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v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
v. Dieu, viens à mon aide.
r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
r. Seigneur, vite à mon secours.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Allelúia.
Alléluia.
Hymnus
Hymne
Ætérne sol, qui lúmine creáta comples ómnia, supréma lux et méntium, te corda nostra cóncinunt.
Soleil éternel, qui remplis de clarté toutes les créatures, lumière suprême des âmes, c'est Toi que chantent nos coeurs.
Tuo fovénte Spíritu, hic viva luminária fulsére, per quæ sæculis patent salútis sémitæ.
Embrasés par Ton Esprit, de vivants luminaires ont resplendi ici-bas, et ouvert aux siècles à venir les chemins du salut.
Quod verba missa cælitus, natíva mens quod éxhibet, per hos minístros grátiæ novo nitóre cláruit.
Ce qu'enseignent les paroles venues du ciel et la lumière de la raison naturelle, par ces ministres de la grâce, a brillé d'un éclat nouveau.
Horum corónæ párticeps, doctrína honéstus lúcida, hic vir beátus splénduit quem prædicámus láudibus.
Il a part à leur couronne et tient sa gloire de sa claire doctrine, ce bienheureux dont nous chantons les louanges.
Ipso favénte, quǽsumus, nobis, Deus, percúrrere da veritátis trámitem, possímus ut te cónsequi.
Par son aide, Dieu, nous T'en prions, donne-nous de suivre la voie de la vérité afin de parvenir jusqu'a Toi.
Præsta, Pater piíssime, Patríque compar Unice, cum Spíritu Paráclito regnans per omne sǽculum. Amen.
Exauce-nous, Père très bon, et Toi aussi, Unique égal au Père, avec l'Esprit Consolateur qui règne pour tous les siècles. Amen.
Ant. 1. Exsúrgit Deus, et fúgiunt, qui odérunt eum, a fácie eius.
Ant. 1. Que Dieu Se lève, et que ceux qui Le haïssent fuient devant Sa face.
Psalmus 67
Psaume 67
Triumphalis ingressus Domini
Entrée triomphale du Seigneur
Ascendens in altum captivam duxit captivatem, dedit dona hominibus (Eph 4,8).
Etant monté en haut, Il a emmené des captifs, Il a donné des dons aux hommes.
I
I
Exsúrgit Deus, et dissipántur inimíci eíus; * et fúgiunt, qui odérunt eum, a fácie eíus.
Que Dieu Se lève, et que Ses ennemis soient dissipés: et qu'ils fuient, ceux qui Le haïssent, devant Sa face.
Sicut dissipátur fumus, tu díssipas; † sicut fluit cera a fácie ignis, * sic péreunt peccatóres a fácie Dei.
Comme la fumée disparaît, qu'ils disparaissent; comme la cire se fond devant le feu, qu'ainsi périssent les pécheurs devant la face de Dieu.
Et iústi læténtur et exsúltent in conspéctu Dei * et delecténtur in lætítia.
Mais que les justes soient comme dans un festin, et qu'ils tressaillent en la présence de Dieu, et qu'ils soient dans des transports de joie.
Cantáte Deo, psalmum dícite nómini eíus; † iter fácite ei, qui fertur super nubes: * Dóminus nomen illi.
Chantez à Dieu, célébrez Son Nom par un cantique; frayez le chemin à Celui qui monte vers le couchant. Le Seigneur est Son Nom.
Iubiláte in conspéctu eíus; †pater orphanórum et iúdex viduárum, * Deus in habitáculo sancto suo.
Tressaillez de joie en Sa présence. On tremblera devant Lui. Il est le père des orphelins et le juge des veuves. Dieu est dans Son lieu saint.
Deus, qui inhabitáre facit desolátos in domo, † qui edúcit vinctos in prosperitátem; * verúmtamen rebélles habitábunt in árida terra.
C'est le Dieu qui fait habiter dans une même maison ceux qui ont un même esprit; qui délivre les captifs par Sa puissance, * aussi bien que ceux qui L'irritent, qui habitent dans les sépulcres.
