Le monde attend que l'Eglise redevienne une société de louange

Les textes de l'office de lecture sont encore en construction. Ils ne sont malheureusement pas encore complets pour le moment. Si vous désirez méditer ces lectures bibiliques et patristiques, veuillez utiliser le cursus monastique de l'office divin.
   v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
   v. Dieu, viens à mon aide.
   r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
   r. Seigneur, vite à mon secours.
   Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Allelúia.
   Alléluia.
Hymnus
Hymne
Stabat Mater dolorósa iuxta crucem lacrimósa, dum pendébat Fílius.
Debout, la Mère douloureuse, Près de la croix était en larmes, Quand son Fils était suspendu.
Cuius ánimam geméntem, contristátam et doléntem, pertransívit gládius.
Dans son âme qui gémissait, Toute brisée et endolorie, Le glaive était enfoncé.
O quam tristis et afflícta fuit illa benedícta mater Unigéniti!
Qu'elle était triste et affligée, Cette Mère bénie De l'Unique engendré !
Quæ mærébat et dolébat, pia mater, cum vidébat Nati pœnas íncliti.
Elle se désolait et souffrait, Cette tendre Mère, en voyant Les peines de son Enfant glorieux.
Quis est homo qui non fleret, matrem Christi si vidéret in tanto supplício?
Quel homme ne pleurerait pas, S'il voyait la Mère du Christ Dans un si grand supplice ?
Quis non posset contristári, piam matrem contemplári doléntem cum Fílio?
Qui pourrait sans tristesse Contempler la pieuse Mère Souffrant avec son Fils ?
Pro peccátis suæ gentis vidit Iesum in torméntis, et flagéllis súbditum.
Pour les péchés de son peuple, Elle vit Jésus dans les tourments, Soumis aux fouets.
    Vidit suum dulcem Natum moriéntem desolátum, cum emísit spíritum. Amen.
   Elle vit son doux Enfant Mourant, abandonné, Lorsqu'il rendit l'esprit. Amen.
   Ant. 1. Quam bonus Israel Deus his, qui recto sunt corde.
   Ant. 1. Que Dieu est bon pour Israël, pour ceux qui ont le cœur droit !
Psalmus 72
Psaume 72
Cur iustus vexetur
Raison pour la quelle le juste est harcelé
Beatus est, qui non fuerit scandalizatus in me (Mt 11,6).
Bienheureux est celui pour qui Je ne serai pas une occasion de scandale.
I
I
   Quam bonus rectis est Deus, * Deus his, qui mundo sunt corde!
   Que Dieu est bon, pour ceux qui ont le coeur pur !
   Mei autem pæne moti sunt pedes, * pæne effúsi sunt gressus mei,
   Mes pieds ont été presque ébranlés, mes pas presque renversés,
   quia zelávi super gloriántes, * pacem peccatórum videns.
   parce que j'ai porté envie aux méchants, en voyant la paix des pécheurs.
   Quia non sunt eis impediménta, * sanus et pinguis est venter eórum.
   Car la mort paraît les oublier, et leurs blessures ne durent pas.
   In labóre mortálium non sunt * et cum homínibus non flagellántur.
   Ils n'ont point de part au labeur des mortels, et ils ne sont pas frappés comme les autres hommes.
   Ídeo quasi torques est eis supérbia, * et tamquam induméntum opéruit eos violéntia.
   Aussi l'orgueil les a-t-il saisis; ils sont couverts de leur iniquité et de leur impiété.
   Prodit quasi ex ádipe iníquitas eórum, * erúmpunt cogitatiónes cordis.
   L'iniquité sort comme de leur graisse; ils se sont abandonnés aux passions de leur coeur.
   Subsannavérunt et locúti sunt nequítiam, * iniquitátem ab excélso locúti sunt.
   Leurs pensées et leurs paroles n'ont été que malice; ils ont proféré hautement l'iniquité.
