Feria IV 15 Iulii 2026, Hebdomada XV per annum,
   CHAPITRE VIII. DE L’OFFICE DES VEPRES DES DIMANCHES ET DES FÊTES, AU TEMPS DE NOËL.
   L’Office des Vêpres, ou Office du soir, dans toute l’année, se compose d’abord de cinq Psaumes, accompagnés d’Antiennes. Au Temps de Noël, ces Psaumes sont souvent différents de ceux que l’Église emploie le Dimanche, dans le reste de l’Année liturgique. Nous avons disposé la rédaction de ce. volume de manière à satisfaire le juste désir des fidèles, qui aiment à trouver de la commodité dans les livres qu’ils portent aux Offices divins. Nous placerons donc d’abord ici les Psaumes propres au Dimanche, dont plusieurs figurent entre ceux que chante l’Église aux fêtes du Temps de Noël, et qui d’ailleurs sont tous employés lorsqu’on fait l’Office ordinaire du Dimanche.
   Cet Office commence par le cri ordinaire de l’Église :
   v. Deus, in adjutorium meum intende.
   v. O Dieu ! venez à mon aide !
   r. Domine, ad adjuvandum me festina.
   r. Hâtez-vous, Seigneur, de me secourir.
   Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto ;
   Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit ;
   Sicut erat in principio, et nunc et semper, et in saecula sæculorum. Amen.
   Comme il était au commencement, et maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
   Le premier de ces Psaumes est prophétique sur les grandeurs du Messie. Cet enfant qui nous est né dans l’humilité ira s’asseoir un jour à la droite du Père céleste. Il convient de rappeler sa génération éternelle comme Dieu, aujourd’hui qu’il daigne prendre naissance comme homme ; de chanter sa gloire future au milieu de ses abaissements présents.
   PSAUME CIX.
   Dixit Dominus Domino meo : * Sede a dextris meis.
   Celui qui est le Seigneur a dit à son Fils, mon Seigneur : Asseyez-vous à ma droite, et régnez avec moi ;
   Donec ponam inimicos tuos : * scabellum pedum tuorum.
   Jusqu’à ce que, au jour de votre dernier Avènement, je fasse de vos ennemis l’escabeau de vos pieds.
   Virgam virtutis tuae emittet Dominus ex Sion : *dominare in medio inimicorum tuorum.
   O Christ ! le Seigneur votre Père fera sortir de Sion le sceptre de votre force ! c’est de là que vous partirez, pour dominer au milieu de vos ennemis.
   Tecum principium in die virtutis tuas in splendoribus Sanctorum : * ex utero ante luciferum genui te.
   La principauté éclatera en vous, au jour de votre force, au milieu des splendeurs des Saints ; car le Père vous a dit : Je vous ai engendré de mon sein avant l’aurore.
   Juravit Dominus, et non pœnitebit eum : * Tu es Sacerdos in sternum secundum ordinem Melchisedech.
   Le Seigneur l’a juré, et sa parole est sans repentir : il a dit en vous parlant : Dieu - Homme , vous êtes Prêtre à jamais, selon l’ordre de Melchisedech.
   Dominus a dextris tuis : * confregit in die iræ suæ reges.
   O Père ! le Seigneur votre Fils est donc à votre droite : c’est lui qui, au jour de sa colère, viendra juger les rois.
   Judicabit in nationibus, implebit ruinas : * conquassabit capita in terra multorum.
   Il jugera aussi les nations ; il consommera la ruine du monde, et brisera contre terre la tête de plusieurs.
   De torrente in via bibet : * propterea exaltabit caput.
   Il s’est abaissé pour boire l’eau du torrent des afflictions ; mais c’est pour cela même qu’un jour il élèvera la tête.
   Le Psaume suivant célèbre les bienfaits de Dieu envers son peuple : l’Alliance promise, la Rédemption, la fidélité du Seigneur à ses promesses.
   PSAUME CX.
   Confitebor. tibi, Domine, in toto corde meo : * in concilio justorum et congregatione.
   Je vous louerai, Seigneur, de toute la plénitude de mon cœur, dans l’assemblée des justes.
   Magna opera Domini : * exquisita in omnes voluntates ejus.
   Grandes sont les œuvres du Seigneur ; elles ont été concertées dans les desseins de sa sagesse.
   Confessio et magnificentia opus ejus : * et justitia ejus manet in sæculum sæculi.
