Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Les textes de l'office de lecture sont encore en construction. Ils ne sont malheureusement pas encore complets pour le moment. Si vous désirez méditer ces lectures bibiliques et patristiques, veuillez utiliser le cursus monastique de l'office divin.
  v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
  v. Dieu, viens à mon aide.
  r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
  r. Seigneur, vite à mon secours.
  Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
  Allelúia.
  Alléluia.
  Hymnus
Hymne
  Summæ Deus cleméntiæ mundíque factor máchinæ, qui trinus almo númine unúsque firmas ómnia,
O Dieu, souveraine clémence, suprême artisan de ce monde, trois Personnes en un seul Dieu, Tu maintiens tout par Ta puissance.
  Nostros piis cum cánticis fletus benígne súscipe, quo corde puro sórdibus te perfruámur lárgius.
Dans Ta bonté daigne accueillir nos peurs et nos chants de louange pour que nos cœurs purifiés Te goûtent davantage encore.
  Lumbos adúre cóngruis tu caritátis ígnibus, accíncti ut adsint pérpetim tuísque prompti advéntibus,
Avec le feu de Ton amour, purifie nos reins et nos cœurs ; soyons toujours prêts à répondre, prompts à courir à Ta venue.
  Ut, quique horas nóctium nunc concinéndo rúmpimus, donis beátæ pátriæ ditémur omnes áffatim.
Et puisque le chant de nos hymnes a rompu le cours de la nuit, accorde-nous avec largesse les dons du royaume à venir.
  Præsta, Pater piíssime, Patríque compar Unice, cum Spíritu Paráclito regnans per omne sǽculum. Amen.
Exauce-nous, Père très bon, et Toi, le Fils égal au Père, avec l’Esprit Consolateur, régnant pour les siècles des siècles. Amen.
  Vel:
Ou :
  Hymnus
Hymne
  Auctor perénnis glóriæ, qui septifórmis grátiæ das Spíritum credéntibus, assíste mitis ómnibus.
O Père de gloire éternelle, Toi qui répands sur Tes fidèles les sept dons de Ton Esprit Saint, dans Ta bonté assiste-nous.
  Expélle morbos córporum, mentis repélle scándalum, exscínde vires críminum, fuga dolóres córdium.
Chasse les maux de notre corps, garde notre âme de la chute, brise la violence des fautes, éloigne les passions mauvaises.
  Serénas mentes éffice, opus honéstum pérfice, preces orántum áccipe, vitam perénnem tríbue.
  Septem diérum cúrsibus nunc tempus omne dúcitur; octávus ille últimus dies erit iudícii,
  In quo, Redémptor, quǽsumus, ne nos in ira árguas, sed a sinístra líbera, ad déxteram nos cólloca,
  Ut, cum preces suscéperis clemens tuárum plébium, reddámus omnes glóriam trino Deo per sǽcula. Amen.
  Ant. 1. Qui humiliáverit se sicut párvulus, hic maior est in regno cælórum.
  Ant. 1. Celui qui s'humilie comme un petit enfant, celui là est plus grand dans le royaume des cieux.
  Psalmus 130 (131)
Psaume 130 (131)
  Quasi parvuli fiducia in Domino collocata
Confiance d'enfant dans le Seigneur
  Discite a me, quia mitis sum et humilis corde (Mt 11, 29).
Apprenez de Moi que Je suis doux et humble de coeur. (Mt 11, 29).
  Dómine, non est exaltátum cor meum, * neque eláti sunt óculi mei,
  Seigneur, mon coeur ne s'est pas enflé d'orgueil, et mes yeux n'ont pas été hautains.
  neque ambulávi in magnis, * neque in mirabílibus super me.
  Je ne recherche point les grandes choses, ni ce qui est élevé au-dessus de moi.
  Vere pacátam et quiétam * feci ánimam meam;
  Je rends mon âme vraiment dans calme et silencieuse ;
  sicut ablactátus in sinu matris suæ, * sicut ablactátus, ita in me est ánima mea.
  comme un enfant sevré sur le sein de sa mère, comme l'enfant sevré, ainsi mon âme est en moi.
