Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Avertissement : l'antiphonaire romain est en construction. Il subsiste de nombreuses erreurs et omissions. Soyez patients.
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(c3) DE(h)us,(h) (,)in(h) ad(h)iu(h)tó(hi)ri(h)um(h) me(h)um(h) in(h)tén(h)de.(h) r/.(::) Dó(h)mi(h)ne,(h) (,) ad(h) ad(h)iu(h)ván(h)dum(h) me(h) fes(h)tí(h)na.(h) (:) Gló(h)ri(h)a(h) Pa(h)tri,(h) et(h) Fí(h)li(h)o,(h) (,) et(h) Spi(h)rí(h)tu(h)i(h) Sanc(h)to.(h) (:)
Si(h)cut(h) e(h)rat(h) in(h) prin(h)cí(h)pi(h)o,(h) et(h) nunc,(h) et(h)
sem(h)per,(h) (,) et(h) in(h) sǽ(h)cu(h)la(h) sæ(h)cu(h)ló(h)rum.(h)
Am(h)en.(h:) Al(h)le(hi)lú(h)ia.(h) (::)
  v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde. r. Dómine, ad adiuvándum me festína. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen. Allelúia.
  v. Dieu, viens à mon aide. r. Seigneur, vite à mon secours. Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia.
  Hymnus
Hymne
  O regum súboles, quæ Clodovæo, ut Christum téneat tráderis uxor; gentíli sócio iuncta fidélis sponsi mente procul núbila pelles.
Fille des rois, on fait de vous la femme de Clovis pour qu'il croie au Christ. Croyante unie à un païen, vous chasserez bientôt les ténèbres de son esprit.
   Florem mane rapit turbo recéntem, sic præceps rápuit mors tibi natum: vitæ lotus aquis, in melióri exsúltat pátria; plaudis ovánti.
Comme au matin l'ouragan emporte la fleur éclose, la mort ravit votre premier né ; baigné dans la fontaine de vie, il jouit d'une meilleure patrie et vous applaudissez à son bonheur.
   At, regína, tibi náscitur alter; rex sacro súbolem fonte renásci invítus pátitur: mox, pia coniux, exclúdis pátrio corde timórem.
De vous, reine, naît un autre fils. Le roi supporte mal qu'il renaisse de l'eau baptismale ; mais bientôt, en pieuse épouse, vous écartez toute crainte du cœur paternel.
  Nunc, ancílla Dei, perge, Clotildis, ex te progénies en nova surgit: rex, gens Franca Deum, te genetríce, te præbénte manum, quǽrere discent.
Achevez maintenant votre œuvre, Clotilde, servante de Dieu. De vous naît une race nouvelle : le roi et le peuple franc, que vous enfantez et soutenez, apprendront à chercher Dieu.
  Sanctæ Trinitáti laudis honóres, per quam Francigenis fémina prudens Christi colla iugo fléctere suávi, cælestémque viam cúrrere monstrat.
Honneur et louange à la Sainte Trintioé ! Par elle une femme prudente enseigna aux Francs à courber la tête sous le joug suave du Christ et à parcourir le chemin du ciel.
annotation: 4e;
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(c4) MI(fe)se(d)ré(e)re(f) mi(e)hi,(d) Dó(ed)mi(cd)ne,(d) *(,) quó(d)ni(dh)am(h) in(hvGF)fír(g)mus(fe) sum,(d) (;) sa(c)na(d) me,(e) Dó(fe)mi(de)ne,(e) (,) quó(d)ni(dg)am(g) con(f)tur(g)bá(ixhi)ta(h) sunt(gf~) os(g)sa(gf) me(e)a.(e) (::)
E(h) u(g) o(h) u(ih) a(gf) e.(e) (::)
  Ant. 1. Miserére mihi, Dómine, quóniam infírmus sum, sana , Dómine, quóniam conturbáta sunt ossa mea.
  Ant. 1. Aie pitié de moi, Seigneur, car je suis souffrant ; guéris-moi, Seigneur, car mes os sont tout bouleversés.
