Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

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   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
   v. Dieu, viens à mon aide.
   r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
   r. Seigneur, vite à mon secours.
   Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Allelúia.
   Alléluia.
Hymnus
Hymne
Ætérne sol, qui lúmine creáta comples ómnia, supréma lux et méntium, te corda nostra cóncinunt.
Soleil éternel, qui remplis de clarté toutes les créatures, lumière suprême des âmes, c'est Toi que chantent nos coeurs.
Tuo fovénte Spíritu, hic viva luminária fulsére, per quæ sæculis patent salútis sémitæ.
Embrasés par Ton Esprit, de vivants luminaires ont resplendi ici-bas, et ouvert aux siècles à venir les chemins du salut.
Quod verba missa cælitus, natíva mens quod éxhibet, per hos minístros grátiæ novo nitóre cláruit.
Ce qu'enseignent les paroles venues du ciel et la lumière de la raison naturelle, par ces ministres de la grâce, a brillé d'un éclat nouveau.
Horum corónæ párticeps, doctrína honéstus lúcida, hic vir beátus splénduit quem prædicámus láudibus.
Il a part à leur couronne et tient sa gloire de sa claire doctrine, ce bienheureux dont nous chantons les louanges.
Ipso favénte, quǽsumus, nobis, Deus, percúrrere da veritátis trámitem, possímus ut te cónsequi.
Par son aide, Dieu, nous T'en prions, donne-nous de suivre la voie de la vérité afin de parvenir jusqu'a Toi.
Præsta, Pater piíssime, Patríque compar Unice, cum Spíritu Paráclito regnans per omne sǽculum. Amen.
Exauce-nous, Père très bon, et Toi aussi, Unique égal au Père, avec l'Esprit Consolateur qui règne pour tous les siècles. Amen.
   Ant. 1. Deus noster maniféste véniet, et non silébit.
   Ant. 1. Notre Dieu viendra pour Se manifester, et ne Se taiera pas.
Psalmus 49 (50)
Psaume 49 (50)
Vera in Dominum pietas
Non veni solvere legem, sed adimplere (Cf. Mt 5, 17).
I
I
   Deus deórum Dóminus locútus est * et vocávit terram a solis ortu usque ad occásum.
   Le Dieu des dieux, le Seigneur a parlé, et Il a appelé la terre du lever du soleil au couchant.
   Ex Sion speciósa decóre Deus illúxit, * Deus noster véniet et non silébit:
   De Sion apparaît l'éclat de Sa beauté. Dieu viendra visiblement; * Lui, notre Dieu, et Il ne Se taira point.
   ignis consúmens est in conspéctu eius * et in circúitu eius tempéstas válida.
   Le feu s'enflammera en Sa présence, et une tempête violente L'environnera.
   Advocábit cælum desúrsum * et terram discérnere pópulum suum:
   Il appellera d'en haut le Ciel et la terre, pour faire le discernement de Son peuple.
   «Congregáte mihi sanctos meos, * qui disposuérunt testaméntum meum in sacrifício».
   Rassemblez devant Lui Ses saints, qui scellent Son alliance par des sacrifices.
   Et annuntiábunt cæli iustítiam eius, * quóniam Deus iudex est.
   Et les cieux annonceront Sa justice, car c'est Dieu qui est juge.
   Numquid manducábo carnes taurórum * aut sánguinem hircórum potábo?
   
   Immola Deo sacrifícium laudis * et redde Altíssimo vota tua;
   Immole à Dieu un sacrifice de louange, et rends tes voeux au Très-Haut.
   et ínvoca me in die tribulatiónis: * éruam te, et honorificábis me».
   Puis invoque-Moi au jour de la tribulation; Je te délivrerai, et tu Me glorifieras.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Deus noster maniféste véniet, et non silébit.
   Ant. Notre Dieu viendra pour Se manifester, et ne Se taiera pas.
   Ant. 2. Immola Deo sacrifícium laudis.
   Ant. 2. Immolez à Dieu un sacrifice de louange.
II
II
   «Audi, pópulus meus, et loquar; Israel, et testificábor advérsum te: * Deus, Deus tuus ego sum.
