Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
   v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
   
annotation: 8g;
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(c4) DÓ(f)mi(fg)nus(g) *() fir(g)ma(g)mén(h>)tum(g) me(g)um(f) (,) et(g) re(h)fú(hjh)gi(i)um(h>) me(g)um.(g) (::)
E(j) u(j) o(i) u(j) a(h) e.(g) (::)
   Ant. 1. Dóminus firmaméntum meum et refúgium meum.
   Ant. 1. Le Seigneur est mon firmament et mon refuge.
Psalmus 17 (18), 31-51
Psaume 17, 31-51
Gratiarum actio
Action de grâces
Si Deus pro nobis, quis contra nos? (Rom 8, 31).
Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?
IV
IV
   Deus, impollúta via eius, elóquia Dómini igne examináta; * protéctor est ómnium sperántium in se.
   La voie de mon Dieu est pure; les paroles du Seigneur sont éprouvées au feu ; Il est le protecteur de tous ceux qui espèrent en Lui.
   Quóniam quis Deus præter Dóminum? * Aut quæ munítio præter Deum nostrum?
   Car qui est Dieu, si ce n'est le Seigneur ? et qui est Dieu, si ce n'est notre Dieu ?
   Deus, qui præcínxit me virtúte * et pósuit immaculátam viam meam;
   Le Dieu qui m'a ceint de force, et qui a rendu ma voie immaculée ;
   qui perfécit pedes meos tamquam cervórum * et super excélsa státuit me;
   qui a fait mes pieds agiles comme ceux des cerfs, et m'a établi sur les hauts lieux;
   qui docet manus meas ad prœlium, * et tendunt arcum æreum bráchia mea.
   qui enseigne à mes mains le combat, et c'est Toi qui as fait de mes bras comme un arc d'airain;
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Dó(f)mi(fg)nus(g) () fir(g)ma(g)mén(h>)tum(g) me(g)um(f) (,) et(g) re(h)fú(hjh)gi(i)um(h>) me(g)um.(g)
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   Ant. Dóminus firmaméntum meum et refúgium meum.
   Ant. Le Seigneur est mon firmament et mon refuge.
annotation: 7c;
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(c3) ME(i) su(g)scé(k#i/jki)pit(i) *(,) déx(i)te(i)ra(g) tu(h)a,(g) Dó(e)mi(de)ne(e) (::)
E(i) u(i) o(j) u(i) a(h) e.(gh) (::)
   Ant. 2. Me suscépit déxtera tua, Dómine.
   Ant. 2. Ta main droite m'a soutenu, Seigneur.
V
V
   Et dedísti mihi scutum salútis tuæ, et déxtera tua suscépit me, * et exaudítio tua magnificávit me.
   et Tu m'as donné Ta protection pour me sauver, et Ta droite m'a soutenu; et Tes leçons m'ont corrigé jusqu'à la fin, et ces leçons continuent de m'instruire.
   Dilatásti gressus meos subtus me, * et non sunt infirmáta vestígia mea.
   Tu as élargi la voie sous mes pas, et mes pieds ne se sont point affaiblis.
   Persequébar inimícos meos et comprehendébam illos * et non convertébar, donec defícerent.
   Je poursuivrai mes ennemis, et je les atteindrai; et je ne m'en retournerai pas qu'ils ne soient anéantis.
   Confringébam illos, nec póterant stare, * cadébant subtus pedes meos.
   Je les briserai, et ils ne pourront se tenir debout ; ils tomberont sous mes pieds.
   Et præcinxísti me virtúte ad bellum * et supplantásti insurgéntes in me subtus me.
   Car Tu m'as ceint de force pour la guerre, et Tu as abattu sous moi ceux qui s'élevaient contre moi.
   Et inimícos meos dedísti mihi dorsum * et odiéntes me disperdidísti.
   Et Tu as fait tourner le dos à mes ennemis devant moi, et Tu as exterminé ceux qui me haïssaient.
   Clamavérunt, nec erat qui salvos fáceret, * ad Dóminum, nec exaudívit eos.
