v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
v. Dieu, viens à mon aide.
r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
r. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia.
Alléluia.
Hymnus
Hymne
Rex glorióse mártyrum, coróna confiténtium, qui respuéntes térrea perdúcis ad cæléstia,
Roi glorieux des martyrs, couronne des confesseurs, Toi qui, rejetant les choses terrestres, conduis aux célestes,
Aurem benígnam prótinus appóne nostris vócibus; tropæa sacra pángimus, ignósce quod delíquimus.
Prête aussitôt une oreille bienveillante à nos voix ; Nous chantons les trophées sacrés, pardonne nos fautes.
Tu vincis in martyribus parcéndo confessóribus; tu vince nostra crímina donándo indulgéntiam.
Tu triomphes dans les martyrs en épargnant les confesseurs ; Triomphe de nos crimes en nous accordant Ton indulgence.
Præsta, Pater piíssime, Patríque compar Unice, cum Spíritu Paráclito regnans per omne sǽculum. Amen.
Accorde-nous cela, Père très pieux, Et Toi, Fils unique égal au Père, Avec l'Esprit Paraclet, Régnant dans tous les siècles. Amen
Ant. 1. Sanguis sanctórum mártyrum * pro Christo effúsus est in terris, ídeo adépti sunt prǽmia sempitérna (T.P. Allelúia).
Ant. 1. Le sang des saints martyrs pour le Christ a été versé sur la terre, c'est pourquoi ils ont reçu une récompense éternelle (T.P. Alléluia).
Psalmus 2
Psaume 2
Messias rex et victor
Le Messie, Roi et victorieux
Convenerunt ver adversus puerum tuum Iesum, quem unxisti (Act 4,27)
Ils se sont vraiment ligués contre Celui que Tu as oint (Act 4,27)
Quare fremuérunt gentes, * et pópuli meditáti sunt inánia?
Pourquoi les nations ont-elles frémi, et les peuples ont-ils formé de vains desseins ?
Astitérunt reges terræ, † et príncipes convenérunt in unum * advérsus Dóminum et advérsus christum eíus:
Les rois de la terre se sont levés, et les princes se sont assemblés contre le Seigneur et contre Son Christ.
“Dirumpámus víncula eórum * et proiciámus a nobis íugum ipsórum!”
Rompons leurs liens, et jetons loin de nous leur joug.
Qui hábitat in cælis, irridébit eos, * Dóminus subsannábit eos.
Celui qui habite dans les cieux Se rira d'eux, et le Seigneur Se moquera d'eux.
Tunc loquétur ad eos in ira sua * et in furóre suo conturbábit eos:
Alors Il leur parlera dans Sa colère, et Il les épouvantera dans Sa fureur.
“Ego autem constítui regem meum * super Sion, montem sanctum meum!”
Pour Moi, J'ai été établi Roi par Lui sur Sion, Sa montagne sainte, afin d'annoncer Son décret.
Prædicábo decrétum eíus. † Dóminus dixit ad me: “Fílius meus es tu; * ego hódie génui te.
Le Seigneur M'a dit: Tu es Mon Fils; Je T'ai engendré aujourd'hui.
Póstula a me, et dabo tibi gentes hereditátem tuam * et possessiónem tuam términos terræ.
Demande-Moi et Je Te donnerai les nations pour Ton héritage, et pour Ton domaine les extrémités de la terre.
Reges eos in virga férrea * et tamquam vas fíguli confrínges eos.”
Tu les gouverneras avec une verge de fer, et Tu les briseras comme le vase du potier.
Et nunc, reges, intellégite; * erudímini, qui iudicátis terram.
Et maintenant, ô rois, comprenez; instruisez-vous, juges de la terre.
Servíte Dómino in timóre * et exsultáte ei cum tremóre.
Servez le Seigneur avec crainte, et réjouissez-vous en Lui avec tremblement.
Apprehéndite disciplínam, † ne quando irascátur, et pereátis de via, * cum exárserit in brevi ira eíus.
Attachez-vous à la doctrine, de peur qu'Il ne S'irrite, et que vous ne périssiez hors de la voie droite lorsque bientôt s'enflammera Sa colère.
Beáti omnes, * qui confídunt in eo.
Heureux tous ceux qui ont confiance en Lui.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Sanguis sanctórum mártyrum * pro Christo effúsus est in terris, ídeo adépti sunt prǽmia sempitérna (T.P. Allelúia).
Ant. Le sang des saints martyrs pour le Christ a été versé sur la terre, c'est pourquoi ils ont reçu une récompense éternelle (T.P. Alléluia).
Psalmus 32 (33)
Psaume 32 (33)
Laus Domini providentis
Louange au Seigneur dans Sa providence
Omnia per ipsum facta sunt (Io 1, 3).
