Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

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  v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
  v. Dieu, viens à mon aide.
  r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
  r. Seigneur, vite à mon secours.
  Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
  Allelúia.
  Alléluia.
  Hymnus
Hymne
  Gaude, mater Ecclésia novæ laudis præcónio, quam Ludovici glória sollémni replet gáudio.
Réjouis-toi, mère Église, par le chant d'une nouvelle louange, que la gloire de Louis remplit de joie solennelle.
   De regno terræ véhitur ad regni cæli sólium, cuius vita dignóscitur forma virtútum ómnium.
Du royaume de la terre, il est porté au trône du royaume du ciel, dont la vie se distingue comme le modèle de toutes les vertus.
   Fide purus, spe pátiens et caritáte férvidus, Omnipoténti lárgiens, pius, pudícus, próvidus.
Pur dans la foi, patient dans l'espérance et fervent dans la charité, il est généreux envers le Tout-Puissant, pieux, chaste, prévoyant.
   Fraus, furor, violéntia relegántur a súbditis, signa corúscant vária virtútum eius méritis.
La fraude, la fureur, la violence sont bannies de ses sujets, divers signes brillent par les mérites de ses vertus.
   Pro coróna iustítiæ iam coronátus glória, nostræ memor misériæ cæli procúret prǽmia.
Pour la couronne de justice, déjà couronné de gloire, qu'il se souvienne de notre misère et procure pour nous les récompenses célestes.
   Trino Deo et símplici laus, honor, virtus, glória, qui nos reis mirífici corónet per suffrágia.
Au Dieu trinitaire et un, louange, honneur, vertu, gloire, qui, par ses suffrages, nous couronne, nous coupables, de merveilles.
  Ant. 1. Deus meus, ne despéxeris deprecatiónem meam, a tribulatióne peccatóris.
  Ant. 1. Mon Dieu, ne méprise pas ma supplication, lors de la persécution des pécheurs.
  Psalmus 54 (55)
Psaume 54 (55)
  Contra perfidum amicum
Contre un ami perfide
  Cœpit Iesus pavere et tædere (Mc 14, 33).
Jésus commença à ressentir frayeur et angoisse (Mc 14, 33).
  I
I
  Auribus pércipe, Deus, oratiónem meam et ne abscondáris a deprecatióne mea; * inténde mihi et exáudi me.
  O Dieu, prête l'oreille à ma prière, ne Te dérobe pas à mes supplications. Ecoute-moi et réponds-moi !
  Excússus sum in meditatióne mea et conturbátus sum * a voce inimíci et a tribulatióne peccatóris.
  J'erre çà et là, plaintif et gémissant, devant les menaces de l'ennemi, devant l'oppression du méchant !
  Quóniam devolvérunt in me iniquitátem * et in ira molésti erant mihi.
  Car ils font tomber sur moi le malheur, et ils me poursuivent avec colère.
  Cor meum torquétur intra me, * et formído mortis cécidit super me.
  Mon coeur tremble au dedans de moi, et sur moi fondent les terreurs de la mort.
  Timor et tremor venérunt super me, * et contéxit me pavor.
  La crainte et l'épouvante m'assaillent, et le frisson m'enveloppe.
  Et dixi: «Quis dabit mihi pennas sicut colúmbæ, * et volábo et requiéscam?
  Et je dis : Oh ! si j'avais les ailes de la colombe, je m'envolerais et m'établirais en repos ;
  Ecce elongábo fúgiens * et manébo in solitúdine.
  voici que je fuirai bien loin, et je demeurerais dans la solitude.
  Exspectábo eum, qui salvum me fáciat * a spíritu procéllæ et tempestáte».
  Je me hâterais de chercher un asile, loin du vent impétueux, loin de l'ouragan.
  Díssipa, Dómine, dívide línguas eórum, * quóniam vidi violéntiam et contentiónem in civitáte.
  Réduis-les à néant, Seigneur, divise leurs langues ! Car je vois dans la ville la violence et la discorde.
