(f)
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(f3) a/. Di(f)lí(ffo)gi(e)te(f) Dó(h)mi(g)num,(f) () om(h)nes(h) san(h)cti(h) e(i<)ius,(j) (,) quó(hi)ni(g)am(h) ve(f)ri(g)tá(fe)tem(e) re(ef)quí(h)ret(hiHG) Dó(f)mi(ef)nus.(f)
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 Ant. Dilígite Dóminum, omnes sancti eius, quóniam veritátem requíret Dóminus.
 Ant. Aimez le Seigneur, vous tous Ses saints, car le Seigneur demande la vérité.
 v. Cor meum et caro mea, allelúia. r. Exsultavérunt in Deum vivum, allelúia.
 v. Mon coeur et ma chair, alléluia. r. Exultent dans le Dieu vivant, alléluia.
In primo nocturno, anno II
Premier nocturne, année II
De Actibus Apostolórum 4, 32 - 5, 16
Du livre des Actes des Apôtres
 Multitúdinis autem credéntium erat cor et ánima una, nec quisquam eórum, quæ possidébant, áliquid suum esse dicébat, sed erant illis ómnia commúnia. Et virtúte magna reddébant apóstoli testimónium resurrectiónis Dómini Iesu, et grátia magna erat super ómnibus illis.
 La multitude des croyants n'avait qu'un cœur et qu'uneâme. Nul ne disait sien ce qui lui appartenait, mais entre eux tout était commun. Avec beaucoup de puissance, les apôtres rendaient témoignage à la résurrection du Seigneur Jésus, et ils jouissaient tous d'une grande faveur.
 Neque enim quisquam egens erat inter illos; quotquot enim possessóres agrórum aut domórum erant, vendéntes afferébant prétia eórum, quæ vendébant, et ponébant ante pedes apostolórum; dividebátur autem síngulis, prout cuíque opus erat. Ioseph autem qui cognominátus est Bárnabas ab apóstolis – quod est interpretátum fílius Consolatiónis – Levítes, Cýprius génere, cum habéret agrum, véndidit et áttulit pecúniam et pósuit ante pedes apostolórum.
 Aussi parmi eux nul n'était dans le besoin; car tous ceux qui possédaient des terres ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de la vente et le déposaient aux pieds des apôtres. On distribuait alors à chacun suivant ses besoins. Joseph, surnommé par les apôtres Barnabé (ce qui veut dire fils d'encouragement), lévite originaire de Chypre, possédait un champ; il le vendit, apporta l'argent et le déposa aux pieds des apôtres.
 Vir autem quidam nómine Ananías cum Sapphíra uxóre sua véndidit agrum et subtráxit de prétio, cónscia quoque uxóre, et áfferens partem quamdam ad pedes apostolórum pósuit. Dixit autem Petrus: «Ananía, cur implévit Sátanas cor tuum mentíri te Spirítui Sancto et subtráhere de prétio agri? Nonne manens tibi manébat et venúmdatum in tua erat potestáte? Quare posuísti in corde tuo hanc rem? Non es mentítus homínibus sed Deo!» Audiens autem Ananías hæc verba cécidit et exspirávit; et factus est timor magnus in omnes audiéntes. Surgéntes autem iúvenes involvérunt eum et efferéntes sepeliérunt. Factum est autem quasi horárum trium spátium, et uxor ipsíus nésciens, quod factum fúerat, introívit. Respóndit autem ei Petrus: «Dic mihi si tanti agrum vendidístis?» At illa dixit: «Etiam, tanti.» Petrus autem ad eam: «Quid est quod convénit vobis tentáre Spíritum Dómini? Ecce pedes eórum, qui sepeliérunt virum tuum, ad óstium et éfferent te.» Conféstim cécidit ante pedes eius et exspirávit; intrántes autem iúvenes invenérunt illam mórtuam et efferéntes sepeliérunt ad virum suum. Et factus est timor magnus super univérsam ecclésiam et in omnes, qui audiérunt hæc.
 Un certain Ananie, d'accord avec Saphire sa femme, vendit une propriété; il détourna une partie du prix, de connivence avec sa femme, et apportant le reste, il le déposa aux pieds des apôtres. « Ananie, lui dit alors Pierre, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, que tu mentes à l'Esprit Saint et détournes une partie du prix du champ? Quand tu avais ton bien, n'étais-tu pas libre de le garder, et quand tu l'as vendu, ne pouvais-tu disposer du prix à ton gré? Comment donc cette décision a-t-elle pu naître dans ton cœur? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu. » En entendant ces paroles, Ananie tomba et expira. Une grande crainte s'empara alors de tous ceux qui l'apprirent. Les jeunes gens vinrent envelopper le corps et l'emportèrent pour l'enterrer. Au bout d'un intervalle d'environ trois heures, sa femme, qui ne savait pas ce qui était arrivé, entra. Pierre l'interpella: « Dis-moi, le champ que vous avez vendu, c'était tant? » Elle dit: « Oui, tant. » Alors Pierre: « Comment donc avez-vous pu vous concerter pour mettre l'Esprit du Seigneur à l'épreuve? Eh bien! voici à la porte les pas de ceux qui ont enterré ton mari: ils vont aussi t'emporter. » À l'instant même elle tomba à ses pieds et expira. Les jeunes gens qui entraient la trouvèrent morte; ils l'emportèrent et l'enterrèrent auprès de son mari. Une grande crainte s'empara alors de l'Eglise entière et de tous ceux qui apprirent ces choses.
