Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
   v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
Hymnus
Hymne
Lætáre, cælum, désuper, appláude, tellus ac mare: Christus resúrgens post crucem vitam dedit mortálibus.
Joie dans le ciel, terre et mer, applaudissez. Ressuscité après la croix, le Christ rend la vie aux mortels.
Iam tempus accéptum redit, dies salútis cérnitur, quo mundus Agni sánguine refúlsit a calígine.
Oui, voici le temps favorable, l'aurore du jour du salut ; par le sang de l'Agneau, le monde resplendit au sortir des ténèbres.
Mors illa, mortis pássio, est críminis remíssio; illæ ́ sa virtus pérmanet, victus dedit victóriam.
Cette mort, cette agonie, c'est la rémission du péché ; la force demeure intacte, le vaincu a donné la victoire.
Nostræ fuit gustus spei hic, ut fidéles créderent se posse post resúrgere, vitam beátam súmere.
Nous goûtons l'espérance que, comme le croient les fidèles, nous pourrons ressusciter après la mort et trouver la vie bienheureuse.
Nunc ergo pascha cándidum causa bonórum tálium colámus omnes strénue tanto repléti múnere.
Honorons tous avec ferveur le jour radieux de Pâques, source de ces biens si précieux dont nous sommes comblés.
Esto perénne méntibus paschále, Iesu, gáudium, et nos renátos grátiæ tuis triúmphis ággrega.
Demeure, ô Jésus, pour les âmes, la joie pascale à tout jamais. À la grâce, nous renaissons ; dans Ton triomphe entraîne-nous.
Iesu, tibi sit glória, qui morte victa prǽnites, cum Patre et almo Spíritu, in sempitérna sǽcula. Amen.
À Toi, Jésus, soit la louange, glorieux vainqueur de la mort louange au Père et à l'Esprit à travers les siècles sans fin.
annotation: Cc2;
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(c3) NE(h) in(h) i(hg)ra(f) tu(h)a(h) *(,) ár(h)gu(h)as(h) me,(i) Dó(i)mi(h)ne.(h) (::)
E(h) u(h) o(f) u(h) a(i) e.(h) (::)
   Ant. 1. Ne in ira tua corrípias me, Dómine.
   Ant. 1. Ne me reprends pas dans Ta colère, Seigneur.
Psalmus 37 (38)
Psaume 37
Obsecratio peccatoris in extremo periculo constituti
Obsécration du pécheur alors qu'il est en extrême danger
Stabant omnes noti eius a longe (Lc 23, 49).
Tous ceux de Sa connaissance se tenaient loin.
I
I
   Dómine, ne in furóre tuo árguas me * neque in ira tua corrípias me,
   Seigneur, ne me reprends dans Ta fureur, et ne me punis pas dans Ta colère,
   quóniam sagíttæ tuæ infíxæ sunt mihi, * et descéndit super me manus tua.
   car j'ai été transpercé de Tes flèches, et Tu as appesanti sur moi Ta main.
   Non est sánitas in carne mea a fácie indignatiónis tuæ, * non est pax óssibus meis a fácie peccatórum meórum.
   Il n'est rien resté de sain dans ma chair à la vue de Ta colère; il n'y a plus de paix dans mes os à la vue de mes péchés.
   Quóniam iniquitátes meæ supergréssæ sunt caput meum * et sicut onus grave gravant me nimis.
   Car mes iniquités se sont élevés au-dessus de ma tête, et comme un lourd fardeau elles se sont appesanties sur moi.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c3) a/. Ne(h) in(h) i(hg)ra(f) tu(h)a(h) (,) ár(h)gu(h)as(h) me,(i) Dó(i)mi(h)ne.(h)
(::)
   Ant. Ne in ira tua corrípias me, Dómine.
   Ant. Ne me reprends pas dans Ta colère, Seigneur.
annotation: 2*a;
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(c3) CON(e)fun(f)dán(hi)tur(iio) *(,) et(h) re(i)ve(j)re(ih)án(i)tur,(i) (;) qui(i) quæ(f)runt(i) á(h)ni(g)mam(f) me(fe)am,(f) (,) ut(e) áu(de)fe(f)rant(h>) e(f)am.(f) (::)
E(i) u(h) o(i) u(j) a(h) e.(f) (::)
   Ant. 2. Confundántur et revertántur, qui quærunt ánimam meam, ut áuferant eam.
