CHAPITRE IV. PRIÈRES DU MATIN ET DU SOIR, AU TEMPS DE NOËL.
Au temps de Noël, le chrétien, dès son réveil, s’unira à la sainte Église qui, dans l’Office des Matines de la Nativité du Sauveur, convoque tous les fidèles à venir adorer le Messie par ces solennelles paroles :
Christus natus est nobis : veníte adorémus !
Le Christ nous est né : venez, adorons-le !
Il adorera profondément cette Majesté devenue si familière, et accomplira sous cette impression les premiers actes intérieurs et extérieurs de religion qui doivent ouvrir sa journée. Le moment étant venu de faire la Prière du Matin, il pourra puiser en cette manière, dans les prières de l’Église elle-même, la forme de ses sentiments.
PRIÈRE DU MATIN
D’abord la louange et l’adoration à la très sainte Trinité
v. Benedicámus Patrem et Fílium, cum Sancto Spíritu.
v. Bénissons Dieu le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
r. Laudémus et superexaltémus eum in sǽcula.
r. Louons-le et exaltons-le dans tous les siècles.
v. Glória Patri, et Fílio et Spirítui Sancto ;
v. Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit ;
r. Sicut erat in princípio, et nunc et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
r. Comme il était au commencement , maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Puis la louange à Jésus- Christ, notre Sauveur :
v. Adorámus te, Christe, et benedícimus tibi ;
v. Nous vous adorons, ô Christ ! et nous vous bénissons ;
r. Quia per sanctam Crucem tuam redemísti mundum.
r. Parce que, par votre sainte Croix, vous avez racheté le monde.
Ensuite, l’invocation au Saint-Esprit :
Veni, Sancte Spíritus, reple tuórum corda fidélium,et tui amóris in eis ignem accénde.
Venez, Esprit-Saint, remplissez les cœurs de vos fidèles, et allumez en eux le feu de votre amour.
Après ces actes fondamentaux, on récitera l’Oraison Dominicale, demandant à Dieu , Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qu'il veuille bien glorifier son saint nom sur la terre, maintenant qu'il a envoyé son Fils, sur le berceau duquel les Anges ont chanté : Gloire à Dieu au plus haut des cieux ! Ce divin Messie vient établir le règne de Dieu ; il vient faire la volonté de son Père, et nous apprendre à la faire sur la terre comme on la fait au ciel. Associons-nous à ses divines intentions. Demandons avec instance de participer à ce Pain céleste qui vient de naître en Bethléhem.
L’ORAISON DOMINICALE
Pater noster, qui es in cœlis, sanctificétur Nomen tuum : advéniat regnum tuum : fiat volúntas tua sicut in cœlo, et in terra.
Notre Père qui êtes aux cieux, que votre Nom soit sanctifié ; que votre Règne arrive ; que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Panem nostrum quotidiánum da nobis hódie : et dimítte nobis débita nostra, sicut et nos dimíttimus debitóribus nostris : et ne nos indúcas in tentatiónem : sed líbera nos a malo. Amen.
Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien ; pardonnez-nous nos offenses. comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ; et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. Ainsi soit-il.
On adressera ensuite la Salutation Angélique à Marie. C'est maintenant qu'elle est bénie entre toutes les femmes : son sein virginal a produit le Fruit divin que la terre attendait ; et toute créature doit la proclamer Mère de Dieu.
LA SALUTATION ANGÉLIQUE.
Ave Mária, grátia plena, Dóminus tecum : benedícta tu in muliéribus, et benedíctus fructus ventris tui, Jesus.
Je vous salue, Marie, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre toutes les femmes, et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sancta Mária, Mater Dei, ora pro nobis peccatóribus, nunc et in hora mortis nostræ. Amen.
Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Ainsi soit-il.
Il faut réciter ensuite le Symbole de la Foi , en prononçant avec une attention particulière ces paroles : Est né de la Vierge Marie ; et, adorant le Sauveur qui a daigné descendre des cieux dans une étable.
LE SYMBOLE DES APÔTRES.
Credo in Deum, Patrem omnipoténtem, creatórem cœli et terræ
Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre.
Et in Jesum Christum Fílium ejus únicum, Dóminum nostrum : qui concéptus est de Spíritu Sancto : natus ex Mária Vírgine, passus sub Póntio Piláto, crucifíxus, mórtuus et sepúltus : descéndit ad in cœlos, tértia die resurréxit a mórtuis : ascéndit ad cœlos, sedet ad déxteram Dei Patris omnipoténtis : inde ventúrus est judicáre vivos et mórtuos.