  Psalmus 6
Psaume 6
  Homo afflictus Domini clementiam implorat
L'homme affligé implore la clémence du Seigneur
  Nunc anima mea turbata est ... Pater, salvifica me ex hora hac? (Io 12, 27).
Maintenant mon âme est troublée … Père, délivre-moi de cette heure.
  Dómine, ne in furóre tuo árguas me, * neque in ira tua corrípias me.
  Seigneur, ne me reprends pas dans Ta fureur, et ne me châtie pas dans Ta colère.
  Miserére mei, Dómine, quóniam infírmus sum; * sana me, Dómine, quóniam conturbáta sunt ossa mea.
  Aie pitié de moi, Seigneur, car je suis sans force; guéris-moi, Seigneur, car mes os sont ébranlés.
  Et ánima mea turbáta est valde, * sed tu, Dómine, úsquequo?
  Et mon âme est toute troublée ; mais Toi, Seigneur, jusques à quand...?
  Convértere, Dómine, éripe ánimam meam; * salvum me fac propter misericórdiam tuam.
  Reviens, Seigneur, et délivre mon âme: sauve-moi à cause de Ta miséricorde.
  Quóniam non est in morte, qui memor sit tui, * in inférno autem quis confitébitur tibi?
  Car il n'y a personne qui se souvienne de Toi dans la mort; et qui donc Te louera dans le séjour des morts?
  Laborávi in gémitu meo, lavábam per síngulas noctes lectum meum; * lácrimis meis stratum meum rigábam.
  Je suis épuisé à force de gémir; je laverai toutes les nuits mon lit de mes pleurs; j'arroserai ma couche de mes larmes.
  Turbátus est a mæróre óculus meus, * inveterávi inter omnes inimícos meos.
  Mon oeil a été troublé par la fureur ; j'ai vieilli au milieu de tous mes ennemis.
  Discédite a me omnes, qui operámini iniquitátem, * quóniam exaudívit Dóminus vocem fletus mei.
  Eloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l'iniquité, car le Seigneur a exaucé la voix de mes larmes.
  Exaudívit Dóminus deprecatiónem meam, * Dóminus oratiónem meam suscépit.
  Le Seigneur a exaucé ma supplication; le Seigneur a agréé ma prière.
  Erubéscant et conturbéntur veheménter omnes inimíci mei; * convertántur et erubéscant valde velóciter.
  Que tous mes ennemis rougissent et soient saisis d'une vive épouvante ; qu'ils reculent promptement, et qu'ils soient bientôt confondus.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Mi(fe)se(d)ré(e)re(f) mi(e)hi,(d) Dó(ed)mi(cd)ne,(d) (,) quó(d)ni(dh)am(h) in(hvGF)fír(g)mus(fe) sum,(d) (;) sa(c)na(d) me,(e) Dó(fe)mi(de)ne,(e) (,) quó(d)ni(dg)am(g) con(f)tur(g)bá(ixhi)ta(h) sunt(gf~) os(g)sa(gf) me(e)a.(e)
(::)
  Ant. Miserére mihi, Dómine, quóniam infírmus sum, sana , Dómine, quóniam conturbáta sunt ossa mea.
  Ant. Aie pitié de moi, Seigneur, car je suis souffrant ; guéris-moi, Seigneur, car mes os sont tout bouleversés.
annotation: 8g;
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(c4) CON(h)fi(gf)té(gh)bor(gf) *() ti(f)bi,(h) Dó(jk)mi(ji)ne,(jk/kj) (,) in(j) to(ji)to(h) cor(ij>)de(h) me(g)o.(g) (::)
E(j) u(j) o(i) u(j) a(h) e.(g) (::)
  Ant. 2. Confitébor tibi, Dómine, in toto corde meo.
  Ant. 2. Je Te louerai, Seigneur, de tout mon cœur.
  Psalmus 9 A (9)
Psaume 9 A (9)
  Gratiarum actio pro victoria
Action de grâces pour la victoire
  Iterum venturus est iudicare vivos et mortuos.