Deus, cum egrederéris in conspéctu pópuli tui, * cum pertransíres in desérto, terra mota est,
O Dieu, quand Tu marchais à la tête de Ton peuple, quand Tu traversais le désert,
étiam cæli distillavérunt a fácie Dei Sínai, * a fácie Dei Israel.
la terre fut ébranlée, les cieux eux-mêmes se fondirent devant le Dieu du Sinaï, devant le Dieu d'Israël.
Plúviam voluntáriam effundébas, Deus; * hereditátem tuam infirmátam, tu refecísti eam.
Tu as mis en réserve une pluie toute volontaire, ô Dieu, pour Ton héritage; et lorsqu'il a été affaibli, Tu l'as réconforté.
Animália tua habitábant in ea, * parásti in bonitáte tua páuperi, Deus.
Tes animaux y habiteront: Tu as dans Ta bonté, ô Dieu, préparé de la nourriture pour le pauvre.
Dóminus dat verbum; * vírgines annuntiántes bona sunt agmen ingens:
Le Seigneur donne Ses ordres à Ses messagers avec une grande puissance.
“Reges exercítuum fúgiunt, fúgiunt, * et spécies domus dívidit spólia.
Les roi des armées fuitont, fuiront ; et celle qui est l'ornement de la maison partage les dépouilles.
Et vos dormítis inter médias caulas: * alæ colúmbæ nitent argénto, et pennæ eíus pallóre auri.
Quand vous dormez au milieu de vos héritages, les ailes de la colombe sont argentées, et l'extrémité de son dos a le pâle éclat de l'or.
Dum dispérgit Omnípotens reges super eam, * nive dealbátur Selmon.”
Lorsque le Très-Haut disperse les rois dans le pays, tout est blanchi par les neiges sur le Selmon.
Mons Dei mons Basan, * mons cacúminum mons Basan.
La montagne de Dieu est une grasse montagne. C'est une montagne massive, une grasse montagne.
Ut quid invidétis, montes cacúminum, † monti, in quo beneplácitum est Deo inhabitáre? * Étenim Dóminus habitábit in finem.
Pourquoi regardez-vous avec admiration les montagnes massives? Il est une montagne où il a plu à Dieu d'habiter ; et le Seigneur y habitera à jamais.
Currus Dei decem mília mílium: * Dóminus venit de Sínai in sancta.
Le char de Dieu est environné de plus de dix mille ; le Seigneur vient depuis le Sinaï dans Son sanctuaire.
Ascendísti in altum, captívam duxísti captivitátem; † accepísti in donum hómines, * ut étiam rebélles hábitent apud Dóminum Deum.
Tu es monté en haut; Tu as emmené des captifs; Tu as reçu des présents parmi les hommes, et même de ceux qui ne croient pas que le Seigneur Dieu habite avec nous.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Exsúrgit Deus, et fúgiunt, qui odérunt eum, a fácie eius.
Ant. Que Dieu Se lève, et que ceux qui Le haïssent fuient devant Sa face.
Ant. 2. Deus noster, Deus ad salvándum; et Dómini sunt éxitus mortis.
Ant. 2. Notre Dieu est un Dieu de salut ; au Seigneur appartiennent les issues de la mort.
II
II
Benedíctus Dóminus die cotídie; * portábit nos Deus salutárium nostrórum.
Que le Seigneur soit béni chaque jour! Le Dieu qui nous a si souvent sauvés rendra notre voie prospère.
Deus noster, Deus ad salvándum; * et Dómini, Dómini éxitus mortis.
Notre Dieu est le Dieu qui a la vertu de sauver; au Seigneur, au Seigneur appartiennent les issues de la mort.
Verúmtamen Deus confrínget cápita inimicórum suórum, * vérticem capillátum perambulántium in delíctis suis.
Mais Dieu brisera la tête de Ses ennemis, le front superbe de ceux qui marchent dans leurs iniquités.