Et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, est ne de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce-Pilate et a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers ; le troisième jour est ressuscité des morts ; est monté aux cieux et est assis à la droite de Dieu, le Père tout-puissant ; d’où il viendra juger les vivants et les morts.
Credo in Spíritum Sanctum, sanctam Ecclésiam Cathólicam , Sanctórum communiónem, remissiónem peccatórum, carnis resurrectiónem, vitam ætérnam. Amen.
Je crois au Saint-Esprit, la sainte Église catholique, la communion des Saints, la rémission des péchés, la résurrection de la chair, la vie éternelle. Amen.
Après la Profession de Foi, on s’efforcera d’entrer dans des sentiments de pénitence et de componction au souvenir des péchés qu’on a commis, et on s’excitera à une vive reconnaissance envers le divin Agneau qui vient à nous laver nos crimes dans son sang, et nous donner part à sa divinité. On pourra emprunter ces belles strophes d'une Hymne de l'Eglise, pour célébrer ces ineffables mystères, dont le souvenir doit à jamais entretenir dans nos cœurs le regret d'avoir offensé une Majesté si miséricordieuse.
HYMNE.
A solis ortus cardine ad usque terrae limitem Christum canamus Principem, natum Maria Virgine.
Du point où se lève le soleil, jusqu'aux limites de la terre, chantons le Christ Roi, né de la Vierge Marie.
Beatus auctor saeculi servile corpus induit, ut carne carnem liberansnon perderet quod condidit.
Le glorieux Auteur du monde revêt un corps de servitude ; par la chair il délivre la chair ; il sauve de leur perte ceux qu'il avait crées.
Foeno jacere pertulit, praesepe non abhorruit, parvoque lacte pastus estper quem nec ales esurit.
Il a accepté pour couche un peu de paille ; il n'a pas eu horreur d'une crèche ; il s'est nourri d'un peu de lait, lui qui rassasie jusqu'au petit oiseau.
Gaudet chorus caelestiumet Angeli canunt Deum, palamque fit pastoribus Pastor, Creator omnium.
Les chœurs célestes se réjouissent, et les Anges chantent à Dieu ; il se manifeste aux bergers, le Pasteur Créateur de tous les êtres.
Puis on confessera humblement ses péchés, en se servant pour cela de la formule générale usitée dans l’Église.
LA CONFESSION DES PÉCHÉS.
Confiteor Deo omnipotenti, beatae Mariae semper Virgini, beato Michaeli Archangelo, beato Johanni Baptistae, sanctis Apostolis Petro et Paulo, et omnibus Sanctis, quia peccavi nimis cogitatione, verbo, et opere : mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa.
Je confesse à Dieu tout-puissant, à la bienheureuse Marie toujours Vierge, à saint Michel Archange, à saint Jean-Baptiste, aux Apôtres saint Pierre et saint Paul, et à tous les Saints, que j’ai beaucoup péché, en pensées, en paroles et en œuvres : par ma faute, par ma faute, par ma très grande faute.
Ideo precor beatam Mariam semper Virginem, beatum Michaelem Archangelum , beatum Johannem Baptistam , sanctos Apostolos Petrum et Paulum, et omnes Saoctos, orare pro me ad Dominum Deum nostrum.
C’est pourquoi je supplie la bienheureuse Marie toujours Vierge, saint Michel Archange, saint Jean-Baptiste, les Apôtres saint Pierre et saint Paul et tous les Saints, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.
Misereatur nostri omnipotens Deus, et dimissis peccatis nostris, perducat nos ad vitam aeternam. Amen.
Que le Dieu tout-puissant ait pitié de nous, qu'il nous pardonne nos péchés et nous conduise à la vie éternelle. Ainsi soit-il.
Indulgentiam, absolutionem, et remissionem peccatorum nostrorum tribuat nobis omnipotens et misericors Dominus. Amen.
Que le Seigneur tout-puissant et miséricordieux nous accorde l'indulgence, l'absolution et la rémission de nos péchés. Ainsi soit-il.
