Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
   v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
Hymnus
Hymne
Lætáre, cælum, désuper, appláude, tellus ac mare: Christus resúrgens post crucem vitam dedit mortálibus.
Joie dans le ciel, terre et mer, applaudissez. Ressuscité après la croix, le Christ rend la vie aux mortels.
Iam tempus accéptum redit, dies salútis cérnitur, quo mundus Agni sánguine refúlsit a calígine.
Oui, voici le temps favorable, l'aurore du jour du salut ; par le sang de l'Agneau, le monde resplendit au sortir des ténèbres.
Mors illa, mortis pássio, est críminis remíssio; illæ ́ sa virtus pérmanet, victus dedit victóriam.
Cette mort, cette agonie, c'est la rémission du péché ; la force demeure intacte, le vaincu a donné la victoire.
Nostræ fuit gustus spei hic, ut fidéles créderent se posse post resúrgere, vitam beátam súmere.
Nous goûtons l'espérance que, comme le croient les fidèles, nous pourrons ressusciter après la mort et trouver la vie bienheureuse.
Nunc ergo pascha cándidum causa bonórum tálium colámus omnes strénue tanto repléti múnere.
Honorons tous avec ferveur le jour radieux de Pâques, source de ces biens si précieux dont nous sommes comblés.
Esto perénne méntibus paschále, Iesu, gáudium, et nos renátos grátiæ tuis triúmphis ággrega.
Demeure, ô Jésus, pour les âmes, la joie pascale à tout jamais. À la grâce, nous renaissons ; dans Ton triomphe entraîne-nous.
Iesu, tibi sit glória, qui morte victa prǽnites, cum Patre et almo Spíritu, in sempitérna sǽcula. Amen.
À Toi, Jésus, soit la louange, glorieux vainqueur de la mort louange au Père et à l'Esprit à travers les siècles sans fin.
annotation: 4e;
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(c4) UT(h) non(h) de(g)lín(h>)quam(gf) *() in(ef) lin(g>)gua(f) me(e)a.(e) (::)
E(h) u(g) o(h) u(ih) a(gf) e.(e) (::)
   Ant. 1. Ut non delínquam in lingua mea.
   Ant. 1. Que je ne pêche pas par ma langue.
Psalmus 38 (39)
Psaume 38
Ægrotantis deprecatio
Supplication de l'infirme
Vanitati creatura subiecta est... propter eum qui subiecit eam in spe (Rom 8, 20).
La création a été soumise à la vanité ... à cause de celui qui l'y a soumise dans l'espérance.
I
I
   Dixi: «Custódiam vias meas, * ut non delínquam in lingua mea;
   J'ai dit: je veillerai sur mes voies, pour ne point pécher par ma langue.
   ponam ori meo custódiam, * donec consístit peccátor advérsum me».
   J'ai mis une garde à ma bouche, pendant que le pécheur s'élevait devant moi.
   Tacens obmútui et sílui absque ullo bono, * et dolor meus renovátus est.
   Je me suis tu, et je me suis humilié, et je me suis abstenu de dire même de bonnes choses; et ma douleur a été renouvelée.
   Concáluit cor meum intra me, * et in meditatióne mea exársit ignis.
   Mon coeur s'est échauffé au dedans de moi, et tandis que je méditais, un feu s'est embrasé.
   Locútus sum in lingua mea: * «Notum fac mihi, Dómine, finem meum;
   La parole est venue sur ma langue: Fais-moi connaître ma fin, Seigneur,
   et númerum diérum meórum quis est, * ut sciam quam brevis sit vita mea».
   et quel est le nombre de mes jours, afin que je sache combien peu il m'en reste.
   Ecce paucórum palmórum fecísti dies meos, * et spátium vitæ meæ tamquam níhilum ante te.
   Voici que Tu as soumis mes jours à une mesure bornée, et mon être est comme un néant devant Toi.
   Etenim univérsa vánitas omnis homo constitútus est. * Etenim ut imágo pertránsit homo.
   Oui, tout homme vivant n'est qu'entière vanité.Oui, l'homme passe comme un fantôme,
   Étenim vánitas est et concitátur; * thesaurízat et ignórat quis congregábit ea.
   et c'est en vain qu'il se tourmente. Il amasse des trésors, et il ignore pour qui il les aura entassés.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Ut(h) non(h) de(g)lín(h>)quam(gf) () in(ef) lin(g>)gua(f) me(e)a.(e)
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   Ant. Ut non delínquam in lingua mea.