   Ecoute, Mon peuple, et Je parlerai; Israël, et Je te rendrai témoignage. C'est Moi qui suis Dieu, ton Dieu.
   Non in sacrifíciis tuis árguam te; * holocáusta enim tua in conspéctu meo sunt semper.
   Ce n'est pas pour tes sacrifices que Je te reprendrai, car tes holocaustes sont toujours devant Moi.
   Non accípiam de domo tua vítulos, * neque de grégibus tuis hircos.
   Je ne prendrai pas les veaux de ta maison, ni les boucs de tes troupeaux;
   Quóniam meæ sunt omnes feræ silvárum, * iumentórum mille in móntibus.
   car toutes les bêtes des forêts sont à Moi, ainsi que les animaux des montagnes, et les boeufs.
   Cognóvi ómnia volatília cæli, * et, quod movétur in agro, meum est.
   Je connais tous les oiseaux du ciel, et la beauté des champs est en Ma présence.
   Si esuríero non dicam tibi; * meus est enim orbis terræ et plenitúdo eius.
   Si J'ai faim, Je ne te le dirai pas; car l'univers est à Moi, avec tout ce qu'il renferme.
   Numquid manducábo carnes taurórum * aut sánguinem hircórum potábo?
   Est-ce que Je mangerai la chair des taureaux? ou boirai-Je le sang des boucs?
   Immola Deo sacrifícium laudis * et redde Altíssimo vota tua;
   Immole à Dieu un sacrifice de louange, et rends tes voeux au Très-Haut.
   et ínvoca me in die tribulatiónis: * éruam te, et honorificábis me».
   Puis invoque-Moi au jour de la tribulation; Je te délivrerai, et tu Me glorifieras.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Immola Deo sacrifícium laudis.
   Ant. Immolez à Dieu un sacrifice de louange.
   Ant. 3. Misericórdiam vólui, et non sacrifícium: et sciéntiam Dei plus quam holocáusta.
   Ant. 3. Car Je veux la miséricorde et non le sacrifice, et la connaissance de Dieu vaut mieux que les holocaustes.
III
III
   Peccatóri autem dixit Deus: «Quare tu enárras præcépta mea * et assúmis testaméntum meum in os tuum?
   Mais Dieu a dit au pécheur: Pourquoi énumères-tu Mes lois, et pourquoi as-tu constamment Mon alliance à la bouche?
   Tu vero odísti disciplínam * et proiecísti sermónes meos retrórsum.
   Toi qui hais la discipline, et qui as rejeté derrière toi Mes paroles.
   Si vidébas furem, currébas cum eo; * et cum adúlteris erat pórtio tua.
   Si tu voyais un voleur, tu courais avec lui, et tu mettais ta part avec les adultères.
   Os tuum dimittébas ad malítiam, * et língua tua concinnábat dolos.
   Ta bouche a été remplie de malice, et ta langue ourdissait la fraude.
   Sedens advérsus fratrem tuum loquebáris * et advérsus fílium matris tuæ proferébas oppróbrium.
   Tu t'asseyais pour parler contre ton frère, et tu tendais des pièges contre le fils de ta mère.
   Hæc fecísti, et tácui. Existimásti quod eram tui símilis. * Arguam te et státuam illa contra fáciem tuam.
   Voilà ce que tu as fait, et Je me suis tu. Tu as cru d'une manière impie que Je te serais semblable. Je te reprendrai, et Je mettrai tout sous tes yeux.
   Intellégite hæc, qui obliviscímini Deum, * nequándo rápiam, et non sit qui erípiat.
   Comprenez ces choses, vous qui oubliez Dieu; de peur qu'Il ne déchire, sans que personne puisse délivrer.
   Qui immolábit sacrifícium laudis, honorificábit me, et, qui immaculátus est in via, * osténdam illi salutáre Dei».
   Le sacrifice de louange est celui qui M'honorera, * et là est la voie par laquelle Je montrerai à l'homme le salut de Dieu.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Misericórdiam vólui, et non sacrifícium: et sciéntiam Dei plus quam holocáusta.