Ici on pourra faire la Méditation, si l’on est dans l’usage de ce saint exercice. Elle doit principalement porter, au temps de Noël, sur la Naissance de Jésus-Christ dans nos âmes. Dans cette période de l’année liturgique, il nous faut reprendre par la base notre édifice spirituel, et prêter une docilité d’enfant aux mouvements que nous communiquera le divin Esprit. Pour objet de contemplation, et aussi d’encouragement, nous avons présent sous les yeux le Verbe incarné enveloppé de langes, couché dans la crèche, présenté au Temple, puis transporté en Égypte. Captif de son amour dans ces nécessités d’une enfance volontaire, il se montre tout à fait imitable à notre faiblesse. Saint Luc nous apprend de la très pure Marie qu’elle conservait le souvenir de tous ces mystères, et qu’elle les repassait dans son cœur. Profitons de l’exemple que nous donne la Vierge bénie, et nourrissons notre âme de cette manne céleste. Laissons-nous illuminer par les rayons de cette splendeur cachée mais pénétrante ; et si nous voulons monter avec Jésus sur le Thabor, suivons-le aujourd’hui dans la voie du dénûment, de la simplicité et de l’humilité. Plus l’édifice que l’architecte veut bâtir doit être élevé, plus il a soin d’en creuser profondément les fondations. Le Christ ne descend non plus à cet abaissement, que parce que l’œuvre qu’il a entreprise doit s’achever dans les hauteurs du ciel. Associés, nous-mêmes qui sommes ses membres, à sa destinée, il nous faut donc lui tenir fidèle compagnie dans son humble berceau comme plus tard sur sa croix, pour avoir droit de nous asseoir avec lui à la droite du Père, au jour de la glorification.
La Méditation étant achevée, et même dans le cas où l’on eût été empêché de la faire, on demandera à Dieu par les prières suivantes la grâce d’éviter toute sorte de péchés durant la journée qui commence, disant toujours avec l’Église :
v. Domine, exaudi orationem meam ;
v. Seigneur, exaucez ma prière ;
r. Et clamor meus ad te veniat.
r. Et que mon cri parvienne jusqu’à vous.
ORAISON.
Domine, Deus omnipotens, qui ad principium hujus diei nos pervenire fecisti, tua nos hodie salva virtute, ut in hac die ad nullum declinemus peccatum ; sed semper ad tuam justitiam faciendam nostra procedant eloquia, dirigantur cogitationes et opera. Per Dominum nostrum Jesum Christum Filium tuum, qui tecum vivit et regnat in unitate Spiritus Sancti Deus, per omnia sæcula sæculorum. Amen.
Seigneur, Dieu tout-puissant, qui nous avez fait parvenir au commencement de ce jour, sauvez-nous aujourd’hui par votre puissance, afin que, durant le cours de cette journée, nous ne nous laissions aller à aucun péché ; mais que nos paroles, nos pensées et nos envies tendent toujours à l’accomplissement de votre justice. Par notre Seigneur Jésus-Christ, votre Fils, qui, étant Dieu, vit et règne avec vous, en l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Amen.
Puis s’unissant à l’Église qui implore la venue de Jésus-Christ aux Heures de l’Office divin, et dans l’action du saint Sacrifice, on dira en union avec elle :
v. Verbum caro factum est. Alleluia.
v. Le Verbe s'est fait chair. Alleluia.
r. Et habitavit in nobis. Alleluia.
r. Et il a habité parmi nous. Alleluia.
ORAISON.
Da nobis, quaesumus, omnipotens Deus, ut qui nova incarnati Verbi tui luce perfundimur; hoc in nostro resplendeat opere quod per fidem fulget in mente. Per eumdem Christum Dominum nostrum. Amen.
Dieu tout-puissant, qui daignez nous inonder de la nouvelle lumière de votre Verbe en son incarnation ; daignez faire resplendir en nos œuvres de même éclat, qui, par la foi, illumine déjà nos âmes. Par le même Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.
Dans le cours de la journée, il sera convenable de s’occuper des lectures et prières qui sont assignées ci-après, pour chacun des jours de cette quarantaine, tant au Propre du Temps qu’au Propre des Saints. Le soir étant arrivé, on pourra faire la Prière en la manière suivante.
PRIERE DU SOIR.
Après le signe de la Croix, on commencera par adorer et louer le Fils de Dieu incarné et visitant les hommes pour les sauver, et l’on empruntera les strophes suivantes à l’une des Hymnes dont se sert l’Église dans ce saint temps :
Jesu, Redemptor omnium, Quem lucis ante originem Parem paternoe glorias Pater supremus edidit ;
Jésus, Rédempteur de tous les hommes ; vous que le souverain Père a engendré semblable à sa propre gloire, avant le lever de la première aurore ;
"Tu lumen et splendor Patris, Tu spes perennis omnium, Intende quas fundunt preces," Tui per orbem servuli.
