Les textes de l'office de lecture sont encore en construction. Ils ne sont malheureusement pas encore complets pour le moment. Si vous désirez méditer ces lectures bibiliques et patristiques, veuillez utiliser le cursus monastique de l'office divin.
 v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
 v. Dieu, viens à mon aide.
 r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
 r. Seigneur, vite à mon secours.
 Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Allelúia.
 Alléluia.
Hymnus
Hymne
Salve, crux sancta, salve mundi glória,
vera spes nostra, vera ferens gáudia,
signum salútis, salus in perículis,
vitále lignum vitam portans ómnium.
vera spes nostra, vera ferens gáudia,
signum salútis, salus in perículis,
vitále lignum vitam portans ómnium.
Salut, sainte croix, salut, gloire du monde, notre vraie espérance, porteuse de la vraie joie, signe de salut, salut dans les périls, bois vital portant la vie de tous.
Te adorándam, te crucem vivíficam,
in te redempti, dulce decus sæculi,
semper laudámus, semper tibi cánimus,
per lignum servi, per te, lignum, líberi.
in te redempti, dulce decus sæculi,
semper laudámus, semper tibi cánimus,
per lignum servi, per te, lignum, líberi.
En t'adorant, toi, croix vivifiante, en toi nous, les rachetés, doux honneur des siècles, te louons toujours, et nous qui fûmes esclaves, nous te chantons toujours, car nous fûmes libérés par le bois.
Laus Deo Patri sit in cruce Fílii,
laus coæquáli sit Sancto Spirítui;
cívibus summis gáudium et ángelis,
honor sit mundo crucis exaltátio. Amen.
laus coæquáli sit Sancto Spirítui;
cívibus summis gáudium et ángelis,
honor sit mundo crucis exaltátio. Amen.
Louange soit à Dieu le Père dans la croix du Fils, louange soit à l'Esprit Saint, égal en majesté ; joie pour les citoyens des cieux et les anges, honneur soit dans le monde à l'exaltation de la croix. Amen.
 Ant. 1. Quis ascéndet in montem Dómini, aut quis stabit in loco sancto eius?
 Ant. 1. Qui montera sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans Son lieu saint ?
Psalmus 23 (24)
Psaume 23 (24)
Domini in templum adventus
Avènement de Dieu dans le Temple
Christo apertæ sunt portæ cæli propter carnalem eius assumptionem (S. Irenæus).
Les portes du ciel se sont ouvertes au Christ parce qu'Il a pris la nature humaine. (S. Irénée)
 Dómini est terra et plenitúdo eius, * orbis terrárum et qui hábitant in eo.
 Au Seigneur est la terre et tout ce qu'elle renferme, le monde et tous ceux qui l'habitent.
 Quia ipse super mária fundávit eum * et super flúmina firmávit eum.
 Car c'est Lui qui l'a fondé sur les mers, et qui l'a établi sur les fleuves.
 Quis ascéndet in montem Dómini, * aut quis stabit in loco sancto eius?
 Qui montera sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans son lieu saint?
 Innocens mánibus et mundo corde, † qui non levávit ad vana ánimam suam, * nec iurávit in dolum.
 Celui qui a les mains innocentes et le coeur pur, qui n'a pas livré son âme à la vanité, ni fait à son prochain un serment trompeur.
 Hic accípiet benedictiónem a Dómino * et iustificatiónem a Deo salutári suo.
 Celui-là recevra la bénédiction du Seigneur, et la miséricorde de Dieu, son Sauveur.
 Hæc est generátio quæréntium eum, * quæréntium fáciem Dei Iacob.
 Telle est la race de ceux qui le cherchent, de ceux qui cherchent la face du Dieu de Jacob.
 Attóllite, portæ, cápita vestra, † et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ.
 Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera.
 Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus fortis et potens, Dóminus potens in prœlio.
 Qui est ce roi de gloire ? C'est le Seigneur fort et puissant, le Seigneur puissant dans les combats.
 Attóllite, portæ, cápita vestra, † et elevámini, portæ æternáles, * et introíbit rex glóriæ.
 Levez vos portes, ô princes, et élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera.
 Quis est iste rex glóriæ? * Dóminus virtútum ipse est rex glóriæ.
 Quel est ce roi de gloire ? Le Seigneur des armées est Lui-même ce roi de gloire.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Quis ascéndet in montem Dómini, aut quis stabit in loco sancto eius?