   Ant. 2. Qu’ils soient confondus et reculés, ceux qui cherchent à ravir mon âme.
II
II
   Putruérunt et corrúpti sunt livóres mei * a fácie insipiéntiæ meæ.
   Mes plaies ont été remplies de corruption et de pourriture, par l'effet de ma folie.
   Inclinátus sum et incurvátus nimis; * tota die contristátus ingrediébar.
   Je suis devenu misérable, et continuellement tout courbé; je marchais triste tout le jour.
   Quóniam lumbi mei impléti sunt ardóribus, * et non est sánitas in carne mea.
   Car mes reins ont été remplis d'illusions, et il n'y a rien de sain dans ma chair.
   Afflíctus sum et humiliátus sum nimis, * rugiébam a gémitu cordis mei.
   J'ai été affligé et humilié outre mesure, et le gémissement de mon coeur m'arrachait des rugissements.
   Dómine, ante te omne desidérium meum, * et gémitus meus a te non est abscónditus.
   Seigneur, tout mon désir est devant Toi, et mon gémissement ne T'est point caché.
   Palpitávit cor meum, derelíquit me virtus mea, * et lumen oculórum meórum, et ipsum non est mecum.
   Mon coeur est troublé, ma force m'a quitté, et la lumière même de mes yeux n'est plus avec moi.
   Amíci mei et próximi mei procul a plaga mea stetérunt, * et propínqui mei de longe stetérunt.
   Mes amis et mes proches se sont avancés jusqu'à moi, et se sont arrêtés. Ceux qui étaient près de moi se sont arrêtés à distance.
   Et láqueos posuérunt, qui quærébant ánimam meam; et, qui requirébant mala mihi, locúti sunt insídias * et dolos tota die meditabántur.
   Et ceux qui en voulaient à ma vie usaient de violence. Ceux qui cherchaient à me faire du mal ont proféré des mensonges, et tout le jour ils méditaient la tromperie.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c3) a/. Con(e)fun(f)dán(hi)tur(iio) (,) et(h) re(i)ve(j)re(ih)án(i)tur,(i) (;) qui(i) quæ(f)runt(i) á(h)ni(g)mam(f) me(fe)am,(f) (,) ut(e) áu(de)fe(f)rant(h>) e(f)am.(f)
(::)
   Ant. Confundántur et revertántur, qui quærunt ánimam meam, ut áuferant eam.
   Ant. Qu’ils soient confondus et reculés, ceux qui cherchent à ravir mon âme.
annotation: 8g;
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(c4) NE(g) de(g)re(h)lín(j)quas(j) me,(j) *() Dó(j)mi(j)ne(j) De(j)us(j) me(j)us,(j) (,) ne(j) di(j)scé(ih)das(ih) a(g) me.(g) (::)
E(j) u(j) o(i) u(j) a(h) e.(g) (::)
   Ant. 3. Ne derelínquas me, Domíne Deus meus, ne discédas a me.
   Ant. 3. Ne me laisse point, Seigneur mon Dieu, et ne Te sépare point de moi.
III
III
   Ego autem tamquam surdus non audiébam * et sicut mutus non apériens os suum;
   Mais moi, comme si j'eusse été sourd, je n'entendais pas; et comme si j'eusse été muet, je n'ouvrais pas la bouche.
   et factus sum sicut homo non áudiens * et non habens in ore suo redargutiónes.
   Je suis devenu comme un homme qui n'entend pas, et qui n'a pas de répliques dans sa bouche.
   Quóniam in te, Dómine, sperávi, * tu exáudies, Dómine Deus meus.
   Car c'est en Toi, Seigneur, que j'ai espéré; Tu m'exauceras, Seigneur mon Dieu.
   Quia dixi: « Ne quándo supergáudeant mihi; * dum commovéntur pedes mei, magnificántur super me ».