Dixit Dóminus: “Ex Basan redúcam, * redúcam de profúndo maris,
Le Seigneur a dit: Je les ramènerai de Basan, et Je les ramènerai du fond de la mer;
ut intingátur pes tuus in sánguine, * lingua canum tuórum ex inimícis portiónem invéniat.”
afin que ton pied trempe dans le sang, et que la langue de tes chiens ait aussi sa part des ennemis.
Vidérunt ingréssus tuos, Deus, * ingréssus Dei mei, regis mei in sancta.
Ils ont vu Ton entrée, ô Dieu, l'entrée de mon Dieu, de mon Roi, qui réside dans le sanctuaire.
Præcédunt cantóres, † postrémi véniunt psalléntes, * in médio iuvénculæ tympanístriæ.
En avant marchaient les princes, associés aux chanteurs, au milieu des jeunes filles qui jouaient du tambourin.
“In ecclésiis benedícite Deo, * Dómino, vos de fóntibus Israel.”
Bénissez le Seigneur Dieu dans les assemblées, vous qui sortez des sources d'Israël.
Ibi Beniámin adulescéntulus ducens eos, † príncipes Iúdæ cum turma sua, * príncipes Zábulon, príncipes Nephtháli.
Là est Benjamin, le plus jeune, en de saints transports; là sont les princes de Juda, leurs chefs; les princes de Zabulon, les princes de Nephthali.
Manda, Deus, virtúti tuæ; * confírma hoc, Deus, quod operátus es in nobis.
O Dieu, commande à Ta puissance; affermis, ô Dieu, ce que Tu as fait parmi nous.
A templo tuo in Ierusálem * tibi áfferent reges múnera.
Dans Ton temple de Jérusalem, les rois T'offriront des présents.
Íncrepa feram arúndinis, † congregatiónem taurórum in vítulis populórum: * prostérnant se cum láminis argénti.
Réprime les bêtes sauvages des roseaux, la troupe des tauraux et les troupeaux des peuples, pour chasser ceux qui ont été éprouvés comme l'argent.
Díssipa gentes, quæ bella volunt. † Vénient optimátes ex Ægýpto, * Æthiópia prævéniet manus suas Deo.
Dissipe les nations qui veulent la guerre. Des ambassadeurs viendront de l'Egypte; l'Ethiopie s'empressera de tendre ses mains vers Dieu.
Regna terræ, cantáte Deo, psállite Dómino, † psállite Deo, qui fertur super cælum cæli ad oriéntem; * ecce dabit vocem suam, vocem virtútis.
Royaumes de la terre, chantez à Dieu; célébrez le Seigneur, célébrez Dieu, qui S'élève au plus haut des cieux, vers l'orient. Voici qu'Il va donner à Sa voix un puissant éclat.
Tribúite virtútem Deo. † Super Israel magnificéntia eíus, * et virtus eíus in núbibus.
Rendez gloire à Dieu au sujet d'Israël. Sa magnificence et Sa force paraissent dans les nuées.
Mirábilis, Deus, de sanctuário tuo! † Deus Israel ipse tríbuet virtútem et fortitúdinem plebi suæ. * Benedíctus Deus!
Dieu est admirable dans Ses saints; le Dieu d'Israël donnera Lui-même à Son peuple la puissance et la force. Dieu soit béni!
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Deus noster, Deus ad salvándum; et Dómini sunt éxitus mortis.
Ant. Notre Dieu est un Dieu de salut ; au Seigneur appartiennent les issues de la mort.
Ant. 3. Regna terræ, cantáte Deo; psállite Dómino.
Ant. 3. Royaumes de la terre, chantez Dieu ; psalmodiez le Seigneur.
 
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Regna terræ, cantáte Deo; psállite Dómino.
Ant. Royaumes de la terre, chantez Dieu ; psalmodiez le Seigneur.