Il viendra de nouveua pour juger les vivants et les morts
  I
I
  Confitébor tibi, Dómine, in toto corde meo, * narrábo ómnia mirabília tua.
  Je Te louerai, Seigneur, de tout mon coeur; je raconterai toutes Tes merveilles.
  Lætábor et exsultábo in te, * psallam nómini tuo, Altíssime.
  En Toi je me réjouirai, et me livrerai à l'allégresse; je chanterai Ton Nom, ô Très-Haut ;
  Cum convertúntur inimíci mei retrórsum, * infirmántur et péreunt a fácie tua.
  parce que Tu as fait retourner mon ennemi en arrière. Ils vont être épuisés, et ils périront devant Ta face.
  Quóniam fecísti iudícium meum et causam meam, * sedísti super thronum, qui iúdicas iustítiam.
  Car Tu m'as rendu justice, et Tu as soutenu ma cause; Tu T'es assis sur Ton trône, Toi qui juges selon le droit.
  Increpásti gentes, perdidísti ímpium; * nomen eórum deléstiin ætérnum et in sǽculum sǽculi.
  Tu as châtié les nations, et l'impie a péri; Tu as effacé leur Nom à jamais, et pour les siècles des siècles.
  Inimíci defecérunt, * solitúdines sempitérnæ factæ sunt;
  Les glaives de l'ennemi ont perdu leur force pour toujours,
  et civitátes destruxísti: * périit memória eórum cum ipsis.
  et Tu as détruit leurs villes. Leur mémoire a péri avec fracas ;
  Dóminus autem in ætérnum sedébit, * parávit in iudícium thronum suum
  mais le Seigneur demeure éternellement. Il a préparé Son trône pour le jugement ;
  et ipse iudicábit orbem terræ in iustítia, * iudicábit pópulos in æquitáte.
  et Il jugera Lui-même l'univers avec équité ; Il jugera les peuples avec justice.
  Et erit Dóminus refúgium opprésso, * refúgium in opportunitátibus, in tribulatióne.
  Le Seigneur est devenu le refuge du pauvre, et Son secours au temps du besoin et de l'affliction.
  Et sperent in te, qui novérunt nomen tuum, * quóniam non dereliquísti quæréntes te, Dómine.
  Qu'ils espèrent en Toi, ceux qui connaissent Ton Nom ; car Tu n'as pas abandonné ceux qui Te cherchent, Seigneur.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Con(h)fi(gf)té(gh)bor(gf) () ti(f)bi,(h) Dó(jk)mi(ji)ne,(jk/kj) (,) in(j) to(ji)to(h) cor(ij>)de(h) me(g)o.(g)
(::)
  Ant. Confitébor tibi, Dómine, in toto corde meo.
  Ant. Je Te louerai, Seigneur, de tout mon cœur.
annotation: 1g2;
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(c4) EX(f)súr(h>)ge, (g) Dó(h)mi(fg)ne, (g) *(,) non(f) præ(f)vá(fg)le(e)at(f) ho(d)mo. (d) (::) E(h) u(h) o(g) u(f) a(h) e.(g) (::)
  Ant. 3. Exsúrge, Dómine, non præváleat homo.
  Ant. 3. Lève-toi, Seigneur, ne laisse pas l'homme prévaloir.
  II
II
  Psállite Dómino, qui hábitat in Sion; * annuntiáte inter gentes stúdia eius.
  Chantez au Seigneur qui habite dans Sion: annoncez parmi les nations Ses desseins;
  Quóniam requírens sánguinem recordátus est eórum, * non est oblítus clamórem páuperum.
  car Celui qui recherche le sang versé S'est souvenu de Ses serviteurs; Il n'a pas oublié le cri des pauvres.
  Miserére mei, Dómine; vide afflictiónem meam de inimícis meis, * qui exáltas me de portis mortis,
  Aie pitié de moi, Seigneur; vois l'humiliation où mes ennemis m'ont réduit,
  ut annúntiem omnes laudatiónes tuas in portis fíliæ Sion, * exsúltem in salutári tuo.