  Die ac nocte circúmeunt eam super muros eius, iníquitas et labor et insídiæ in médio eius; * et non defécit de platéis eius frauduléntia et dolus.
  Jour et nuit ils font le tour de ses remparts ; l'iniquité et la vexation sont au milieu d'elle, la perversité est dans son sein l'oppression et l'astuce ne quittent point ses places.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
  Ant. Deus meus, ne despéxeris deprecatiónem meam, a tribulatióne peccatóris.
  Ant. Mon Dieu, ne méprise pas ma supplication, lors de la persécution des pécheurs.
  Ant. 2. Liberábit nos Dóminus de manu inimíci et insidiatóris.
  Ant. 2. Le Seigneur nous a libéré de la main des ennemis et de ceux qui sont aux aguets.
  II
II
  Quóniam si inimícus meus maledixísset mihi, * sustinuíssem útique;
  Car ce n'est pas un ennemi qui m'outrage : je le supporterais ;
  et si is, qui óderat me, super me magnificátus fuísset, * abscondíssem me fórsitan ab eo.
  ce n'est pas un adversaire qui s'élève contre moi: je me cacherais devant lui.
  Tu vero, homo coæquális meus, * familiáris meus et notus meus,
  Mais toi, tu étais un autre moi-même, mon confident et mon ami.
  qui simul habúimus dulce consórtium: * in domo Dei ambulávimus in concúrsu.
  Nous vivions ensemble dans une douce intimité, nous allions avec la foule à la maison de Dieu.
  [Véniat mors super illos, et descéndant in inférnum vivéntes,
  [Que la mort les surprenne, qu'ils descendent vivants au schéol!
  quóniam nequítiæ in habitáculis eórum, in médio eórum. ]
  Car la méchanceté est dans leur demeure, au milieu d'eux.]
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
  Ant. Liberábit nos Dóminus de manu inimíci et insidiatóris.
  Ant. Le Seigneur nous a libéré de la main des ennemis et de ceux qui sont aux aguets.
  Ant. 3. Iacta super Dóminum curam tuam, et ipse te enútriet.
  Ant. 3. Remets ton sort à l’Éternel, et Il te soutiendra.
  III
  Ego autem ad Deum clamábo, * et Dóminus salvábit me.
  Pour moi, je crie vers Dieu, et le Seigneur me sauvera.
  Véspere et mane et merídie meditábor et ingemíscam, * et exáudiet vocem meam.
  Le soir, le matin, au milieu du jour, je me plains, je gémis, et Il entendra ma voix.
  Rédimet in pace ánimam meam ab his, qui impúgnant me, * quóniam in multis sunt advérsum me.
  Il délivrera en paix mon âme du combat qui m'est livré, car ils sont nombreux ceux qui me font la guerre.
  Exáudiet Deus et humiliábit illos, * qui est ante sǽcula.
  Dieu entendra, et Il les humiliera, Lui qui est avant les siècles.
  Non enim est illis commutátio, * et non timuérunt Deum.
  Car il n'y a point en eux de changement, et ils n'ont pas la crainte de Dieu.
  Exténdit manum suam in sócios; * contaminávit fœdus suum.
  il porte la main sur ceux qui étaient en paix avec Lui, il viole Son alliance.
  Lene super butyrum est os eius, * pugna autem cor illíus:
  De sa bouche sortent des paroles douces comme le lait, et la guerre est dans son coeur.
  mollíti sunt sermónes eius super óleum, * et ipsi sunt gládii destrícti.
  Ses discours sont plus onctueux que l'huile, mais ce sont des épées nues.
  Iacta super Dóminum curam tuam, et ipse te enútriet; * non dabit in ætérnum fluctuatiónem iusto.
  Remets ton sort au Seigneur, et Il te soutiendra ; Il ne laissera pas à jamais chanceler le juste.
  Tu vero, Deus, dedúces eos * in púteum intéritus.