 Ant. Qui montera sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans Son lieu saint ?
 Ant. 2. Benedícite, gentes, Deum nostrum.
 Ant. 2. Bénissez, nations, notre Dieu.
Psalmus 65 (66)
Psaume 65
Hymnus ad sacrificium gratiarum actionis
Hymne pour le sacrifice d'action de grâces
De resurrectione Domini et conversione gentium (Hesychius).
De la résurrection du Seigneur et la conversion des nations
I
I
 Iubiláte Deo, omnis terra, † psalmum dícite glóriæ nóminis eius, * glorificáte laudem eius.
 Poussez vers Dieu des cris de joie, ô terre entière; chantez une hymne à Son Nom ; rendez glorieuse Sa louange.
 Dícite Deo: « Quam terribília sunt ópera tua. * Præ multitúdine virtútis tuæ blandiéntur tibi inimíci tui.
 Dites à Dieu: Que Tes oeuvres sont terribles. A cause de la grandeur de Ta puissance, Tes ennemis T'adressent des hommages menteurs.
 Omnis terra adóret te et psallat tibi, * psalmum dicat nómini tuo ».
 Que la terre T'adore et psalmodie en Ton honneur, qu'elle psalmodie en l'honneur de Ton nom.
 Veníte et vidéte ópera Dei, * terríbilis in adinventiónibus super fílios hóminum.
 Venez et voyez les oeuvres de Dieu, Il est terrible dans Ses desseins sur les enfants des hommes.
 Convértit mare in áridam, † et in flúmine pertransíbunt pede; * ibi lætábimur in ipso.
 Il a changé la mer en une terre sèche; et ils ont passé le fleuve à pied, c'est là que nous nous réjouirons en Lui.
 Qui dominátur in virtúte sua in ætérnum, † óculi eius super gentes respíciunt; * rebélles non exalténtur in semetípsis.
 Lui qui domine à jamais par Sa puissance, Ses yeux contemplent les nations ; que ceux-là qui l'irritent ne s'élèvent point en eux-mêmes.
 Benedícite, gentes, Deum nostrum * et audítam fácite vocem laudis eius;
 Nations, bénissez notre Dieu, et faites entendre les accents de Sa louange ;
 qui pósuit ánimam nostram ad vitam * et non dedit in commotiónem pedes nostros.
 Lui qui a disposé vie à notre âme, et qui n'a point permis que nos pieds soient ébranlés.
 Quóniam probásti nos, Deus; * igne nos examinásti, sicut examinátur argéntum.
 Car Tu nous as éprouvés, ô Dieu ; Tu nous as fait passer par le feu, comme on y fait passer l'argent.
 Induxísti nos in láqueum, * posuísti tribulatiónes in dorso nostro.
 Tu nous as fait tomber dans le piège, Tu as chargé nos épaules de tribulations.
 Imposuísti hómines super cápita nostra, † transívimus per ignem et aquam, * et eduxísti nos in refrigérium.
 Tu as mis des hommes sur nos têtes, nous avons passé par le feu et par l'eau, et Tu nous en as tirés pour nous mettre en un lieu de rafraîchissement.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Benedícite, gentes, Deum nostrum.
 Ant. Bénissez, nations, notre Dieu.
 Ant. 3. Audíte, omnes, qui timétis Deum, quanta fecit ánimæ meæ, allelúia.
 Ant. 3. Écoutez, vous tous qui craignez Dieu, ce qu'Il a fait pour mon âme, alléluia.
II
II
 Introíbo in domum tuam in holocáustis; reddam tibi vota mea,
 J'entrerai dans Ta maison avec des holocaustes ; je m'acquitterai envers Toi de mes voeux
 quæ protulérunt lábia mea, * et locútum est os meum in tribulatióne mea.
 que mes lèvres ont proférés, et que ma bouche a prononcés pendant ma tribulation.
 Holocáusta medulláta ófferam tibi cum incénso aríetum, * ófferam tibi boves cum hircis.
 Je T'offrirai de gras holocaustes, avec la fumée des béliers, je T'offrirai des boeufs avec des boucs.
 Veníte, audíte, † et narrábo, omnes, qui timétis Deum, * quanta fecit ánimæ meæ.
 Venez, entendez, vous tous qui craignez Dieu, et je vous raconterai tout ce qu'Il a fait à mon âme.