   Car j'ai dit: Que mes ennemis ne se réjouissent pas à mon sujet, eux qui, ayant vu mes pieds ébranlés, ont parlé insolemment de moi.
   Quóniam ego in lapsum parátus sum, * et dolor meus in conspéctu meo semper.
   Car je suis préparé aux châtiments, et ma douleur est toujours devant mes yeux.
   Quóniam iniquitátem meam annuntiábo * et sollícitus sum de peccáto meo.
   Car je proclamerai mon iniquité, et je serai toujours occupé de la pensée de mon péché.
   Inimíci autem mei vivunt et confirmáti sunt; * et multiplicáti sunt, qui odérunt me iníque.
   Cependant mes ennemis vivent, et sont devenus plus puissants que moi, et ceux qui me haïssent injustement se sont multipliés.
   Retribuéntes mala pro bonis detrahébant mihi, * pro eo quod sequébar bonitátem.
   Ceux qui rendent le mal pour le bien me décriaient, parce que je m'attachais au bien.
   Ne derelínquas me, Dómine; * Deus meus, ne discésseris a me.
   Ne m'abandonne pas, Seigneur mon Dieu; ne T'éloigne pas de moi.
   Festína in adiutórium meum, * Dómine, salus mea.
   Hâte-Toi de me secourir, Seigneur, Dieu de mon salut.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Ne(g) de(g)re(h)lín(j)quas(j) me,(j) () Dó(j)mi(j)ne(j) De(j)us(j) me(j)us,(j) (,) ne(j) di(j)scé(ih)das(ih) a(g) me.(g)
(::)
   Ant. Ne derelínquas me, Domíne Deus meus, ne discédas a me.
   Ant. Ne me laisse point, Seigneur mon Dieu, et ne Te sépare point de moi.
v. Mórtuus est propter delícta nostra, allelúia. r. Et resurréxit propter iustificatiónem nostram, allelúia.
v. Il est mort à cause de nos péchés, alléluia. r. Il est ressuscité pour notre justification, alléluia.
In primo nocturno, anno II
Premier nocturne, année II
De Actibus Apostolórum 7, 17-43
Du livre des Actes des Apôtres
   Stéphanus ait: «Cum appropinquáret tempus repromissiónis quam conféssus erat Deus Abrahæ, crevit pópulus et multiplicátus est in Ægýpto, quoadúsque surréxit rex álius super Ægýpto qui non sciébat Ioseph. Hic circumvéniens genus nostrum, afflíxit patres ut expónerent infántes suos, ne vivi servaréntur. Eódem témpore natus est Móyses et erat formósus coram Deo; qui nutrítus est tribus ménsibus in domo patris. Expósito autem illo, sústulit eum fília pharaónis et enutrívit eum sibi in fílium; et erudítus est Móyses in omni sapiéntia Ægyptiórum et erat potens in verbis et in opéribus suis. Cum autem implerétur ei quadragínta annórum tempus, ascéndit in cor eius, ut visitáret fratres suos fílios Israel. Et cum vidísset quendam iniúriam patiéntem, vindicávit et fecit ultiónem ei qui opprimebátur, percússo Ægýptio. Existimábat autem intellégere fratres quóniam Deus per manum ipsíus daret salútem illis, at illi non intellexérunt. Atque sequénti die appáruit illis litigántibus et reconciliábat eos in pacem dicens: "Viri, fratres estis; ut quid nocétis altérutrum?" Qui autem iniúriam faciébat próximo, réppulit eum dicens:Quis te constítuit príncipem et iúdicem super nos? Numquid interfícere me tu vis, quemádmodum interfecísti heri Ægýptium? Fugit autem Móyses propter verbum istud et factus est ádvena in terra Mádian, ubi generávit fílios duos.»