   Elles sont dignes de louange et magnifiques ; et la justice de Dieu demeure dans les siècles des siècles.
   Memoriam fecit mirabilium suorum, misericors et miserator Dominus : * escam dedit timentibus se.
   Le Seigneur clément et miséricordieux nous a laissé un mémorial de ses merveilles ; il a donné une nourriture à ceux qui le craignent.
   Memor erit in sæculum testamenti sui : * virtutem operum suorum annuntiabit populo suo.
   Il se souviendra à jamais de son alliance avec les hommes ; il fera éclater aux yeux de son peuple la vertu de ses œuvres.
   Ut det illis hæreditatem gentium : * opera manuum ejus veritas et judicium.
   Il donnera à son Église l’héritage des nations : tout ce qu’il fait est justice et vérité.
   Fidelia omnia mandata ejus, confirmata in sæculum sæculi : * facta in veritate et æquitate.
   Ses préceptes sont immuables et garantis par la succession des siècles ; ils sont fondés sur la vérité et la justice.
   Redemptionem misit populo suo : * mandavit in æternum testamentum suum.
   Il a envoyé à son peuple un Rédempteur ; il rend par là son alliance éternelle.
   Sanctum et terribile Nomen ejus : * initium sapientiæ timor Domini.
   Son Nom est saint et terrible ; le commencement de la sagesse est de craindre le Seigneur.
   Intellectus bonus omnibus facientibus eum : * laudatio ejus manet in sæculum sæculi.
   La lumière et l’intelligence sont pour celui qui agit selon cette crainte : gloire et louange à Dieu dans les siècles des siècles.
   Le troisième Psaume chante la félicité de l’homme juste et ses espérances au jour de la naissance du Seigneur. Il exprime aussi la confusion du pécheur qui aura méconnu le grand mystère d’humilité et d’amour.
   PSAUME CXI.
   Beatus vir qui timet Dominum : * in mandatis ejus volet nimis.
   Peccator videbit et irascetur, dentibus suis fremet et tabescet : * desiderium peccatorum peribit.
   Potens in terra erit semen ejus : * generatio rectorum benedicetur.
   Heureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui met tout son zèle à lui obéir !
   Gloria et divitiæ in domo ejus : * et justitia ejus manet in sæculum sæculi.
   Sa postérité sera puissante sur la terre ; la race du juste sera en bénédiction.
   Exortum est in tenebris lumen rectis : * misericors , et miserator, et justus.
   La gloire et la richesse sont dans sa maison, et sa justice demeure dans les siècles des siècles.
   Jucundus homo, qui miseretur et commodat, disponet sermones suos in judicio : * quia in æternum non commovebitur.
   Une lumière s’est levée sur les justes au milieu des ténèbres : c’est le Seigneur, le Dieu miséricordieux , clément et juste, qui s’est donné aux hommes.
   In memoria alterna erit justus : * ab auditione mala non timebit.
   Heureux l’homme qui a fait miséricorde, qui a prête au pauvre, qui a régie jusqu’à ses paroles avec justice ; car il ne sera point ébranlé.
   Paratum cor ejus sperare in Domino, confirmatum est cor ejus : * non commovebitur donec despiciat inimicos suos.
   La mémoire du juste sera éternelle ; s’il entend une nouvelle fâcheuse, elle ne lui donnera point à craindre.
   Dispersit, dedit pauperibus ; justitia ejus manet in sæculum sæculi : * cornu ejus exaltabitur in gloria.
   Son cœur est toujours prêta espérer au Seigneur ; son cœur est en assurance : il ne sera point ému, et méprisera la rage de ses ennemis.
   Il a répandu l’aumône avec profusion sur le pauvre : sa justice demeurera à jamais ; sa force sera élevée en gloire.
   Le pécheur le verra, et il entrera en fureur ; il grincera des dents et séchera de colère ; mais les désirs du pécheur périront.
   Le quatrième Psaume est un cantique de louange au Seigneur qui, du haut du ciel, a pris pitié de la nature humaine, et a daigné la relever par l’Incarnation.
   PSAUME CXII.
   Laudate, pueri, Dominum : * laudate Nomen Domini.
   Serviteurs du Seigneur, faites entendre ses louanges : célébrez le Nom du Seigneur.
   Suscitans a terra inopem : * et de stercore erigens pauperem.