Tout est fait par Lui (Io 1, 3).
I
I
Exsultáte, iusti, in Dómino; * rectos decet collaudátio.
Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ; Aux hommes droits sied la louange.
Confitémini Dómino in cíthara, * in psaltério decem chordárum psállite illi.
Célébrez le Seigneur avec la harpe, chantez-Le sur le luth à dix cordes.
Cantáte ei cánticum novum, * bene psállite ei in vociferatióne,
Chantez à Sa gloire un cantique nouveau; unissez avec art vos instruments et vos voix.
quia rectum est verbum Dómini, * et ómnia ópera eius in fide.
Car la parole du Seigneur est droite, et toutes Ses oeuvres s'accomplissent dans la fidélité.
Díligit iustítiam et iudícium; * misericórdia Dómini plena est terra.
Il aime la justice et la droiture ; la terre est remplie de la bonté du Seigneur.
Verbo Dómini cæli facti sunt, * et spíritu oris eius omnis virtus eórum.
Par la parole du Seigneur les cieux ont été faits, et toute leur armée par le souffle de Sa bouche.
Cóngregans sicut in utre aquas maris, * ponens in thesáuris abyssos.
II rassemble comme en un monceau les eaux de la mer ; Il met dans des réservoirs les flots de l'abîme.
Tímeat Dóminum omnis terra, * a fácie autem eius formídent omnes inhabitántes orbem.
Que toute la terre craigne le Seigneur ! Que tous les habitants de l'univers tremblent devant Lui
Quóniam ipse dixit, et facta sunt, * ipse mandávit, et creáta sunt.
Car Il a dit, et tout a été fait ; Il a ordonné, et tout a existé.
Dóminus díssipat consília géntium, * írritas facit cogitatiónes populórum.
Le Seigneur renverse les desseins des nations; Il réduit à néant les pensées des peuples.
Consílium autem Dómini in ætérnum manet, * cogitatiónes cordis eius in generatióne et generatiónem.
Mais les desseins du Seigneur subsistent à jamais, et les pensées de son coeur dans toutes les générations.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
II
II
Beáta gens, cui Dóminus est Deus, * pópulus, quem elégit in hereditátem sibi.
Heureuse la nation dont le Seigneur est le Dieu, heureux le peuple qu'Il a choisi pour Son héritage !
De cælo respéxit Dóminus, * vidit omnes fílios hóminum.
Du haut des cieux le Seigneur regarde, Il voit tous les enfants des hommes ;
De loco habitáculi sui respéxit * super omnes, qui hábitant terram,
Du lieu de Sa demeure, Il observe tous les habitants de la terre,
qui finxit singillátim corda eórum, * qui intéllegit ómnia ópera eórum.
Lui qui forme leur coeur à tous, qui est attentif à toutes leurs actions.
Non salvátur rex per multam virtútem, * et gigas non liberábitur in multitúdine virtútis suæ.
Ce n'est pas le nombre des soldats qui donne au roi la victoire, ce n'est pas une grande force qui fait triompher le guerrier.
Fallax equus ad salútem, * in abundántia autem virtútis suæ non salvábit.
Le cheval est impuissant à procurer le salut, et toute sa vigueur n'assure pas la délivrance.
Ecce óculi Dómini super metuéntes eum, * in eos, qui sperant super misericórdia eius,
L'oeil du Seigneur est sur ceux qui Le craignent, sur ceux qui espèrent en Sa bonté,
ut éruat a morte ánimas eórum * et alat eos in fame.
Pour délivrer leur âme de la mort, et les faire vivre au temps de la famine.
Anima nostra sústinet Dóminum, * quóniam adiútor et protéctor noster est;
Notre âme attend avec confiance le Seigneur; Il est notre secours et notre bouclier;
quia in eo lætábitur cor nostrum, * et in nómine sancto eius sperávimus.
Car en Lui notre coeur met sa joie, car en Son saint Nom nous mettons notre confiance.
Fiat misericórdia tua, Dómine, super nos, * quemádmodum sperávimus in te.
Seigneur, que Ta grâce soit sur nous, comme nous espérons en Toi !
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
v. Anima nostra sústinet Dóminum. r. Quóniam adiútor et protéctor noster est.
v. Notre âme attend le Seigneur. r. Car Il est notre secours et notre protecteur.
In primo nocturno, anno I
Premier nocturne, année I
Incipit liber primus Samuélis
Du premier livre de Samuel
Fuit vir unus de Ramatháim Suphíta de monte Ephraim, et nomen eius Elcana fílius Iéroham fílii Eliu fílii Thohu fílii Suph, Ephrathus. Et hábuit duas uxóres: nomen uni Anna et nomen secúndæ Phenénna. Fuerúntque Phenénnæ fílii, Annæ autem non erant líberi. Et ascendébat vir ille de civitáte sua síngulis annis, ut adoráret et sacrificáret Dómino exercítuum in Silo. Erant autem ibi duo fílii Heli, Ophni et Phínees, sacerdótes Dómini.