   Posuérunt in cælo os suum, * et lingua eórum transívit in terra.
   Ils ont ouvert leur bouche contre le Ciel, et leur langue a parcouru la terre.
   Ídeo in alto sedent, * et aquæ plenæ non pervénient ad eos.
   
   Et dixérunt: “Quómodo scit Deus, * et si est sciéntia in Excélso?”
   Et ils ont dit: Comment Dieu le sait-Il? * et le Très-Haut en a-t-Il connaissance?
   Ecce ipsi peccatóres et abundántes in sǽculo * multiplicavérunt divítias.
   Voyez ces pécheurs qui abondent en tout en ce monde: ils ont acquis de nouvelles richesses.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Quam bonus Israel Deus his, qui recto sunt corde.
   Ant. Que Dieu est bon pour Israël, pour ceux qui ont le cœur droit !
   Ant. 2. Risus eórum in luctum convertétur, et gáudium in mærórem.
   Ant. 2. Risus eórum in luctum convertétur, et gáudium in mærórem.
II
II
   Et dixi: “Ergo sine causa mundávi cor meum * et lavi in innocéntia manus meas;
   Et j'ai dit: C'est en vain que j'ai purifié mon coeur, et que j'ai lavé mes mains parmi les innocents,
   et fui flagellátus tota die, * et castigátio mea in matutínis.”
   puisque j'ai été affligé tout le jour, et châtié dès le matin.
   Si dixíssem: “Lóquar ut illi”, * ecce generatiónem filiórum tuórum prodidíssem.
   Si j'avais dit: Je parlerai en ce sens, j'aurais condamné la race de Tes enfants.
   Et cogitábam, ut cognóscerem hoc; * labor erat in óculis meis,
   Je songeais à pénétrer ce secret; la difficulté fut grande devant moi,
   donec intrávi in sanctuárium Dei * et intelléxi novíssima eórum.
   jusqu'à ce que je fusse entré dans le sanctuaire de Dieu, et que j'eusse compris ce que sera leur fin.
   Verúmtamen in lúbrico posuísti eos, * deiecísti eos in ruínas.
   En vérité, ce sont des pièges que Tu as placés devant eux; Tu les as renversés au moment même où ils s'élevaient.
   Quómodo facti sunt in desolatiónem! * Súbito defecérunt, periérunt præ horróre.
   Comment sont-ils tombés dans la désolation? Ils ont disparu soudain; ils ont péri à cause de leur iniquité.
   Velut sómnium evigilántis, Dómine, * surgens imáginem ipsórum contémnes.
   Comme le songe de ceux qui s'éveillent, Seigneur, Tu réduireas au néant dans Ta cité leur image.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Risus eórum in luctum convertétur, et gáudium in mærórem.
   Ant. Risus eórum in luctum convertétur, et gáudium in mærórem.
   Ant. 3. Qui elóngant se a te, períbunt; mihi autem adhærére Deo bonum est.
   Ant. 3. Ceux qui s'éloignent de Toi périront ; mais pour moi, m'attacher à Dieu est mon bien.
III
III
   Quia exacerbátum est cor meum, * et renes mei compúncti sunt;
   Parce que mon coeur s'est enflammé, et que mes reins ont été altérés,
   et ego insípiens factus sum et nescívi: * ut iuméntum factus sum apud te.
   j'ai été réduit au néant, et plongé dans l'ignorance.
   Ego autem semper tecum; * tenuísti manum déxteram meam.
   Je suis devenu devant Toi comme une bête de somme, et cependant je suis toujours avec Toi.
   In consílio tuo dedúces me * et póstea cum glória suscípies me.
   Tu as tenu ma main droite, et Tu m'as conduit selon Ta volonté, et Tu m'as reçu avec gloire.
   Quis enim mihi est in cælo? * Et tecum nihil vólui super terram.
   Car qu'y a-t-il pour moi dans le Ciel ? et qu'ai-je désiré de Toi sur la terre ?