  Speret Israel in Dómino * ex hoc nunc et usque in sǽculum.
  Espère dans le Seigneur, Israël, maintenant et dans les siècles.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
  Ant. Qui humiliáverit se sicut párvulus, hic maior est in regno cælórum.
  Ant. Celui qui s'humilie comme un petit enfant, celui là est plus grand dans le royaume des cieux.
  Ant. 2. Deus meus, in simplicitáte cordis mei, lætus óbtuli univérsa.
  Ant. 2. Mon Dieu, dans la simplicité de mon cœur, je me suis offert avec joie entièrement.
  Psalmus 131 (132)
Psaume 131 (132)
  Divina promissa domui David data
Promesse divine donnée à la maison de David.
  Dabit illi Dominus Deus sedem David patris eius (Lc 1, 32).
Le Seigneur Dieu a donné à David le trône de son père (Lc 1, 32).
  I
I
  Meménto, Dómine, David * et omnis mansuetúdinis eius,
  Souviens-Toi, Seigneur, de David, et de toute sa mansuétude,
  quia iurávit Dómino, * votum vovit Poténti Iacob:
  car il fit ce serment au Seigneur, ce vœu au Puissant de Jacob:
  Non introíbo in tabernáculum domus meæ, * non ascéndam in lectum strati mei,
  « Je n'entrerai pas dans la tente où je demeure, je ne monterai pas sur le lit où je repose ;
  non dabo somnum óculis meis * et palpebris meis dormitatiónem,
  Je n'accorderai point de sommeil à mes yeux, ni d'assoupissement à mes paupières,
  donec invéniam locum Dómino, * tabernáculum Poténti Iacob.
  jusqu'à ce que j'aie trouvé un lieu pour le Seigneur, une demeure pour le Puissant de Jacob. »
  Ecce audívimus eam esse in Ephratha, * invénimus eam in campis Iaar.
  Voici, entendions-nous dire, que [l'arche] est à Ephrata ; nous l'avons trouvée dans les champs de Jaar.
  Ingrediámur in tabernáculum eius, * adorémus ad scabéllum pedum eius. -
  Allons dans Sa tente, adorons [tournés vers] l'escabeau de Ses pieds.
  Surge, Dómine, in réquiem tuam, * tu et arca fortitúdinis tuæ.
  Lève-Toi, Seigneur, dans Ton repos, Toi et l'arche de Ta majesté!
  Sacerdótes tui induántur iustítiam, * et sancti tui exsúltent.
  Que Tes prêtres soient revêtus de justice, et que Tes saints poussent des cris d'allégresse.
  Propter David servum tuum * non avértas féáciem christi tui.
  A cause de David, Ton serviteur, ne repousse pas la face de celui que tu as oint.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
  Ant. Deus meus, in simplicitáte cordis mei, lætus óbtuli univérsa.
  Ant. Mon Dieu, dans la simplicité de mon cœur, je me suis offert avec joie entièrement.
  Ant. 3. Iurávit Dóminus David veritátem; firmávit regnum eius in ætérnum.
  Ant. 3. Le Seigneur David a juré en vérité ; Il a établi Son royaume pour toujours.
  II
II
  Iurávit Dóminus David veritátem * et non recédet ab ea:
  Le Seigneur a juré à David la vérité, et Il ne s'en écartera pas :
  «De fructu ventris tui * ponam super sedem tuam.
  J'établirai sur ton trône le fruit de ton sein.
  Si custodíerint fílii tui testaméntum meum * et testimónia mea, quæ docébo eos,
  Si tes fils gardent Mon alliance et les préceptes que Je leur enseignerai,
  fílii eórum usque in sæculum * sedébunt super sedem tuam».
  à tout jamais aussi leurs fils seront assis sur ton trône.