  Toi qui me retires des portes de la mort, pour que j'annonce toutes Tes louanges aux portes de la fille de Sion.
  Infíxae sunt gentes in fóvea, quam fecérunt; in láqueo isto, quem abscondérunt, * comprehénsus est pes eórum.
  Je serai transporté de joie à cause du salut que Tu m'auras procuré. Les nations se sont enfoncées dans la fosse qu'elles avaient faite. Leur pied a été pris dans le piège qu'elles avaient caché.
  Manifestávit se Dóminus iudícium fáciens; * in opéribus mánuum suárum comprehénsus est peccátor.
  On reconnaîtra le Seigneur qui rend justice; le pécheur a été pris dans les oeuvres de ses mains.
  Converténtur peccatóres in inférnum, * omnes gentes, quæ obliviscúntur Deum.
  Que les pécheurs soient précipités dans l'enfer, et toutes les nations qui oublient Dieu.
  Quóniam non in finem oblívio erit páuperis; * exspectátio páuperum non períbit in ætérnum.
  Car le pauvre ne sera pas en oubli pour toujours ; la patience des pauvres ne périra pas à jamais.
  Exsúrge, Dómine, non confortétur homo; * iudicéntur gentes in conspéctu tuo.
  Lève-Toi, Seigneur ; que l'homme ne triomphe pas ; que les nations soient jugées devant Ta face.
  Constítue, Dómine, terrórem super eos; * sciant gentes quóniam hómines sunt.
  Seigneur, impose-leur une crainte, afin que les peuples sachent qu'ils sont hommes.
  Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
  Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
  Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
  Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
annotation: ;
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(c4) a/. Ex(f)súr(h>)ge, (g) Dó(h)mi(fg)ne, (g) (,) non(f) præ(f)vá(fg)le(e)at(f) ho(d)mo. (d)
(::)
  Ant. Exsúrge, Dómine, non præváleat homo.
  Ant. Lève-toi, Seigneur, ne laisse pas l'homme prévaloir.
  v. Fecit mihi magna qui potens est. (T.P. allelúia.) r. Misericórdia eius a progénie in progénies timéntibus eum. (T. P. allelúia)
  v. Il m'a élevée Celui qui est puissant. (TP alléluia). r. Sa miséricorde s'étend de génération en génération sur ceux qui le craignent. (T.P. alléluia).
  In primo nocturno, anno I
Premier nocturne, année I
  De Epístula beáti Iacóbi apóstoli
De la lettre de saint Jacques
  Quid próderit, fratres mei, si fidem quis dicat se habére, ópera autem non hábeat? Numquid póterit fides salváre eum? Si frater aut soror nudi sunt et índigent victu cotidiáno, dicat autem áliquis de vobis illis: " Ite in pace, calefacímini et saturámini ", non dedéritis autem eis, quæ necessária sunt córporis, quid próderit? Sic et fides, si non hábeat ópera, mórtua est in semetípsa.
  À quoi cela sert-il, mes frères, que quelqu'un dise: " J'ai la foi ", s'il n'a pas les œuvres? La foi peut-elle le sauver? Si un frère ou une sœur sont nus, s'ils manquent de leur nourriture quotidienne, et que l'un d'entre vous leur dise: " Allez en paix, chauffez-vous, rassasiez-vous ", sans leur donner ce qui est nécessaire à leur corps, à quoi cela sert-il? Ainsi en est-il de la foi: si elle n'a pas les œuvres, elle est tout à fait morte.
  Sed dicet quis: " Tu fidem habes, et ego ópera hábeo. " Osténde mihi fidem tuam sine opéribus, et ego tibi osténdam ex opéribus meis fidem. Tu credis quóniam unus est Deus? Bene facis; et dæmones credunt et contremíscunt! Vis autem scire, o homo inánis, quóniam fides sine opéribus otiósa est? Abraham pater noster nonne ex opéribus iustificátus est ófferens Isaac fílium suum super altáre? Vides quóniam fides cooperabátur opéribus illíus, et ex opéribus fides consummáta est, et suppléta est Scriptúra dicens: Crédidit Abraham Deo, et reputátum est illi ad iustítiam, et amícus Dei appellátus est.