  Et Toi, ô Dieu, Tu les feras descendre dans la fosse de perdition ;
  Viri sánguinum et dolósi non dimidiábunt dies suos; * ego autem sperábo in te, Dómine.
  les hommes de sang et de ruse ne verront pas la moitié de leurs jours ; pour moi, je mets en Toi ma confiance.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
  Ant. Iacta super Dóminum curam tuam, et ipse te enútriet.
  Ant. Remets ton sort à l’Éternel, et Il te soutiendra.
  In primo nocturno, anno II
Premier nocturne, année II
  De libro Qóhelet
Du livre de Qohélet
  Qui custódit præcéptum non experiétur quidquam mali; tempus et iudícium cor sapiéntis intéllegit. Omni enim negótio tempus est et iudícium, et multa hóminis afflíctio; ignórat enim quid futúrum sit, nam quómodo sit futúrum, quis nuntiábit ei? Non est in hóminis potestáte dominári super spíritum nec cohibére spíritum, nec habet potestátem supra diem mortis, nec ulla remíssio est ingruénte bello, neque salvábit impíetas ímpium. Omnia hæc considerávi et dedi cor meum cunctis opéribus quæ fiunt sub sole, quo témpore dominátur homo hómini in malum suum. Et ita vidi ímpios sepúltos, discedéntes de loco sancto; in obliviónem cádere in civitáte quod ita egérunt: sed et hoc vánitas est. Etenim quia non profértur cito senténtia contra ópera mala, ídeo cor filiórum hóminum replétur, ut pérpetrent mala. Nam peccátor cénties facit malum et prolóngat sibi dies; verúmtamen novi quod erit bonum timéntibus Deum, qui veréntur fáciem eius. Non sit bonum ímpio, nec prolongábit dies suos quasi umbram, qui non timet fáciem Dómini.
  Celui qui garde le commandement ne connaît aucun malheur; le cœur du sage connaît le temps et le jugement, car il y a un temps et un jugement pour toute chose. Mais le malheur de l'homme est grave pour lui, car il ne sait pas ce qui arrivera: qui pourrait lui annoncer comment ce sera? Aucun homme n'est maître du vent pour retenir le vent, personne n'est maître du jour de la mort. Il n'y a pas de sursis à la guerre, et la méchanceté ne sauve pas celui qui la commet. Tout cela je l'ai vu, en mettant tout mon cœur à tout ce qui se fait sous le soleil, au temps où l'homme est maître de l'homme, pour son malheur. Et ainsi j'ai vu des méchants emmenés à leur tombeau, et l'on s'en va du lieu saint, et l'on oublie dans la ville comment ils ont agi, cela aussi est vanité! Parce que la sentence contre celui qui fait le mal n'est pas vite exécutée, le cœur des enfants des hommes est plein de l'envie de mal faire. Que le pécheur fasse cent fois le mal, il survit. Mais moi je sais aussi qu'il arrive du bien à ceux qui craignent Dieu parce qu'ils le craignent, mais qu'il n'arrive pas de bien au méchant et que, comme l'ombre, il ne prolongera pas ses jours, parce qu'il ne craint pas Dieu.
  Est vánitas quæ fit super terram: sunt iusti quibus mala provéniunt, quasi ópera égerint impiórum, et sunt ímpii quibus bona provéniunt, quasi iustórum facta hábeant; sed et hoc vaníssimum iúdico. Laudávi ígitur lætítiam quod non esset hómini bonum sub sole, nisi quod coméderet et bíberet atque gaudéret et hoc solum secum auférret de labóre suo in diébus vitæ suæ quos dedit ei Deus sub sole. Cum appósui cor meum ut scirem sapiéntiam et intellégerem occupatiónem quæ versátur in terra, quod diébus et nóctibus somnum non capit óculis, ecce intelléxi quod ómnium óperum Dei nullam possit homo inveníre ratiónem eórum quæ fiunt sub sole; et quanto plus laboráverit homo ad quæréndum, tanto minus invéniet; etiámsi díxerit sápiens se nosse, non póterit reperíre.