Lumière et splendeur de ce Père divin , espérance immortelle de nous tous, écoutez les prières que font monter vers vous, par tout l’univers, vos humbles serviteurs.
Memento, rerum Conditor, Nostri quod olim corporis Sacrata ab alvo Virginis Nascendo formam sumpseris.
Souvenez-vous, Créateur de la nature, qu’un jour vous naquîtes de l’auguste sein d’une Vierge , ayant daigné prendre notre forme corporelle.
Jesu, tibi sit gloria Cum Patre et almo Spiritu Qui natus es de Virgine, In sempiterna sœcula. Amen.
A vous donc la gloire, ô Jésus, fils de la Vierge ! Gloire aussi au Père et à l’Esprit de fécondité, dans les siècles éternels. Amen.
Après cette Hymne, on récitera l’Oraison Dominicale, la Salutation Angélique et le Symbole des Apôtres, en la manière qui a été marquée ci-dessus pour la Prière du Matin.
On fera ensuite l’Examen de conscience, en repassant dans son esprit toutes les fautes de la journée, reconnaissant combien le péché nous rend indignes des desseins de Dieu sur nous, et prenant la résolution ferme de l’éviter à l’avenir, d’en faire pénitence et d’en fuir les occasions.
L’Examen étant terminé, on récitera le Confiteor avec une componction sincère, et on ajoutera un acte explicite de Contrition, pour lequel on pourra su servir de cette formule que nous empruntons à la Doctrine chrétienne ou Catéchisme du Vénérable Cardinal Bellarmin :
ACTE DE CONTRITION.
Mon Dieu, je suis grandement affligé de vous avoir offensé, et je me repens de tout mon cœur de mes pèches : je les hais et les déteste au-dessus de tout autre mal, parce que, en péchant, non seulement j’ai perdu le Paradis et mérité l’Enfer, mais bien plus encore parce que je vous ai offensée, Bonté infime, digne d’être aimée par-dessus toutes choses. Je fais un ferme propos de ne jamais plus vous offenser à l’avenir, moyennant votre divine grâce, et de fuir l’occasion du péché.
On pourra ajouter les Actes de Foi, d’Espérance et de Charité, à la récitation desquels Benoît XIV a attaché sept ans et sept quarantaines d’indulgence pour chaque fois.
ACTE DE FOI.
Mon Dieu, je crois fermement tout ce que la sainte Église Catholique-Apostolique-Romaine m’ordonne de croire, parce que vous le lui avez révèle, vous qui êtes la Vérité même.
ACTE D’ESPÉRANCE.
Mon Dieu, connaissant que vous êtes tout-puissant, infiniment bon et miséricordieux, j’espère que, par les mérites de la Passion et de la mort de Jésus-Christ, notre Sauveur, vous me donnerez la vie éternelle que vous avez promise à quiconque fera les œuvres d’un bon Chrétien, comme je me propose de faire avec votre secours.
ACTE DE CHARITÉ.
Mon Dieu, connaissant que vous êtes le souverain Bien, je vous aime de tout mon cœur et par-dessus dessus toutes choses ; je suis disposé atout perdre plutôt que de vous offenser ; et aussi, pour votre amour, j aime et veux aimer mon prochain comme moi-même.
On s’adressera ensuite à la très sainte Vierge, récitant en l’honneur de son ineffable Maternité l’Antienne suivante :
ANTIENNE A LA SAINTE VIERGE.
Alma Redemptoris Mater, quae pervia cœli Porta manes, et Stella maris, succurre cadenti, Surgere qui curat populo : tu quae genuisti, Natura mirante, tuum sanctum Genitorem. Virgo prius ac posterius, Gabrielis ab ore Sumens illud Ave, peccatorum miserere.
Féconde Mère du Rédempteur, vous qui êtes la Porte du ciel sans cesse ouverte et l’Etoile de la mer, secourez ce peuple qui tombe, mais qui désire se relever. Au grand étonnement de la nature, vous avez donné naissance à votre divin Auteur. Vierge dans la conception, Vierge après l’enfantement, vous à qui Gabriel adresse le salut, daignez prendre pitié des pauvres pécheurs.
v. Post partum, Virgo, inviolata permansisti.
v. Vous êtes demeurée sans tache après l’enfantement, ô Vierge !
r. Dei Genitrix, intercede pro nobis.
r. Mère de Dieu, intercédez pour nous.