 Ad ipsum ore meo clamávi * et exaltávi in lingua mea.
 Ma bouche a crié vers Lui, et ma langue L'a exalté.
 Iniquitátem si aspéxi in corde meo, * non exáudiet Dóminus.
 Si j'avais vu l'iniquité dans mon coeur, le Seigneur ne m'aurait pas exaucé.
 Proptérea exaudívit Deus, * atténdit voci deprecatiónis meæ.
 C'est pourquoi Dieu m'a exaucé, et a été attentif à la voix de ma supplication.
 Benedíctus Deus, qui non amóvit oratiónem meam * et misericórdiam suam a me.
 Béni soit Dieu, qui n'a pas rejeté ma prière, ni éloigné de moi Sa miséricorde.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Audíte, omnes, qui timétis Deum, quanta fecit ánimæ meæ, allelúia.
 Ant. Écoutez, vous tous qui craignez Dieu, ce qu'Il a fait pour mon âme, alléluia.
In primo nocturno, utroque anno
Premier nocturne, années I et II
De Epístula beáti Pauli apóstoli ad Gálatas 2, 19 - 3, 7. 13-14; 6, 14-16
De la lettre de saint Paul aux Galates
 Fratres: Ego Paulus per legem legi mórtuus sum, ut Deo vivam. Christo confíxus sum cruci: vivo autem iam non ego, vivit vero in me Christus; quod autem nunc vivo in carne, in fide vivo Fílii Dei, qui diléxit me et trádidit seípsum pro me. Non írritam fácio grátiam Dei; si enim per legem iustítia, ergo Christus gratis mórtuus est.
 Par la Loi, moi Paul, je suis mort à la Loi afin de vivre à Dieu: je suis crucifié avec le Christ; et ce n'est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi. Ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m'a aimé et s'est livré pour moi. Je n'annule pas le don de Dieu: car si la justice vient de la Loi, c'est donc que le Christ est mort pour rien.
 O insensáti Gálatæ, quis vos fascinávit, ante quórum óculos Iesus Christus descríptus est crucifíxus? Hoc solum volo a vobis díscere: Ex opéribus legis Spíritum accepístis an ex audítu fídei? Sic stulti estis? Cum Spíritu cœpéritis, nunc carne consummámini? Tanta passi estis sine causa? Si tamen et sine causa! Qui ergo tríbuit vobis Spíritum et operátur virtútes in vobis, ex opéribus legis an ex audítu fídei? Sicut Abraham crédidit Deo, et reputátum est ei ad iustítiam. Cognóscitis ergo quia qui ex fide sunt, hi sunt fílii Abrahæ.
 Ô Galates sans intelligence, qui vous a ensorcelés? À vos yeux pourtant ont été dépeints les traits de Jésus-Christ en croix. Je ne veux savoir de vous qu'une chose: est-ce pour avoir pratiqué la Loi que vous avez reçu l'Esprit, ou pour avoir cru à la prédication? Êtes-vous à ce point dépourvus d'intelligence, que de commencer par l'esprit pour finir maintenant dans la chair? Est-ce en vain que vous avez éprouvé tant de faveurs? Et ce serait bel et bien en vain. Celui donc qui vous prodigue l'Esprit et opère parmi vous des miracles, le fait-il parce que vous pratiquez la Loi ou parce que vous croyez à la prédication? Ainsi Abraham crut-il en Dieu, et ce lui fut compté comme justice. Comprenez-le donc: ceux qui se réclament de la foi, ce sont eux les fils d'Abraham.
 Christus nos redémit de maledícto legis factus pro nobis maledíctum, quia scriptum est: Maledíctus omnis, qui pendet in ligno, ut in gentes benedíctio Abrahæ fíeret in Christo Iesu, ut promissiónem Spíritus accipiámus per fidem.
 Le Christ nous a rachetés de cette malédiction de la Loi, devenu lui-même malédiction pour nous, car il est écrit: Maudit quiconque pend au gibet, afin qu'aux païens passe dans le Christ Jésus la bénédiction d'Abraham et que par la foi nous recevions l'Esprit de la promesse.
 Mihi autem absit gloriári nisi in cruce Dómini nostri Iesu Christi, per quem mihi mundus crucifíxus est, et ego mundo. Neque enim circumcísio áliquid est neque præpútium, sed nova creatúra. Et quicúmque hanc régulam secúti fúerint, pax super illos et misericórdia et super Israel Dei.
