Les textes de l'office de lecture sont encore en construction. Ils ne sont malheureusement pas encore complets pour le moment. Si vous désirez méditer ces lectures bibiliques et patristiques, veuillez utiliser le cursus monastique de l'office divin.
 v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
 v. Dieu, viens à mon aide.
 r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
 r. Seigneur, vite à mon secours.
 Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Allelúia.
 Alléluia.
Hymnus
Hymne
Hymnis angélicis ora resólvimus, dum terréna fluunt nocte siléntia; cæléstes módulos virgo Scholástica puris méntibus ímperat.
Avec des hymnes angéliques, nos voix s'élèvent, tandis que les silences terrestres s'écoulent dans la nuit ; la vierge Scholastique commande les modes célestes avec des cœurs purs.
Gentis Nursiadum stémmate nóbilis, Agni virgíneo fœ́dere clárior, Sponsi perpétuis fragrat odóribus, cordis vúlnere púlchrior.
Noble par le lignage des Nursiens, plus éclatante par l'alliance virginale de l'Agneau, elle embaume des parfums perpétuels de l'Époux, plus belle par la blessure de son cœur.
Fervens innócuis páscitur ígnibus, et maióra petit pábula cáritas: ut frater súperum gáudia dísserat, virgo fórtior ímpetrat.
Brûlant de feux innocents, sa charité Recherche des nourritures plus grandes : pour que son frère [Benoît] raconte les joies célestes, la vierge, plus forte, obtient la grâce.
O noctis plácidæ dúlcia témpora! quæ cæli dápibus pectus inébriant, dum pandit cúpidis sermo vicárius Iesu numen amábile.
Ô douces heures d'une nuit paisible ! Qui enivrent la poitrine des festins célestes, quand le verbe suppléant dévoile Le doux visage de Jésus aux cœurs avides.
Cordis vera quies, ínclita Trínitas, quæ vultus sátias lúmine cǽlites: sit te dulce loqui, dúlcius ássequi, et per sǽcula pérfrui.
Véritable repos du cœur, ô Trinité glorieuse,
Qui rassasie les cieux de votre lumière :
Qu'il soit doux de Te parler,
Plus doux encore de T'atteindre,
Et de jouir de Toi à travers les siècles.
 Ant. 1. Elóquium Dómini scutum est ómnium sperántium in eum.
 Ant. 1. La parole du Seigneur est un bouclier pour tous ceux qui espèrent en Lui.
Psalmus 17 (18), 31-51
Psaume 17, 31-51
Gratiarum actio
Action de grâces
Si Deus pro nobis, quis contra nos? (Rom 8, 31).
Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?
IV
IV
 Deus, impollúta via eius, † elóquia Dómini igne examináta; * protéctor est ómnium sperántium in se.
 La voie de mon Dieu est pure; les paroles du Seigneur sont éprouvées au feu ; Il est le protecteur de tous ceux qui espèrent en Lui.
 Quóniam quis Deus præter Dóminum? * Aut quæ munítio præter Deum nostrum?
 Car qui est Dieu, si ce n'est le Seigneur ? et qui est Dieu, si ce n'est notre Dieu ?
 Deus, qui præcínxit me virtúte * et pósuit immaculátam viam meam;
 Le Dieu qui m'a ceint de force, et qui a rendu ma voie immaculée ;
 qui perfécit pedes meos tamquam cervórum * et super excélsa státuit me;
 qui a fait mes pieds agiles comme ceux des cerfs, et m'a établi sur les hauts lieux;
 qui docet manus meas ad prœlium, * et tendunt arcum æreum bráchia mea.
 qui enseigne à mes mains le combat, et c'est Toi qui as fait de mes bras comme un arc d'airain;
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Elóquium Dómini scutum est ómnium sperántium in eum.
 Ant. La parole du Seigneur est un bouclier pour tous ceux qui espèrent en Lui.
 Ant. 2. Déxtera tua, Dómine, suscépit me.
 Ant. 2. Que Ta droite, Seigneur, me saisisse.