   Ant. Car Je veux la miséricorde et non le sacrifice, et la connaissance de Dieu vaut mieux que les holocaustes.
In primo nocturno, anno II
Premier nocturne, année II
De Epístula secúnda beáti Pauli apóstoli ad Corínthios
De la seconde lettre de saint Paul aux Corinthiens
   Et hac confidéntia vólui prius veníre ad vos, ut secúndam grátiam haberétis, et per vos transíre in Macedóniam et íterum a Macedónia veníre ad vos et a vobis dedúci in Iudæam. Cum hoc ergo voluíssem, numquid levitáte usus sum? Aut, quæ cógito, secúndum carnem cógito, ut sit apud me " Est, est " et " Non, non "? Fidélis autem Deus, quia sermo noster, qui fit apud vos, non est " Est " et " Non "! Dei enim Fílius Iesus Christus, qui in vobis per nos prædicátus est, per me et Silvánum et Timótheum, non fuit " Est " et " Non ", sed " Est " in illo fuit. Quotquot enim promissiónes Dei sunt, in illo " Est "; ídeo et per ipsum " Amen " Deo ad glóriam per nos. Qui autem confírmat nos vobíscum in Christum et qui unxit nos Deus, et qui signávit nos et dedit arrabónem Spíritus in córdibus nostris. Ego autem testem Deum ínvoco in ánimam meam quod parcens vobis non veni ultra Corínthum. Non quia dominámur fídei vestræ, sed adiutóres sumus gáudii vestri, nam fide stetístis.
   C'est dans cette assurance que je voulais venir chez vous tout d'abord pour vous procurer une seconde grâce; puis de chez vous passer en Macédoine et de Macédoine revenir chez vous; et vous m'auriez acheminé vers la Judée. En formant ce projet, aurais-je donc fait preuve de légèreté? Ou bien mes projets s'inspirent-ils de la chair, en sorte qu'il y ait en moi le oui, oui, et le non, non? Aussi vrai que Dieu est fidèle, notre langage avec vous n'est pas oui et non. Car le Fils de Dieu, le Christ Jésus, que nous avons prêché parmi vous, Silvain, Timothée et moi, n'a pas été oui et non; il n'y a eu que oui en lui. Toutes les promesses de Dieu ont en effet leur oui en lui; aussi bien est-ce par lui que nous disons l'Amen à Dieu pour sa gloire. Et Celui qui nous affermit avec vous dans le Christ et qui nous a donné l'onction, c'est Dieu, Lui qui nous a aussi marqués d'un sceau et a mis dans nos cœurs les arrhes de l'Esprit. Pour moi, j'en prends Dieu à témoin sur mon âme, c'est par ménagement pour vous que je ne suis plus venu à Corinthe. Ce n'est pas que nous entendions régenter votre foi. Non, nous contribuons à votre joie; car, pour la foi, vous tenez bon.
   Státui autem hoc ipse apud me, ne íterum in tristítia venírem ad vos; si enim ego contrísto vos, et quis est qui me lætíficet, nisi qui contristátur ex me? Et hoc ipsum scripsi, ut non, cum vénero, tristítiam hábeam de quibus oportébat me gaudére, confídens in ómnibus vobis, quia meum gáudium ómnium vestrum est.
   Je décidai donc en moi-même de ne pas revenir chez vous dans la tristesse. Car si c'est moi qui vous attriste, qui peut alors me donner de la joie sinon celui que j'aurai attristé? Et si j'ai écrit ce que vous savez, c'était pour ne pas éprouver de tristesse, en venant, du fait de ceux qui devraient me donner de la joie, persuadé à l'égard de vous tous que ma joie est aussi la vôtre, à vous tous.
   Ex multa tribulatióne et angústia cordis scripsi vobis per multas lácrimas, non ut contristémini, sed ut sciátis quam caritátem hábeo abundántius in vos.
   C'est dans une grande tribulation et angoisse de cœur que je vous ai écrit, parmi bien des larmes, non pour que vous soyez attristés, mais pour que vous sachiez l'extrême affection que je vous porte.