   Ant. Que je ne pêche pas par ma langue.
annotation: 7c;
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(c3) NON(i>) sis(ij) mi(i)hi(i) *() tu(ig) for(hg)mí(e)di(e)ni,(e) (,) spes(g) me(g)a(h) in(f) di(h)e(g) af(f)fli(e)cti(f)ó(g)nis(f) me(e)æ.(e) (::)
E(i) u(i) o(j) u(i) a(h) e.(gh) (::)
   Ant. 2. Non sis mihi tu formídini, spes mea in dies afflictiónis meæ.
   Ant. 2. Ne sois pas pour moi un sujet d’effroi ; Tu es mon espérance aux jours de mon affliction.
   Etenim vánitas est et concitátur; * thesaurízat et ignórat quis congregábit ea.
   et c'est en vain qu'il se tourmente. Il amasse des trésors, et il ignore pour qui il les aura entassés.
II
II
   Et nunc quæ est exspectátio mea, Dómine? * Spes mea apud te est.
   Et maintenant quelle est mon attente? N'est-ce pas le Seigneur? Mon espérance est en Toi.
   Ab ómnibus iniquitátibus meis érue me, * oppróbrium insipiénti ne ponas me.
   Délivre-moi de toutes mes iniquités. Tu m'as rendu l'opprobre de l'insensé.
   Obmútui et non apériam os meum, * quóniam tu fecísti.
   Je me suis tu, et je n'ai pas ouvert la bouche, parce que c'est Toi qui l'as fait
   Amove a me plagas tuas: * ab ictu manus tuæ ego deféci.
   Détournez de moi Tes coups, sous la puissance de Votre main, j'ai défailli, quand Tu m'as repris
   In increpatiónibus, propter iniquitátem, corripuisti hominem, et tabéscere fecísti sicut tínea desiderabília eius. * Etenim vánitas omnis homo.
   Tu as puni l'homme à cause de son iniquité. Et Tu as fait dessécher son âme comme l'araignée. Oui, c'est en vain que tout homme s'inquiète.
   Exáudi oratiónem meam, Dómine, * et clamórem meum áuribus pércipe.
   Exauce, Seigneur, ma prière et ma supplication;
   Ad lácrimas meas ne obsurdéscas, quóniam ádvena ego sum apud te, * peregrínus sicut omnes patres mei.
   Soyez attentif à mes larmes. Ne garde pas le silence, car je suis auprès de Toi un étranger et un voyageur, comme tous mes pères.
   Avértere a me, ut refrígerer, * priúsquam ábeam et non sim ámplius.
   Accorde-moi quelque relâche, afin que je sois rafraîchi avant de partir et de disparaître.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c3) a/. Non(i>) sis(ij) mi(i)hi(i) () tu(ig) for(hg)mí(e)di(e)ni,(e) (,) spes(g) me(g)a(h) in(f) di(h)e(g) af(f)fli(e)cti(f)ó(g)nis(f) me(e)æ.(e)
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   Ant. Non sis mihi tu formídini, spes mea in dies afflictiónis meæ.
   Ant. Ne sois pas pour moi un sujet d’effroi ; Tu es mon espérance aux jours de mon affliction.
   Ant. 3. Expectao nomen tuum, Domíne, quóniam bonum est.
   Ant. 3. Je louerai Ton nom, Seigneur, car il est bon.
Psalmus 51
Psaume 51
Contra calumniatorem
Contre les calomniateurs
Qui gloriatur, in Domino glorietur (I Cor 1,31).
Que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur
   Quid gloriáris in malítia, * qui potens es iniquitáte?
   Pourquoi te glorifies-tu dans le mal, toi qui est vaillant pour commettre l'iniquité?
   Tota die insídias cogitásti; * lingua tua sicut novácula acúta, qui facis dolum.
   Tout le jour ta langue a médité l'injustice; comme un rasoir affilé tu pratiques la tromperie.
   Dilexísti malítiam super benignitátem, mendácium magis quam loqui æquitátem. * Dilexísti ómnia verba perditiónis, lingua dolósa.
   Tu as plus aimé la malice que la bonté, l'iniquité plus que les paroles de justice. Tu as aimé toutes les paroles de ruine, ô langue trompeuse.
   Proptérea Deus déstruet te in finem; evéllet te et emigrábit te de tabernáculo * et radícem tuam de terra vivéntium.
