Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
   v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
Hymnus
Hymne
Lætáre, cælum, désuper, appláude, tellus ac mare: Christus resúrgens post crucem vitam dedit mortálibus.
Joie dans le ciel, terre et mer, applaudissez. Ressuscité après la croix, le Christ rend la vie aux mortels.
Iam tempus accéptum redit, dies salútis cérnitur, quo mundus Agni sánguine refúlsit a calígine.
Oui, voici le temps favorable, l'aurore du jour du salut ; par le sang de l'Agneau, le monde resplendit au sortir des ténèbres.
Mors illa, mortis pássio, est críminis remíssio; illæ ́ sa virtus pérmanet, victus dedit victóriam.
Cette mort, cette agonie, c'est la rémission du péché ; la force demeure intacte, le vaincu a donné la victoire.
Nostræ fuit gustus spei hic, ut fidéles créderent se posse post resúrgere, vitam beátam súmere.
Nous goûtons l'espérance que, comme le croient les fidèles, nous pourrons ressusciter après la mort et trouver la vie bienheureuse.
Nunc ergo pascha cándidum causa bonórum tálium colámus omnes strénue tanto repléti múnere.
Honorons tous avec ferveur le jour radieux de Pâques, source de ces biens si précieux dont nous sommes comblés.
Esto perénne méntibus paschále, Iesu, gáudium, et nos renátos grátiæ tuis triúmphis ággrega.
Demeure, ô Jésus, pour les âmes, la joie pascale à tout jamais. À la grâce, nous renaissons ; dans Ton triomphe entraîne-nous.
Iesu, tibi sit glória, qui morte victa prǽnites, cum Patre et almo Spíritu, in sempitérna sǽcula. Amen.
À Toi, Jésus, soit la louange, glorieux vainqueur de la mort louange au Père et à l'Esprit à travers les siècles sans fin.
annotation: E;
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(c4) CLA(h)mor(g) me(h)us(gg) * ad(f) te(g) vé(h)ni(ixi)at(g), De(ixi)us(h) (::) E(h) u(h) o(ixi) u(g) a(ixi) e.(h)
   Ant. 1. Clamor meus ad te véniat, Deus.
   Ant. 1. Que mon cri parvienne jusqu'à Toi, ô Dieu.
Psalmus 101
Psaume 101
Exsulis vota et preces
Vœux et supplications des exilés
Consolatur nos Deus in omni tribulatione nostra (2 Cor I,4).
Dieu nous consolera dans nos tribulations
I
I
   Dómine, exáudi oratiónem meam, * et clamor meus ad te véniat.
   Seigneur, exauce ma prière, et que mon cri aille jusqu’à Toi.
   Non abscóndas fáciem tuam a me; in quacúmque die tríbulor, * inclína ad me aurem tuam.
   Ne détourne pas de moi ton visage; en quelque jour que je sois dans la tribulation, incline vers moi votre oreille.
   In quacúmque die invocávero te, * velóciter exáudi me.
   En quelque jour que je T’invoque, exauce-moi promptement.
   Quia defecérunt sicut fumus dies mei, * et ossa mea sicut crémium aruérunt.
   Car mes jours se sont évanouis comme la fumée, et mes os se sont desséchés comme une broutille.
   Percússum est ut fenum et áruit cor meum, * étenim oblítus sum comédere panem meum.
   J’ai été frappé comme l’herbe, et mon cœur s’est flétri, parce que j’ai oublié de manger mon pain.
   A voce gémitus mei * adhǽsit os meum carni meæ.
   A force de pousser la voix de mes gémissements, mes os se sont attachés à ma peau.
   Símilis factus sum pellicáno solitúdinis, * factus sum sicut nyctícorax in ruínis. Vigilávi * et factus sum sicut passer solitárius in tecto.
   Je suis devenu semblable au pélican du désert; je suis devenu comme le hibou des reines. J’ai veillé, et je suis devenu comme le passereau qui se tient seul sur le toit.
   Tota die exprobrábant mihi inimíci mei, * exardescéntes in me per me iurábant.
