Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

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   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
   v. Dieu, viens à mon aide.
   r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
   r. Seigneur, vite à mon secours.
   Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Allelúia.
   Alléluia.
Hymnus
Hymne
Quem terra, pontus, ǽthera colunt, adórant, prǽdicant trinam regéntem máchinam, claustrum Maríæ báiulat.
Celui que tout, flots, terre et ciel, honore, vénère et proclame, celui qui régit l'univers, une femme le porte en elle.
Cui luna, sol et ómniadesérviunt per témpora,perfúsa cæli grátiagestant puéllæ víscera.
Tous les astres, lune et soleil, à travers les âges le servent. Comblé de la grâce du ciel, le sein de la Vierge l'enfante.
Beáta mater múnere,cuius, supérnus ártifex,mundum pugíllo cóntinens,ventris sub arca clausus est.
Mère bénie par ce présent, en vous, le créateur céleste qui tient le monde dans sa main, fut enclos comme dans une arche.
Beáta cæli núntio,fecúnda Sancto Spíritu,desiderátus géntibuscuius per alvum fusus est.
Bénie de l'envoyé du ciel, l'Esprit Saint l'a rendue féconde, vous dont le ventre a mis au jour Celui que désiraient les peuples.
Iesu, tibi sit glória,qui natus es de Vírgine,cum Patre et almo Spíritu,in sempitérna sǽcula. Amen.
Jésus, à Toi soit la gloire, qui es né de la Vierge ; même gloire au Père, à l’Esprit, à travers les siècles infinis. Amen.
   Ant. 1. Accépit María benedictiónem a Dómino, et misericórdiam a Deo salutári suo. (T. P. allelúia).
   Ant. 1. Marie reçut la bénédiction du Seigneur et la miséricorde de Dieu son salut. (T. P. Alleluia)
Psalmus 23 (24)
Psaume 23 (24)
Domini in templum adventus
Avènement de Dieu dans le Temple
Christo apertæ sunt portæ cæli propter carnalem eius assumptionem (S. Irenæus).
Les portes du ciel se sont ouvertes au Christ parce qu'Il a pris la nature humaine. (S. Irénée)
   Dómini est terra et plenitúdo eius, * orbis terrárum et qui hábitant in eo.
   Au Seigneur est la terre et tout ce qu'elle renferme, le monde et tous ceux qui l'habitent.
   Quia ipse super mária fundávit eum * et super flúmina firmávit eum.
   Car c'est Lui qui l'a fondé sur les mers, et qui l'a établi sur les fleuves.
   Quis ascéndet in montem Dómini, * aut quis stabit in loco sancto eius?
   Qui montera sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans son lieu saint?
   Innocens mánibus et mundo corde, qui non levávit ad vana ánimam suam, * nec iurávit in dolum.
   Celui qui a les mains innocentes et le coeur pur, qui n'a pas livré son âme à la vanité, ni fait à son prochain un serment trompeur.
   Hic accípiet benedictiónem a Dómino * et iustificatiónem a Deo salutári suo.
   Celui-là recevra la bénédiction du Seigneur, et la miséricorde de Dieu, son Sauveur.
   Hæc est generátio quæréntium eum, * quæréntium fáciem Dei Iacob.
   Telle est la race de ceux qui le cherchent, de ceux qui cherchent la face du Dieu de Jacob.
   Attóllite, portæ, cápita vestra, et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ.
   Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera.
   Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus fortis et potens, Dóminus potens in prœlio.
   Qui est ce roi de gloire ? C'est le Seigneur fort et puissant, le Seigneur puissant dans les combats.
   Attóllite, portæ, cápita vestra, et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ.
   Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera.
   Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus virtútum ipse est rex glóriæ.
   Quel est ce roi de gloire ? Le Seigneur des armées est Lui-même ce roi de gloire.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Accépit María benedictiónem a Dómino, et misericórdiam a Deo salutári suo. (T. P. allelúia).
   Ant. Marie reçut la bénédiction du Seigneur et la miséricorde de Dieu son salut. (T. P. Alleluia)
   Ant. 2. Sanctificávit tabernáculum suum Altíssimus. (T. P. Allelúia).
   Ant. 2. Le Très-Haut a sanctifié Sa tente. (T. P. Allelúia)
Psalmus 45 (46)
Psaume 45 (46)
Deus refugium et virtus
Dieu, refuge et force
Vocabunt nomen eius Emmanuel, quod est interpretatum Nobiscum Deus (Mt 1, 23).