   Que le Nom du Seigneur soit béni, aujourd’hui et jusque dans l’éternité.
   Sit Nomen Domini benedictum : * ex hoc nunc et usque in saeculum.
   De l’aurore au couchant, le Nom du Seigneur doit être à jamais célébré.
   A solis ortu usque ad occasum : * laudabile Nomen Domini.
   Le Seigneur est élevé au-dessus de toutes les nations ; sa gloire est par delà les cieux.
   Excelsus super omnes Gentes Dominus : * et super cœlos gloria ejus.
   Qui est semblable au Seigneur notre Dieu, dont la demeure est dans les hauteurs ? C’est de là qu’il abaisse ses regards sur les choses les plus humbles, et dans le ciel et sur la terre.
   Quis sicut Dominus Deus noster qui in altis habitat : * et humilia respicit in cœlo et in terra ?
   Par sa vertu divine, il soulève de terre l’indigent, il élève le pauvre de dessus le fumier où il languissait,
   Ut collocet eum cum principibus : * cum principibus populi sui.
   Pour le placer avec les Princes, avec les Princes mêmes de son peuple.
   Qui habitare facit sterilem in domo : * matrem filiorum laetantem.
   C’est lui qui fait habiter, pleine de joie, dans sa maison, celle qui auparavant fut stérile, et qui maintenant est mère de nombreux enfants.
   Le cinquième Psaume rappelle les prodiges de l’ancienne Alliance, figures dont l’accomplissement commence dans ce mystère de la naissance de l’Emmanuel qui vient délivrer Israël de l’Égypte, arracher les Gentils à la servitude des idoles, et répandre une bénédiction universelle sur quiconque voudra craindre et aimer le Seigneur.
   PSAUME CXIII.
   In exitu Israël de Aegypto : * domus Jacob de populo barbaro.
   Lorsque Israël sortit d’Égypte, et la maison de Jacob élu milieu d’un peuple barbare ;
   Mare vidit, et fugit : * Jordanis conversus est retrorsum.
   La nation juive fut consacrée à Dieu, Israël fut son domaine.
   A facie Domini mota est terra : * a facie Dei Jacob.
   La mer le vit et s’enfuit ; le Jourdain remonta vers sa source.
   Facta est Judaea sanctificatio ejus : * Israël potestas ejus.
   Les montagnes sautèrent comme des béliers, et les collines comme des agneaux.
   Montes exsultaverunt ut arietes : * et colles sicut agni ovium.
   O mer, pourquoi fuyais-tu ? Et toi, Jourdain, pourquoi remontais-tu vers ta source ?
   Quid est tibi, mare, quod fugisti : * et tu, Jordanis, quia conversus es retrorsum :
   Montagnes, pourquoi sautiez-vous comme des béliers ? Et vous, collines, comme des agneaux ?
   Montes, exsultastis sicut arietes : * et colles, sicut agni ovium ?
   A la face du Seigneur, la terre a tremblé : à la face du Dieu de Jacob,
   Qui convertit petram in stagna aquarum : * et rupem in fontes aquarum.
   Qui changea la pierre en torrents, et la roche en source d’eaux vives.
   Non nobis, Domine, non nobis : * sed Nomini tuo da gloriam.
   Non pas à nous, Seigneur, non pas à nous, mais à votre Nom donnez la gloire ;
   Super misericordia tua, et veritate tua : * nequando dicant gentes : Ubi est Deus eorum ?
   A cause de votre miséricorde et de votre vérité : de peur que les nations ne disent : Où est leur Dieu ?
   Deus autem noster in cœlo : * omnia quaecumque voluit fecit.
   Notre Dieu est au ciel : il a fait tout ce qu’il a voulu.
   Os habent, et non loquentur : * oculos habent, et non videbunt.
   Les idoles des nations ne sont que de l’or et de l’argent, et l’ouvrage des mains des hommes.
   Aures habent, et non audient : * nares habent, et non odorabunt.
   Elles ont une bouche, et ne parlent point ; des yeux, et ne voient pas.
   Manus habent, et non palpabunt ; pedes habent , et non ambulabunt : * non clamabunt in gutture suo.
   Elles ont des oreilles, et n’entendent point ; des narines, et ne sentent point.
   Similes illis fiant qui faciunt ea : * et omnes qui confidunt in eis.
   Elles ont des mains, et ne peuvent rien toucher ; des pieds, et ne marchent point ; un gosier, et ne peuvent se faire entendre.
   Domus Israël speravit in Domino ; * adjutor eorum, et protector eorum est.