   Tout le jour mes ennemis m’outrageaient, et ceux qui me louaient conspiraient contre moi.
   Quia cínerem tamquam panem manducábam * et potum meum cum fletu miscébam,
   Parce que je mangeais de la cendre comme du pain, et que je mêlais mon breuvage avec mes larmes ;
   a fácie iræ et increpatiónis tuæ, * quia élevans allisísti me.
   l’aspect)de Ta colère et de Ton indignation, car après m’avoir élevé Tu m’as écrasé.
   Dies mei sicut umbra declinavérunt, * et ego sicut fenum árui.
   Mes jours se sont évanouis comme l’ombre, et je me suis desséché comme l’herbe.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

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   Ant. Clamor meus ad te véniat, Deus.
   Ant. Que mon cri parvienne jusqu'à Toi, ô Dieu.
annotation: 8g;
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(c4) RÉ(f)spi(fg)ce(ghGF) *() hu(ho)mi(j)li(i)tá(jk)tem(h) me(ji)am,(hi) Dó(hg)mi(fg)ne.(g) (::)
E(j) u(j) o(i) u(j) a(h) e.(g) (::)
   Ant. 2. Réspice humilitátem meam, Dómine.
   Ant. 2. Considère mon humilité, Seigneur.
II
II
   Tu autem, Dómine, in ætérnum pérmanes, * et memoriále tuum in generatiónem et generatiónem.
   Mais Toi, Seigneur, Tu subsistes éternellement, et la mémoire de Ton nom s’étend de race en race.
   Tu exsúrgens miseréberis Sion, quia tempus miseréndi eíus, * quia venit tempus,
   Tu Te lèveras, et Tu auras pitié de Sion, car le temps est venu, le temps d’avoir pitié d’elle, et le temps est venu.
   quóniam placuérunt servis tuis lápides eíus, * et púlveris eíus miseréntur.
   Car ses pierres sont aimées de Tes serviteurs, et sa poussière les attendrit.
   Et timébunt gentes nomen tuum, Dómine, * et omnes reges terræ glóriam tuam,
   Et les nations craindront Ton nom, Seigneur, et tous les rois de la terre Ta gloire,
   quia ædificávit Dóminus Sion * et appáruit in glória sua.
   parce que le Seigneur a bâti Sion, et qu’Il sera vu dans Sa gloire.
   Respéxit in oratiónem ínopum * et non sprevit precem eórum.
   Il a regardé la prière des humbles, et Il n’a point méprisé leur prière.
   Scribántur hæc pro generatióne áltera, * et pópulus, qui creábitur, laudábit Dóminum.
   Que ces choses soient écrites pour la génération future, et le peuple qui sera créé louera le Seigneur
   Quia prospéxit de excélso sanctuário suo, * Dóminus de cælo in terram aspéxit,
   parce qu’Il a regardé du haut de son lieu saint. Le Seigneur a regardé du ciel sur la terre,
   ut audíret gémitus compeditórum, * ut sólveret fílios mortis;
   pour entendre les gémissements des captifs détenus dans les fers, pour délivrer les fils de ceux qui avaient été tués,
   ut annúntient in Sion nomen Dómini * et laudem eíus in Ierusálem,
   afin qu’ils annoncent dans Sion le Nom du Seigneur, et Sa louange dans Jérusalem,
   cum congregáti fúerint pópuli in unum * et regna, ut sérviant Dómino.
   lorsque les peuples et les rois s’assembleront pour servir le Seigneur.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Ré(f)spi(fg)ce(ghGF) () hu(ho)mi(j)li(i)tá(jk)tem(h) me(ji)am,(hi) Dó(hg)mi(fg)ne.(g)
(::)
   Ant. Réspice humilitátem meam, Dómine.