   Étienne disait: « Comme approchait le temps où devait s'accomplir la promesse que Dieu avait faite solennellement à Abraham, le peuple s'accrut et se multiplia en Égypte, jusqu'à l'avènement d'un nouveau roi qui ne se souvint pas de Joseph. Usant d'astuce envers notre race, ce roi maltraita nos pères, jusqu'à leur faire exposer leurs nouveau-nés pour qu'ils ne puissent pas vivre. C'est à ce moment que naquit Moïse, qui était beau devant Dieu. Il fut nourri trois mois dans la maison de son père; puis, comme il avait été exposé, la fille de Pharaon le recueillit et l'éleva comme son propre fils. Ainsi Moïse fut-il instruit dans toute la sagesse des Égyptiens, et il était puissant en paroles et en œuvres. Comme il atteignait la quarantaine, la pensée lui vint de visiter ses frères, les Israélites. Voyant maltraiter l'un d'eux, il prit sa défense et vengea l'opprimé en tuant l'Égyptien. Ses frères, supposait-il, comprendraient que c'était Dieu qui, par sa main, leur apportait le salut; mais ils ne le comprirent pas. Le lendemain, il en aperçut qui se battaient, et il voulut les remettre d'accord. Mes amis, leur dit-il, vous êtes frères: pourquoi vous maltraiter l'un l'autre? Alors celui qui maltraitait son compagnon le repoussa en disant: Qui t'a établi chef et juge sur nous? Voudrais-tu me tuer comme hier tu as tué l'Égyptien? À ces mots, Moïse s'enfuit et alla se réfugier au pays de Madian, où il eut deux fils. »
   Stéphanus ait: «Et explétis annis quadragínta, appáruit Móysi illi in desérto montis Sínai ángelus in ignis flamma rubi. Ille autem videns admirabátur visum; accedénte autem illo, ut consideráret, facta est vox Dómini: Ego Deus patrum tuórum, Deus Abraham et Isaac et Iacob. Tremefáctus autem Móyses non audébat consideráre. Dixit autem illi Dóminus: Solve calceaméntum pedum tuórum; locus enim, in quo stas, terra sancta est. Videns vidi afflictiónem pópuli mei qui est in Ægýpto, et gémitum eórum audívi et descéndi liberáre eos; et nunc veni, mittam te in Ægýptum.
   Étienne disait: « Au bout de quarante ans, un ange apparut à Moïse au désert du mont Sinaï, dans la flamme d'un buisson en feu. Celui-ci était étonné à la vue de cette apparition. Comme il s'avançait pour mieux voir, la voix du Seigneur se fit entendre: Je suis le Dieu de tes pères, le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. Tout tremblant, Moïse n'osait regarder. Alors le Seigneur lui dit: Ote les sandales de tes pieds, car l'endroit où tu te tiens est une terre sainte. Oui, j'ai vu l'affliction de mon peuple en Égypte, j'ai entendu son gémissement et je suis descendu pour le délivrer. Viens donc, que je t'envoie en Égypte.
   Hunc Móysen, quem negavérunt dicéntes: Quis te constítuit príncipem et iúdicem?, hunc Deus et príncipem et redemptórem misit cum manu ángeli qui appáruit illi in rubo. Hic edúxit illos fáciens prodígia et signa in terra Ægýpti et in Rubro mari et in desérto annis quadragínta. Hic est Móyses, qui dixit fíliis Israel: Prophétam vobis suscitábit Deus de frátribus vestris tamquam me. Hic est qui fuit in ecclésia in solitúdine cum ángelo, qui loquebátur ei in monte Sínai et cum pátribus nostris, qui accépit verba viva dare nobis, cui noluérunt obœdíre patres nostri, sed reppulérunt et avérsi sunt in córdibus suis in Ægýptum dicéntes ad Aaron: Fac nobis deos qui præcédant nos; Móyses enim hic qui edúxit nos de terra Ægýpti, nescímus quid factum sit ei. Et vítulum fecérunt in illis diébus et obtulérunt hóstiam simulácro et lætabántur in opéribus mánuum suárum. Convértit autem Deus et trádidit eos servíre milítiæ cæli, sicut scriptum est in libro Prophetárum: Numquid víctimas et hóstias obtulístis mihi annis quadragínta in desérto, domus Israel? Et suscepístis tabernáculum Moloch et sidus dei vestri Rhæphan, figúras quas fecístis ad adorándum eas. Et tránsferam vos trans Babylónem.»
