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 v. Deus, ✠ in adiutórium meum inténde.
 v. Dieu, viens à mon aide.
 r. Dómine, ad adiuvándum me festína.
 r. Seigneur, vite à mon secours.
 Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Allelúia.
 Alléluia.
Hymnus
Hymne
Nox atra rerum cóntegit terræ colóres ómnium: nos confiténtes póscimus te, iuste iudex córdium,
La nuit recouvre de ses ombres toutes les couleurs sur la terre ; pauvres pécheurs nous T'implorons, Toi, le juste juge des cœurs.
Ut áuferas piácula sordésque mentis ábluas, donésque, Christe, grátiam ut arceántur crímina.
Fais disparaître nos forfaits, lave les taches de notre âme ; ô Christ, accorde-nous la grâce qui met loin de nous nos pêchés.
Mens, ecce, torpet ímpia, quam culpa mordet nóxia; obscúra gestit tóllere et te, Redémptor, quǽrere.
L'esprit coupable s'engourdit sous la morsure de ses fautes ; elle voudrait quitter sa nuit pour Te chercher, ô Rédempteur.
Repélle tu calíginem intrínsecus quam máxime, ut in beáto gáudeat se collocári lúmine.
Chasse Toi-même les ténèbres, surtout celles qui l'envahissent, pour qu'elle ait la joie d'obtenir une place dans Ta lumière.
Sit, Christe, rex piíssime, tibi Patríque glória cum Spíritu Paráclito, in sempitérna sæcula. Amen.
O Christ, ô Roi plein d'indulgence, Gloire à Ton Père et gloire à Toi, Avec l'Esprit Consolateur, À travers les siècles sans fin. Amen.
Vel:
Ou :
Hymnus
Christe, precámur ádnuas orántibus servis tuis, iníquitas hæc sǽculi ne nostram captívet fidem.
Non cogitémus ímpie, invideámus némini, læsi non reddámus vicem, vincámus in bono malum.
Absit nostris e córdibus ira, dolus, supérbia; absístat avarítia, malórum radix ómnium.
Consérvet pacis fœdera non simuláta cáritas; sit illibáta cástitas credulitáte pérpeti.
Sit, Christe, rex piíssime, tibi Patríque glória cum Spíritu Paráclito, in sempitérna sǽcula. Amen.
 Ant. 1. Elóquium Dómini scutum est ómnium sperántium in eum.
 Ant. 1. La parole du Seigneur est un bouclier pour tous ceux qui espèrent en Lui.
Psalmus 17 (18), 31-51
Psaume 17, 31-51
Gratiarum actio
Action de grâces
Si Deus pro nobis, quis contra nos? (Rom 8, 31).
Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?
IV
IV
 Deus, impollúta via eius, † elóquia Dómini igne examináta; * protéctor est ómnium sperántium in se.
 La voie de mon Dieu est pure; les paroles du Seigneur sont éprouvées au feu ; Il est le protecteur de tous ceux qui espèrent en Lui.
 Quóniam quis Deus præter Dóminum? * Aut quæ munítio præter Deum nostrum?
 Car qui est Dieu, si ce n'est le Seigneur ? et qui est Dieu, si ce n'est notre Dieu ?
 Deus, qui præcínxit me virtúte * et pósuit immaculátam viam meam;
 Le Dieu qui m'a ceint de force, et qui a rendu ma voie immaculée ;
 qui perfécit pedes meos tamquam cervórum * et super excélsa státuit me;
 qui a fait mes pieds agiles comme ceux des cerfs, et m'a établi sur les hauts lieux;
 qui docet manus meas ad prœlium, * et tendunt arcum æreum bráchia mea.
 qui enseigne à mes mains le combat, et c'est Toi qui as fait de mes bras comme un arc d'airain;
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Elóquium Dómini scutum est ómnium sperántium in eum.
 Ant. La parole du Seigneur est un bouclier pour tous ceux qui espèrent en Lui.
 Ant. 2. Déxtera tua, Dómine, suscépit me.
 Ant. 2. Que Ta droite, Seigneur, me saisisse.