In primo nocturno, anno I)
Premier nocturne, année I)
De libro secúndo Regum 18, 17-22. 28-32. 36
Du second livre des Rois
Misit rex Assyriórum Tharthan et Rábsaris et Rábsacen de Lachis ad regem Ezechíam cum manu válida Ierúsalem. Qui, cum ascendíssent, venérunt in Ierúsalem et stetérunt iuxta aquæ ductum piscínæ superióris, quæ est in via agri fullónis, vocaverúntque regem. Egréssus est autem ad eos Elíachim fílius Helcíæ præpósitus domus et Sobna scriba et Ioah fílius Asaph a commentáriis. Dixítque ad eos Rábsaces: "Loquímini Ezechíæ: Hæc dicit rex magnus, rex Assyriórum: Quæ est ista fidúcia qua níteris? Fórsitan putas verbum labiórum esse consílium et fortitúdinem ad prœlium? In quo confídis, ut áudeas rebelláre contra me? An speras in báculo arundíneo atque confrácto, Ægýpto, super quem, si incubúerit homo, comminútus ingréditur manum eius et perforábit eam? Sic est phárao rex Ægýpti ómnibus qui confídunt in eo. Quod si dixéritis mihi: "In Dómino Deo nostro habémus fidúciam", nonne iste est cuius ábstulit Ezechías excélsa et altária et præcépit Iudæ et Ierúsalem: "Ante altáre hoc adorábitis in Ierúsalem?""
De Lakish, le roi d'Assyrie envoya vers le roi Ézéchias à Jérusalem le grand échanson avec un important corps de troupes. Il monta donc à Jérusalem et, étant arrivé, il se posta près du canal de la piscine supérieure, qui est sur le chemin du champ du Foulon. Il appela le roi. Le maître du palais Élyaqim fils de Hilqiyyahu, le secrétaire Shebna et le héraut Yoah fils d'Asaph sortirent à sa rencontre. Le grand échanson leur dit: " Dites à Ézéchias: Ainsi parle le grand roi, le roi d'Assyrie. Quelle est cette confiance sur laquelle tu te reposes? Tu t'imagines que paroles en l'air valent conseil et vaillance pour faire la guerre. En qui donc mets-tu ta confiance, pour t'être révolté contre moi? Voici que tu te fies au soutien de ce roseau brisé, l'Égypte, qui pénètre et perce la main de qui s'appuie sur lui. Tel est Pharaon, roi d'Égypte, pour tous ceux qui se fient en lui. Vous me direz peut-être: "C'est dans le Seigneur, notre Dieu, que nous avons confiance", mais n'est-ce pas lui dont Ézéchias a supprimé les hauts lieux et les autels en disant aux gens de Juda et de Jérusalem: "C'est devant cet autel, à Jérusalem, que vous vous prosternerez?" "
Stetit Rábsaces et clamávit voce magna Iudáice et ait: "Audíte verba regis magni, regis Assyriórum: Hæc dicit rex: Non vos sedúcat Ezechías; non enim póterit erúere vos de manu mea! Neque fidúciam vobis tríbuat super Dómino dicens: "Eruens liberábit nos Dóminus, et non trádetur cívitas hæc in manu regis Assyriórum." Nolíte audíre Ezechíam!"
Le grand échanson se tint debout, il cria d'une voix forte, en langue judéenne, et prononça ces mots: " Écoutez la parole du grand roi, le roi d'Assyrie. Ainsi parle le roi: Qu'Ézéchias ne vous abuse pas, car il ne pourra pas vous délivrer de ma main. Qu'Ézéchias n'entretienne pas votre confiance dans le Seigneur en disant: "Sûrement le Seigneur nous délivrera, cette ville ne tombera pas entre les mains du roi d'Assyrie." N'écoutez pas Ézéchias. "
"Hæc enim dicit rex Assyriórum: Fácite mecum benedictiónem et egredímini ad me, et cómedet unusquísque de vínea sua et de ficu sua, et bibétis aquas de cistérnis vestris, donec véniam et tránsferam vos in terram, quæ símilis terræ vestræ est, in terram fructíferam et fértilem vini, terram panis et vineárum, terram olivárum ólei ac mellis; et vivétis et non moriémini. Nolíte audíre Ezechíam qui vos décipit dicens: "Dóminus liberábit nos!"" Tácuit ítaque pópulus et non respóndit ei quidquam; síquidem præcéptum regis accéperant ut non respondérent ei.