On Le nommera Emmanuel, ce qui veut dire Dieu Avec Nous (Mt 1, 23).
   Deus est nobis refúgium et virtus, * adiutórium in tribulatiónibus invéntus est nimis.
   Dieu est notre refuge et notre force, un secours que l'on rencontre toujours dans la tribulation.
   Proptérea non timébimus, dum turbábitur terra, * et transferéntur montes in cor maris.
   Aussi sommes-nous sans crainte si la terre est bouleversée, si les montagnes s'abîment au sein de l'océan.
   Fremant et intuméscant aquæ eius, * conturbéntur montes in elatióne eius.
   Ses eaux ont fait mugi et ont été agitées, les montagnes ont été ébranlées par sa puissance.
   Flúminis rivi lætíficant civitátem Dei, * sancta tabernácula Altíssimi.
   Un fleuve réjouit la cité de Dieu par ses flots abondants, le Très-Haut a sanctifié son tabernacle.
   Deus in médio eius, non commovébitur; * adiuvábit eam Deus mane dilúculo.
   Dieu est au milieu d'elle, elle est inébranlable ; au lever de l'aurore, Dieu vient à son secours:
   Fremuérunt gentes, commóta sunt regna; * dedit vocem suam, liquefácta est terra.
   Les nations s'agitent, les royaumes s'ébranlent ; Il fait entendre sa voix et la terre se fond d'épouvante.
   Dóminus virtútum nobíscum, * refúgium nobis Deus Iacob.
   Le Seigneur des armées est avec nous ; le Dieu de Jacob est pour nous une citadelle.
   Veníte et vidéte ópera Dómini, * quæ pósuit prodígia super terram.
   Venez, contemplez les oeuvres du Seigneur, les prodiges qu'Il a opérées sur la terre !
   Auferet bella usque ad finem terræ, arcum cónteret et confrínget arma * et scuta combúret igne.
   Il a fait cesser les guerres jusqu'au bout de la terre, Il a brisé l'arc, Il a rompu la lance,et il brûlera les boucliers par le feu.
   Vacáte et vidéte quóniam ego sum Deus: * exaltábor in géntibus et exaltábor in terra.
   Arrêtez et reconnaissez que Je suis Dieu, Je dominerai sur les nations, Je dominerai sur la terre.
   Dóminus virtútum nobíscum, * refúgium nobis Deus Iacob.
   le Seigneur des armées est avec nous, le Dieu de Jacob est pour nous un refuge.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Sanctificávit tabernáculum suum Altíssimus. (T. P. Allelúia).
   Ant. Le Très-Haut a sanctifié Sa tente. (T. P. Allelúia)
   Ant. 3. Gloriósa dicta sunt de te, Virgo María. (T. P. Allelúia).
   Ant. 3. Des choses glorieuses sont dites de vous, Vierge Marie. (T. P. Alléluia)
Psalmus 86 (87)
Psaume 86 (87)
Ierusalem omnium gentium mater
Jérusalem, mère de toute nation
Illa quæ sursum est Ierusalem, libera est, quæ est mater nostra (Gal 4, 26).
La Jérusalem d'en-haut est libre, et c'est elle notre mère (Gal 4,26)
   Fundaménta eius in móntibus sanctis; díligit Dóminus portas Sion * super ómnia tabernácula Iacob.
   II l'a fondée sur les saintes montagnes ; Le Seigneur aime les portes de Sion, plus que toutes les demeures de Jacob.
   Gloriósa dicta sunt de te, * cívitas Dei!
   Des choses glorieuses ont été dites sur toi, cité de Dieu !
   Memor ero Rahab et Babylónis inter sciéntes me; ecce Philistæa et Tyrus cum Æthiópia: * hi nati sunt illic.
   Je nommerai Rahab et Babylone parmi ceux qui me connaissent ; voici les Philistins, et Tyr, avec l'Ethiopie : c'est là qu'ils sont nés.
   Et de Sion dicétur: «Hic et ille natus est in ea; * et ipse firmávit eam Altíssimus».
   Et l'on dira de Sion :« Celui-ci et celui-là y est né ; c'est lui, le Très-Haut, qui l'a fondée ».
   Dóminus réferet in librum populórum: * «Hi nati sunt illic».
   Le Seigneur inscrira au rôle des peuples : « Celui-ci est né là ».
   Et cantant sicut choros ducéntes: * «Omnes fontes mei in te».
   Et chanteurs et musiciens disent : « Toutes mes sources sont en toi ».