OREMUS
PRIONS.
Deus, qui salutis aeternae, beatae Marie virginitate fecunda, humano generi praemia praestitisti: tribue, quaesumus, ut ipsam pro nobis intercedere sentiamus, per quam meruimus auctorem vitae suscipere, Dominum nostrum Jesum Christum Filium tuum. Amen.
O Dieu qui, par la féconde virginité de la bienheureuse Vierge Marie, avez procuré au genre humain le don du salut éternel ; daignez, nous vous en supplions, nous faire éprouver l’intercession de cette Vierge par laquelle nous avons eu le bonheur de recevoir l’auteur de la vie, Jésus-Christ, votre Fils, notre Seigneur. Amen.
Il sera convenable d’ajouter ici les Litanies de la sainte Vierge, à la récitation desquelles les souverains Pontifes ont accordé trois cents jours d’indulgence pour chaque fois.
LES LITANIES DE LA SAINTE VIERGE.
Kyrie, eleison.
Seigneur, ayez pitié de nous.
Christe, eleison.
Christ, ayez pitié de nous.
Kyrie, eleison.
Seigneur, ayez pitié de nous.
Christe, audi nos.
Christ, écoutez-nous.
Christe, exaudi nos.
Christ, exaucez-nous.
Pater de cœlis, Deus,miserere nobis.
Dieu Père , du haut des cieux, ayez pitié de nous.
Fili, Redemptor mundi, Deus, miserere nobis.
Dieu Fils, Rédempteur du monde ayez pitié de nous.
Spiritus Sancte, Deus, miserere nobis.
Dieu Saint Esprit, ayez pitié de nous.
Sancta Trinitas , unus Deus, miserere nobis.
Trinité Sainte, un seul Dieu, ayez pitié de nous.
Sancta Maria, ora pro nobis.
Sainte Marie, priez pour nous.
Sancta Dei Genitrix, ora, etc.
Sainte Mère de Dieu, priez, etc.
Sancta Virgo virginum.
Sainte Vierge des vierges.
Mater Christi.
Mère du Christ.
Mater divinae gratiae
Mère de la divine grâce.
Mater purissima.
Mère très pure.
Mater castissima.
Mère très chaste.
Mater inviolata.
Mère inviolable.
Mater intemeráta.
Mère sans tache.
Mater amábilis.
Mère aimable.
Mater admirabilis.
Mère admirable.
Mater Creatoris.
Mère du Créateur.
Mater Salvatoris.
Mère du Sauveur.
Virgo prudentissima.
Vierge très prudente.
Virgo veneranda.
Vierge digne de tout honneur.
Virgo praedicanda.
Vierge digne de toute louange.
Virgo potens.
Vierge puissante.
Virgo clemens.
Vierge clémente.
Virgo fidelis.
Vierge fidèle.
Speculum justitiae.
Miroir de justice.
Sedes Sapientiae.
Siège de la Sagesse.
Causa nostrae laetitiae.
Cause de notre joie.
Vas spirituale.
Vase spirituel.
Vas honorabile.
Vase honorable.
Vas insigne devotionis.
Vase insigne de dévotion.
Rosa mystica.
Rose mystique.
Turris Davidica
Tour de David.
Turris eburnea.
Tour d’ivoire.
Domus aurea.
Maison d’or.
Fœderis arca.
Arche d’alliance.
Janua cœli.
Porte du ciel.
Stella matutina.
Étoile du matin.
Salus infirmorum.
Salut des infirmes.
Refugium peccatorum.
Refuge des pécheurs.
Consolatrix afflictorum.
Consolatrice des affligés.
Auxilium Christianorum.
Secours des Chrétiens.
Regina Angelorum.
Reine des Anges.
Regina Patriarcharum.
Reine des Patriarches.
Regina Prophetarum.
Reine des Prophètes.
Regina Apostolorum.
Reine des Apôtres.
Regina Martyrum.
Reine des Martyrs.
Regina Confessorum.
Reine des Confesseurs.
Regina Virginum.
Reine des Vierges.
Regina Sanctorum omnium.
Reine de tous les Saints.