" Car ainsi parle le roi d'Assyrie: Faites la paix avec moi, rendez-vous à moi et chacun de vous mangera le fruit de sa vigne et de son figuier, chacun boira l'eau de sa citerne, jusqu'à ce que je vienne et que je vous emmène vers un pays comme le vôtre, un pays de froment et de moût, un pays de pain et de vignobles, un pays d'huile et de miel, pour que vous viviez et ne mouriez pas. Mais n'écoutez pas Ézéchias, car il vous abuse en disant: "Le Seigneur nous délivrera!" " Ils gardèrent le silence et ne lui répondirent pas un mot, car tel était l'ordre du roi: " Vous ne lui répondrez pas. "
r. Qui cælórum cóntines thronos, et abýssos intuéris, Dómine Rex regum, montes pónderas, terram palmo conclúdis; * Exáudi nos, Deus, in gemítibus nostris. v. Non in iustificatiónibus nostris prostérnimus preces ante fáciem tuam, sed in miseratiónibus tuis multis. * Exáudi nos. v. Glória Patri. * Exáudi nos.
r. Ô toi qui maintiens les trônes célestes et qui scrutes les abîmes, Seigneur, Roi des rois, tu soupèses les montagnes, tu tiens renfermée la terre entière dans la paume de la main; * Entends-nous, Seigneur, avec nos gémissements! v. Ce n'est pas à cause de nos actes de justice que nous déposons devant toi nos supplications, mais à cause de tes miséricordes inépuisables. * Entends-nous. v. Gloire au Père. * Entends-nous.
In II nocturno, utroque anno
Au deuxième nocturne, années paires et impaires
Ex Scriptis sancti Ioánnis Henríci Newman, presbýteri et Ecclésiæ doctóris
Extrait des écrits de saint John Henry Newman, prêtre et docteur de l'Église
(Apologia Pro Vita Sua, Chapter V: Position of My Mind since 1845, London 1864, pp. 238-239, 250-251)
(Apologia Pro Vita Sua, chapitre V : Position de mon esprit depuis 1845, Londres 1864, pp. 238-239, 250-251)
Tamquam fluctibus agitatum in portum me tandem venisse videbatur
Il me semblait être enfin parvenu au port, comme un navire ballotté par les flots.
Ex illa die qua cathólicus factus sum et déinceps, nihil plane sententiárum de religióne narrándum plus hábeo. Mentem autem nequáquam pigram réliqui neque a ratiocinatiónibus theológicis abstínui, sed neve variatiónes in cogitatióne neve sollicitúdines in corde reférre váleo. Omnis dúbii expers, in pace perfécta atque tranquillitáte hucúsque vivo. De intelléctu vel móribus a die conversiónis meæ mutátis nihil cónscius sum. Etenim, nec fidem in veritátes Revelatiónis principáles firmiórem, nec mei compotiórem, nec meípsum ferventiórem sentiébam. At tamquam flúctibus agitátum in portum me tandem venísse videbátur; unde meípsum usque ad hodiérnam diem beátum iúgiter ǽstimo.
Depuis le jour où je suis devenu catholique, et par la suite, je n’ai plus absolument rien à raconter en fait de sentiments religieux. Je n’ai toutefois laissé ni mon esprit inactif ni renoncé aux raisonnements théologiques ; mais je ne saurais rendre compte ni de variations dans ma pensée ni d’inquiétudes dans mon cœur. Exempt de tout doute, je vis jusqu’à présent dans une paix parfaite et une tranquillité profonde. Je n’ai conscience d’aucun changement, depuis le jour de ma conversion, ni dans mon intelligence ni dans mes mœurs. En effet, je ne me sentais ni plus fermement attaché aux vérités fondamentales de la Révélation, ni plus maître de moi-même, ni plus fervent intérieurement. Mais il me semblait être enfin arrivé au port, après avoir été ballotté par les flots ; c’est pourquoi je me tiens, jusqu’à ce jour, pour continuellement heureux.