   C'est pourquoi Dieu te détruira pour toujours; Il t'arrachera et te fera sortir de ta tente, et Il enlèvera ta racine de la terre des vivants.
   Vidébunt iústi et timébunt * et super eum ridébunt:
   Les justes le verront, et craindront; et ils se riront de lui, en disant:
   “Ecce homo, qui non pósuit Deum refúgium suum, sed sperávit in multitúdine divitiárum suárum * et præváluit in insídiis suis.”
   Voilà l'homme qui n'a point pris Dieu pour son protecteur, mais qui s'est confié dans la multitude de ses richesses, et qui s'est prévalu de sa vanité.
   Ego autem sicut virens olíva in domo Dei. Sperávi in misericórdia Dei * in ætérnum et in sǽculum sǽculi.
   Mais moi, je suis comme un olivier fertile dans la maison de Dieu. * J'espère en la miséricorde de Dieu éternellement et à jamais.
   Confitébor tibi in sǽculum, quia fecísti; et exspectábo nomen tuum, quóniam bonum est; * in conspéctu sanctórum tuórum
   Je Te louerai sans fin, parce que Tu as fait cela; et j'attendrai Ton Nom, parce qu'il est bon, en présence de Tes saints.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Expectao nomen tuum, Domíne, quóniam bonum est.
   Ant. Je louerai Ton nom, Seigneur, car il est bon.
   v. In resurrectióne tua, Christe, allelúia. r. Cæli et terra læténtur, alleluia.
   v. Pour Ta résurrection, ô Christ, alléluia. r. Que les cieux et la terre se réjouissent, alléluia.
In primo nocturno, anno II
Premier nocturne, année II
De Actibus Apostolórum 6, 1-15
Du livre des Actes des Apôtres
   In diébus autem illis, crescénte número discipulórum, factus est murmur Græcórum advérsus Hebræos, eo quod neglegeréntur in ministério cotidiáno víduæ eórum.
   En ces jours-là, comme le nombre des disciples augmentait,il y eut des murmures chez les Hellénistes contre les Hébreux. Dans le service quotidien, disaient-ils, on négligeait leurs veuves.
   Convocántes Duódecim multitúdinem discipulórum, dixérunt: «Non est æquum nos derelinquéntes verbum Dei ministráre mensis; consideráte vero, fratres, viros ex vobis boni testimónii septem plenos Spíritu et sapiéntia, quos constituémus super hoc opus; nos vero oratióni et ministério verbi instántes érimus.»
   Les Douze convoquèrent l'assemblée des disciples et leur dirent: « Il ne sied pas que nous délaissions la parole de Dieu pour servir aux tables. Cherchez plutôt parmi vous, frères, sept hommes de bonne réputation, remplis de l'Esprit et de sagesse, et nous les préposerons à cet office; quant à nous, nous resterons assidus à la prière et au service de la parole. »
   Et plácuit sermo coram omni multitúdine, et elegérunt Stéphanum, virum plenum fide et Spíritu Sancto, et Philíppum et Próchorum et Nicánorem et Timónem et Pármenam et Nicoláum prosélytum Antiochénum, quos statuérunt ante conspéctum apostolórum, et orántes imposuérunt eis manus. Et verbum Dei crescébat, et multiplicabátur númerus discipulórum in Ierúsalem valde; multa étiam turba sacerdótum obœdiébat fídei.
   La proposition plut à toute l'assemblée, et l'on choisit Étienne, homme rempli de foi et de l'Esprit Saint, Philippe, Prochore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, prosélyte d'Antioche. On les présenta aux apôtres et, après avoir prié, ils leur imposèrent les mains. Et la parole du Seigneur croissait; le nombre des disciples augmentait considérablement à Jérusalem, et une multitude de prêtres obéissaient à la foi.
   Stéphanus autem plenus grátia et virtúte faciébat prodígia et signa magna in pópulo. Surrexérunt autem quidam de synagóga quæ appellátur Libertinórum et Cyrenénsium et Alexandrinórum et eórum qui erant a Cilícia et Asia, disputántes cum Stéphano, et non póterant resístere sapiéntiæ et Spirítui quo loquebátur. Tunc submisérunt viros qui dícerent: «Audívimus eum dicéntem verba blasphéma in Móysen et Deum»; et commovérunt plebem et senióres et scribas, et concurréntes rapuérunt eum et adduxérunt in concílium et statuérunt testes falsos dicéntes: «Homo iste non cessat loqui verba advérsus locum sanctum et legem; audívimus enim eum dicéntem quóniam Iesus Nazarénus hic déstruet locum istum et mutábit consuetúdines quas trádidit nobis Móyses.» Et intuéntes eum omnes qui sedébant in concílio, vidérunt fáciem eius tamquam fáciem ángeli.