V
V
 Et dedísti mihi scutum salútis tuæ, † et déxtera tua suscépit me, * et exaudítio tua magnificávit me.
 et Tu m'as donné Ta protection pour me sauver, et Ta droite m'a soutenu; et Tes leçons m'ont corrigé jusqu'à la fin, et ces leçons continuent de m'instruire.
 Dilatásti gressus meos subtus me, * et non sunt infirmáta vestígia mea.
 Tu as élargi la voie sous mes pas, et mes pieds ne se sont point affaiblis.
 Persequébar inimícos meos et comprehendébam illos * et non convertébar, donec defícerent.
 Je poursuivrai mes ennemis, et je les atteindrai; et je ne m'en retournerai pas qu'ils ne soient anéantis.
 Confringébam illos, nec póterant stare, * cadébant subtus pedes meos.
 Je les briserai, et ils ne pourront se tenir debout ; ils tomberont sous mes pieds.
 Et præcinxísti me virtúte ad bellum * et supplantásti insurgéntes in me subtus me.
 Car Tu m'as ceint de force pour la guerre, et Tu as abattu sous moi ceux qui s'élevaient contre moi.
 Et inimícos meos dedísti mihi dorsum * et odiéntes me disperdidísti.
 Et Tu as fait tourner le dos à mes ennemis devant moi, et Tu as exterminé ceux qui me haïssaient.
 Clamavérunt, nec erat qui salvos fáceret, * ad Dóminum, nec exaudívit eos.
 Ils ont crié, et il n'y avait personne pour les sauver ; ils ont appelé le Seigneur, et Il ne les a pas exaucés.
 Et commínui eos ut púlverem ante fáciem venti, * ut lutum plateárum contrívi eos.
 Et je les briserai comme la poussière que le vent emporte ; je les écraserai comme la boue des rues.
 Eripuísti me de contradictiónibus pópuli, * constituísti me in caput géntium.
 Tu me délivreras des dissensions du peuple ; Tu m'établiras chef des nations.
 Pópulus, quem non cognóvi, servívit mihi, * in audítu auris obœdívit mihi.
 Un peuple que je ne connaissais pas m'a été assujetti ; il m'a obéi au premier ordre.
 Fílii aliéni blandíti sunt mihi, † fílii aliéni inveteráti sunt, * contremuérunt in ábditis suis.
 Les fils de l'étranger m'ont menti ; les fils de l'étranger sont en défaillance, et ils sont sortis en chancelant de leurs sentiers.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Déxtera tua, Dómine, suscépit me.
 Ant. Que Ta droite, Seigneur, me saisisse.
 Ant. 3. Vivat Dóminus, et exaltétur Deus salútis meæ.
 Ant. 3. Vive le Seigneur, et que soit exalté le Dieu de mon salut.
VI
VI
 Vivit Dóminus et benedíctus Adiútor meus, * et exaltétur Deus salútis meæ.
 Vive le Seigneur, et béni soit mon Dieu! et que le Dieu de mon salut soit exalté!
 Deus qui das vindíctas mihi † et subdis pópulos sub me, * liberátor meus de inimícis meis iracúndis;
 O Dieu, qui prends soin de me venger, et qui me soumets les peuples ; Toi qui me délivres de mes ennemis furieux.
 et ab insurgéntibus in me exáltas me, * a viro iníquo éripis me.
 Et Tu m'élèveras au-dessus de ceux qui se dressent contre moi ; Tu m'arracheras des mains de l'homme inique.
 Proptérea confitébor tibi in natiónibus, Dómine, * et nómini tuo psalmum dicam,
 C'est pourquoi je Te louerai, Seigneur, parmi les nations, et je chanterai un cantique à la gloire de Ton Nom;
 magníficans salútes regis sui † et fáciens misericórdiam christo suo, * David et sémini eius usque in sæculum.
 à la gloire d'un Dieu qui procure de merveilleuses délivrances à Son Roi, et qui fait miséricorde à David Son oint, et à sa postérité jusqu'à la fin des siècles.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Vivat Dóminus, et exaltétur Deus salútis meæ.
 Ant. Vive le Seigneur, et que soit exalté le Dieu de mon salut.