 Per manus autem apostolórum fiébant signa et prodígia multa in plebe; et erant unanímiter omnes in pórticu Salomónis. Ceterórum autem nemo audébat coniúngere se illis, sed magnificábat eos pópulus; magis autem addebántur credéntes Dómino multitúdines virórum ac mulíerum, ita ut et in platéas efférrent infírmos et pónerent in léctulis et grabátis, ut, veniénte Petro, saltem umbra illíus obumbráret quemquam eórum. Concurrébat autem et multitúdo vicinárum civitátum Ierúsalem, afferéntes ægros et vexátos ab spirítibus immúndis, qui curabántur omnes.
 Par les mains des apôtres il se faisait de nombreux signes et prodiges parmi le peuple... Ils se tenaient tous d'un commun accord sous le portique de Salomon, et personne d'autre n'osait se joindre à eux, mais le peuple célébrait leurs louanges. Des croyants de plus en plus nombreux s'adjoignaient au Seigneur, une multitude d'hommes et de femmes... à tel point qu'on allait jusqu'à transporter les malades dans les rues et les déposer là sur des lits et des grabats, afin que tout au moins l'ombre de Pierre, à son passage, couvrît l'un d'eux. La multitude accourait même des villes voisines de Jérusalem, apportant des malades et des gens possédés par des esprits impurs, et tous étaient guéris.
 r. Surgens Iesus Dóminus noster, stans in médio discipulórum suórum, dixit: Pax vobis, allelúia. * Gavísi sunt discípuli, viso Dómino, allelúia. v. Surréxit Dóminus de sepúlcro, qui pro nobis pepéndit in ligno. * Gavísi sunt. v. Glória Patri. * Gavísi sunt.
 r. Jésus, notre Seigneur, vint; et il était là au milieu de ses disciples; il leur dit: La paix soit avec vous, alléluia! * Les disciples furent comblés de joie en voyant le Seigneur, alléluia! v. Le Seigneur est ressuscité du tombeau, lui qui, pour nous, fut suspendu au bois. * Les disciples. v. Gloire au Père. * Les disciples.
In secundo nocturno, anno II
Deuxième nocturne, année II
Ex Homilíis Eusébii Gallicáni mónachi (Hom. 14, 1-2: CCL 101, 165-166)
Homélie d'Eusèbe le Gallican
 Agnum et mirábile Paschæ baptísmi sacraméntum iam dudum étiam in véteri lege nóvimus consecrátum. Célebre a sæculis est, cum beátus Móyses pópulum Dómini de terra Ægýpti et de iugo indígnæ servitútis edúceret; célebre est: ad plebis tránsitum Rubri maris, profúndum natúra rerum obstupescénte patuísse. Hic primo loco diligéntius inspiciámus: quid talis sérvitus, vel quid talis tránsitus, ædificatiónis possit afférre. Quia et beátus Apóstolus dicit: Hæc ómnia in figúra facta sunt nostri, cælésti auctoritáte confírmat, illíus témporis signa atque mirácula, ad futúræ redemptiónis pertinuísse mystéria; sic enim ait: Patres nostri omnes sub nube fuérunt, et omnes in Móyse baptizáti sunt in nube et in mari.
 Nous savons que le grand et admirable sacrement du baptême fut consacré dès les temps reculés de l'ancienne . De siècle en siècle, nul ne l'ignore: comme le bienheureux Moïse faisait sortir de la terre d'Égypte et du joug d'un indigne esclavage le peuple du Seigneur — nul ne l'ignore — pour faire passer au peuple la mer Rouge, l'abîme s'ouvrit, à la stupeur des éléments naturels. En premier lieu, étudions ici avec soin ce qu'un tel esclavage et un tel passage peuvent nous apporter d'édification. Car le bienheureux Apôtre dit: Tout cela fut fait en figure de ce qui nous arrive. Il confirme, par autorité d'en haut, que les signes et les miracles de ce temps-là se référaient aux mystères de la Rédemption future; car il dit: Nos pères furent tous sous la nuée; au temps de Moïse, ils furent tous baptisés dans la nuée et dans la mer.