   Ils ont crié, et il n'y avait personne pour les sauver ; ils ont appelé le Seigneur, et Il ne les a pas exaucés.
   Et commínui eos ut púlverem ante fáciem venti, * ut lutum plateárum contrívi eos.
   Et je les briserai comme la poussière que le vent emporte ; je les écraserai comme la boue des rues.
   Eripuísti me de contradictiónibus pópuli, * constituísti me in caput géntium.
   Tu me délivreras des dissensions du peuple ; Tu m'établiras chef des nations.
   Pópulus, quem non cognóvi, servívit mihi, * in audítu auris obœdívit mihi.
   Un peuple que je ne connaissais pas m'a été assujetti ; il m'a obéi au premier ordre.
   Fílii aliéni blandíti sunt mihi, fílii aliéni inveteráti sunt, * contremuérunt in ábditis suis.
   Les fils de l'étranger m'ont menti ; les fils de l'étranger sont en défaillance, et ils sont sortis en chancelant de leurs sentiers.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c3) a/. Me(i) su(g)scé(k#i/jki)pit(i) (,) déx(i)te(i)ra(g) tu(h)a,(g) Dó(e)mi(de)ne(e)
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   Ant. Me suscépit déxtera tua, Dómine.
   Ant. Ta main droite m'a soutenu, Seigneur.
annotation: 7c2;
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(c3) VI(g)vit(h) Dó(i)mi(j)nus(i) *(,) et(ih) be(f)ne(h)dí(gf)ctus(e) De(f)us(e) sa(d)lú(ef)tis(f) me(e)æ.(e) (::)
E(i) u(i) o(j) u(i) a(h) e.(ih) (::)
   Ant. 3. Vivit Dóminus et benedíctus Deus salútis meæ.
   Ant. 3. Le Seigneur vit, et béni soit le Dieu de mon salut.
VI
VI
   Vivit Dóminus et benedíctus Adiútor meus, * et exaltétur Deus salútis meæ.
   Vive le Seigneur, et béni soit mon Dieu! et que le Dieu de mon salut soit exalté!
   Deus qui das vindíctas mihi et subdis pópulos sub me, * liberátor meus de inimícis meis iracúndis;
   O Dieu, qui prends soin de me venger, et qui me soumets les peuples ; Toi qui me délivres de mes ennemis furieux.
   et ab insurgéntibus in me exáltas me, * a viro iníquo éripis me.
   Et Tu m'élèveras au-dessus de ceux qui se dressent contre moi ; Tu m'arracheras des mains de l'homme inique.
   Proptérea confitébor tibi in natiónibus, Dómine, * et nómini tuo psalmum dicam,
   C'est pourquoi je Te louerai, Seigneur, parmi les nations, et je chanterai un cantique à la gloire de Ton Nom;
   magníficans salútes regis sui et fáciens misericórdiam christo suo, * David et sémini eius usque in sæculum.
   à la gloire d'un Dieu qui procure de merveilleuses délivrances à Son Roi, et qui fait miséricorde à David Son oint, et à sa postérité jusqu'à la fin des siècles.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
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(c3) a/. Vi(g)vit(h) Dó(i)mi(j)nus(i) (,) et(ih) be(f)ne(h)dí(gf)ctus(e) De(f)us(e) sa(d)lú(ef)tis(f) me(e)æ.(e)
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   Ant. Vivit Dóminus et benedíctus Deus salútis meæ.
   Ant. Le Seigneur vit, et béni soit le Dieu de mon salut.
   v. Gaudens gaudébo in Dómino. (T.P. allelúia.) r. Et exsultábit ánima mea in Deo meo. (T.P. allelúia.)
   v. Je me réjouirai avec allégresse dans le Seigneur. (T.P. alléluia.) r. Et mon âme exultera en mon Dieu. (T.P. alléluia.)