   Defécit caro mea et cor meum; * Deus cordis mei, et pars mea Deus in ætérnum.
   Ma chair et mon coeur ont défailli, ô Dieu, qui êtes le Dieu de mon coeur, et mon partage pour l'éternité.
   Quia ecce, qui elóngant se a te, períbunt; * perdidísti omnes, qui fornicántur abs te.
   Car voici que ceux qui s'éloignent de Toi périront; Tu as résolu de perdre tous ceux qui se prostituent en s'éloignant de Toi.
   Mihi autem adhærére Deo bonum est, * pónere in Dómino Deo spem meam,
   Pour moi, c'est mon bonheur de m'attacher à Dieu, de mettre mon espérance dans le Seigneur Dieu;
   ut annúntiem omnes operatiónes tuas * in portis fíliæ Sion.
   afin de publier toutes Tes louanges aux portes de la fille de Sion.
   Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
   Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
   Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Ant. Qui elóngant se a te, períbunt; mihi autem adhærére Deo bonum est.
   Ant. Ceux qui s'éloignent de Toi périront ; mais pour moi, m'attacher à Dieu est mon bien.
In primo nocturno, anno I)
Premier nocturne, année I)
De libro Osée prophétæ 9, 1-14
Du livre d'Osée
   Hæc dicit Dóminus: Noli lætári, Israel; noli exsultáre sicut pópuli, quia fornicátus es a Deo tuo, dilexísti mercédem super omnes áreas trítici. Area et tórcular non pascet eos, et vinum mentiétur eis. Non manébunt in terra Dómini: revertétur Ephraim in Ægýptum, et in Assýria pollútum cómedent. Non libábunt Dómino vinum et non placébunt ei sacrifícia eórum; quasi panis lugéntium erunt eis: omnes, qui cómedent eum, contaminabúntur, quia panis eórum erit tantúmmodo pro vita ipsórum; non intrábit in domum Dómini.
   Ne te réjouis pas, Israël; ne jubile pas comme les peuples; car tu as abandonné ton Dieu pour la prostitution, dont tu as aimé le salaire sur toutes les aires à blé. L'aire et la cuve ne les nourriront pas, le vin nouveau les décevra. Ils n'habiteront pas au pays du Seigneur, Éphraïm retournera en Égypte, et en Assur, ils mangeront des mets impurs. Ils ne feront pas au Seigneur de libations de vin et leurs sacrifices ne lui seront pas agréables: ce sera pour eux comme un pain de deuil, tous ceux qui en mangeront deviendront impurs; car leur pain sera pour eux-mêmes, mais il n'entrera pas dans la Maison du Seigneur.
   Quid faciétis in die sollémni, in die festivitátis Dómini? Ecce enim profécti sunt a vastitáte; Ægýptus congregábit eos, Memphis sepéliet eos: desiderábile argéntum eórum urtíca hereditábit, spina in tabernáculis eórum. Venérunt dies visitatiónis, venérunt dies retributiónis: sciat Israel!
   Que ferez-vous au jour de solennité, au jour de la fête du Seigneur? Car voilà qu'ils sont partis devant la dévastation; l'Égypte les rassemblera, Memphis les ensevelira, leurs objets précieux, l'ortie en héritera, et l'épine envahira leurs tentes. Ils sont venus, les jours du châtiment, ils sont venus, les jours de la rétribution, qu'Israël le sache!