  Au contraire, on dira: " Toi, tu as la foi, et moi, j'ai les œuvres? " Montre-moi ta foi sans les œuvres; moi, c'est par les œuvres que je te montrerai ma foi. Toi, tu crois qu'il y a un seul Dieu? Tu fais bien. Les démons le croient aussi, et ils tremblent. Veux-tu savoir, homme insensé, que la foi sans les œuvres est stérile? Abraham, notre père, ne fut-il pas justifié par les œuvres quand il offrit Isaac, son fils, sur l'autel? Tu le vois: la foi coopérait à ses œuvres et par les œuvres sa foi fut rendue parfaite. Ainsi fut accomplie cette parole de l'Écriture: Abraham crut à Dieu, cela lui fut compté comme justice et il fut appelé ami de Dieu.
  Vidétis quóniam ex opéribus iustificátur homo et non ex fide tantum. Simíliter autem et Rahab méretrix nonne ex opéribus iustificáta est suscípiens núntios et ália via eíciens? Sicut enim corpus sine spíritu emórtuum est, ita et fides sine opéribus mórtua est.
  Vous le voyez: c'est par les œuvres que l'homme est justifié et non par la foi seule. De même, Rahab, la prostituée, n'est-ce pas par les œuvres qu'elle fut justifiée quand elle reçut les messagers et les fit partir par un autre chemin? Comme le corps sans l'âme est mort, de même la foi sans les œuvres est-elle morte.
  r. Auribus pércipe, Dómine, lácrimas meas; ne síleas a me, remítte mihi, * Quóniam íncola ego sum apud te et peregrínus. v. Dixi: Custódiam vias meas, ut non delínquam in lingua mea. * Quóniam. v. Glória Patri. * Quóniam.
  r. Seigneur, ne reste pas sourd à mes pleurs; ne garde pas le silence à mon égard, laisse-moi un peu de répit, * Car je ne suis qu'un hôte chez toi, un simple pèlerin. v. J'ai dit: Je garderai mon chemin sans laisser ma langue s'égarer. * Car. v. Gloire au Père. * Car.
  In secundo nocturno, anno I)
Deuxième nocturne, année I)
  Ex História Francórum sancti Gregórii Turonénsis epíscopi (Lib. 2, 30-31 : PL 71, 225-226)
Histoire des Francs de saint Grégoire de Tours
  Regína Clotíldis non cessábat prædicáre regi Chlodovécho, ut Deum verum cognósceret, et idóla neglégeret; sed ullo modo ad hæc credénda póterat commovéri, donec tandem aliquándo bellum contra Alamánnos commoverétur : iniquo compúlsus est confitéri necessitáte quod prius voluntáte negáverat. Factum est autem ut, confligénte utróque exércitu, veheménter cæderéntur, atque exércitus Chlodovéchi valde ad interneciónem rúere cœpit.
  La reine Clotilde ne cessait de prêcher au roi Clovis qu'il reconnaisse le vrai Dieu et abandonne les idoles, mais elle ne parvenait par aucun moyen à l'ébranler en faveur de sa croyance, jusqu'à ce qu'un jour, enfin, on fît la guerre contre les Alamans. Au cours de celle-ci, Clovis fut contraint par la nécessité de confesser ce que sa volonté avait précédemment refusé. Il arriva que le conflit des deux armées aboutit à un grand massacre et que l'armée de Clovis fut exposée à une complète extermination.