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Gloriósa dicta sunt de te, Virgo María. (T. P. Allelúia).
   Ant. Des choses glorieuses sont dites de vous, Vierge Marie. (T. P. Alléluia)
   v. María conservábat ómnia verba hæc. (T. P. allelúia.) r. Cónferens in corde suo. (T. P. allelúia.)
   v. Marie conservait toutes ces paroles (T. P. alléluia.) r. Les méditant dans son cœur (T. P. alléluia.)
In primo nocturno, anno I)
Premier nocturne, année I)
De libro Apocalýpsis beáti Ioánnis apóstoli 2, 12-29
De l'Apocalypse de saint Jean
   Ego Ioánnes audívi Dóminum dicéntem mihi: Angelo ecclésiæ quæ est Pérgami, scribe: Hæc dicit qui habet rompham ancípitem acútam: Scio, ubi hábitas, ubi thronus est Sátanæ, et tenes nomen meum et non negásti fidem meam et in diébus Antipas, testis meus fidélis qui occísus est apud vos, ubi Sátanas hábitat. Sed hábeo advérsus te pauca, quia habes illic tenéntes doctrínam Bálaam qui docébat Balac míttere scándalum coram fíliis Israel, édere idolóthyta et fornicári; ita habes et tu tenéntes doctrínam Nicolaitárum simíliter. Ergo pæniténtiam age; si quo minus, vénio tibi cito et pugnábo cum illis in gládio oris mei. Qui habet aurem, áudiat quid Spíritus dicat ecclésiis. Vincénti dabo ei de manna abscóndito et dabo illi cálculum cándidum, et in cálculo nomen novum scriptum, quod nemo scit, nisi qui áccipit.
   À l'Ange de l'Église de Pergame, écris: Ainsi parle celui qui possède l'épée acérée à double tranchant. Je sais où tu demeures: là est le trône de Satan. Mais tu tiens ferme à mon nom et tu n'as pas renié ma foi, même aux jours d'Antipas, mon témoin fidèle, qui fut mis à mort chez vous, là où demeure Satan. Mais j'ai contre toi quelque grief: tu en as là qui tiennent la doctrine de Balaam; il incitait Balaq à tendre un piège aux fils d'Israël pour qu'ils mangent des viandes immolées aux idoles et se prostituent. Ainsi, chez toi aussi, il en est qui tiennent la doctrine des Nicolaïtes. Allons! repens-toi, sinon je vais bientôt venir à toi pour combattre ces gens avec l'épée de ma bouche. Celui qui a des oreilles, qu'il entende ce que l'Esprit dit aux Églises: au vainqueur, je donnerai de la manne cachée et je lui donnerai aussi un caillou blanc, un caillou portant gravé un nom nouveau que nul ne connaît, hormis celui qui le reçoit.
   Et ángelo ecclésiæ quæ est Thyatíræ, scribe: Hæc dicit Fílius Dei, qui habet óculos ut flammam ignis, et pedes eius símiles orichálco: Novi ópera tua et caritátem et fidem et ministérium et patiéntiam tuam et ópera tua novíssima plura prióribus. Sed hábeo advérsus te, quia permíttis mulíerem Iézabel, quæ se dicit prophetíssam, et docet et sedúcit servos meos fornicári et manducáre idolóthyta. Et dedi illi tempus, ut pæniténtiam ágeret, et non vult pænitéri a fornicatióne sua. Ecce mitto eam in lectum et, qui mœchántur cum ea, in tribulátionem magnam, nisi pæniténtiam égerint ab opéribus eius. Et fílios eius interfíciam in morte, et scient omnes ecclésiæ quia ego sum scrutans renes et corda et dabo unicuíque vestrum secúndum ópera vestra. Vobis autem dico céteris, qui Thyatíræ estis, quicúmque non habent doctrínam hanc, qui non cognovérunt altitúdines Sátanæ, quemádmodum dicunt, non mittam super vos áliud pondus; tamen id quod habétis, tenéte, donec véniam.