   "Stultus - clamet - est prophéta; insánus vir spiritális." Secúndum multitúdinem iniquitátis tuæ multæ sunt inimicítiæ tuæ. Speculátur Ephraim, pópulus Dei mei, prophétam; láqueus aúcupis super omnes vias eius, inimicítiæ in ipsa domo Dei eius. Profúnde peccavérunt sicut in diébus Gábaa; recordábitur iniquitátis eórum et visitábit peccáta eórum. Quasi uvas in desérto invéni Israel, quasi prima poma ficúlneæ in inítio eius vidi patres vestros; ipsi autem intravérunt ad Baálphegor et se consecravérunt Confusióni et facti sunt abominábiles sicut id quod dilexérunt. Ephraim quasi avis avolábit glória eórum, a partu et ab útero et a concéptu. Quod si et enutríerint fílios suos, absque líberis eos fáciam, absque homínibus; sed et væ eis, cum recéssero ab eis! Ephraim, ut vidi, in venatiónem pósuit sibi fílios suos, et Ephraim edúcit ad interfectórem fílios suos. Da eis, Dómine! Quid dabis eis? Da eis vulvam sine líberis et úbera aréntia!
   " Le prophète est fou, l'inspiré délire " - À cause de la grandeur de ta faute, grande sera l'hostilité. Le guetteur d'Éphraïm est avec mon Dieu - c'est le prophète, à qui on tend un piège sur tous les chemins; et dans la maison de son Dieu, c'est l'hostilité. Ils se sont profondément corrompus, comme aux jours de Gibéa: il se souviendra de leur faute, il châtiera leurs péchés. Comme des raisins dans le désert, je trouvai Israël, comme un fruit sur un figuier en la prime saison, je vis vos pères; mais arrivés à Baal-Péor, ils se vouèrent à la Honte et devinrent des horreurs, comme l'objet de leur amour. Éphraïm, comme l'oiseau s'envolera sa gloire: plus d'enfantement, plus de grossesse, plus de conception. Même s'ils élèvent leurs fils, je les en priverai avant qu'ils soient hommes; oui, malheur à eux quand je m'éloignerai d'eux! Éphraïm, je le voyais comme Tyr, plantée dans une prairie, mais Éphraïm devra mener ses fils à l'égorgeur. Donne-leur, Seigneur... Que donneras-tu? Donne-leur des entrailles stériles et des seins desséchés.
   r. Deus, in te sperávi, Dómine, non confúndar in ætérnum. * In tua iustítia líbera me et éripe me. v. Esto mihi in Deum protectórem et in locum munítum, ut salvum me fácias. * In tua iustítia. v. Glória Patri. * In tua iustítia.
   r. En toi, Seigneur, j'ai mon refuge: garde-moi d'être humilié pour toujours. * Dans ta justice, défends-moi, libère-moi. v. Sois le rocher qui m'abrite, la citadelle qui me sauve. * Dans ta justice. v. Gloire au Père. * Dans ta justice.
In secundo nocturno anno I)
Deuxième nocturne, année I)
Ex Tractátibus Balduíni Cantuariénsis epíscopi (Tract. 6: PL 204, 457)
Traité de Baudouin de Ford
   Sæpe in languóre fílii plus cruciátur mater cóndolens, quam fílius dolens. Facit hoc amor, qui aliénum dolórem in se transfert; et sese cum augménto dolóris, ut plus condóleat quam alter dóleat, qui nonnúmquam desíderat solus dolére, ne alter dóleat. In passióne autem condoléndi, ánima condoléntis quodam modo divíditur a se, et in se. Nam, cum pátitur, qui amátur, ut dolórem eius sibi fáciat commúnem, se illi indúlget, et se transfúndit extra se; et per obséquium compassiónis se illi unit, ut vicem eius dóleat; et quodám modo præstat, ut eius sit, cui se per afféctum condoléndi infúdit, tamquam vivens apud illum, cuius sentit cruciátum.