   Que ceux qui les font leur deviennent semblables : avec tous ceux qui mettent en elles leur confiance.
   Domus Aaron speravit in Domino : * adjutor eorum, et protector eorum est.
   La maison d’Israël a espéré dans le Seigneur : il est leur appui et leur protecteur.
   Qui timent Dominum speraverunt in Domino : * adjutor eorum, et protector eorum est.
   La maison d’Aaron a espéré dans le Seigneur : il est leur appui et leur protecteur.
   Dominus memor fuit nostri : * et benedixit nobis.
   Ceux qui craignent le Seigneur ont espéré en lui : il est leur appui et leur protecteur.
   Benedixit omnibus qui timent Dominum : * pusillis cum majoribus.
   Le Seigneur s’est souvenu de nous, et il nous a bénis.
   Adjiciat Dominus super vos : * super vos, et super filios vestros.
   Il a béni la maison d’Israël : il a béni la maison d’Aaron.
   Cœlum cœli Domino : * terram autem dedit filiis hominum.
   Il a béni tous ceux qui craignent le Seigneur : grands et petits.
   Non mortui laudabunt te, Domine : * neque omnes qui descendunt in infernum.
   Que le Seigneur ajoute encore à ses dons sur vous, sur vous et sur vos enfants.
   Sed nos qui vivimus benedicimus Domino : * ex hoc nunc et usque in sæculum.
   Bénis soyez-vous du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre !
   Simulacra gentium argentum et aurum : * opera manuum hominum.
   Au Seigneur, les hauteurs du ciel ; la terre est aux hommes par sa largesse.
   Benedixit domui Israël : * benedixit domui Aaron.
   Ce ne sont pas les morts qui vous loueront, ô Seigneur ! ni tous ceux qui descendent dans le tombeau ;
   Benedicti vos a Domino : * qui fecit cœlum et terram.
   Mais nous qui vivons, nous bénissons le Seigneur, aujourd’hui et à jamais.
   Après les cinq Psaumes, l’Église place une petite Leçon des saintes Écritures, désignée sous le nom de Capitule, parce qu’elle est toujours très courte. On trouvera ces Capitules en leur lieu, dans l’Office des fêtes du Temps de Noël. Nous donnerons seulement ici celui qu’on lit aux dimanches qui se succèdent à partir de l’Octave de l’Épiphanie, jusqu’à la Purification.
   CAPITULE. ( II Cor. I.)
   Benedictus Deus et Pater Domini nostri Jesu Christi, Pater misericordiarum, et Deus totius consolationis, qui consolatur nos in omni tribulatione nostra.
   Béni soit Dieu et le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos tribulations.
    R. Deo gratias.
   v. Rendons grâces à Dieu.
   On chante ensuite l’Hymne. Nous plaçons ici celle qui est particulière au Dimanche. Composée par saint Grégoire le Grand, elle célèbre la création et les avantages de la lumière que Dieu, en ce premier jour, fit sortir du néant, et qui est l’image sensible de l’Emmanuel, lumière du monde qui s’est levée à l’Orient sur ceux qui étaient assis dans les ombres de la mort.
   HYMNE.
   Lucis Creátor óptime Lucem diérum próferens : Primórdiis lucis novæ, Mundi parans oríginem.
   Dieu bon, créateur de la lumière, qui avez produit le flambeau des jours, vous avez préludé à l’origine de ce monde, en produisant, au premier jour, cette lumière qui jusqu’alors n’avait pas brillé.
   Qui mane junctum vésperi Diem vocári prǽcipis : Illábitur tetrum chaos,
   O vous, qui nous apprenez à donner le nom de jour à l’espace qui s’étend du matin jusqu’au soir, un noir chaos menace encore de nous envelopper : écoutez nos prières, et voyez nos larmes.
   Que notre âme appesantie par le péché ne demeure pas exilée de cette vie immortelle que vous lui avez préparée, cette âme si lâche quand il faut penser à l’éternité, si prompte à tomber dans les liens du péché.
   Qu’elle frappe enfin aux portes des cieux ; qu’elle enlève le prix de la vie ; qu’elle évite tout ce qui peut lui nuire ; qu’elle se purifie de toute iniquité.
   Ne mens gravata crimine,
   Faites-nous cette grâce , ô Père très miséricordieux, et vous, ô Fils unique, égal au Père, qui, avec l’Esprit Consolateur , régnez dans tous les siècles. Amen.
   Vitae sit exsul munere :
   