   À l'Ange de l'Église de Thyatire, écris: Ainsi parle le Fils de Dieu, dont les yeux sont comme une flamme ardente et les pieds pareils à de l'airain précieux. Je connais ta conduite: ton amour, ta foi, ton dévouement, ta constance; tes œuvres vont sans cesse en se multipliant. Mais j'ai contre toi que tu tolères Jézabel, cette femme qui se dit prophétesse; elle égare mes serviteurs, les incitant à se prostituer en mangeant des viandes immolées aux idoles. Je lui ai laissé le temps de se repentir, mais elle refuse de se repentir de ses prostitutions. Voici, je vais la jeter sur un lit de douleurs, et ses compagnons de prostitution dans une épreuve terrible, s'ils ne se repentent de leur conduite. Et ses enfants, je vais les frapper de mort: ainsi, toutes les Églises sauront que c'est moi qui sonde les reins et les cœurs; et je vous paierai chacun selon vos œuvres. Quant à vous autres, à Thyatire, qui ne partagez pas cette doctrine, vous qui n'avez pas connu « les profondeurs de Satan », comme ils disent, je vous déclare que je ne vous impose pas d'autre fardeau; du moins, ce que vous avez, tenez-le ferme jusqu'à mon retour.
   Qui vícerit et qui custodíerit usque in finem ópera mea, dabo illi potestátem super gentes, et reget illas in virga férrea, tamquam vasa fictília confringéntur, sicut et ego accépi a Patre meo, et dabo illi stellam matutínam. Qui habet aurem, áudiat quid Spíritus dicat ecclésiis.
   Le vainqueur, celui qui restera fidèle à mon service jusqu'à la fin, je lui donnerai pouvoir sur les nations: c'est avec un sceptre de fer qu'il les mènera comme on fracasse des vases d'argile! Ainsi moi-même j'ai reçu ce pouvoir de mon Père. Et je lui donnerai l'Etoile du matin. Celui qui a des oreilles, qu'il entende ce que l'Esprit dit aux Églises.
   r. Ecce vicit leo de tribu Iuda, radix David, aperíre librum, et sólvere septem signácula eius: * Allelúia, allelúia, allelúia. v. Et unus de senióribus dixit mihi: Ne fléveris! Dignus est Agnus qui occísus est accípere potestátem et fortitúdinem. * Allelúia. v. Glória Patri. * Allelúia.
   r. Voici qu'il a remporté la victoire, le lion de la tribu de Juda, le descendant de David, il ouvrira le livre aux sept sceaux; * Alléluia, alléluia, alléluia! v. L'un des anciens me dit: Ne pleure pas! Il est digne, lui, l'Agneau immolé, de recevoir puissance et force. * Alléluia. v. Gloire au Père. * Alléluia.
In secundo nocturno, anno I )
Deuxième nocturne, année I)
Ex Sermónibus sancti Cæsárii Arelaténsis epíscopi (Sermo 203, 1-2: CCL 104, 817-818)
Sermon de saint Césaire d'Arles
   Gaudéte, fratres caríssimi, quia redemptiónis nostræ prétium persolútum est. Non módica quantitáte constámus, pro quibus ipse factus est prétium, qui redémit. Christus enim Dóminus et Salvátor ídeo natus est ut docéret; ídeo mórtuus est ut sanáret; resurréxit ut muneráret. Crux fuit mortífera Christo, sed salutífera christiáno. Surréxit Salvátor cunctis divinitátis suæ maniféstus indíciis: nam secúta est eum stella post úterum, glória post sepúlcrum. Regréssum custódit ángelus, qui nuntiáverat nascitúrum. Reddunt inférna victórem, et supérna suscípiunt triumphántem. Tulit errórem natus, mortem calcávit occísus. Revocávit ab ínferis quem creávit; in illíus cruce et prétium nostrum pepéndit et regnum.
   Réjouissez-vous, frères bien-aimés, car le prix de notre rédemption a été versé, et au-delà! Nous ne comptons certes pas pour peu de chose, si le Rédempteur s'est fait lui-même notre rançon. Car le Christ, Seigneur et Sauveur, est né pour nous enseigner, est mort pour nous guérir, est ressuscité pour nous combler de dons. La croix fut l'instrument de la mort du Christ, mais aussi celui du salut des chrétiens. Le Sauveur s'est levé, manifesté par tous les indices de sa divinité; car, au sortir du sein, une étoile lui fit cortège; et, au sortir du tombeau, la gloire. Avant sa naissance, un ange l'annonça; quand il se retire, un ange le garde. Les enfers rendent le vainqueur, les cieux accueillent le triomphateur. Naissant, il mit fin à l'errance; tué, il écrasa la mort sous ses pieds. Il rappela des enfers celui qu'il avait créé; à sa croix étaient suspendus notre rançon et notre royaume.