  Il y a une vanité qui se fait sur la terre: il y a des justes qui sont traités selon la conduite des méchants et des méchants qui sont traités selon la conduite des justes. Je dis que cela aussi est vanité. Et je fais l'éloge de la joie, car il n'y a de bonheur pour l'homme que dans le manger, le boire et le plaisir qu'il prend; c'est cela qui accompagne son travail aux jours de la vie que Dieu lui donne sous le soleil. Après avoir mis tout mon cœur à connaître la sagesse et à observer la tâche qu'on exerce sur la terre - car ni jour ni nuit on ne voit de ses yeux le repos - j'ai observé toute l'œuvre de Dieu: l'homme ne peut découvrir toute l'œuvre qui se fait sous le soleil; quoique l'homme se fatigue à chercher, il ne trouve pas. Et même si un sage dit qu'il sait, il ne peut trouver.
  Omnia hæc cóntuli in corde meo ut curióse intellégerem quod iusti atque sapiéntes et ópera eórum sunt in manu Dei. Utrum amor sit an ódium, omníno nescit homo: coram illis ómnia. Sicut ómnibus sors una: iusto et ímpio, bono et malo, mundo et immúndo, immolánti víctimas et non immolánti. Sicut bonus sic et peccátor; ut qui iurat, ita et ille qui iuraméntum timet.
  À tout cela j'ai mis tout mon cœur et j'ai éprouvé tout cela: à savoir que les justes et les sages avec leurs œuvres sont dans la main de Dieu. L'homme ne connaît ni l'amour ni la haine, tous deux sont devant lui vanité. Ainsi, tous ont un même sort, le juste et le méchant, le bon et le mauvais, le pur et l'impur, celui qui sacrifie et celui qui ne sacrifie pas; le bon est comme le pécheur, celui qui prête serment comme celui qui craint de prêter serment.
  r. Magna enim sunt iudícia tua, Dómine, et inenarrabília verba tua; * Magnificásti pópulum tuum et honorásti. v. Deduxísti sicut oves pópulum tuum in manu Móysi et Aaron. * Magnificásti. v. Glória Patri. * Magnificásti.
  r. Tes jugements sont grands, Seigneur; impénétrables, tes décrets; * Tu as magnifié, honoré ton peuple! v. Tu as conduit comme un troupeau de brebis ton peuple, par la main de Moïse et d'Aaron. * Tu as magnifié. v. Gloire au Père. * Tu as magnifié.
  In secundo nocturno, anno II
Deuxième nocturne, année II
  Ex Libris sancti Augustíni De Civitáte Dei (Lib. 5, 24: CCL 47, 160)
Livre de saint Augustin De la Cité de Dieu
  Christiános quosdam imperatóres non ídeo félices dícimus quia vel diútius imperárunt, vel imperántes fílios morte plácida reliquérunt; vel hostes reipúblicæ domuérunt, vel inimícos cives advérsus se insurgéntes et cavére et opprímere potuérunt. Hæc et ália vitæ huius ærumnósæ vel múnera, vel solátia, quidam étiam cultóres dæmonum accípere meruérunt, qui non pértinent ad regnum Dei, quo pértinent isti; et hoc ipsíus misericórdia factum est, ne ab illo ista qui in eum créderent velut summa bona desiderárent. Sed félices eos dícimus, si iuste ímperant; si inter linguas sublímiter honorántium et obséquia nimis humíliter salutántium non extollúntur, sed se hómines esse meminérunt; si suam potestátem ad Dei cultum máxime dilatándum maiestáti eius fámulam fáciunt.