   Si quis autem contristávit, non me contristávit, sed ex parte, ut non ónerem, omnes vos. Súfficit illi, qui eiúsmodi est, obiurgátio hæc, quæ fit a plúribus, ita ut e contra magis donétis et consolémini, ne forte abundantióre tristítia absorbeátur, qui eiúsmodi est. Propter quod óbsecro vos, ut confirmétis in illum caritátem; ídeo enim et scripsi, ut cognóscam probatiónem vestram, an in ómnibus obœdiéntes sitis. Cui autem áliquid donátis, et ego; nam et ego, quod donávi, si quid donávi, propter vos in persóna Christi, ut non circumveniámur a Sátana, non enim ignorámus cogitatiónes eius.
   Que si quelqu'un a causé de la tristesse, ce n'est pas à moi qu'il en a causé; c'est, dans une certaine mesure (n'exagérons rien), à vous tous. C'est assez pour cet homme-là du châtiment infligé par la majorité, en sorte qu'il vaut mieux au contraire lui pardonner et l'encourager, de peur que cet homme-là ne vienne à sombrer dans une tristesse excessive. C'est pourquoi je vous exhorte à faire prévaloir envers lui la charité. Aussi bien, en écrivant, je ne me proposais que de vous mettre à l'épreuve et de voir si vous êtes en tous points obéissants. Mais à qui vous pardonnez, je pardonne aussi; car, si j'ai pardonné - pour autant que j'ai eu à pardonner - c'est à cause de vous, en présence du Christ. Il ne s'agit pas d'être dupes de Satan, car nous n'ignorons pas ses desseins.
   r. Auribus pércipe, Dómine, lácrimas meas; ne síleas a me, remítte mihi, * Quóniam íncola ego sum apud te et peregrínus. v. Dixi: Custódiam vias meas, ut non delínquam in lingua mea. * Quóniam. v. Glória Patri. * Quóniam.
   r. Seigneur, ne reste pas sourd à mes pleurs; ne garde pas le silence à mon égard, laisse-moi un peu de répit, * Car je ne suis qu'un hôte chez toi, un simple pèlerin. v. J'ai dit: Je garderai mon chemin sans laisser ma langue s'égarer. * Car. v. Gloire au Père. * Car.
In secundo nocturno, anno II
Deuxième nocturne, année II
Ex Libro Dóminus vobíscum sancti Petri Damiáni epíscopi (Cc. 7-10: PL 145, 237-239)
Livre de saint Pierre Damien Dominus vobiscum
   Unus est Ecclésiæ Spíritus, quo vivificátur unum corpus, quod a Christo vidélicet suo cápite, præservátur. Tota ígitur Ecclésia diversórum quidem constat compáge membrórum, sed unum est procul dúbio corpus, uníus fídei soliditáte fundátum, una vivificántis Spíritus virtúte perfúsum. Unde et Apóstolus ait: Unum corpus, unus spíritus, sicut vocáti estis in una spe vocatiónis vestræ. Dignum ergo est ut quiquid in sacris offíciis a quibuscúmque fidélibus particuláriter ágitur, hoc ipsa Ecclésia per unitátem fídei et caritátis amórem unanímiter ágere videátur.
   Un est l'Esprit de l'Église qui donne vie au corps unique dont le Christ est la tête et le rempart. La totalité de l'Église, il est vrai, se compose de membres divers. Mais unique, sans aucun doute, est le corps fondé sur la solidité d'une foi unique, imprégné de la force unique de l'Esprit qui donne la vie. D'où la parole de l'Apôtre: Il y a un seul corps et un seul esprit, de même que votre vocation vous a appelés à une seule espérance. Il convient donc de considérer toute liturgie célébrée en particulier par tout fidèle, comme célébrée d'un seul esprit par l'Église elle-même, en raison de l'unité de la foi et de l'amour de charité.
   Si ergo omnes unum Christi corpus sumus et licet per corporálem spéciem videámur abiúngi, spíritu tamen ab ínvicem separári non póssumus, qui in eo manémus; quid nóceat, ego non vídeo, si commúnem Ecclésiæ consuetúdinem et sínguli teneámus, qui per unitátis indivíduæ sacraméntum ab ea numquam recéssimus. Cum enim commúnia Ecclésiæ verba solus prófero, cum ea me esse unum ac per præséntiam Spíritus in ea me veráciter manére demónstro: et si eius sum veráciter membrum, non inconveniénter adímpleo meæ universitátis offícium.