Neque artículos ínsuper qui de sýmbolo anglicáno desunt diffíciles recéptu invéni. Nonnúllos enim iamdúdum accéperam; ómnibus autem absque periclitatióne consénsi. Quos in die receptiónis sine ulla disceptatióne proféssus sum, eósdem étiam nunc ita confíteor. Sunt enim difficultátes intellegéndi in ómnibus sýmboli christiáni artículis sive a cathólicis sive a protestántibus proféssis quas neque negáre neque simplíciter me sólvere posse assevéro. Ac tamétsi multi sunt qui difficultátes in Religióne séntiant, quorum ego unus sum, coniunctiónem tamen numquam vidére pótui inter apprehensiónem illárum difficultátum, quamvis acúte et quotquot sint, et dubitatiónem doctrinárum cum quibus coniúnctæ sunt. Decem mília enim difficultátum ne síngulum quidem dúbium gígnere posse mihi vidétur, eo quod difficultátes nequáquam dúbiis commetiúntur. Difficultátes enimvéro in arguméntis prorsus adésse possunt; hic autem de difficultátibus in ipsis doctrínis intrínsecis vel quoad earúndem doctrinárum relatiónes in altérutras loquor. Scílicet ut áliquis vexátur dum quæstiónem mathemáticam sólvere non potest, étiam cum solútio illi sive prǽstita sive reténta est, sed non dúbitat quin solútio admítti possit vel solútio quædam vera exsístat. Ex ómnibus fídei dogmátibus, mea senténtia valde difficíllimum est quod Deus exsístat, sed méntibus nostris quam potentíssime imprímitur.
Je n’ai pas davantage trouvé difficiles à recevoir les articles qui manquent au symbole anglican. Car j’en avais déjà admis plusieurs depuis longtemps, et j’ai consenti à tous sans hésitation. Ceux que j’ai professés le jour de ma réception sans aucune discussion, je les confesse encore aujourd’hui de la même manière. Il existe en effet des difficultés de compréhension dans tous les articles du symbole chrétien, qu’ils soient professés par les catholiques ou par les protestants ; je ne prétends ni les nier ni pouvoir m’en libérer simplement. Et bien que nombreux soient ceux qui éprouvent des difficultés en matière de religion — dont je suis — je n’ai pourtant jamais pu voir de lien entre la perception de ces difficultés, si aiguës et si nombreuses soient-elles, et le doute portant sur les doctrines auxquelles elles sont liées. Car il me semble que dix mille difficultés ne sauraient engendrer un seul doute, puisque les difficultés ne se mesurent nullement aux doutes. Les difficultés peuvent en effet se trouver pleinement dans les arguments ; mais ici je parle des difficultés intrinsèques aux doctrines elles-mêmes ou quant aux relations de ces doctrines entre elles. De même qu’un homme est tourmenté lorsqu’il ne peut résoudre un problème mathématique, même lorsque la solution lui est donnée ou lui est refusée, sans pour autant douter qu’une solution puisse être admise ou qu’il existe une solution vraie. Parmi tous les dogmes de la foi, à mon sens, le plus difficile est que Dieu existe ; et pourtant cette vérité s’impose avec la plus grande force à nos esprits.