Il y avait un homme de Ramatayim, un Çuphite de la montagne d'Éphraïm, qui s'appelait Elqana, fils de Yeroham, fils d'Élihu, fils de Tohu, fils de Çuph, un Éphraïmite. Il avait deux femmes: l'une s'appelait Anne, l'autre Peninna; mais alors que Peninna avait des enfants, Anne n'en avait point. Chaque année, cet homme montait de sa ville pour adorer et pour sacrifier au Seigneur de l'univers à Silo (là se trouvaient les deux fils d'Éli, Hophni et Pinhas, comme prêtres du Seigneur).
Venit ergo dies, et immolávit Elcana dabátque Phenénnæ uxóri suæ et cunctis fíliis eius et filiábus partes; Annæ autem dabat unam partem eléctam, quia Annam diligébat; Dóminus autem conclúserat vulvam eius. Affligébat quoque eam æmula eius et veheménter angébat, ut conturbáret eam, quod conclusísset Dóminus vulvam eius. Sicque faciébat per síngulos annos, cum, redeúnte témpore, ascénderent templum Dómini, et sic provocábat eam. Porro illa flebat et non capiébat cibum. Surréxit autem Anna, postquam coméderant et bíberant in Silo, et Heli sacerdóte sedénte super sellam ante postes templi Dómini.
Un jour Elqana offrit un sacrifice. - Il avait coutume de donner des portions à sa femme Peninna et à tous ses fils et filles, et il n'en donnait qu'une à Anne bien qu'il préférât Anne, mais le Seigneur l'avait rendue stérile. Sa rivale lui faisait aussi des affronts pour la mettre en colère, parce que le Seigneur avait rendu son sein stérile. C'est ce qui arrivait annuellement, chaque fois qu'ils montaient au temple du Seigneur: elle lui faisait des affronts. - Or donc, Anne pleura et resta sans manger. Anne se leva après qu'ils eurent mangé dans la chambre et elle se tint devant le Seigneur - le prêtre Éli était assis sur son siège, contre le montant de la porte, au sanctuaire du Seigneur.
Cum esset Anna amáro ánimo, orávit Dóminum flens lárgiter et votum vovit dicens: "Dómine exercítuum, si respíciens víderis afflictiónem fámulæ tuæ et recordátus mei fúeris nec oblítus ancíllæ tuæ dederísque servæ tuæ sexum virílem, dabo eum Dómino omnes dies vitæ eius, et novácula non ascéndet super caput eius."
Dans l'amertume de son âme, Anne pria le Seigneur et elle pleura beaucoup. Elle fit ce vœu: " Ô Seigneur de l'univers! Si tu voulais considérer la misère de ta servante, te souvenir de moi, ne pas oublier ta servante et lui donner un petit d'homme, alors je le donnerai au Seigneur pour toute sa vie et le rasoir ne passera pas sur sa tête. "
Factum est ergo, cum illa multiplicáret preces coram Dómino, ut Heli observáret os eius. Tunc Heli ait ei: "Vade in pace, et Deus Israel det tibi petitiónem quam rogásti eum." Et illa dixit: "Utinam invéniat ancílla tua grátiam in óculis tuis." Et ábiit múlier in viam suam et comédit; vultúsque illíus non fuérunt ámplius sicut prius. Et surrexérunt mane et adoravérunt coram Dómino. Reversíque sunt et venérunt in domum suam in Rama.
Comme elle prolongeait sa prière devant le Seigneur, Éli observait sa bouche. Alors Éli lui dit: " Va en paix et que le Dieu d'Israël t'accorde ce que tu lui as demandé. " Elle dit: " Puisse ta servante trouver grâce à tes yeux ", et la femme alla son chemin; elle mangea et son visage ne fut plus le même. Ils se levèrent de bon matin et, après s'être prosternés devant le Seigneur, ils s'en retournèrent et arrivèrent chez eux, à Rama.
In secundo nocturno, anno I
Deuxième nocturne, année I
Ex Expositióne sancti Gregórii Magni papæ in libros Regum (Lib. 1, 2-3: SC 351, 166-170)
Commentaire de s. Grégoire le Grand sur les livres des Rois
Quæréndum est cur dicátur: Vir unus. Nam, si únitas hæc referátur ad númerum, supérfluum vidétur: unusquísque enim unus et non duo est. Quid est ergo quod eléctus prophéta contra usum scriptórum scribéndi tale cœpit exórdium? Sed quia non solum scriptor erat sed étiam prophéta, nóverat de quo histórica díceret, et qui per históriam dicebátur, nóverat quem signáret. Quod ergo de história præter usum narrat históriæ, hoc ad usum cathólicæ fídei in intelléctu lóquitur allegóriæ. Unde et iam nova consuetúdine simul tota confitétur Ecclésia: Deus et homo unus est Christus.