  Si nous appelons heureux certains empereurs chrétiens, ce n'est pas parce qu'ils ont régné plus longtemps, ou laissé, après une mort paisible, le trône à leurs fils, ou dompté les ennemis de l'État, ou réussi à prévenir et à réprimer les citoyens rebelles à leur autorité. Ces succès et les autres faveurs et consolations de cette vie pleine de misère, des adorateurs des démons ont été jugés dignes, eux aussi, d'en bénéficier, sans appartenir comme nos empereurs au royaume de Dieu. Et Dieu, dans sa miséricorde, en a ainsi décidé pour que ses fidèles ne désirent pas ces faveurs comme si elles étaient le souverain bien. Mais nous les appelons heureux, s'ils commandent avec justice; si, au milieu des paroles de ceux qui les portent aux nues et des hommages de ceux qui les saluent avec trop de bassesse, ils ne s'enorgueillissent pas, se souvenant qu'ils sont des hommes; s'ils mettent leur puissance au service de la majesté divine pour développer au plus haut point le culte de Dieu.
  Félices eos dícimus, si Deum timent, díligunt, colunt; si plus amant illud regnum, ubi non timent habére consórtes; si tárdius víndicant, fácile ignóscunt; si eámdem vindíctam pro necessitáte regéndæ tuendæque reipúblicæ, non pro saturándis inimicitiárum ódiis exsérunt; si eámdem véniam non ad impunitátem iniquitátis, sed ad spem correctiónis indúlgent; si quod áspere cogúntur plerúmque decérnere, misericórdiæ lenitáte et beneficiórum largitáte compénsant; si luxúria tanto eis est castigátior, quanto posset esse libérior; si malunt cupiditátibus pravis, quam quibúslibet géntibus imperáre.
  Nous les appelons heureux, s'ils craignent Dieu, l'aiment, l'adorent; s'ils aiment davantage ce royaume où ils ne craignent pas d'avoir des rivaux; s'ils sont lents à punir, prompts à pardonner; s'ils exercent leur vindicte par obligation de gouverner et de protéger l'État, non pour assouvir leur haine contre leurs ennemis; s'ils accordent leur pardon non pour laisser le crime impuni, mais dans l'espoir d'un amendement; si, contraints souvent de prendre des mesures sévères, ils les compensent par la douceur de leur miséricorde et l'ampleur de leurs bienfaits; s'ils renoncent d'autant plus à la luxure qu'ils sont plus libres de s'y adonner; s'ils aiment mieux commander à leurs mauvaises passions qu'à n'importe quelles nations.
  Et si hæc ómnia fáciunt non propter ardórem inánis glóriæ, sed propter caritátem felicitátis ætérnæ; si pro suis peccátis, humilitátis et miseratiónis et oratiónis sacrifícium Deo suo vero immoláre non néglegunt. Tales christiános imperatóres dícimus esse félices ínterim spe, póstea re ipsa futúros, cum id quod exspectámus advénerit.
  Et s'ils font tout cela non par ardent désir de la vaine gloire, mais par amour de la félicité éternelle; si enfin, pour leurs péchés ils ne négligent pas d'offrir au vrai Dieu qui est le leur un sacrifice d'humilité, de propitiation et de prière. De tels empereurs chrétiens, nous les proclamons heureux en espérance dès ici-bas, et un jour, en réalité, quand sera arrivé ce que nous attendons.
  r. Exáudita est orátio tua, dicit Dóminus, et eleemósynæ tuæ ascendérunt in memóriam * In conspéctu Dómini Dei tui. v. Honóra Dóminum de tua substántia, et de primítiis frugum tuárum da paupéribus. * In conspéctu. v. Glória Patri. * In conspéctu.
  r. Ta prière a été exaucée, dit le Seigneur, et tes aumônes sont montées devant Dieu, * Comme un mémorial en présence du Seigneur ton Dieu. v. De tes biens, honore le Seigneur, et donne aux pauvres les prémices de tes récoltes. * Comme. v. Gloire. * Comme.
  Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
  Dóminus vobíscum.
  Le Seigneur soit avec vous.
  r. Et cum spíritu tuo.
  r. Et avec votre esprit.
  Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
  Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
  r. Amen.
  r. Amen.
  Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
  Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
  Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
   Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
   Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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