Sunt tamen qui doctrínam Transubstantiatiónis diffícilem créditu aiunt. Ego quidem, cum illi doctrínæ non credíderam donec cathólicus essem, nihilóminus simul ac Ecclésiam Románam Cathólicam esse oráculum Dei cognóveram, atque eam docuísse istam doctrínam ab orígine esse revelátam, facíllime crédidi. Quod hanc doctrínam mente concípere sit árduum, immo impossíbile, libénter concédo; sed quómodo sit diffícile huic crédere, quæso. Toto vero dógmati reveláto, ab Apóstolis docto et Ecclésiæ trádito et ab Ecclésia mihi declaráto, credo; atque ut nunc interpretátur et, implícite, sicut ab illa auctoritáte cui commíssum est prætérea símili modo interpretábitur usque ad consummatiónem sǽculi, idem accípio. Insuper illis traditiónibus semper et ubíque in Ecclésia recéptis, in quibus res continétur definitiónum dogmaticárum intérdum declaratárum, et quæ in ómnibus sǽculis dógmati Cathólico iam declaráto textum et exémplum præbent, adhǽreo. Aliis quoque Sanctæ Sedis senténtiis, sive theológicis sive non, per instruménta a se statúta procedéntibus, quæstióne utrum infallibilitáte sint prǽditæ prætermíssa, quibus saltem parére atque obtemperáre débeo, me submítto. Existimánda est porro, ut opínor, Cathólicæ fídei investigátio paulátim per sǽcula spécies certas et várias assumpsísse, in formam sciéntiæ se exstruxísse, ratióne et locutióne sibi própriis a doctíssimis sicut Athanásio, Augustíno atque Thoma de Aquíno evolútis, se ornásse; neque talem hereditátem intellectuálem nobis his posterióribus diébus legátam ullo modo dirúmpere vellem.
Il en est cependant qui affirment que la doctrine de la transsubstantiation est difficile à croire. Pour ma part, bien que je n’y aie pas cru avant d’être catholique, néanmoins, dès l’instant où j’ai reconnu que l’Église catholique romaine est l’oracle de Dieu et qu’elle enseigne que cette doctrine a été révélée dès l’origine, je l’ai crue très aisément. J’admets volontiers qu’il est ardu, voire impossible, de concevoir cette doctrine par l’intelligence ; mais je demande en quoi il est difficile d’y croire. Je crois en effet à l’ensemble du dogme révélé, enseigné par les Apôtres, transmis par l’Église et déclaré par l’Église à mon intention ; et je l’accepte tel qu’il est aujourd’hui interprété et, implicitement, tel qu’il sera interprété de la même manière par cette autorité à qui cela est confié, jusqu’à la consommation des siècles. De plus, j’adhère à ces traditions reçues partout et toujours dans l’Église, dans lesquelles se trouve parfois contenue la réalité des définitions dogmatiques ultérieurement formulées, et qui, à travers tous les siècles, offrent le texte et l’exemple du dogme catholique déjà déclaré. Aux autres décisions du Saint-Siège également, qu’elles soient théologiques ou non, procédant par les instruments qu’il a lui-même établis, laissant de côté la question de savoir si elles sont dotées de l’infaillibilité, auxquelles du moins je dois obéir et me soumettre, je me soumets. Il faut encore estimer, à mon avis, que l’étude de la foi catholique a peu à peu, au fil des siècles, revêtu des formes déterminées et variées, s’est constituée en une science, s’est enrichie d’une méthode et d’un langage qui lui sont propres, développés par les plus savants, tels qu’Athanase, Augustin et Thomas d’Aquin ; et je ne voudrais en aucune manière détruire un tel héritage intellectuel qui nous a été légué à nous, hommes de ces temps derniers.
r. Evangélii factus sum miníster secúndum donum grátiæ Dei, quæ data est mihi secúndum operatiónem virtútis eius, * Ut innotéscat per ecclésiam multifórmis sapiéntia Dei. v. Cum autem vénerit ille, Spíritus veritátis, dedúcet vos in omnem veritátem. * Ut innotéscat.
r. Je suis devenu ministre de l'Évangile selon le don de la grâce de Dieu, qui m'a été donné par l'action de Sa puissance, * afin que, par l'Église, la sagesse multiforme de Dieu soit révélée. v. Mais quand Il viendra, l'Esprit de vérité, Il vous guidera dans toute la vérité. * Afin qu'elle soit révélée.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
Dóminus vobíscum.
Le Seigneur soit avec vous.
r. Et cum spíritu tuo.
r. Et avec votre esprit.
Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
r. Amen.
r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.