In primo nocturno, utroque anno
Premier nocturne, années I et II
De Epístula prima beáti Pauli apóstoli ad Corínthios
De la première lettre de saint Paul aux Corinthiens
 Fratres: De virgínibus præcéptum Dómini non hábeo, consílium autem do, tamquam misericórdiam consecútus a Dómino ut sim fidélis. Exístimo ergo hoc bonum esse propter instántem necessitátem, quóniam bonum est hómini sic esse. Alligátus es uxóri? Noli quærere solutiónem. Solútus es ab uxóre? Noli quærere uxórem. Si autem accéperis uxórem, non peccásti; et si núpserit virgo, non peccávit. Tribulatiónem tamen carnis habébunt huiúsmodi, ego autem vobis parco.
 Pour ce qui est des vierges, je n'ai pas d'ordre du Seigneur, mais je donne un avis en homme qui, par la miséricorde du Seigneur, est digne de confiance. Je pense donc que c'est une bonne chose, en raison de la détresse présente, que c'est une bonne chose pour l'homme d'être ainsi. Es-tu lié à une femme? Ne cherche pas à rompre. N'es-tu pas lié à une femme? Ne cherche pas de femme. Si cependant tu te maries, tu ne pèches pas; et si la jeune fille se marie, elle ne pèche pas. Mais ceux-là connaîtront la tribulation dans leur chair, et moi, je voudrais vous l'épargner.
 Hoc ítaque dico, fratres, tempus breviátum est; relíquum est ut et qui habent uxóres, tamquam non habéntes sint, et qui flent, tamquam non flentes, et qui gaudent, tamquam non gaudéntes, et qui emunt, tamquam non possidéntes, et qui utúntur hoc mundo tamquam non abuténtes; præterit enim figúra huius mundi. Volo autem vos sine sollicitúdine esse. Qui sine uxóre est, sollícitus est quæ Dómini sunt, quómodo pláceat Dómino; qui autem cum uxóre est, sollícitus est quæ sunt mundi, quómodo pláceat uxóri, et divísus est. Et múlier innúpta et virgo cógitat quæ Dómini sunt, ut sit sancta et córpore et spíritu; quæ autem nupta est, cógitat quæ sunt mundi, quómodo pláceat viro. Porro hoc ad utilitátem vestram dico, non ut láqueum vobis iníciam, sed ad id quod honéstum est et ut assídue cum Dómino sitis sine distractióne.
 Je vous le dis, frères: le temps se fait court. Que désormais ceux qui ont femme vivent comme s'ils n'en avaient pas; ceux qui pleurent, comme s'il ne pleuraient pas; ceux qui sont dans la joie, comme s'ils n'étaient pas dans la joie; ceux qui achètent, comme s'ils ne possédaient pas; ceux qui usent de ce monde, comme s'ils n'en usaient pas vraiment. Car elle passe, la figure de ce monde. Je voudrais vous voir exempts de soucis. L'homme qui n'est pas marié a souci des affaires du Seigneur, des moyens de plaire au Seigneur. Celui qui s'est marié a souci des affaires du monde, des moyens de plaire à sa femme; et le voilà partagé. De même la femme sans mari, comme la jeune fille, a souci des affaires du Seigneur; elle cherche à être sainte de corps et d'esprit. Celle qui s'est mariée a souci des affaires du monde, des moyens de plaire à son mari. Je dis cela dans votre propre intérêt, non pour vous tendre un piège, mais pour vous porter à ce qui est digne et qui attache sans partage au Seigneur.
 Si quis autem turpem se vidéri exístimat super vírgine sua quod sit superadúlta, et ita opórtet fíeri, quod vult fáciat; non peccat: nubant. Qui autem státuit in corde suo firmus, non habens necessitátem, potestátem autem habet suæ voluntátis, et hoc iudicávit in corde suo serváre vírginem suam, bene faciet; ígitur et qui matrimónio iungit vírginem suam, bene facit; et qui non iungit, mélius fáciet.