Demandons-nous pourquoi il est parlé d'un homme unique. S'il s'agit d'unité numérique, le terme paraît inutile: chacun de nous, évidemment, est un, et non deux. D'où vient donc que le prophète, cet élu, commence ainsi son écrit, contrairement à l'usage des écrivains? Mais il n'était pas seulement écrivain. Il était aussi prophète. À ce double titre, il connaissait à la fois le personnage qu'il décrivait historiquement, et celui dont il esquissait la figure à travers cette histoire. Ainsi le trait d'histoire qu'il rapporte, contraire à l'usage de l'histoire, est chargé d'une signification allégorique, à l'intention de la foi catholique. C'est ce que confesse à présent l'Église entière, dans un langage nouveau qui est déjà passé en habitude: L'unique Christ est Dieu et homme.
Dicit ergo: Fuit vir unus, quia de Deo hómine loquebátur, ut deitátem et humanitátem eius asséreret et non áliam suscipiéntis Verbi et suscépti hóminis persónam sed Dei et hóminis unam eamdémque esse apértius demonstráret. Quæ tamen únitas ad excelléntiam dignitátis eius reférri conveniénter potest. Nam etsi redemptórem álium sancta Ecclésia non hábuit, ex virtútis ostensióne viros nonnúllos hábuit. Dum ergo unus dícitur, incomparábilis demonstrátur. Nam æquálem non hábuit, qui, dum humáno géneri excellénti vita et verbo consúluit, singulári múnere dare pótuit dona redemptiónis.
Voilà pourquoi il dit: Il y avait un homme unique. Parlant du Dieu-homme, il a voulu affirmer sa divinité et son humanité, en marquant sans ambiguïté qu'il n'y a pas deux personnes, l'une du Verbe qui assume et l'autre de l'homme assumé, mais une seule et même personne, à la fois Dieu et homme. Cependant on peut aussi rapporter cette unicité à sa suréminente dignité. Certes, l'Église n'a pas eu d'autre rédempteur, mais elle a eu quelques hommes qui ont vraiment déployé de la vertu. L'appeler unique, c'est donc le déclarer incomparable. Et de fait, il n'a pas eu son pareil, celui qui, venant en aide au genre humain par sa vie et sa parole éminentes, a su lui procurer, avec une largesse inouïe, les dons de la rédemption.
Hanc excelléntiæ suæ dignitátem per semetípsum Iudæis impróperans ait: Si ópera non fecíssem in eis, quæ nemo álius fecit, peccátum non habérent. Excelléntiam quoque pulchritúdinis eius psalmísta consíderans dixit: Speciósus forma præ fíliis hóminum, diffúsa est grátia in lábiis tuis. Singuláre bonum redemptiónis Isaías in eo testíficans ait: Vere languóres nostros ipse tulit et iniquitátes nostras ipse portávit. Singulárem quoque dignitátem eius ætérnus génitor osténdens a magnífica glória clamávit dicens: Hic est Fílius meus diléctus, in quo mihi bene complácui.
Cette dignité suréminente, il la proclame lui-même en adressant ce reproche aux Juifs: Si je n'avais fait parmi eux des œuvres que nul autre n'a faites, ils n'auraient pas de péché. De même, la vue de son incomparable beauté fait dire au psalmiste: Tu es plus beau à voir qu'aucun des enfants des hommes; la grâce est répandue sur tes lèvres. Il est sans pareil, le bienfait de sa rédemption, dont témoigne Isaïe: Vraiment, il a subi nos maladies, porté nos crimes. Sans pareille aussi, sa dignité, que son Père éternel, enveloppé de grandeur et de gloire, proclame en prononçant ces mots: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, l'objet de toutes mes complaisances.
r. Auribus pércipe, Dómine, lácrimas meas; ne síleas a me, remítte mihi, * Quóniam íncola ego sum apud te et peregrínus. v. Dixi: Custódiam vias meas, ut non delínquam in lingua mea. * Quóniam. v. Glória Patri. * Quóniam.
r. Seigneur, ne reste pas sourd à mes pleurs; ne garde pas le silence à mon égard, laisse-moi un peu de répit, * Car je ne suis qu'un hôte chez toi, un simple pèlerin. v. J'ai dit: Je garderai mon chemin sans laisser ma langue s'égarer. * Car. v. Gloire au Père. * Car.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
Dóminus vobíscum.
Le Seigneur soit avec vous.
r. Et cum spíritu tuo.
r. Et avec votre esprit.
Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
r. Amen.
r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.