Regina sine labe originali concepta.
Reine conçue immaculée.
Regina sacratissimi Rosarii.
Reine du très saint Rosaire.
Agnus Dei, qui tollis peccata mundi, parce nobis, Domine.
Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agnus Dei, qui tollis peccata mundi, exaudi nos, Domine.
Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agnus Dei, qui tollis peccata mundi, miserere nobis.
Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, ayez pitié de nous.
Christe, audi nos.
Christ, écoutez-nous.
Christe, exaudi nos.
Christ, exaucez-nous.
v. Ora pro nobis , sancta Dei Genitrix ;
v. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu ;
r. Ut digni efficiamur promissionibus Christi.
r. Afin que nous soyons Rendus dignes des promesses de Jésus-Christ.
Oremus
ORAISON.
.Concede nos famulos tuos, quaesumus, Domine Deus, perpetua mentis et corporis sanitate gaudere; et gloriosa beatae Mariae semper Virginis intercessione, a praesenti liberari tristitia, et aeterna perfrui laetitia. Per Christum Dominum nostrum. Amen.
Seigneur Dieu, daignez accorder à nous vos serviteurs, la grâce de jouir constamment de la santé de l’âme et du corps ; et, par la glorieuse intercession de la bienheureuse Marie toujours vierge, délivrez-nous de la tristesse du temps présent, et faites-nous jouir de l’éternelle félicité. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.
On s’adressera ensuite aux saints Anges, dont la protection nous est si nécessaire à toute heure, et surtout au milieu des ténèbres de la nuit, en disant avec l’Église :
Sancti Angeli, custodes nostri, defendite nos in praelio, ut non pereamus in tremendo judicio.
Saints Anges, nos gardiens, défendez-nous dans le combat, afin que nous ne périssions pas au jour du jugement redoutable.
v. Angelis suis Deus mandavit de te,
v. Dieu a commandé à ses Anges,
r. Ut custodiant te in omnibus viis tuis.
r. De vous garder dans toutes vos voies.
OREMUS.
ORAISON.
Deus qui ineffabili providentia sanctos angelos tuos ad nostram custodiam mittere dignaris: largire supplicibus tuis, et eorum semper protectione defendi, et aeterna societate gaudere. Per Christum Dominum nostrum. Amen.
O Dieu ! qui, par une providence ineffable, daignez commettre vos saints Anges à notre garde, accordez à vos humbles serviteurs d’être sans cesse défendus par leur protection et de jouir éternellement de leur société. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.
Puis on implorera, toujours avec l’Église, le suffrage des Saints par la prière suivante :
Ant. Sancti Dei omnes, intercedere dignemini pro nostra omniumque salute.
Ant. Saints de Dieu, daignez tous intercéder pour notre salut et celui de tous.
On pourra faire ici une mention spéciale des Saints auxquels on aurait une dévotion particulière, comme des saints Patrons et autres, et aussi de ceux dont l’Église fait l’Office ou la Mémoire ce jour-là.
Après quoi on s’occupera des besoins de l’Église souffrante, demandant à Dieu pour les âmes du Purgatoire un lieu de rafraîchissement, de lumière et de paix, et récitant à cet effet les prières accoutumées :
PSAUME CXXIX.
De profundis clamavi ad te, Domine : Domine, exaudi vocem meam.
Du fond de l’abîme j’ai crié vers vous, Seigneur : Seigneur, écoutez ma voix.
Fiant aures tuae intendentes : in vocem deprecationis meae.
Que vos oreilles soient attentives aux accents de ma supplication.
Si iniquitates observaveris, Domine : Domine, quis sustinebit ?
Si vous recherchez les iniquités, Seigneur : Seigneur, qui pourra subsister ?
Quia apud te propitiatio est : et propter legem tuam sustinui te, Domine.
Mais, parce que la miséricorde est avec vous, et à cause de votre loi, je vous ai attendu, Seigneur.
Sustinuit anima mea in verbo ejus : speravit anima mea in Domino.
Mon âme a attendu avec confiance la parole du Seigneur ; mon âme a espéré en lui.
A custodia matutina usque ad noctem : speret Israël in Domino.
Du point du jour à l’arrivée de la nuit, Israël doit espérer dans le Seigneur.
Quia apud Dominum misericordia : et copiosa apud eum redemptio.
Car dans le Seigneur est la miséricorde, et en lui une abondante rédemption.