   Ant. Considère mon humilité, Seigneur.
annotation: 1g;
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(c4) IU(d)sti(c) *() con(d)fi(f)te(e)bún(d)tur(d>) nó(fg)mi(h)ni(g) tu(ffg)o,(f) (;) et(f) ha(f)bi(f)tá(fg)bunt(f) re(f)cti(f) cum(ef) vul(g>)tu(fe) tu(d)o.(d) (::)
E(h) u(h) o(g) u(f) a(gh) e.(g) (::)
   Ant. 3. Iusti confitebúntur nómini tuo, et habitábunt recti cum vultu tuo.
   Ant. 3. Les justes loueront Ton nom, et les hommes droits demeureront en Ta présence.
III
III
   Humiliávit in via virtútem meam, * abbreviávit dies meos.
   Il lui dit dans Sa force: Fais-moi connaître le petit nombre de mes jours.
   Dicam: “Deus meus, ne áuferas me in dimídio diérum meórum; * in generatiónem et generatiónem sunt anni tui.
   J'ai dit : mon Dieu, ne me rappelle pas au milieu de mes jours; Tes années durent d’âge en âge.
   Inítio terram fundásti; * et ópera mánuum tuárum sunt cæli.
   Dès le (Au) commencement, Seigneur, Tu as fondé la terre, et les cieux sont l’œuvre de Tes mains.
   Ipsi períbunt, tu autem pérmanes; et omnes sicut vestiméntum veteráscent, et sicut opertórium mutábis eos, et mutabúntur.
   Ils périront, mais Toi, Tu demeuras ; et ils vieilliront tous comme un vêtement. Tu les changeras comme un habit dont on se couvre, et ils seront changés;
   Tu autem idem ipse es, * et anni tui non defícient.
   mais Toi, Tu es toujours le même, et Tes années ne passeront point.
   Fílii servórum tuórum habitábunt, * et semen eórum in conspéctu tuo firmábitur.”
   Les fils de Tes serviteurs auront une demeure permanente, et leur postérité sera ferme à jamais.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Iu(d)sti(c) () con(d)fi(f)te(e)bún(d)tur(d>) nó(fg)mi(h)ni(g) tu(ffg)o,(f) (;) et(f) ha(f)bi(f)tá(fg)bunt(f) re(f)cti(f) cum(ef) vul(g>)tu(fe) tu(d)o.(d)
(::)
   Ant. Iusti confitebúntur nómini tuo, et habitábunt recti cum vultu tuo.
   Ant. Les justes loueront Ton nom, et les hommes droits demeureront en Ta présence.
   v. Surréxit Dóminus de sepúlcro, allelúia. r. Qui pro nobis pepéndit in ligno, allelúia.
   v. Le Seigneur S'est relevé du tombeau, alléluia. r. Lui qui avait pour nous été suspendu à la croix, alléluia.
In primo nocturno, anno II)
Premier nocturne, année II)
De Actibus Apostolórum 13, 14b-43
Du livre des Actes des Apôtres
   Barnabas et Saulus ingréssi synagógam Antiochíæ Pisídiæ die sabbatórum sedérunt. Post lectiónem autem Legis et Prophetárum, misérunt príncipes synagógæ ad eos dicéntes: «Viri fratres, si quis est in vobis sermo exhortatiónis ad plebem, dícite!» Surgens autem Paulus et manu siléntium indícens ait: «Viri Israelítæ et qui timétis Deum, audíte. Deus plebis huius Israel elégit patres nostros et plebem exaltávit, cum essent íncolæ in terra Ægýpti, et in bráchio excélso edúxit eos ex ea et per quadragínta fere annórum tempus mores eórum sustínuit in desérto et déstruens gentes septem in terra Chánaan sorte distríbuit terram eórum, quasi quadringéntos et quinquagínta annos. Et post hæc dedit iúdices usque ad Sámuel prophétam. Et exínde postulavérunt regem, et dedit illis Deus Saul fílium Cis, virum de tribu Béniamin, annis quadragínta. Et amóto illo, suscitávit illis David in regem, cui et testimónium pérhibens dixit: "Invéni David fílium Iesse, virum secúndum cor meum, qui fáciet omnes voluntátes meas". Huius Deus ex sémine secúndum promissiónem edúxit Israel salvatórem Iesum, prædicánte Ioánne ante advéntum eius baptísmum pæniténtiæ omni pópulo Israel. Cum impléret autem Ioánnes cursum suum, dicébat: "Quid me arbitrámini esse? Non sum ego; sed ecce venit post me, cuius non sum dignus calceaménta pedum sólvere".