   Étienne, rempli de grâce et de puissance, opérait de grands prodiges et signes parmi le peuple. Alors intervinrent des gens de la synagogue dite des Affranchis, des Cyrénéens, des Alexandrins et d'autres de Cilicie et d'Asie. Ils se mirent à discuter avec Étienne, mais ils n'étaient pas de force à tenir tête à la sagesse et à l'Esprit qui le faisaient parler. Ils soudoyèrent alors des hommes pour dire: « Nous l'avons entendu prononcer des paroles blasphématoires contre Moïse et contre Dieu. » Ils ameutèrent ainsi le peuple, les anciens et les scribes, puis, survenant à l'improviste, ils s'emparèrent de lui et l'emmenèrent devant le Sanhédrin. Là ils produisirent des faux témoins qui déclarèrent: « Cet individu ne cesse pas de tenir des propos contre ce saint Lieu et contre la Loi. Nous l'avons entendu dire que Jésus, ce Nazôréen, détruira ce Lieu-ci et changera les usages que Moïse nous a légués. » Or, tous ceux qui siégeaient au Sanhédrin avaient les yeux fixés sur lui, et son visage leur apparut semblable à celui d'un ange.
   r. Stéphanus autem, plenus grátia et fortitúdine, * Faciébat signa magna et prodígia in pópulo, allelúia, allelúia. v. Stéphanus vidit cælos apértos, vidit et introívit. * Faciébat. v. Glória Patri. * Faciébat.
   r. Plein de la grâce et de la puissance de Dieu, * Le bienheureux Étienne accomplissait parmi le peuple des prodiges et des signes éclatants, alléluia, alléluia! v. Étienne vit les cieux ouverts: il vit et pénétra. * Le bienheureux. v. Gloire au Père. * Le bienheureux.
In secundo nocturno, anno II
Deuxième nocturne, année II
Ex Sermónibus sancti Augustíni epíscopi (Sermo Guelferbytanus 16, 1-2: PLS 2, 579-580)
Sermon de saint Augustin
   Ecce Dóminus íterum post resurrectiónem ápparens discípulis intérrogat apóstolum Petrum; et compéllit ter confitéri amórem, qui ter negáverat per timórem. Resurréxit carne Christus, et spíritu Petrus; quia cum morerétur patiéndo Christus, mórtuus erat negándo Petrus. Resuscitátur a mórtuis Dóminus Christus; resuscitávit de amóre suo Petrum. Interrogávit confiténtis amórem, et ei oves suas commendávit. Quid enim Petrus præstáret Christo, in eo quod amábat Christum? Si amet te Christus, tibi prodest, non Christo; et si ames Christum, tibi prodest, non Christo. Volens tamen Dóminus Christus osténdere, ubi hómines débeant osténdere quia amant Christum, in suis óvibus commendávit, satis evidénter apéruit: Amas me? Amo. Pasce oves meas. Amémus nos, et Christum amámus.
   Voici que de nouveau le Seigneur apparaît à ses disciples après sa résurrection ; il interroge Pierre et il oblige à affirmer trois fois son amour celui qui par peur l'avait renié trois fois. Le Seigneur est ressuscité dans la chair, Pierre dans l'esprit ; car tandis que le Christ mourait en souffrant, Pierre était mort en reniant. Le Seigneur Christ ressuscite d'entre les morts ; il ressuscita Pierre de son amour. Il l'interrogea sur son amour et il lui confia ses brebis. Mais que procurait Pierre au Christ du fait qu'il aimait le Christ ? Si le Christ t'aime, c'est profit pour toi non pour le Christ ; et si tu aimes le Christ c'est profit pour toi, non pour le Christ. Cependant le Seigneur Christ voulait montrer comment les hommes doivent montrer qu'ils aiment le Christ : il l'a fait clairement en mentionnant ses brebis : M'aimes-tu ? Je t'aime. Pais mes brebis. Aimons-nous et nous aimons le Christ.