 Nostris ergo iam tunc sub illíus pópuli ducátu, nostris cómmodis militábat divína virtus, prædíves in benefíciis sed semper dítior in promíssis. Dux quidem erat eis beátus Móyses, sed eos, in colúmna lucis et nubis, Fílius et Spíritus Sanctus præcedébat. Hoc loco agnoscámus imprímis: quod plebs, quæ præpósitos suos studet audíre, Deum séquitur et per Dei hóminem pérvenit ad salútem; ergo fílii Israel ad libertátis et quiétis et regni sedem per diffíciles itúri vias, dum Móysi ducis et sacerdótis sui non reluctántur império, Dei meruére comitátum.
 C'est donc pour notre salut, oui, pour le nôtre, que la puissance divine, dès ce temps-là, bataillait en conduisant ce peuple: puissance divine merveilleusement riche en ses bienfaits, mais toujours plus riche encore dans l'accomplissement dont ces miracles étaient les promesses. Certes, le bienheureux Moïse fut le chef des Hébreux; mais, dans la colonne de lumière et de nuée, c'étaient le Fils et l'Esprit Saint qui marchaient à leur tête. Ici, reconnaissons d'abord qu'un peuple docile à écouter ses chefs suit en réalité Dieu lui-même, et que par un homme de Dieu il parvient au salut; donc les fils d'Israël qui devaient, par des voies difficiles, arriver au séjour du repos et du règne, ont obtenu la faveur d'être accompagnés par Dieu quand ils n'ont pas repoussé le gouvernement de Moïse, leur chef, et de leur prêtre.
 Nec immérito eos hostis non áttigit: lux præcéssit, fluctus expávit; sic enim Prophéta testátur: Et increpávit, inquit, mare Rubrum et recéssit, et íterum: Mare vidit et fugit. Quid vidit? Hoc útique: quod in baptísmo credi debet. Sine dúbio illud terríbile profúndum ad secrétum assisténtis inhórruit maiestátis et ad præséntiam sui cessit auctóris. Secúndum hæc, sic et nos vítia et crímina relinquámus, et currat unusquísque nostrum inténto corde post Christum; auctórem peccáti diábolum, christiánus non timébit. Talis est enim natúra et infírmitas inimíci: te recedénte cedit et post dorsum tuum, si legem Dómini tamquam Móysen sequáris, intercédit. Ecce hostem, quem fugísse, vicísse est.
 Et il y a de bonnes raisons pour que l'ennemi n'ait pu les atteindre: la lumière a marché devant eux, les flots se sont épouvantés. C'est ainsi que le Prophète l'atteste en effet: Il menaça la mer Rouge, et elle recula, et encore: La mer vit et s'enfuit. Que vit-elle? Exactement ceci: Qu'il faut croire au baptême. Sans nul doute, le terrible abîme fut horrifié devant le mystère de la majesté qui était là, et il céda la place à la puissance de son auteur. Fidèles à l'Écriture, laissons, nous aussi, derrière nous nos vices et nos crimes; et que chacun de nous courre derrière le Christ, le cœur tendu vers lui. Le chrétien ne craindra pas le diable inventeur du péché. Car telle est la nature et la faiblesse de l'ennemi: quand tu t'éloignes de lui, il cède; et derrière ton dos, si tu suis la loi du Seigneur comme les Hébreux suivirent Moïse, il est perdu. Cet ennemi-là, le fuir, c'est l'avoir vaincu.
 r. Virtúte magna reddébant apóstoli * Testimónium resurrectiónis Iesu Christi Dómini nostri, allelúia, allelúia. v. In omnem terram exívit sonus eórum et in fines orbis terræ verba eórum. * Testimónium. v. Glória Patri. * Testimónium.
 r. C'est avec une grande force que * Les apôtres portaient témoignage de la résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ, alléluia, alléluia! v. Sur toute la terre en paraît le message et la nouvelle, aux limites du monde. * Les apôtres. v. Gloire au Père. * Les apôtres.
 
 Orémus.
 Prions.
 Fac, quǽsumus, omnípotens Deus, † ut, qui paschálibus remédiis innováti, similitúdinem terréni paréntis evásimus, * ad formam cæléstis transferámur auctóris. Per Dóminum.
 Fais, Dieu tout-puissant, que renouvelés par les remèdes de Pâques, nous soyons débarrassés de la marque faite sur nous par nos parents terrestres, et que nous soyons transformés à l'image du créateur céleste.
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(c3) BE(e)ne(g)di(h)cá(i)mus(i) Dó(hi/ji/ig/ivHGFEfgf)mi(f)no.(e) r/.(::) De(eg!hwi)o(hi/ji/ig/ivHGFE) grá(fgf)ti(f)as.(e) (::)
(c3) BE(e)ne(g)di(h)cá(i)mus(i) Dó(hi/ji/ig/ivHGFEfgf)mi(f)no.(e) r/.(::) De(eg!hwi)o(hi/ji/ig/ivHGFE) grá(fgf)ti(f)as.(e) (::)
 v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
 v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.