   Ce Moïse qu'ils avaient renié en disant: Qui t'a établi chef et juge? Voici que Dieu le leur envoyait comme chef et rédempteur, par l'entremise de l'ange qui lui était apparu dans le buisson. C'est lui qui les fit sortir, en opérant prodiges et signes au pays d'Égypte, à la mer Rouge et au désert pendant quarante ans. C'est lui, Moïse, qui dit aux Israélites: Dieu vous suscitera d'entre vos frères un prophète comme moi. C'est lui qui, lors de l'assemblée au désert, était avec l'ange qui lui parlait sur le mont Sinaï, tout en restant avec nos pères, lui qui reçut les paroles de vie pour nous les donner. Voilà celui à qui nos pères refusèrent d'obéir. Bien plus, ils le repoussèrent et, retournant de cœur en Égypte, ils dirent à Aaron: Fais-nous des dieux qui marchent devant nous; car ce Moïse qui nous a fait sortir du pays d'Égypte, nous ne savons ce qui lui est arrivé. Ils fabriquèrent un veau en ces jours-là et offrirent un sacrifice à l'idole, et ils célébraient joyeusement l'œuvre de leurs mains. Alors Dieu se détourna d'eux et les livra au culte de l'armée du ciel, ainsi qu'il est écrit au livre des Prophètes: M'avez-vous donc offert victimes et sacrifices, pendant quarante ans au désert, maison d'Israël? Mais vous avez porté la tente de Moloch et l'étoile du dieu Rephân, les figures que vous aviez faites pour les adorer; aussi vous déporterai-je par-delà Babylone. »
   r. Impetum fecérunt unánimes in eum; et eiecérunt eum extra civitátem, invocántem et dicéntem: * Dómine Iesu, áccipe spíritum meum, allelúia, allelúia. v. Pósitis autem génibus, Stéphanus orábat dicens: * Dómine Iesu. v. Glória Patri. * Dómine Iesu.
   r. Tous à la fois, ils se précipitèrent sur lui et l'entraînèrent hors de la ville, mais il invoquait le nom de Jésus en disant: * Seigneur Jésus, reçois mon esprit, alléluia, alléluia! v. S'étant mis à genoux, le bienheureux Étienne priait en disant: * Seigneur Jésus. v. Gloire au Père. * Seigneur Jésus.
In secundo nocturno, anno II
Deuxième nocturne, année II
Ex Oratiónibus sancti Theodóri Studítæ abbátis (Orat. 2: PG 99, 691-699)
Homélie de saint Théodore Studite
   O pretiosíssimum donum crucis! Euge, qualis in aspéctu splendor! Non præ se fert spéciem ex bono et malo commíxtam, ut lignum illud in Eden, sed totum pulchrum et speciósum est et visu et gustátu. Est enim lignum, vitam, non mortem, prócreans; illúminans, non obscúrans, introdúcens in Eden, non edúcens; lignum illud in quod Christus, velut rex in quadrígam ascéndens, diábolum, qui mortis poténtiam habébat, pérdidit, humanúmque genus ex tyránni servitúte vindicávit. Lignum illud in quo Dóminus, tamquam præstantíssimus pugnátor, in prlio mánibus, pédibus, divinóque látere vulnerátus, male factórum vibíces curávit, natúram vidélicet nostram a pernicióso dracóne sauciátam.
   Quel don infiniment précieux que la croix! Oui, comme sa vue est belle! La beauté qu'elle nous présente n'est pas mêlée de mal et de bien, comme jadis l'arbre du jardin d'Éden. Elle est tout entière admirable et belle à voir et à partager. En effet, c'est un arbre qui donne la vie et non la mort; la lumière et non l'aveuglement. Elle fait entrer dans l'Éden, elle n'en fait pas sortir. Cet arbre sur lequel le Christ est monté, comme un roi sur son char de triomphe, a perdu le diable qui avait le pouvoir de la mort, en délivrant le genre humain de l'esclavage du tyran. C'est sur cet arbre que le Seigneur, comme un combattant d'élite, blessé aux mains, aux pieds et à son côté divin, a guéri les cicatrices du péché, c'est-à-dire notre nature blessée par le dragon mauvais.