   Le jour du sabbat, Barnabé et Saul entrèrent à la synagogue d'Antioche de Pisidie et s'assirent. Après la lecture de laLoi et des Prophètes, les chefs de la synagogue leur envoyèrent dire: « Frères, si vous avez quelque parole d'encouragement à dire au peuple, parlez. » Paul alors se leva, fit signe de la main et dit: « Hommes d'Israël, et vous qui craignez Dieu, écoutez. Le Dieu de ce peuple, le Dieu d'Israël élut nos pères et fit grandir ce peuple durant son exil en terre d'Egypte. Puis, en déployant la force de son bras, il les en fit sortir et, durant quarante ans environ, il les entoura de soins au désert. Ensuite, après avoir exterminé sept nations dans la terre de Canaan, il les mit en possession de leur pays: quatre cent cinquante ans environ. Après quoi, il leur donna des juges, jusqu'au prophète Samuel. Par la suite, ils demandèrent un roi, et Dieu leur donna Saül, fils de Cis, de la tribu de Benjamin: quarante ans. Après l'avoir écarté, Dieu suscita pour eux David comme roi. C'est à lui qu'il a rendu ce témoignage: J'ai trouvé David, fils de Jessé, un homme selon mon cœur, qui accomplira toutes mes volontés. C'est de sa descendance que, suivant sa promesse, Dieu a suscité pour Israël Jésus comme Sauveur. Jean, le précurseur, avait préparé son arrivée en proclamant à l'adresse de tout le peuple d'Israël un baptême de repentance. Au moment de terminer sa course, Jean disait: "Celui que vous croyez que je suis, je ne le suis pas; mais voici venir après moi celui dont je ne suis pas digne de délier la sandale."
   Viri fratres, fílii géneris Abraham et qui in vobis timent Deum, nobis verbum salútis huius missum est. Qui enim habitábant Ierúsalem et príncipes eórum, hunc ignorántes et voces Prophetárum, quæ per omne sábbatum legúntur, iudicántes implevérunt, et nullam causam mortis inveniéntes petiérunt a Piláto ut interficerétur; cumque consummássent ómnia quæ de eo scripta erant, deponéntes eum de ligno posuérunt in monuménto. Deus vero suscitávit eum a mórtuis; qui visus est per dies multos his qui simul ascénderant cum eo de Galilæa in Ierúsalem, qui nunc sunt testes eius apud plebem.
   Frères, vous les enfants de la race d'Abraham, et vous ici présents qui craignez Dieu, c'est à vous que ce message de salut a été envoyé. En effet, les habitants de Jérusalem et leurs chefs ont accompli sans le savoir les paroles des prophètes qu'on lit chaque sabbat. Sans trouver en lui aucun motif de mort, ils l'ont condamné et ont demandé à Pilate de le faire périr. Et lorsqu'ils eurent accompli tout ce qui était écrit de lui, ils le descendirent du gibet et le mirent au tombeau. Mais Dieu l'a ressuscité; pendant de nombreux jours, il est apparu à ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, ceux-là mêmes qui sont maintenant ses témoins auprès du peuple.