   On voit souvent une mère compatissante souffrir un plus grand tourment de la maladie de son fils que le fils ne souffre lui-même de son mal. C'est l'amour qui fait cela, l'amour qui verse dans la personne qui aime la douleur de l'autre. Ce faisant, il l'augmente, si bien que l'on souffre davantage par compassion à la douleur de l'autre, que cet autre ne souffre de sa propre douleur. Et plus d'une fois, on voudrait même assumer seul toute la douleur, pour que l'autre n'en ait aucune. Dans la souffrance de compassion à la douleur d'autrui, l'âme qui souffre ainsi par compassion se trouve en quelque sorte partagée: elle est à la fois loin d'elle-même et en elle-même; car, lorsqu'elle voit souffrir celui qu'elle aime, elle se prête à lui, dans son désir de communion à sa souffrance, elle s'épanche en-dehors d'elle-même et, par l'empressement de sa compassion, elle s'unit à lui pour souffrir à sa place; elle s'arrange en quelque sorte pour passer en lui, se verse en lui par l'élan de sa compassion, et vit pour ainsi dire chez celui dont elle ressent le tourment.
   Unde senex Sýmeon, cum prophetásset de Christo et dixísset: Ecce hic pósitus est in ruínam et resurrectiónem multórum in Israel et in signum cui contradicétur, mox ad beátam Vírginem loquens subíntulit, dicens: Et tuam ipsíus ánimam gládius pertransíbit. Mater quippe Dei, quæ plus ómnibus diléxit, sicut et plus ómnibus dilécta, ita moriénti fílio compássa est, quasi vere passa. Nam secúndum magnitúdinem amóris eius, ita et dolor eius. Nam, cum fílium dilígeret plus quam se, vúlnera quæ ipse accépit in córpore, intímo sensu dolóris pértulit ipsa in mente; cui et ipsa pássio Christi pro martýrio fuit.
   Dans ce sens le vieillard Syméon, après avoir prophétisé sur le Christ en ces termes: Cet enfant amènera la chute et le relèvement d'un grand nombre en Israël, il sera un signe de contradiction, ajoute aussitôt à l'adresse de la bienheureuse Vierge: Et un glaive transpercera ton âme. La Mère de Dieu, assurément, a aimé plus que tous, elle qui, plus que tous, a été aimée; de même elle a tellement compati à la mort de son fils, qu'elle a pour ainsi dire vraiment subi cette mort. La grandeur de son amour a été la mesure de sa douleur: aimant son fils plus qu'elle-même, elle a ressenti au plus intime de son âme la douleur des blessures que lui, il a reçues dans son corps. La passion elle-même du Christ a été pour elle son propre martyre.
   Nam caro Christi quodam modo caro eius fuit, hoc est caro de carne eius, quam a Christo suscéptam de se plus amávit in Christo, quam suam in se. Quæ quanto plus amávit, tanto et plus dóluit; plus passa in mente quam martyr in córpore. Proínde gloriósi martýrii singulári privilégio præfúlget. Céteri nempe mártyres martýrio própriæ mortis consummáti sunt. At hæc carnem de carne sua pro salúte mundi passúram ministrávit, et in passióne Christi, et de passióne, ita ánimam eius vis dolóris obtínuit, ut quasi in Christo martýrio consummáta, summam post Christum martýrii glóriam meruísse credátur.
   En effet, la chair du Christ était la sienne en quelque sorte, chair tirée de sa chair; elle a davantage aimé dans le Christ cette chair qu'il avait reçue d'elle, qu'elle ne l'a aimée dans sa propre personne. Elle a d'autant plus ressenti la douleur qu'elle aimait davantage; elle a souffert davantage dans son âme qu'un martyr ne souffre dans son corps; aussi brille-t-elle du privilège singulier d'un glorieux martyre. Les autres martyrs ont été rendus parfaits par le martyre de leur propre mort; mais elle, elle a fourni de sa chair la chair qui devait souffrir pour le salut du monde et, durant la passion du Christ, en raison de cette passion, la force de la douleur a tellement investi son âme, que, rendue parfaite par un martyre vécu comme à travers le Christ, on peut penser qu'après le Christ, c'est elle qui a mérité la gloire suprême du martyre.
   
   
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
   Dóminus vobíscum.
   Le Seigneur soit avec vous.
   r. Et cum spíritu tuo.
   r. Et avec votre esprit.
   Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
   Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
   r. Amen.
   r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
    Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
    Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.
Retour en haut