   Si donc nous sommes tous ensemble le seul corps du Christ, nous pouvons bien paraître distincts corporellement; spirituellement toutefois, nous ne pouvons être séparés les uns des autres, puisque nous demeurons en lui. Quel empêchement y aurait-il - je n'en vois pas - à ce que nous suivions, chacun à part soi, la commune pratique de l'Église, nous qui, par le sacrement de son indivisible unité, ne nous éloignons jamais d'elle. Quand je prononce en mon particulier les communes paroles de l'Église, je montre que je suis un avec elle et que par l'assistance de l'Esprit, je demeure vraiment en elle. Et si je suis vraiment un de ses membres, ce n'est pas en isolé que j'accomplis l'office de l'ensemble dont je fais partie.
   Quod ergo membrum quódlibet ágere cérnitur, hoc ab ipso córpore fíeri irreprehensibíliter perhibétur: et e divérso quod corpus facit, multitúdo pártium cooperándo conséntit. Quid ergo mirum si sacérdos quílibet, qui sine dúbio ecclesiástici córporis pars est, vicem Ecclésiæ solus éxpleat, cum per unitátis íntimæ sacraméntum tota spiritáliter sit Ecclésia, ubi eiúsdem fídei ac fratérnæ devotiónis fúerit una persóna? Ubi nimírum únitas fídei, nec in uno solitúdinem récipit, nec in plúribus scissúram diversitátis admíttit. Si ergo tota Ecclésia unum Christi corpus est et nos Ecclésiæ membra sumus, quid obest si córporis nostri, id est Ecclésiæ, sínguli quique verbis utámur, qui cum ea unum veráciter sumus? Nempe si multi unum sumus in Christo, totum nostrum sínguli possidémus in ipso; atque ídeo licet remóti procul ab Ecclésia videámur per solitúdinem córporum, in ea tamen præsentíssimi semper assístimus per unitátis inviolábile sacraméntum.
   L'action de tout membre est l'action du corps lui-même, sans conteste; inversement, ce que fait le corps est une coopération unanime de toutes les parties. Dès lors, que trouve-t-on d'étrange à ce que n'importe quel prêtre, du moment qu'il fait partie du corps ecclésiastique, puisse tenir le rôle de l'Église? Par le sacrement de l'unité intérieure de l'Église, n'est-elle pas tout entière là où se tient une seule personne avec sa foi unique et sa dévotion fraternelle? Où qu'elle se rencontre, l'unité de la foi ne souffre pas plus la solitude dans une âme que la division entre plusieurs. Si donc l'Église tout entière est l'unique corps du Christ et si de cette Église nous sommes les membres, quel obstacle voit-on à ce que de notre corps, c'est-à-dire de l'Église, nous prenions chacun les paroles à notre compte, nous qui avec elle sommes véritablement un? Étant, malgré notre nombre, un dans le Christ, nous possédons chacun en lui notre tout, et c'est pourquoi, bien que nous puissions sembler loin de l'Église par l'isolement de notre corps, nous lui restons néanmoins toujours très proches par le sacrement inviolable de l'unité.
   r. Pósui adiutórium super poténtem, et exaltávi eléctum de plebe mea; * Manus enim mea auxiliábitur ei. v. Invéni David servum meum, óleo sancto meo unxi eum. * Manus enim. v. Glória Patri. * Manus enim.
   r. J'ai donné mon appui à un homme fort, j'ai promu en dignité un homme d'élite, issu de mon peuple; * Et ma main le soutiendra. v. J'ai trouvé David, mon serviteur, je l'ai sacré avec mon huile sainte. * Et ma main. v. Gloire au Père. * Et ma main.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
   Dóminus vobíscum.
   Le Seigneur soit avec vous.
   r. Et cum spíritu tuo.
   r. Et avec votre esprit.
   Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
   Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
   r. Amen.
   r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
    Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
    Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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