   Et nos vobis evangelizámus eam quæ ad patres promíssio facta est, quóniam hanc Deus adimplévit fíliis eórum, nobis resúscitans Iesum, sicut et in Psalmo secúndo scriptum est: Fílius meus es tu; ego hódie génui te. Quod autem suscitáverit eum a mórtuis, ámplius iam non reversúrum in corruptiónem, ita dixit: Dabo vobis sancta David fidélia. Ideóque et in álio dicit: Non dabis Sanctum tuum vidére corruptiónem. David enim sua generatióne cum administrásset voluntáti Dei, dormívit et appósitus est ad patres suos et vidit corruptiónem; quem vero Deus suscitávit, non vidit corruptiónem. Notum ígitur sit vobis, viri fratres, quia per hunc vobis remíssio peccatórum annuntiátur; ab ómnibus, quibus non potuístis in lege Móysi iustificári, in hoc omnis qui credit, iustificátur. Vidéte ergo, ne supervéniat quod dictum est in Prophétis: Vidéte, contemptóres, et admirámini et disperdímini, quia opus óperor ego in diébus vestris, opus quod non credétis, si quis enarráverit vobis!» Exeúntibus autem illis, rogábant ut sequénti sábbato loqueréntur sibi verba hæc. Cumque dimíssa esset synagóga, secúti sunt multi Iudæórum et coléntium proselytórum Paulum et Bárnabam, qui loquéntes suadébant eis ut permanérent in grátia Dei.
   Et nous, nous vous annonçons la Bonne Nouvelle: la promesse faite à nos pères, Dieu l'a accomplie en notre faveur à nous, leurs enfants: il a ressuscité Jésus. Ainsi est-il écrit dans les psaumes: Tu es mon fils, moi-même aujourd'hui je t'ai engendré. Que Dieu l'ait ressuscité des morts et qu'il ne doive plus retourner à la corruption, c'est bien ce qu'il avait déclaré: Je vous donnerai les choses saintes de David, celles qui sont dignes de foi. C'est pourquoi il dit ailleurs encore: Tu ne laisseras pas ton Saint voir la corruption. Or David, après avoir en son temps servi les desseins de Dieu, est mort, a été réuni à ses pères et a vu la corruption. Celui que Dieu a ressuscité, lui, n'a pas vu la corruption. Sachez-le donc, frères, c'est par lui que la rémission des péchés vous est annoncée. L'entière justification que vous n'avez pu obtenir par la Loi de Moïse, c'est par lui que quiconque croit l'obtient. Prenez donc garde que n'arrive ce qui est dit dans les Prophètes: Regardez, contempteurs, soyez dans la stupeur et disparaissez! Parce que de vos jours je vais accomplir une œuvre que vous ne croiriez pas si on vous la racontait. » Et, à leur sortie, on les invitait à parler encore du même sujet le sabbat suivant. Après que l'assemblée se fut séparée, nombre de Juifs et de prosélytes qui adoraient Dieu suivirent Paul et Barnabé, et ceux-ci, dans leurs entretiens, les engageaient à rester fidèles à la grâce de Dieu.
   r. Bonum est confitéri Dómino, allelúia, * Et psállere, allelúia. v. Ad annuntiándum mane misericórdiam tuam, et veritátem tuam per noctem. * Et psállere. v. Glória Patri. * Et psállere.
   r. Qu'il est bon de rendre grâce au Seigneur, alléluia! * De chanter pour ton nom, alléluia! v. D'annoncer dès le matin ton amour, ta fidélité, au long des nuits. * De chanter. v. Gloire au Père. * De chanter.
In secundo nocturno, anno II )
Deuxième nocturne, année II)
Ex Epístula Guillélmi abbátis monastérii Sancti Theodoríci ad Fratres de Monte Dei (Cap. 5, 176-180: SC 223, 286-288)
Lettre de Guillaume de Saint-Thierry aux Frères du Mont-Dieu
   Sunt oratiónes, áliæ breves ac símplices, sicut eas format volúntas seu necéssitas orántis, pro causa incidénti; áliæ prolixióres et rationábiles, sicut in inquisitióne veritátis peténtes, quæréntes, pulsántes, donec accípiant, invéniant, aperiátur eis; áliæ álacres, spiritáles et fecúndæ, in afféctu fruéntis, et gáudio grátiæ illuminántis.