V
V
 Et dedísti mihi scutum salútis tuæ, † et déxtera tua suscépit me, * et exaudítio tua magnificávit me.
 et Tu m'as donné Ta protection pour me sauver, et Ta droite m'a soutenu; et Tes leçons m'ont corrigé jusqu'à la fin, et ces leçons continuent de m'instruire.
 Dilatásti gressus meos subtus me, * et non sunt infirmáta vestígia mea.
 Tu as élargi la voie sous mes pas, et mes pieds ne se sont point affaiblis.
 Persequébar inimícos meos et comprehendébam illos * et non convertébar, donec defícerent.
 Je poursuivrai mes ennemis, et je les atteindrai; et je ne m'en retournerai pas qu'ils ne soient anéantis.
 Confringébam illos, nec póterant stare, * cadébant subtus pedes meos.
 Je les briserai, et ils ne pourront se tenir debout ; ils tomberont sous mes pieds.
 Et præcinxísti me virtúte ad bellum * et supplantásti insurgéntes in me subtus me.
 Car Tu m'as ceint de force pour la guerre, et Tu as abattu sous moi ceux qui s'élevaient contre moi.
 Et inimícos meos dedísti mihi dorsum * et odiéntes me disperdidísti.
 Et Tu as fait tourner le dos à mes ennemis devant moi, et Tu as exterminé ceux qui me haïssaient.
 Clamavérunt, nec erat qui salvos fáceret, * ad Dóminum, nec exaudívit eos.
 Ils ont crié, et il n'y avait personne pour les sauver ; ils ont appelé le Seigneur, et Il ne les a pas exaucés.
 Et commínui eos ut púlverem ante fáciem venti, * ut lutum plateárum contrívi eos.
 Et je les briserai comme la poussière que le vent emporte ; je les écraserai comme la boue des rues.
 Eripuísti me de contradictiónibus pópuli, * constituísti me in caput géntium.
 Tu me délivreras des dissensions du peuple ; Tu m'établiras chef des nations.
 Pópulus, quem non cognóvi, servívit mihi, * in audítu auris obœdívit mihi.
 Un peuple que je ne connaissais pas m'a été assujetti ; il m'a obéi au premier ordre.
 Fílii aliéni blandíti sunt mihi, † fílii aliéni inveteráti sunt, * contremuérunt in ábditis suis.
 Les fils de l'étranger m'ont menti ; les fils de l'étranger sont en défaillance, et ils sont sortis en chancelant de leurs sentiers.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Déxtera tua, Dómine, suscépit me.
 Ant. Que Ta droite, Seigneur, me saisisse.
 Ant. 3. Vivat Dóminus, et exaltétur Deus salútis meæ.
 Ant. 3. Vive le Seigneur, et que soit exalté le Dieu de mon salut.
VI
VI
 Vivit Dóminus et benedíctus Adiútor meus, * et exaltétur Deus salútis meæ.
 Vive le Seigneur, et béni soit mon Dieu! et que le Dieu de mon salut soit exalté!
 Deus qui das vindíctas mihi † et subdis pópulos sub me, * liberátor meus de inimícis meis iracúndis;
 O Dieu, qui prends soin de me venger, et qui me soumets les peuples ; Toi qui me délivres de mes ennemis furieux.
 et ab insurgéntibus in me exáltas me, * a viro iníquo éripis me.
 Et Tu m'élèveras au-dessus de ceux qui se dressent contre moi ; Tu m'arracheras des mains de l'homme inique.
 Proptérea confitébor tibi in natiónibus, Dómine, * et nómini tuo psalmum dicam,
 C'est pourquoi je Te louerai, Seigneur, parmi les nations, et je chanterai un cantique à la gloire de Ton Nom;
 magníficans salútes regis sui † et fáciens misericórdiam christo suo, * David et sémini eius usque in sæculum.
 à la gloire d'un Dieu qui procure de merveilleuses délivrances à Son Roi, et qui fait miséricorde à David Son oint, et à sa postérité jusqu'à la fin des siècles.
 Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
 Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit.
 Sicut erat in princípio, et nunc et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.
 Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 Ant. Vivat Dóminus, et exaltétur Deus salútis meæ.