   Redit in lucem creatúra cum Dómino, quæ olim fúerat tenebráta piáculo: lumen enim ex lúmine suscípere meruísti, quod, cum Christus óculos cláuderet, perdidísti. Proíciant súperi ténebras, quas Salvátor noster étiam ínferis denegávit. Congáudeant hic eleménta quæ plánxerant; quia Christus de sua maiestáte nihil pérdidit, et hóminem quem fécerat liberávit. Iudæi tamen monuménti lápidem signavérunt, ut non habéret Christus egréssum; sed si eum mundus non capit, sepultúra quómodo custódit? Quómodo tenétur in túmulo qui ubíque regnat? Diffícile súrgeret, si non, ante quam resúrgeret, álios suscitáret. Nam quómodo de sepúlcro exíre non posset, qui ex incorrúptis viscéribus salva virginitáte procéssit? Feféllit custódes, exilívit de sepúlcro, appáruit discípulis iánuis non apértis. Inde clausus éxiit, huc exclúsus intrávit.
   La créature revient à la lumière avec le Seigneur, elle qui s'était enténébrée par sa propre faute: oui, tu as eu le bonheur de recevoir cette lumière de la lumière que tu avais perdue au moment où le Christ ferma les yeux. Que ceux d'en haut rejettent les ténèbres, car notre Sauveur les a refusées aux enfers mêmes. Tous les éléments qui avaient pleuré doivent ici se réjouir, car le Christ n'a rien perdu de sa majesté, et il a délivré l'homme qu'il avait créé. Et pourtant les Juifs scellèrent la pierre du tombeau, pour que le Christ n'eût pas d'issue; mais si l'univers ne peut le contenir, comment une sépulture le garderait-elle? Comment retenir dans le tombeau celui qui règne en tous lieux? Il aurait de la peine à se relever, s'il n'en avait relevé d'autres avant de se relever. Et comment ne pourrait-il sortir du tombeau, celui qui naquit sans porter atteinte à la virginité d'une mère inviolée? Il déçut les gardes, s'élança du tombeau, apparut aux disciples alors que les portes n'étaient pas ouvertes. Enfermé, il sortit du tombeau; et les portes fermées, il entra au cénacle.
   Imménsæ maiestátis arcánum fecit étiam in morte mystérium. Crucifíxus redit ab ínferis, et triúmphat. Infer manum tuam, Thoma, láteri Salvatóris; tange vúlnera quæ nostra peccáta fecérunt: scrutáre unde sanguis efflúxit, ut nobis sanitátis póculum propináret. Intuére, Thoma, prétium nostrum, signa clavórum diligénter atténde, et in ipsis vulnéribus medicaméntum vel thesáurum humáni géneris recognósce.
   Jusque dans la mort il réalisa le mystère caché de son infinie majesté. Crucifié, il revient des enfers et triomphe. Porte ta main, Thomas, dans le côté du Sauveur; touche les plaies qu'ont faites nos péchés; examine d'où le sang a coulé pour nous verser le philtre guérisseur. Contemple, Thomas, notre prix, regarde avec soin les marques des clous; et dans ces plaies mêmes reconnais le remède ou le trésor inépuisable du genre humain.
   r. Congratulámini mihi, omnes qui dilígitis Dóminum, quia quem quærébam appáruit mihi; * Et, dum flerem ad monuméntum, vidi Dóminum, allelúia. v. Tulérunt Dóminum meum, et néscio ubi posuérunt eum; si tu sustulísti eum, dícito mihi. * Et. v. Glória Patri. * Et.
   r. Réjouissez-vous avec moi, vous tous qui aimez le Seigneur: celui que je cherchais m'est apparu; * Tandis que je pleurais devant le tombeau, j'ai vu le Seigneur, alléluia! v. On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis; si c'est toi qui l'as emporté, dis-le moi. * Tandis que. v. Gloire au Père. * Tandis que.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
   Deus, qui, per resurrectiónem Fílii tui Dómini nostri Iesu Christi, mundum lætificáre dignátus es, præsta, quǽsumus, ut, per eius Genetrícem Vírginem Maríam, perpétuæ capiámus gáudia vitæ. Per Dóminum.
   Dieu, qui as daigné réjouir le monde par la résurrection de Ton Fils notre Seigneur Jésus-Christ, accorde-nous, nous T'en prions, que, par Sa Mère la Vierge Marie, nous obtenions les joies de la vie éternelle.
   Dóminus vobíscum.
   Le Seigneur soit avec vous.
   r. Et cum spíritu tuo.
   r. Et avec votre esprit.
   Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
   Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
   r. Amen.
   r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
    Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
    Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
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