  Quóniam elégit Dóminus Sion, * desiderávit eam in habitatiónem sibi:
  Car le Seigneur a choisi Sion ; Il l'a choisie pour Sa demeure.
  «Hæc réquies mea in sǽculum sǽculi; * hic habitábo, quóniam desiderávi eam.
  C'est là pour toujours le lieu de Mon repos ; J'y habiterai, car Je l'ai désirée.
  Cibária eius benedícens benedícam, * páuperes eius saturábo pánibus.
  En bénissant je bénirai ses vivres ; Je rassasierai de pain ses pauvres.
  Sacerdótes eius índuam salutári, * et sancti eius exsultatióne exsultábunt.
  Je revêtirai ses prêtres de salut, et ses saints exulteront d'exultation.
  Illic germináre fáciam cornu David, * parábo lucérnam christo meo.
  Là Je ferai germer la puissance de David ; Je préparerai une lampe pour celui que j'ai oint.
  Inimícos eius índuam confusióne, * super ipsum autem efflorébit diadéma eius».
  Je couvrirai Ses ennemis de confusion ; mais Ma sainteté fleurira son diadème.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
  Ant. Iurávit Dóminus David veritátem; firmávit regnum eius in ætérnum.
  Ant. Le Seigneur David a juré en vérité ; Il a établi Son royaume pour toujours.
  In primo nocturno, anno II)
Premier nocturne, année II)
  De libro Daniélis prophétæ 3, 8-12. 19-24. 28-29
Du livre de Daniel
  In ipso témpore accedéntes viri Chaldæi accusavérunt Iudæos dixerúntque Nabuchodónosor regi: "Rex, in ætérnum vive! Tu, rex, posuísti decrétum ut omnis homo, qui audíerit sónitum tubæ, fístulæ et cítharæ, sambúcæ et psaltérii et symphoníæ et univérsi géneris musicórum, prostérnat se et adóret státuam áuream; si quis autem non prócidens adoráverit, mittétur in fornácem ignis ardéntis. Sunt ergo viri Iudæi quos constituísti super ópera provínciæ Babylónis, Sedrac, Misac et Abdénago; viri isti te, rex, non honórant: deos tuos non colunt et státuam áuream quam erexísti, non adórant."
  Certains Chaldéens s'en vinrent dénoncer les Juifs. Ils dirent au roi Nabuchodonosor: " Ô roi, vis à jamais! Ô roi, tu as promulgué un décret prescrivant à tout homme qui entendrait sonner trompe, pipeau, cithare, sambuque, psaltérion, cornemuse et toute espèce de musique, de se prosterner et de faire adoration à la statue d'or, et arrêtant que ceux qui ne se prosterneraient ni ne feraient adoration seraient jetés dans la fournaise de feu ardent. Or voici des Juifs que tu as assignés aux affaires de la province de Babylone: Shadrak, Meshak et Abed Nego; ces gens n'ont pas tenu compte de tes ordres, ô roi; ils ne servent pas ton dieu et ils n'ont pas fait adoration à la statue d'or que tu as élevée. "
  Tunc Nabuchodónosor replétus est furóre, et aspéctus faciéi illíus immutátus est super Sedrac, Misac et Abdénago; et respóndens præcépit ut succenderétur fornax séptuplum quam succéndi consuéverat; et viris fortíssimis de exércitu suo iussit ut ligárent Sedrac, Misac et Abdénago et mítterent eos in fornácem ignis ardéntis; et conféstim viri illi vincti, cum bracis suis et tiáris et calceaméntis et véstibus missi sunt in médium fornácis ignis ardéntis; ítaque, quia iússio regis urgébat, et fornax succénsa erat nimis, viros illos qui míserant Sedrac, Misac et Abdénago, interfécit flamma ignis. Viri autem tres, Sedrac, Misac et Abdénago, cecidérunt in médio cámino ignis ardéntis colligáti. Et ambulábant in médio flammæ, laudántes Deum et benedicéntes Dómino.