   Parmi les diverses prières, les unes sont courtes et sans apprêt, telles que les forme, selon l'occurrence, le désir ou le besoin de celui qui prie. D'autres sont plus longues, réfléchies, telles les prières de ceux qui, dans la poursuite de la vérité, demandent, cherchent, frappent jusqu'à ce qu'ils reçoivent, qu'ils trouvent, qu'on leur ouvre. D'autres enfin, vives, pleines de souffle et fécondes, jaillissent de l'âme en pleine jouissance de Dieu, et dans la joie de la grâce illuminante.
   Et ipsæ sunt quæ Apóstolus álio órdine dinúmerat, obsecratiónes, oratiónes, postulatiónes, gratiárum actiónes. Nam postulátio est, quam primam posúimus, circa obtinénda temporália et necessária áliqua vitæ huius, in qua Deus postulántis quidem ápprobans bonam voluntátem, facit tamen quod mélius ipse iúdicat, et dat libénter sequi bene postulántem.
   Toutes ces prières sont énumérées par l'Apôtre, mais dans un ordre différent: il parle, en effet, de supplications, d'oraisons, de demandes, d'action de grâces. Dans notre liste, c'est la demande qui figure en premier lieu. Elle vise l'obtention des biens temporels et des nécessités de la vie présente. Tout en approuvant la bonne volonté du quémandeur, Dieu néanmoins accomplit ce qu'il juge préférable et donne au solliciteur, si la demande est bien faite, de se ranger de bon cœur à son avis.
   Obsecrátio vero est in exercítiis spiritálibus ánxia ad Deum instántia; in quibus ante grátiam succurréntem, qui appónit sciéntiam, non appónit nisi dolórem. Orátio vero est hóminis Deo adhæréntis afféctio, et familiáris quædam et pia allocútio, et státio illuminátæ mentis ad fruéndum Deo quámdiu licet. Porro gratiárum áctio est, in intelléctu et cognitióne grátiæ Dei, bonæ voluntátis indefíciens ad Deum et irrefléxa inténtio, étiam si aliquándo vel non sit, vel tórpeat, sive áctio extérior sive intérior afféctio.
   La supplication, c'est, dans les exercices spirituels, une insistance inquiète auprès de Dieu: en ces exercices, avant le secours de la grâce, celui qui ajoute à la science ne fait qu'ajouter à la peine. L'oraison est un amoureux attachement de l'homme à Dieu; une sorte de conversation familière et affectueuse, l'âme illuminée se tenant tranquille, afin de jouir de Dieu aussi longtemps qu'il est permis. L'action de grâce, c'est, dans la perception et la connaissance de la grâce divine, l'effort durable et inflexible de la volonté bonne, tendue vers Dieu, même si parfois disparaît ou s'alanguit toute activité extérieure ou tout sentiment intérieur de l'âme.
   r. Deduc me in sémitam mandatórum tuórum, allelúia, quóniam ipsam vólui, allelúia. * Inclína cor meum in testimónia tua, allelúia, allelúia, allelúia. v. Avérte óculos meos, ne vídeant vanitátem; in via tua vivífica me. * Inclína. v. Glória Patri. * Inclína.
   r. Guide-moi sur la voie de tes volontés, alléluia; là, je me plais, alléluia! * Incline mon cœur vers tes exigences, alléluia, alléluia, alléluia! v. Détourne mes yeux des idoles; que tes chemins me fassent vivre. * Incline. v. Gloire au Père. * Incline.
   
   Orémus.
   Prions.
   Præsta, quǽsumus, omnípotens Deus, ut, qui resurrectiónis domínicæ mystéria cólimus, * redemptiónis nostræ suscípere lætítiam mereámur. Per Dóminum.
   Accorde-nous, nous T’en prions, Dieu tout-puissant, que, célébrant les mystères de la résurrection du Seigneur, nous méritions de recevoir dans la joie le fruit de notre rédemption.
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(c3) BE(e)ne(g)di(h)cá(i)mus(i) Dó(hi/ji/ig/ivHGFEfgf)mi(f)no.(e) r/.(::) De(eg!hwi)o(hi/ji/ig/ivHGFE) grá(fgf)ti(f)as.(e) (::)
   v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
   v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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