In primo nocturno, anno I)
Premier nocturne, année I)
De libro Apocalýpsis beáti Ioánnis apóstoli 21, 9-27
De l'Apocalypse de saint Jean
   Venit unus de septem ángelis habéntibus septem phíalas plenas septem plagis novíssimis et locútus est mecum dicens: «Veni, osténdam tibi sponsam uxórem Agni.» Et sústulit me in spíritu super montem magnum et altum et osténdit mihi civitátem sanctam Ierúsalem descendéntem de cælo a Deo, habéntem claritátem Dei; lumen eius símile lápidi pretiosíssimo, tamquam lápidi iáspidi, in modum crystálli; et habébat murum magnum et altum et habébat portas duódecim et super portas ángelos duódecim et nómina inscrípta, quæ sunt duódecim tríbuum filiórum Israel.
   L'un des sept Anges aux sept coupes remplies des sept derniers fléaux s'en vint me dire: « Viens, que je te montre la Fiancée, l'Épouse de l'Agneau. » Il me transporta donc en esprit sur une montagne de grande hauteur, et me montra la Cité sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, de chez Dieu, avec en elle la gloire de Dieu. Elle resplendit telle une pierre très précieuse, comme une pierre de jaspe cristallin. Elle est munie d'un rempart de grande hauteur pourvu de douze portes près desquelles il y a douze Anges et des noms inscrits, ceux des douze tribus des fils d'Israël.
   Ab oriénte portæ tres et ab aquilóne portæ tres et ab austro portæ tres et ab occásu portæ tres; et murus civitátis habens fundaménta duódecim, et super ipsis duódecim nómina duódecim apostolórum Agni.
   À l'orient, trois portes; au nord, trois portes; au midi, trois portes; à l'occident, trois portes. Le rempart de la ville repose sur douze assises portant chacune le nom de l'un des douze apôtres de l'Agneau.
   Et qui loquebátur mecum, habébat mensúram arúndinem áuream, ut metirétur civitátem et portas eius et murum eius. Et cívitas in quadro pósita est, et longitúdo eius tanta est quanta et latitúdo. Et mensus est civitátem arúndine per stádia duódecim mília; longitúdo et latitúdo et altitúdo eius æquáles sunt. Et mensus est murum eius centum quadragínta quáttuor cubitórum, mensúra hóminis, quæ est ángeli. Et erat structúra muri eius ex iáspide, ipsa vero cívitas aurum mundum símile vitro mundo. Fundaménta muri civitátis omni lápide pretióso ornáta: fundaméntum primum iaspis, secúndus sapphírus, tértius chalcedónius, quartus smarágdus, quintus sárdonyx, sextus sárdinus, séptimus chrysólithus, octávus berýllus, nonus topázius, décimus chrysóprasus, undécimus hyacínthus, duodécimus amethýstus. Et duódecim portæ duódecim margarítæ sunt, et síngulæ portæ erant ex síngulis margarítis. Et platéa civitátis aurum mundum tamquam vitrum perlúcidum.
   Celui qui me parlait tenait une mesure, un roseau d'or, pour mesurer la ville, ses portes et son rempart; cette ville dessine un carré: sa longueur égale sa largeur. Il la mesura donc à l'aide du roseau, soit douze mille stades; longueur, largeur et hauteur y sont égales. Puis il en mesura le rempart, soit cent quarante quatre coudées. L'Ange mesurait d'après une mesure humaine. Ce rempart est construit en jaspe, et la ville est de l'or pur, comme du cristal bien pur. Les assises de son rempart sont rehaussées de pierreries de toute sorte: la première assise est de jaspe, la deuxième de saphir, la troisième de calcédoine, la quatrième d'émeraude, la cinquième de sardoine, la sixième de cornaline, la septième de chrysolithe, la huitième de béryl, la neuvième de topaze, la dixième de chrysoprase, la onzième d'hyacinthe, la douzième d'améthyste. Et les douze portes sont douze perles, chaque porte formée d'une seule perle; et la place de la ville est de l'or pur, transparent comme du cristal.