  Alors le roi Nabuchodonosor fut rempli de colère et l'expression de son visage changea à l'égard de Shadrak, Meshak et Abed Nego. Il donna ordre de chauffer la fournaise sept fois plus que d'ordinaire et à des hommes forts de son armée de lier Shadrak, Meshak et Abed Nego et de les jeter dans la fournaise de feu ardent. Ceux-ci furent donc liés, avec leur manteau, leurs chausses, leur chapeau, tous leurs vêtements, et jetés dans la fournaise de feu ardent. L'ordre du roi était péremptoire; la fournaise étant excessivement brûlante, les hommes qui y portèrent Shadrak, Meshak et Abed Nego furent brûlés à mort par la flamme du feu. Quant aux trois hommes Shadrak, Meshak et Abed Nego, ils tombèrent tout liés dans la fournaise de feu ardent. Et ils marchaient au milieu de la flamme, louant Dieu et bénissant le Seigneur.
  Et erúmpens Nabuchodónosor ait: "Benedíctus Deus eórum, Sedrac, Misac et Abdénago, qui misit ángelum suum et éruit servos suos qui credidérunt in eo, et verbum regis immutavérunt et tradidérunt córpora sua, ne servírent et ne adorárent omnem deum, excépto Deo suo. A me ergo pósitum est decrétum, ut omnis pópulus, tribus et lingua quæcúmque locúta fúerit blasphémiam contra Deum Sedrac, Misac et Abdénago, in frusta concidátur, et domus eius in sterquilínium fiat, eo quod non est Deus álius qui possit ita salváre."
  Nabuchodonosor dit: " Béni soit le Dieu de Shadrak, Meshak et Abed Nego, qui a envoyé son ange et délivré ses serviteurs, eux qui, se confiant en lui, ont désobéi à l'ordre du roi et ont livré leur corps plutôt que de servir ou d'adorer tout autre dieu que leur Dieu. Voici le décret que je porte: Peuples, nations et langues, que tous ceux d'entre vous qui parleraient légèrement du Dieu de Shadrak, Meshak et Abed Nego soient mis en pièces, et que leurs maisons soient changées en bourbiers, car il n'est pas d'autre Dieu qui puisse délivrer de la sorte. "
  r. Benedíctus Dóminus, Deus Israel, qui facit mirabília solus; * Et benedíctum nomen maiestátis eius in ætérnum. v. Replébitur maiestáte eius omnis terra: fiat, fiat. * Et benedíctum. v. Glória Patri. * Et benedíctum.
  r. Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, lui seul fait des merveilles! * Béni soit à jamais son nom glorieux! v. Toute la terre soit remplie de sa gloire! Amen! Amen! * Béni soit. v. Gloire au Père. * Béni soit.
  In secundo nocturno, anno II)
Deuxième nocturne, année II)
  Ex Tractátu Eadméri mónachi De conceptióne sanctæ Maríæ (Nn. 11-12: PL 159, 305-306)
Traité d'Eadmer sur la conception de Notre Dame
  Quidquid dignum umquam de áliquo extra suam persónam vóluit Deus, pérperam est eum de te, o beatíssima feminárum, noluísse; vóluit enim te fíeri Matrem suam et, quia vóluit, fecit esse; quasi dicerétur, Matrem suam te fecit ille rerum Dóminus, Creátor et gubernátor; rerum, inquam, ómnium non solum intellegibílium, sed omnem intelléctum transcendéntium Dóminus et factor te dóminam et imperatrícem constítuit cælórum atque terrárum, et sic márium et ómnium elementórum, cum ómnibus quæ in ipsis sunt, dómina et imperátrix exstitísti et exístis et, ut ita esses, in útero matris tuæ a primórdiis conceptiónis, operánte Spíritu Sancto, creabáris.