   Si fratrem quem vides non díligis, Deum quem non vides quómodo dilígere potes? Amándo oves, osténde amórem habére pastóris; nam et ipsæ oves membra sunt pastóris. Ut membra eius essent oves, ovis esse dignátus est; ut membra eius essent oves, sicut ovis ad immolándum ductus est: ut membra eius essent oves de illo dictum est: Ecce agnus Dei, ecce qui tollit peccáta mundi. Sed magna in isto agno fortitúdo. Vis nosse quanta appáruit in isto agno fortitúdo? Crucifíxus est agnus, et victus est leo. Vidéte et consideráte qua virtúte Dóminus Christus mundum regit, qui morte sua diábolum vicit.
   Si tu n'aimes pas ton frère que tu vois, comment peux-tu aimer Dieu que tu ne vois pas ? En aimant les brebis montre que tu as l'amour du pasteur ; car les brebis elles-mêmes sont les membres du pasteur. Pour que les brebis puissent être ses membres il a daigné être brebis ; pour que les brebis soient ses membres il a été conduit à l'immolation comme une brebis ; pour que les brebis soient ses membres, il a été dit de lui : Voici l'agneau de Dieu, voici celui qui ôte le péché du monde. Mais il y a une grande force dans cet agneau. Veux-tu savoir quelle force s'est révélée dans cet agneau ? L'agneau a été crucifié et le lion a été vaincu. Voyez et considérez avec quelle force le Seigneur Christ gouverne le monde lui qui par sa mort a vaincu le diable.
   Amémus ergo illum, nihil nobis sit eo cárius. Putátis ergo quia nos non intérrogat Dóminus? Petrus solus méruit interrogári, et non nos? Quando illa léctio légitur, unusquísque christiánus interrogátur in corde suo. Quando ergo audis Dóminum dicéntem: Petre, amas me? spéculum puta et atténde ibi te. Nam quid áliud ipse Petrus quam figúram gerébat Ecclésiæ? Dóminus ergo quando Petrum interrogábat, nos interrogábat, Ecclésiam interrogábat.
   Aimons-le donc, n'ayons rien de plus cher que lui. Croyez-vous donc que le Seigneur ne nous interroge pas ? Pierre fut-il le seul à être interrogé et pas nous ? Quand on lit ce passage chaque chrétien est interrogé dans son coeur. Quand tu entends le Seigneur dire : Pierre, m'aimes-tu ? Prends-le comme un miroir et là regarde-toi. Car Pierre lui-même était-il autre chose que la figure de l'Église ? Aussi quand le Seigneur interrogeait Pierre, c'est nous qu'il interrogeait, c'est l'Église qu'il interrogeait.
   r. Audívi vocem de cælo tamquam vocem tonítrui magni, allelúia: * Regnábit Deus noster in ætérnum, allelúia, quia facta est salus et virtus et potéstas Christi eius, allelúia, allelúia. v. Vidi ángelum Dei volántem per médium cæli, voce magna clamántem et dicéntem: * Regnábit. v. Glória Patri. * Regnábit.
   r. J'entendis une voix venant du ciel comme celle d'un grand coup de tonnerre, alléluia: * Le Seigneur notre Dieu a pris possession de sa royauté pour toujours, alléluia, car voici maintenant le salut, la puissance et le pouvoir de son Christ, alléluia, alléluia! v. Je vis un ange de Dieu qui volait au zénith; il proclamait d'une voix forte: * Le Seigneur. v. Gloire au Père. * Le.
   
   Orémus.
   Prions.
   Annua recoléntes mystéria, quibus per renovátam oríginis dignitátem humána substántia spem resurrectiónis accépit, cleméntiam tuam, Dómine, supplíciter exorámus, * ut, quod fide recólimus, perpétua dilectióne capiámus. Per Dóminum.
   Célébrant à nouveau chaque année les mystères par lesquels la nature humaine, rétablie dans sa dignité d'origine, reçoit l'espérance de la résurrection, nous implorons humblement Ta bienveillance, Seigneur, pour que nous recevions dans un amour éternel ce que nous célébrons dans la foi.
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(c3) BE(e)ne(g)di(h)cá(i)mus(i) Dó(hi/ji/ig/ivHGFEfgf)mi(f)no.(e) r/.(::) De(eg!hwi)o(hi/ji/ig/ivHGFE) grá(fgf)ti(f)as.(e) (::)
   v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
   v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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