 Pour moi, que jamais je ne me glorifie sinon dans la croix de notre Seigneur Jésus-Christ , qui a fait du monde un crucifié pour moi et de moi un crucifié pour le monde. Car la circoncision n'est rien, ni l'incirconcision; il s'agit d'être une créature nouvelle. Et à tous ceux qui suivront cette règle, paix et miséricorde, ainsi qu'à l'Israël de Dieu.
 r. Per tuam crucem salva nos, Christe Redémptor, * Qui mortem nostram moriéndo destruxísti, * Et vitam resurgéndo reparásti. v. Miserére nostri, Iesu benígne, qui passus es cleménter pro nobis. * Qui. v. Glória Patri. * Et vitam.
 r. Par ta croix sauve-nous, ô Christ Rédempteur! * Par ta mort, tu as détruit notre mort; * Par ta résurrection, tu as renouvelé la vie! v. Aie pitié de nous, Jésus très aimant, toi qui as montré tant de bonté en souffrant pour nous ta Passion. * Par ta mort. v. Gloire au Père. * Par ta résurrection.
In secundo nocturno, anno I)
Deuxième nocturne, année I)
Ex Sermónibus sancto Ioánni Chrysóstomo epíscopo attribútis, vel in Hippólyti presbýteri traditióne (Sermo in Pascha VI: PG. 59, 743-745)
Homélie sur la Pâque attribuée à saint Jean Chrysostome, ou dans la tradition d'Hippolyte
 Hoc erat Pascha: quo desiderávit Iesu pati pro nobis. Ideóque lignum contra lignum plantávit, et illam olim malam manum affígens, totam vitam vere in se pendéntem osténdit. Hoc mihi lignum est in salútem ætérnam; hoc nútrior, hoc convívor; sub huius radícibus radíces pono, ramos exténdo; a spíritu autem ceu a vento cum voluptáte éxcolor. Sub huius umbra tabernáculum pósui, et multum æstum devítans, rore plenum hábeo diversórium; cum huius flóribus flóreo, eius frúctibus summe deléctor, fructus vero ab inítio mihi reservátos decérpo. Hoc mihi esuriénti delicátus cibus est, sitiénti fons, nudo teguméntum, cuius fólia spíritus vitæ sunt. Non ultra mihi fólia ficus!
 La Pâque, celle que Jésus a désiré vivre pour nous, était une passion. Et, en conséquence, à la place du bois, plantant le bois; à la place de la main perverse qui s'était tendue autrefois dans un geste d'impiété, clouant sa propre main immaculée dans un geste de piété, il a montré en sa personne toute la vraie vie pendue. Cet arbre m'est une plante de salut éternel; je m'en nourris, je m'en délecte. En ses racines, je m'enracine; par ses branches, je m'étends; sa rosée me réjouit, et son esprit, comme un vent délicieux me fertilise. À son ombre j'ai dressé ma tente, et fuyant les chaleurs excessives, j'y trouve un abri plein de rosée. Je fleuris de ses fleurs, je savoure ses fruits exquis; ces fruits, gardés pour moi depuis le commencement du monde, je les cueille librement. Il est nourriture pour ma faim, source pour ma soif, vêtement pour ma nudité, car ses feuilles sont esprit de vie: loin de moi désormais les feuilles de figuier.
 Hæc arbor mihi Deum timénti tutéla est, nutánti fulcrum, certánti bravíum, victóri tropum; hæc mihi arcta sémita, angusta via; hæc scala Iacóbi, angelórum ascénsus et descénsus, in cuius cúlmine stat Dóminus. Hæc arbor a terra usque ad cælum assúrgit, immortális planta, quæ firma erígitur in médio cæli et terræ, fulcrum universi, firmaméntum orbis, compléxio mundi, mortálem váriam substántiam cóntinens, invisibílibus spíritus clavis confíxa, ut rei divínæ cóngruens non ultra solvátur.