   Et templum non vidi in ea: Dóminus enim, Deus omnípotens, templum illíus est, et Agnus. Et cívitas non eget sole neque luna ut lúceant ei, nam cláritas Dei illuminávit eam, et lucérna eius est Agnus. Et ambulábunt gentes per lumen eius, et reges terræ áfferunt glóriam suam in illam; et portæ eius non claudéntur per diem, nox enim non erit illic; et áfferent glóriam et divítias géntium in illam. Nec intrábit in ea áliquid coinquinátum et fáciens abominatiónem et mendácium, nisi qui scripti sunt in libro vitæ Agni.
   De temple, je n'en vis point en elle; c'est que le Seigneur, le Dieu Maître-de-tout, est son temple, ainsi que l'Agneau. La ville peut se passer de l'éclat du soleil et de celui de la lune, car la gloire de Dieu l'a illuminée, et l'Agneau lui tient lieu de flambeau. Les nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre viendront lui porter leurs trésors. Ses portes resteront ouvertes le jour car il n'y aura pas de nuit et l'on viendra lui porter les trésors et le faste des nations. Rien de souillé n'y pourra pénétrer, ni ceux qui commettent l'abomination et le mal, mais seulement ceux qui sont inscrits dans le livre de vie de l'Agneau.
   r. Locútus est ad me unus ex septem ángelis, dicens: Veni, osténdam tibi novam nuptam, sponsam Agni; * Et vidi Ierúsalem descendéntem de cælo, ornátam monílibus suis, allelúia, allelúia, allelúia. v. Et sústulit me in spíritu in montem magnum et altum. * Et vidi. v. Glória Patri. * Et vidi.
   r. L'un des sept anges m'adressa la parole; il me dit: Viens, que je te montre la nouvelle mariée, l'épouse de l'Agneau ; * Et je vis descendre du ciel Jérusalem, parée de ses bijoux, alléluia, alléluia, alléluia! v. Il m'entraîna par l'esprit sur une grande et haute montagne, * Et je vis. v. Gloire au Père. * Et je vis.
In secundo nocturno, anno I)
Deuxième nocturne, année I)
Ex Diálogo sanctæ Catharínæ Senénsis vírginis De divína Providéntia (Cap. 167 : ed. Ingolstadii, 1583, 290-291. 292)
Dialogue de sainte Catherine de Sienne
   O Déitas ætérna, o ætérna Trínitas, quæ per uniónem divínæ natúræ fecísti tantum valére prétium sánguinis unigéniti Fílii tui! Tu, Trínitas ætérna, es quoddam mare profúndum, in quo quanto plus quæro, plus invénio; et quanto plus invénio, plus quæro te. Tu quodámmodo insatiabíliter ánimam sátias; quóniam in abýsso tua ita sátias ánimam, quod semper remáneat esúriens atque famélica, te, Trínitas ætérna, peróptans desideránsque te vidére lumen in lúmine tuo.
   Ô Divinité éternelle, ô éternelle Trinité, par l'union de la divine nature tu as donné un si grand prix au sang de ton Fils unique! Toi, éternelle Trinité, tu es comme un océan profond; plus j'y cherche et plus je te trouve; plus je trouve et plus je te cherche. Tu rassasies insatiablement notre âme car, dans ton abîme, tu rassasies l'âme de telle sorte qu'elle demeure indigente et affamée, parce qu'elle continue à souhaiter et à désirer te voir dans ta lumière, ô lumière, éternelle Trinité.
   Gustávi et vidi cum lúmine intelléctus, in lúmine tuo abýssum tuam, ætérna Trínitas, atque pulchritúdinem creatúræ tuæ : propter quod induéndo meípsam in te, vidi me fore tuam imáginem : donánte vidélicet mihi te, Pater ætérne, de poténtia tua et de sapiéntia tua, qua sapiéntia Unigénito tuo est appropriáta. Spíritus vero Sanctus, qui procédit a te, Pater, et a Fílio tuo, dedit mihi voluntátem, per quam me facit aptam ad amándum. Nam tu, Trínitas ætérna, factor es, et ego factúra : unde cognóvi, te illuminánte, in recreatióne quam de me fecísti per sánguinem unigéniti Fílii tui, quod amóre captus es de pulchritúdine factúræ tuæ.