  Quod ille videns, elevátis ad cælum óculis, compúnctus corde, commótus in lácrimis, ait : " Iesu Christe, quem Clotíldis pr dicat esse Fílium Dei vivi, qui dare auxílium laborántibus, victoriámque in te sperántibus tribúere díceris, tuæ opis glóriam devótus efflágito : ut si mihi victóriam super hos hostes indúlseris, et expértus fúero illam virtútem quam de te pópulus tuo nómini dicátus probásse se prædicat, credam tibi et in nómine tuo baptízer. Invocávi enim deos meos sed, ut expérior, elongáti sunt ab auxílio meo : unde credo eos nullíus esse potestátis pr ditos, qui sibi obœdiéntibus non occúrrunt. Te nunc ínvoco et tibi crédere desídero; tantum, ut éruar ab adversáriis meis. "
  Voyant cela, il leva les yeux vers le ciel et, le cœur transpercé, ému jusqu'aux larmes, il dit: «Jésus-Christ, toi que Clotilde proclame le Fils du Dieu vivant, toi dont on affirme que tu viens au secours de ceux qui souffrent, et que tu donnes la victoire à ceux qui espèrent en toi, je sollicite ardemment ta glorieuse assistance. Si tu m'accordes la victoire sur mes ennemis, si j'expérimente cette puissance dont le peuple consacré à ton nom proclame avoir bénéficié, je croirai en toi et je me ferai baptiser en ton nom. En effet, j'ai invoqué mes dieux, mais je constate qu'ils ont refusé de me secourir. Je crois donc qu'ils ne possèdent aucune puissance, puisqu'ils ne répondent pas à ceux qui leur obéissent. C'est toi que j'invoque maintenant, c'est en toi que je désire croire, pourvu que je sois délivré de mes adversaires.»
  Cumque hæc díceret, Alamánni terga verténtes, in fugam labi cœpérunt. Cumque regem suum cérnerent interémptum, Chlodovéchi se ditiónibus subdunt, dicéntes : " Ne ámplius, quǽsumus, péreat pópulus, iam tui sumus. " At ille, prohíbito bello, coarctatóque pópulo, cum pace regréssus, narrávit regínæ quáliter per invocatiónem nóminis Christi victóriam méruit obtinére. Tunc regína accersíri clam sanctum Remígium Rheménsis urbis epíscopum iubet, déprecans ut regi verbum salútis insinuáret.
  Comme il parlait ainsi, les Alamans, tournant le dos, commencèrent à s'enfuir. Et, lorsqu'ils virent que leur roi avait été tué, ils firent leur soumission à Clovis, en disant: «De grâce, ne laisse plus périr le peuple: nous sommes à toi désormais.» Quant à lui, il arrêta le combat, obtint la soumission du peuple et, ayant rétabli la paix, rentra chez lui. Il raconta à la reine comment l'invocation du nom du Christ lui avait fait obtenir la victoire. Alors la reine convoqua en secret saint Remi, évêque de Reims, en le priant d'inculquer au roi la parole du salut.
  r. Pulchra fácie, sed púlchrior fide, beáta es, Clotílda, réspuens mundum, lætáberis cum ángelis; * Intercéde pro ómnibus nobis, allelúia. v. Spécie tua et pulchritúdine tua inténde, próspere procéde et regna. * Intercéde. v. Glória Patri. * Intercéde.
  r. Belle, de visage, plus belle encore, de par ta foi, heureuse es-tu, Clotilde, d'avoir méprisé les attraits du monde pour aller te réjouir avec les anges; * Intercède pour nous tous, alléluia! v. Dans ta grâce et ta splendeur, va de l'avant, triomphe et règne! * Intercède. v. Gloire au Père. * Intercède.
   
  Orémus.
  Prions.
  Réspice, quǽsumus, Dómine, ad nostrum pópulum benígnus , et quibus per devótam sanctæ Clotíldis instántiam donum fídei contulísti, * per eius intercessiónem tríbue sincérum christiánæ pietátis afféctum. Per Dóminum.
  Regarde avec bonté, Seigneur, notre peuple à qui Tu as fait le don de la foi sur les instances de sainte Clotilde, accorde-lui maintenant, par son intercession, un attachement sincère à la piété chrétienne.
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(c3) BE(hij)ne(i)di(j)cá(ih)mus(gf) Dó(ghGF)mi(ef)no.(f) r/.(::) De(hijIH)o(gf) grá(ghGF)ti(ef)as.(f) (::)
  v. Benedicámus Dómino. r. Deo grátias.
  v. Bénissons le Seigneur. r. Rendons grâces à Dieu.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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