   Huius ligni figúræ dumtáxat et præsignificatiónes, iam inde ab exórdio mundi rerum máxime mirabílium notæ fuérunt et índices. Vide enim quisquis sciéndi desidério tenéris. Nonne Nœ exíguo ligno cum fíliis et uxóribus et cum omnis géneris animálibus, dilúvii exítium divíno decréto effúgit? Quid vero rursus virga Móysis? Nonne figúra crucis? Nunc quidem aquam in sánguinem transmútans, nunc fictícios serpéntes magórum dévorans, modo ictu et impúlsu suo mare dívidens, iam cursu convérso maris undas redúcens hostésque submérgens; eos vero, qui legítimus pópulus erat, consérvans. Talis fuit étiam virga Aarónica, crucis figúra, eódem die frondéscens, legitimúmque sacerdótem demónstrans. Hanc enim prænotávit Abraham, cum fílium colligátum lignórum strui impósuit.
   Les préfigurations de ce bois n'ont été depuis toujours que les principaux indices de ces merveilles. Regarde, en effet, toi qui veux t'instuire. Est-ce que Noé sur un peu de bois n'a pas échappé, par un décret divin, avec ses fils et leurs épouses et avec les animaux de tout genre, à l'extermination du déluge? Qu'en est-il encore du bâton de Moïse? N'est-ce pas une figure de la croix? Tantôt il change l'eau en sang, tantôt il dévore les serpents fallacieux des magiciens; ensuite, en frappant la mer, il la divise; puis, en faisant revenir les eaux en arrière, il engloutit les ennemis en sauvant le peuple de Dieu. Tel fut aussi le bâton d'Aaron, préfiguration de la croix, qui le même jour a fleuri et désigné le grand prêtre légitime. C'est encore la croix qu'Abraham annonça, lorsqu'après avoir lié son fils Isaac, il le plaça sur le bois du bûcher.
   Cruce mors necáta est, Adámque vitæ restitútus. Cruce gloriátus est quílibet apóstolus, et omnis martyr coronátus omnísque sanctus sanctificátus. Cruce Christum indúimus, veterémque hóminem exúimus. Cruce in unum ovíle, oves Christi, collécti et ad supérnas caulas destináti sumus.
   C'est par la croix que la mort a été tuée, et Adam rendu à la vie. C'est par la croix que tous les apôtres ont été glorifiés, tous les martyrs couronnés, tous les saints sanctifiés. C'est par la croix que nous avons revêtu le Christ et dépouillé l'homme ancien. C'est par la croix que nous avons été ramenés comme des brebis du Christ, et que nous sommes rassemblés dans la bergerie d'en-haut.
   r. Cándidi facti sunt Nazari eius, allelúia; splendórem Deo dedérunt, allelúia; * Et sicut lac coaguláti sunt, allelúia, allelúia. v. In omnem terram exívit sonus eórum et in fines orbis terræ verba eórum. * Et sicut lac. v. Glória Patri. * Et sicut lac.
   r. Les consacrés du Très-Haut rayonnent de blancheur, alléluia; ils glorifient Dieu, reflétant sa splendeur, alléluia; * Ils se rassemblent, comme du lait qui prend en masse, alléluia, alléluia! v. Sur toute la terre en paraît le message et la nouvelle, aux limites du monde. * Ils se rassemblent. v. Gloire au Père. * Ils se rassemblent.
   
   Orémus.
   Prions.
   Deus, qui pro nobis Fílium tuum crucis patíbulum subíre voluísti, ut inimíci a nobis expélleres potestátem, * concéde nobis fámulis tuis, ut resurrectiónis grátiam consequámur. Per Dóminum.
   O Dieu qui a voulu que Ton Fils subît pour nous le gibet de la croix pour enlever à l'ennemi tout pouvoir sur nous, accorde-nous qui sommes Tes serviteurs la grâce de la résurrection.
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(c3) BE(e)ne(g)di(h)cá(i)mus(i) Dó(hi/ji/ig/ivHGFEfgf)mi(f)no.(e) r/.(::) De(eg!hwi)o(hi/ji/ig/ivHGFE) grá(fgf)ti(f)as.(e) (::)
   v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
   v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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