Et ipse redimet Israël : ex omnibus iniquitatibus.
Et lui-même rachètera Israël de toutes ses iniquités.
Requiem aeternam dona eis, Domine :
Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel :
Et lux perpetua luceat eis.
Et que la lumière qui ne s’éteint pas luise sur eux.
v. A porta inferi,
v. Des portes de l’enfer,
r. Erue, Domine, animas eorum.
r. Arrachez leurs âmes, Seigneur.
v. Requiescant in pace.
v. Qu’ils reposent en paix.
r. Amen.
r. Amen.
v. Domine, exaudi orationem meam ;
v. Seigneur, exaucez ma prière ;
r. Et clamor meus ad te veniat.
r. Et que mon cri parvienne jusqu’à vous.
ORAISON.
Fidelium Deus omnium Conditor et Redemptor, animabus famulorum famularumque tuarum, remissionem cunctorum tribue peccatorum : ut indulgentiam, quam semper optaverunt, piis supplicationibus consequantur. Qui vivis et regnas in saecula saeculorum. Amen.
O Dieu ! Créateur et Rédempteur de tous les fidèles, accordez aux âmes de vos serviteurs et de vos servantes la rémission de tous leurs péchés, afin que. par la prière de votre Église. elles obtiennent le pardon qu’elles désirèrent toujours ; vous qui vivez et régnez dans les siècles de siècles. Amen.
C’est ici le lieu de prier en particulier pour les âmes îles défunts qui nous intéressent spécialement ; après quoi on demandera à Dieu son secours pour traverser sans danger les périls de la nuit. On dira donc encore avec l’Église :
Ant. Salva nos, Domine, vigilantes ; custodi nos dormientes : ut vigilemus cum Christo, et requiescamus in pace.
Ant. Sauvez-nous, Seigneur, durant la veille ; gardez-nous durant le sommeil : afin que nous puissions veiller avec Jésus-Christ, et que nous reposions dans la paix.
v. Dignare, Domine, nocte ista,
v. Daignez, Seigneur, durant cette nuit,
r. Sine peccato nos custodire.
r. Nous préserver de tout péché.
v. Miserere nostri, Domine.
v. Ayez pitié de nous, Seigneur.
r. Miserere nostri.
r. Ayez pitié de nous.
v. Fiat misericordia tua, Domine, super nos,
v. Que votre miséricorde soit sur nous, Seigneur,
r. Quemadmodum speravimus in te.
r. Dans la mesure que nous avons espéré en vous.
v. Domine, exaudi orationem meam ;
v. Seigneur, exaucez ma prière ;
r. Et clamor meus ad te veniat.
r. Et que mon cri parvienne jusqu’à vous.
ORAISON.
Visita, quæsumus Domine, habitationem istam, et omnes insidias inimici ab ea longe repelle : Angeli tui sancti habitent in ea, qui nos in pace custodiant, et benedictio tua sit super nos semper. Per Dominum nostrum Jesum Christum, Filium tuum, qui tecum vivit et regnat in unitate Spiritus Sancti Deus, per omnia sæcula sæculorum. Amen.
Visitez s’il vous plaît, Seigneur, cette maison, et éloignez-en toutes les embûches de l’ennemi ; que vos saints Anges y habitent, qu’ils nous y gardent dans la paix, et que votre bénédiction demeure toujours sur nous. Par Jésus-Christ votre Fils, notre Seigneur, qui, étant Dieu, vit et règne avec vous, en l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Amen.
Enfin, pour terminer la journée en la manière qu'on la commencée, on glorifiera encore une fois le divin mystère de l'Incarnation.
v. Notum fecit Dominus, alleluia. r. Salutare suum. Alleluia.
v. Le Seigneur a fait connaître, alléluia. r. Le salut qu'il nous réservait. Alléluia.
ORAISON
Deus, qui sacratissimam noctem veri luminis fecisti illustratione clarescere; da, quaesumus, ut cujus lucis mysteria in terra cognovimus, ejus quoque gaudiis in coelo perfruamur. Qui tecum vivit et regnat in saecula saeculorum. Amen.
O Dieu, qui avez illuminé la plus sacrée des nuits par les splendeurs de Celui qui est la vraie Lumière : faites, nous vous en supplions, qu'après avoir connu ici-bas cette lumière mystérieuse, nous puissions jouir au ciel des délices dont est la source Celui qui vit et règne avec vous dans les siècles des siècles. Amen.