  Tout ce que Dieu a jamais voulu d'honorable pour quelqu'un d'autre que lui, il est faux qu'il ne l'ait pas voulu pour toi, bienheureuse entre toutes les femmes; puisqu'il a voulu faire de toi sa Mère et, l'ayant voulu, l'a réalisé. Autant dire: il a fait de toi sa Mère, lui, le Créateur, le Maître et le Souverain de toutes choses. Lui, l'auteur et le Seigneur de tous les êtres non seulement intelligibles, mais de ceux qui dépassent toute intelligence, il t'a constituée maîtresse et impératrice de l'univers. Tu es donc devenue et tu demeures la souveraine et la reine des cieux, des terres, et aussi des mers, de tous les éléments et de tout ce qu'ils contiennent. Et c'est pour que tu sois tout cela qu'il te créait, en sanctifiant par l'action de son Esprit le premier instant de ta conception dans le sein de ta mère.
  Ita est, bona dómina, et gaudémus ita esse. Numquid ergo, dulcíssima dómina, numquid tu tanta futúra, Summi vidélicet Mater uníca, et ómnium quæ fuérunt, sunt vel erunt, prudens ac nóbilis post Fílium tuum imperátrix, numquid in exórdio tuo talis esse debuísti ut ómnium quorum te domínium gérere certíssime nóvimus aut impuritáti aut subiectióni potuísset addíci?
  Il est en ainsi, bonne souveraine, et nous nous réjouissons qu'il en soit ainsi. Mais, nous te le demandons, très douce maîtresse, toi à qui tant de grandeur est réservée, toi, destinée à devenir la Mère unique du Très-Haut, l'impératrice prudente et noble, après ton Fils, de tous les êtres passés, présents et futurs, nous te le demandons, à ta conception, pouvais-tu être telle qu'on doive t'associer soit à la tache originelle soit à la sujétion de toutes les créatures, elles sur qui, nous le savons avec certitude, tu exerces ton empire?
  Ille assértor puræ veritátis, et a Fílio tuo iam in cælo præsidénte vas electiónis cognominátus, omnes hómines peccásse in Adam fatétur, vera útique senténtia et cui contradíci nefas esse pronúntio. Sed, cum eminéntiam grátiæ Dei in te consídero, sicut te non intra ómnia, sed super ómnia quæ facta sunt, inæstimábili modo contúeor, ita te non lege natúræ ut álios in tua conceptióne devínctam fuísse opínor, sed singulári et humáno intelléctui impenetrábili divinitátis virtúte et operatióne ab omni peccáti adiunctióne libérrimam.
  L'Apôtre de la pure vérité, celui que ton Fils, du ciel où il règne maintenant, a surnommé l'instrument de choix, affirme que tous les hommes ont péché en Adam. Vérité certaine et, je le déclare, il n'est pas permis de la nier. Mais, en considérant l'éminence de la grâce divine en toi, Marie, je vois que tu es placée de façon inestimable, non pas au milieu, mais au-dessus de toutes les créatures; d'où je conclus que, dans ta conception, tu n'as pas été enchaînée par la même loi naturelle que les autres hommes, mais que tu es restée complètement affranchie de la contamination de tout péché, et cela par une vertu divine, une opération divine, singulière et impénétrable à l'intelligence humaine.
  r. Misit Dóminus ángelum suum et conclúsit ora leónum, * Et non me contaminavérunt, quia coram eo iustítia invénta est in me. v. Misit Deus misericórdiam suam et veritátem suam; ánimam meam erípuit de médio catulórum leónum. * Et. v. Glória Patri. * Et.
  r. Le Seigneur a envoyé son ange et fermé la gueule des lions: * Ils ne m'ont pas atteint, parce qu'à ses yeux j'étais innocent. v. Dieu envoie son amour et sa vérité; il arrache ma vie aux lions qui m'encerclent; * Ils. v. Gloire au Père. * Ils.
  Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
  Dóminus vobíscum.
  Le Seigneur soit avec vous.
  r. Et cum spíritu tuo.
  r. Et avec votre esprit.
  Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
  Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
  r. Amen.
  r. Amen.
  Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
  Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
  Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
   Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
   Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
Retour en haut