 Si quelqu'un pense, étant en pleine ardeur juvénile, qu'il risque de mal se conduire vis-à-vis de sa fiancée, et que les choses doivent suivre leur cours, qu'il fasse ce qu'il veut: il ne pèche pas, qu'ils se marient! Mais celui qui a pris dans son cœur une ferme résolution, en dehors de toute contrainte, en gardant le plein contrôle de sa volonté, et a ainsi décidé en lui-même de respecter sa fiancée, celui-là fait bien. Ainsi celui qui se marie avec sa fiancée fait bien, mais celui qui ne se marie pas fait mieux encore.
 Mulier alligáta est quanto témpore vir eius vivit; quod si dormíerit vir eius, líbera est, cui vult núbere, tantum in Dómino. Beátior autem erit si sic permánserit, secúndum meum consílium; puto autem quod et ego Spíritum Dei hábeo.
 La femme demeure liée à son mari aussi longtemps qu'il vit; mais si le mari meurt, elle est libre d'épouser qui elle veut, dans le Seigneur seulement. Elle sera pourtant plus heureuse, à mon sens, si elle reste comme elle est. Et je pense bien, moi aussi, avoir l'Esprit de Dieu.
 r. Cumque sanctus Benedíctus in cella consísteret, elevátis sursum óculis, vidit soróris suæ ánimam, de córpore eius egréssam, * In colúmbæ spécie cæli secréta penetráre. v. Qui tantæ eius glóriæ congáudens, omnipoténti Deo grátias réferens, eius óbitum frátribus denuntiávit. * In colúmbæ spécie. v. Glória Patri. * In colúmbæ spécie.
 r. Alors que le saint homme, Benoît, se tenait dans sa cellule, il leva les yeux vers les hauteurs et vit l'âme de sa sœur, ayant rompu ses liens avec le corps, * Pénétrer, sous forme de colombe, les secrètes profondeurs du ciel. v. Se réjouissant avec elle d'une telle gloire, il rendit grâces à Dieu tout-puissant, et fit part aux frères de sa mort, et qu'il l'avait vue * Pénétrer. v. Gloire au Père. * Pénétrer.
In secundo nocturno, anno II
Deuxième nocturne, année II
Ex Tractátu sancti Augustíni epíscopi De Trinitáte (Lib. 8, 11-12: CCL 50, 285-287)
Traité de saint Augustin sur la Trinité
 Non sanctus quisquam potestáte sua gaudet, sed eius a quo habet posse quidquid congruénter potest; et novit poténtius esse coniúngi Omnipoténti pia voluntáte quam própria voluntáte posse, quod contremíscant qui tália non possunt. Itaque ipse Dóminus Iesus Christus tália fáciens, ut mirántes docéret amplióra, et temporálibus insólitis inténtos atque suspénsos ad ætérna atque interióra convérteret: Veníte, inquit, ad me, omnes qui laborátis et oneráti estis, et ego vos refíciam vos; tóllite iugum meum super vos.
 Aucun saint ne se complaît dans sa propre puissance, mais dans la puissance de celui dont il tient un pouvoir qui s'exerce toujours avec sagesse. Il sait qu'il y a plus de puissance à s'unir au Tout-Puissant par une pieuse volonté qu'à chercher dans sa volonté propre un pouvoir capable de faire trembler ceux qui en sont privés. Ainsi s'expliquent les paroles du Seigneur Jésus-Christ qui, accomplissant lui-même de tels prodiges, provoquait l'admiration pour acheminer à de plus hautes vérités et tenait les esprits attentifs et en suspens par des miracles temporels pour les convertir aux réalités éternelles et intérieures: Venez à moi, dit-il, vous tous qui êtes accablés, et je vous soulagerai; prenez mon joug sur vous.
 Et non dixit: " Díscite a me quia quatriduános mórtuos súscito "; sed ait: Díscite a me quia mitis sum et húmilis corde. Poténtior est enim et tútior solidíssima humílitas quam ventosíssima celsitúdo. Et ídeo séquitur dicens: Et inveniétis réquiem animábus vestris. Diléctio enim non inflátur, et: Deus diléctio est, et: Fidéles in dilectióne acquiéscunt illi, revocáti a strépitu qui foris est ad gáudia siléntia. Ecce Deus diléctio est: utquid imus et cúrrimus in sublímia cælórum et ima terrárum, quæréntes eum qui est apud nos, si nos esse velímus apud eum?