 Ant. Vive le Seigneur, et que soit exalté le Dieu de mon salut.
In primo nocturno, anno I)
Premier nocturne, année I)
De libro Isaíæ prophétæ 9, 7 - 10, 4
Du livre d'Isaïe
 Verbum misit Dóminus in Iacob, et cécidit in Israel. Et sciet omnis pópulus Ephraim et habitántes Samaríam, in supérbia et magnitúdine cordis dicéntes: "Láteres cecidérunt, sed quadris lapídibus ædificábimus; sycómori succísæ sunt, sed cedris commutábimus." Et elevávit Dóminus hostes super eum et inimícos eius excitávit, Sýriam ab oriénte et Philísthim ab occidénte, qui devoravérunt Israel toto ore. In ómnibus his non est avérsus furor eius, sed adhuc manus eius exténta. Et pópulus non est revérsus ad percutiéntem se, et Dóminum exercítuum non inquisiérunt. Et succídit Dóminus ab Israel caput et caudam, palmam et arúndinem die una: longævus et honorábilis vultu ipse est caput, et prophéta docens mendácium ipse est cauda; rectóres pópuli istíus seducéntes, et, qui regebántur, periérunt. Propter hoc super adulescéntulis eius non lætábitur Dóminus et pupillórum eius et viduárum non miserébitur, quia omnis ímpius est et nequam, et univérsum os lóquitur stultítiam. In ómnibus his non est avérsus furor eius, sed adhuc manus eius exténta.
 Le Seigneur a jeté une parole en Jacob, elle est tombée en Israël. Tout le peuple l'a su, Éphraïm et l'habitant de Samarie qui disent dans l'orgueil de leur cœur altier: " Les briques sont tombées, nous construirons en pierre de taille, les sycomores ont été abattus, nous les remplacerons par des cèdres. " Mais le Seigneur a soutenu contre ce peuple son adversaire Raçôn, il a excité ses ennemis, Aram à l'orient, les Philistins à l'occident: ils ont dévoré Israël à belles dents. Avec tout cela sa colère ne s'est pas détournée, sa main reste levée. Mais le peuple n'est pas revenu à celui qui le frappait, il n'a pas cherché le Seigneur de l'univers. Aussi le Seigneur a retranché d'Israël tête et queue, palme et jonc, en un jour. (L'ancien et le dignitaire, c'est la tête, le prophète qui enseigne le mensonge, c'est la queue.) Les guides de ce peuple l'ont égaré, et ceux qu'ils guident se sont fourvoyés. C'est pourquoi en ses jeunes gens le Seigneur ne trouvera plus sa joie, de ses orphelins et de ses veuves il n'aura plus pitié, car tous sont impies et malfaisants, toute bouche profère l'insanité. Avec tout cela sa colère ne s'est pas détournée, sa main reste levée.
 Succénsa est enim quasi ignis impíetas, veprem et spinam vorat, et succénditur in densitáte saltus, et convolvúntur colúmnæ fumi. In ira Dómini exercítuum incénditur terra; et est pópulus quasi esca ignis: vir fratri suo non parcit. Et dévorat ad déxteram et ésurit et cómedit ad sinístram et non saturátur; unusquísque carnem próximi sui vorat: Manásses Ephraim et Ephraim Manássen, simul ipsi contra Iudam. In ómnibus his non est avérsus furor eius, sed adhuc manus eius exténta.
 Oui, la méchanceté a brûlé comme le feu, elle dévore ronces et épines, elle a incendié les halliers de la forêt, ils se sont élevés en tourbillons de fumée. Par l'emportement du Seigneur de l'univers la terre a été brûlée et le peuple est comme la proie du feu. Nul n'a pitié de son frère, on a coupé à droite et on a eu faim, on a mangé à gauche et on n'a pas été rassasié. Chacun dévore la chair de son bras, Manassé dévore Éphraïm, et Éphraïm Manassé, ensemble ils s'attaquent à Juda. Avec tout cela sa colère ne s'est pas détournée, sa main reste levée.