 Si j'ai peur de Dieu, cet arbre est ma protection; si je trébuche, il est mon appui; dans la lutte, il est mon prix; et dans la victoire, mon trophée. C'est lui mon sentier étroit, c'est lui mon chemin resserré; voici l'échelle de Jacob et le parcours des anges, au sommet duquel se tient vraiment appuyé le Seigneur. Cet arbre, qui s'étend aussi loin que le ciel, a grandi de la terre jusqu'aux cieux, se fixant, plante immortelle, au centre du ciel et de la terre, ferme appui de toutes choses, pilier de l'univers, support de toute la terre habitée, entrelacement cosmique, comprenant en soi toute la bigarrure de la nature humaine. Rivé par les joints invisibles de l'Esprit, afin qu'ajusté au divin, il n'en soit plus détaché.
 Summos cælos contíngens, pédibus vero terram firmans, multúmque intermédium áeris spíritum úndique imménsis mánibus compléctens. Totus erat ubíque in ómnibus, et per se solum contra aérias potestátes nudus congréssus est. Ut vero finem hábuit mundánum illud certámen, et úndique ille rétulit victóriam, neque elátus ut Deus, neque victus ut homo, in fínibus universórum mansit radicátum victóriæ tropæum, dum ipse in seípso de hoste cum pompa triúmphat.
 Touchant par son front le sommet des cieux, affermissant la terre de ses pieds, et, dans l'espace intermédiaire, embrassant l'atmosphère entière de ses mains incommensurables. Il était tout entier partout en toutes choses, et, à lui seul il luttait, nu, contre les puissances de l'air. Quand le combat cosmique prit fin, et que de tous côtés le Christ eut lutté victorieusement, ni exalté comme un Dieu, ni abattu comme un homme, il demeura planté sur les confins de l'univers, arborant triomphalement en sa personne un trophée de victoire contre l'ennemi.
 Tunc cæli commóti sunt, exstínctus aliquántum témporis est solis ignis, tunc petræ scissæ sunt, parum ábfuit quin totus mundus dissolverétur; nisi divínum spíritum insufflásset magnus Iesus, dicens: Pater, in manus tuas comméndo spíritum meum. Commótis enim univérsis et terræ motu nutántibus, metúque treméntibus, ascendénte divíno spíritu, vivificántis et confirmántis more, rursus stetit univérsus orbis, quasi scílicet illa divína exténsio et crucis supplícium per ómnia exténsa fuíssent. O sola in solis, et univérsa in univérsis! Spíritum tuum cæli hábeant, ánimam paradísus; sánguinem vero, terra. Divísus est indivisíbilis, ut ómnia servaréntur, ut ne ínfimus quidem locus divíno advéntu expers esset. Te autem rogámus, Dómine Deus, ætérne spirituáliter Rex Christe, manus tuas magnas super sacram tuam Ecclésiam exténde, et super pópulum sanctum semper tuum.
 Les cieux s'ébranlèrent, le soleil s'obscurcit pour un temps, les pierres se fendirent, le monde entier faillit périr. Mais le grand Jésus remit son divin esprit en disant: Père, entre tes mains je remets mon esprit. Alors, dans son ascension, ce divin esprit rendit vie et force à toutes choses qui tremblaient, et de nouveau l'univers entier devint stable, comme si cette divine extension et ce supplice de la croix avaient pénétré toutes choses. Ô toi qui es seul entre les seuls, et qui es tout en tout, que les cieux aient ton esprit, et le paradis ton âme: mais ton sang, qu'il soit à la terre! L'indivisible s'est divisé, pour que tout fût sauvé, et que même le lieu inférieur ne fût pas privé de la venue de Dieu. Nous t'en prions, Seigneur Dieu, Christ éternellement et spirituellement Roi, étends tes grandes mains sur ton Église sacrée, et sur ton peuple saint, toujours tien!
 r. O crux gloriósa, o crux adoránda, o lignum pretiósum et admirábile signum, * Per quod et diábolus est victus, * Et mundus Christi sánguine redémptus. v. Hoc signum crucis erit in cælo, cum Dóminus ad iudicándum vénerit. * Per quod. v. Glória Patri. * Et mundus.
 r. Ô croix glorieuse, croix adorable, ô bois précieux, signe admirable! * C'est par toi que le diable est vaincu, * C'est par toi que le monde est racheté dans le sang du Christ. v. Il y aura le signe de la croix dans le ciel quand le Seigneur viendra pour le jugement. * C'est par toi que le diable. v. Gloire au Père. * C'est par toi que le monde.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
 Dóminus vobíscum.
 Le Seigneur soit avec vous.
 r. Et cum spíritu tuo.
 r. Et avec votre esprit.
 Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
 Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
 r. Amen.
 r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
  Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
  Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.