 Il ne dit pas: " Apprenez de moi que je ressuscite des morts de quatre jours ", mais il dit: Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur. Plus puissante et plus sûre est une inébranlable humilité qu'une grandeur gonflée de vent. Aussi le Seigneur ajoute-t-il: Et vous trouverez le repos de vos âmes. Car la charité n'enfle pas, et Dieu est amour, et Les fidèles se reposent avec lui dans l'amour, rappelés du tumulte du dehors aux joies silencieuses. Voilà, Dieu est amour: pourquoi aller et courir au plus haut des cieux, au plus profond de la terre, à la recherche de celui qui est tout près de nous, si nous voulons être tout près de lui?
 Nemo dicat: " Non novi quid díligam. " Díligat fratrem, et díliget eámdem dilectiónem. Magis enim novit dilectiónem qua díligit, quam fratrem quem díligit. Ecce iam potest notiórem Deum habére quam fratrem: plane notiórem, quia præsentiórem; notiórem, quia interiórem; notiórem, quia certiórem. Ampléctere dilectiónem Deum, et dilectióne ampléctere Deum.
 Que personne ne dise: " Je ne sais quoi aimer. " Qu'il aime son frère, il aimera ce même amour. Il connaît mieux, en effet, l'amour dont il aime que son frère qu'il aime. Et voilà dès lors que Dieu lui est mieux connu que son frère: beaucoup mieux connu, parce que plus présent; mieux connu, parce que plus intérieur; mieux connu, parce que plus certain. Embrasse le Dieu amour et tu embrasseras Dieu par amour.
 Ipsa est diléctio quæ omnes bonos ángelos et omnes Dei servos consóciat vínculo sanctitátis, nosque et illos coniúngit ínvicem nobis, et subiúngit sibi. Quanto ígitur sanióres sumus a tumóre supérbiæ, tanto sumus dilectióne plenióres; et quo, nisi Deo plenus est, qui plenus est dilectióne?
 C'est ce même amour qui associe tous les bons anges et tous les serviteurs de Dieu par le lien de la sainteté et qui nous unit mutuellement ensemble, eux et nous, en nous unissant à lui qui est au-dessus de nous. Plus nous sommes exempts de l'enflure de l'orgueil, plus nous sommes pleins d'amour. Et de quoi est-il plein, sinon de Dieu, celui qui est plein d'amour?
 r. Post tríduum ígitur sanctus Pater in cella consístens vidit soróris ánimam de córpore egréssam, in spécie cándidæ colúmbæ penetráre cælum, qui glóriæ eius tantæ congáudens * In hymnis et láudibus Omnipoténti grates magnas réddidit et eius óbitum frátribus denuntiávit. v. Tunc vir Dei, missis núntiis qui vírginis deférrent corpúsculum almum in sepúlcro próprio humándum, ínterim totus in víscera pietátis effúsus, * In hymnis. v. Glória Patri. * In hymnis.
 r. Après trois jours, alors que le saint homme, Benoît, se tenait dans sa cellule, il vit l'âme de sa sœur, ayant rompu ses liens avec le corps, pénétrer, sous la forme d'une blanche colombe, les profondeurs du ciel; se réjouissant avec elle d'une telle gloire, * De grand cœur il rendit grâces au Tout-Puissant, chantant hymnes et louanges, et fit part aux frères de sa mort. v. Puis, l'homme de Dieu envoya des messagers chargés de ramener le précieux corps de la sainte moniale, pour qu'il soit enterré dans son propre tombeau; et pendant ce temps, il s'épancha tout entier en pieuse dilection fraternelle. * De grand cœur. v. Gloire au Père. * De grand cœur.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
 Dóminus vobíscum.
 Le Seigneur soit avec vous.
 r. Et cum spíritu tuo.
 r. Et avec votre esprit.
 Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
 Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
 r. Amen.
 r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
  Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
  Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.