 Væ, qui condunt leges iníquas et scribéntes iniustítiam scribunt, ut ópprimant in iudício páuperes et vim fáciant causæ humílium pópuli mei, ut fiant víduæ præda eórum, et pupíllos dirípiant! Quid faciétis in die visitatiónis et calamitátis de longe veniéntis? Ad cuius confugiétis auxílium et ubi derelinquétis glóriam vestram? Nam incurvabímini subter captívos et infra occísos cadétis.
 Malheur à ceux qui décrètent des décrets d'iniquité, qui écrivent des rescrits d'oppression pour priver les faibles de justice et frustrer de leur droit les humbles de mon peuple, pour faire des veuves leur butin et dépouiller les orphelins. Que ferez-vous au jour du châtiment, quand le malheur viendra de loin? Vers qui fuirez-vous pour demander secours et où laisserez-vous vos richesses, pour ne pas ramper parmi les prisonniers, tomber parmi les tués? Avec tout cela sa colère ne s'est pas détournée, sa main reste levée.
 In ómnibus his non est avérsus furor eius, sed adhuc manus eius exténta.
 r. Nous espérions la paix, elle ne vient pas; nous cherchions le bonheur, voici le trouble; nous reconnaissons nos torts, Seigneur, * Cesse de nous oublier sans fin! v. Nous et nos pères, nous avons péché, nous avons mal agi, nous avons commis l'injustice. * Cesse. v. Gloire au Père. * Cesse.
 r. Sustinúimus pacem et non venit, quæsívimus bona et ecce turbátio; cognóvimus, Dómine, peccáta nostra, * Non in perpétuum obliviscáris nos. v. Peccávimus cum pátribus nostris, iniúste égimus, iniquitátem fécimus. * Non in perpétuum. v. Glória Patri. * Non in perpétuum.
 
In secundo nocturno, anno I)
Deuxième nocturne, année I)
Ex Homilíis sancti Bernárdi abbátis in Láudibus Vírginis Matris (Hom. 2, 1-2. 4: EC 4, 21-23)
Sermon de saint Bernard sur les louanges de la Vierge Marie
 Deo huiúsmodi decébat natívitas, qua nónnisi de vírgine nascerétur; talis congruébat et vírgini partus, ut non páreret nisi Deum. Proínde Factor hóminum, ut homo fíeret, nascitúrus de hómine, talem sibi ex ómnibus débuit delígere, immo cóndere matrem, qualem et se decére sciébat et sibi nóverat placitúram. Vóluit ítaque esse vírginem, de qua immaculáta immaculátus procéderet, ómnium máculas purgatúrus. Vóluit et húmilem de qua mitis et húmilis corde prodíret, harum in se virtútum necessárium ómnibus saluberrimúmque exémplum ostensúrus. Dedit ergo vírgini partum, qui ei iam ante et virginitátis inspiráverat votum et humilitátis prærogáverat méritum.
 La seule naissance digne de Dieu était de naître d'une vierge et le seul enfantement convenable pour une vierge était d'enfanter Dieu. Aussi le Créateur des hommes, qui pour se faire homme voulait naître de l'homme, dut-il se choisir, bien plutôt se façonner, parmi toutes les autres, une mère douée de qualités telles, qu'il la sût apte à bien tenir son rôle, après l'avoir reconnue capable de lui plaire. Il voulut pour cela qu'elle fût vierge afin de naître, immaculé, de cette immaculée, lui qui venait purifier les souillures de tous; il voulut pareillement qu'elle fût humble pour sortir d'elle, doux et humble de cœur, lui qui venait, de ces deux vertus, donner en sa propre personne l'exemple indispensable à tous et bienfaisant au plus haut point. Dieu donna à une vierge d'enfanter, après lui avoir inspiré auparavant le vœu de virginité, et l'avoir de même enrichie du mérite de l'humilité.