   J'ai goûté et j'ai vu avec la lumière de mon intelligence et dans ta lumière, éternelle Trinité, et l'immensité de ton abîme et la beauté de ta créature. Alors, j'ai vu qu'en me revêtant de toi, je deviendrais ton image, parce que tu me donnes, Père éternel, quelque chose de ta puissance et de ta sagesse. Cette sagesse est l'attribut de ton Fils unique. Quant au Saint-Esprit, qui procède de toi, Père, et de ton Fils, il m'a donné la volonté qui me rend capable d'aimer. Car toi, éternelle Trinité, tu es le Créateur, et moi la créature; aussi ai-je connu, éclairée par toi, dans la nouvelle création que tu as faite de moi par le sang de ton Fils unique, que tu as été saisie d'amour pour la beauté de ta créature.
   O abýssus, o Trínitas ætérna, o Déitas, o mare profúndum : et quid maius mihi dare póteras quam teípsum? Tu es ignis qui semper ardes et non consúmeris; tu es qui consúmis calóre tuo quemcúmque próprium amórem ánimæ. Tu es íterum ignis qui tollis omnem frigiditátem et illúminas mentes lúmine tuo, quo lúmine fecísti me cognóscere veritátem tuam. In huius lúminis spéculo cognósco te summum bonum, bonum super omne bonum, bonum felix, bonum incomprehensíbile, bonum inæstimábile : pulchritúdinem super omnem pulchritúdinem, sapiéntiam super omnem sapiéntiam : quia tu es ipsa sapiéntia, tu cibus angelórum, qui igne caritátis te dedísti homínibus.
   Abîme! Éternelle Trinité! Divinité! Océan profond! Et que pourrais-tu me donner de plus grand que toi-même? Tu es le feu qui brûle toujours et ne s'éteint jamais; tu consumes par ton ardeur tout amour égoïste de l'âme. Tu es le feu qui dissipe toute froideur, et tu éclaires les esprits de ta lumière, cette lumière par laquelle tu m'as fait connaître ta vérité. C'est dans la foi, ce miroir de la lumière, que je te connais: tu es le souverain bien, bien qui surpasse tout bien, bien qui donne le bonheur, bien qui dépasse toute idée et tout jugement; beauté au-dessus de toute beauté, sagesse au-dessus de toute sagesse: car tu es la sagesse elle-même, tu es l'aliment des anges qui, dans l'ardeur de ton amour, s'est donné aux hommes.
   r. Spécie tua et pulchritúdine tua * Inténde, próspere procéde et regna, allelúia. v. Diffúsa est grátia in lábiis tuis, proptérea benedíxit te Deus in ætérnum. * Inténde. v. Glória Patri. * Inténde.
   r. Dans ta beauté, ta splendeur, * Va de l'avant, triomphe et règne! Alléluia! v. La grâce est répandue sur tes lèvres: aussi, Dieu te bénit pour toujours. * Va de l'avant. v. Gloire au Père. * Va de l'avant.
   
   Orémus.
   Prions.
   Deus, qui beátam Catharínam, in contemplatióne domínicæ passiónis et in Ecclésiæ tuæ servítio, divíno amóre flagráre fecísti, ipsíus intercessióne concéde, ut pópulus tuus, Christi mystério sociátus, * in eius glóriæ revelatióne semper exsúltet. Per Dóminum.
   Dieu, qui as enflammé d'amour la bienheureuse Catherine en lui faisant contempler la passion du Seigneur et en l'appelant au service de Ton Eglise ; par son intercession, accorde à Ton peuple de s'associer au mystère du Christ pour exulter à jamais dans la révélation de Sa gloire.
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(c3) BE(hij)ne(i)di(j)cá(ih)mus(gf) Dó(ghGF)mi(ef)no.(f) r/.(::) De(hijIH)o(gf) grá(ghGF)ti(ef)as.(f) (::)
   v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
   v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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