 Alióquin quómodo ángelus eam in sequéntibus grátia plenam pronúntiat, si quídpiam vel parum boni, quod ex grátia non esset, habébat? Ut ígitur, quæ Sanctum sanctórum conceptúra erat páriter et paritúra, sancta esset córpore, accépit donum virginitátis; ut esset et mente, accépit et humilitátis. His nimírum Virgo régia, gemmis ornáta virtútum geminóque mentis páriter et córporis decóre præfúlgida, spécie sua et pulchritúdine sua in cæléstibus cógnita, cæli cívium in se provocávit aspéctus, ita ut et Regis ánimum in sui concupiscéntiam inclináret, et cæléstem núntium ad se de supérnis edúceret.
 Sinon, comment l'ange, dans la suite du texte, pourrait-il la proclamer pleine de grâce s'il y avait en elle le moindre soupçon de bien qui ne vînt de la grâce? C'est pourquoi la femme destinée à concevoir, puis à enfanter, le Saint des saints reçut en don la virginité afin d'être sainte en son corps; et pour être sainte aussi en son âme, elle reçut de plus l'humilité. Ainsi parée des joyaux de ces vertus, resplendissante de la double beauté de son âme et de son corps, réputée à la cour céleste pour sa parure et ses charmes, la Vierge royale attira sur elle les regards des habitants des cieux au point d'exciter le désir au cœur du roi et de provoquer l'envoi d'un céleste messager jusqu'à sa personne.
 Missus est, inquit, ángelus ad vírginem; vírginem carne, vírginem mente, vírginem professióne, vírginem dénique qualem descríbit Apóstolus, mente et córpore sanctam; nec nóviter nec fortuítu invéntam, sed a sæculo eléctam, ab Altíssimo præcógnitam et sibi præparátam, ab ángelis servátam, a pátribus præsignátam, a prophétis promíssam.
 L'ange fut envoyé à une vierge, vierge de corps, vierge d'esprit, vierge de volonté avouée, vierge en un mot telle que la dépeint l'Apôtre, sainte d'esprit et de corps. Cette vierge, on ne vient pas de la trouver, on ne l'a pas rencontrée comme par hasard, mais elle fut choisie de toute éternité; elle fut connue d'avance par le Très-Haut et préparée pour lui, elle fut gardée par les anges, préfigurée par les patriarches, promise par les prophètes.
 r. Laudábilis pópulus, quem Dóminus exercítuum benedíxit, dicens: Opus mánuum meárum tu es, * Heréditas mea, Israel. v. Beáta gens cuius Dóminus Deus eius, pópulus eléctus quem elégit in hereditátem sibi. * Heréditas. v. Glória Patri. * Heréditas.
 r. Heureux le peuple que le Seigneur de l'univers a béni en disant: Tu es l'ouvrage de mes mains, * Tu es mon héritage, Israël! v. Heureuse la nation dont le Seigneur est le Dieu, heureux le peuple élu qu'il s'est choisi pour héritage! * Tu es mon héritage. v. Gloire au Père. * Tu es mon héritage.
Postea dicitur immediate et sine orémus oratio propria, cum conclusione longiore.
Après cela on dit immédiatement et sans "Prions" l'oraison propre, avec la conclusion longue.
 Dóminus vobíscum.
 Le Seigneur soit avec vous.
 r. Et cum spíritu tuo.
 r. Et avec votre esprit.
 Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, ✠ et Fílius, et Spíritus Sanctus.
 Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, ✠ et le Fils et le Saint-Esprit.
 r. Amen.
 r. Amen.
Vel alia formula benedictionis, sicut in Missa.
Ou une autre formule de bénédiction, comme à la Messe.
Et si fit dimissio, sequitur invitatio:
Et si on fait un renvoi, on ajoute l'invitation :
Absente sacerdote vel diacono, et in recitatione a solo, sic concluditur:
En l'absence d'un diacre ou d'un prêtre, et dans la récitation seul, on conclut ainsi :
  Dóminus nos benedícat, et ab omni malo deféndat, et ad vitam perdúcat ætérnam. r. Amen.
  Que le Seigneur nous bénisse, qu'Il nous défende de tout mal, et qu'Il nous fasse parvenir à la vie éternelle. r. Amen.
Les traductions proposées ici ont pour seul but une meilleure compréhension du texte latin. Elles ne doivent pas être utilisées à la place des traductions officielles dans la liturgie en langue vernaculaire, qui sont © AELF.