   Dum nil perenne cogitat,
   
   Seseque culpis illigat.
   
   Caeleste pulset ostium,
   
   Vitale tollat praemium :
   
   Vitemus omne noxium,
   
   Purgemus omne pessimum.
   
   Praesta, Pater piissime,
   
   Patrique compar Unice,
   
   Audi preces cum fletibus.
   
   Cum Spiritu Paraclito
   
   Regnans per omne saeculum. Amen.
   
   Le Verset qui suit est celui du Dimanche ; on trouvera en leur lieu les Versets propres des fêtes du Temps de Noël.
   v. Dirigatur, Domine , oratio mea,
   v. Que ma prière s’élève vers vous , Seigneur !
   r. Sicut incensum in conspectu tuo.
   r. Comme l’encens monte en votre présence.
   Vient ensuite le Cantique de Marie Mère de Dieu, célébrant sa maternité divine et tous les biens qui en résultent pour le monde. Ce Cantique, si suave dans son ineffable douceur, fait partie essentielle de l’Office des Vêpres ; mais il emprunte une expression toute particulière au Temps de Noël, dans lequel toute l’Église, réjouie du merveilleux enfantement, proclame Bienheureuse l’humble Vierge que la Vertu du Très-Haut a couverte de son ombre, et que l’Esprit Saint a fécondée pour le salut de l’univers.
   CANTIQUE DE MARIE.
   MAGNÍFICAT ánima mea Dóminum ;
   Mon âme glorifie le Seigneur ;
   Et exsultávit spíritus meus : * in Deo Salutári meo.
   Et mon esprit tressaille en Dieu mon Sauveur :
   Quia respéxit humilitátem ancíllæ sua : : * ecce enim ex hoc beátam me dicent omnes generatiónes.
   Car il a regardé la bassesse de sa servante ; et, pour cela, toutes les nations m’appelleront Bienheureuse.
   Quia fecit mihi magna qui potens est : * et sanctum Nomen ejus.
   Il a fait en moi de grandes choses, Celui qui est puissant et de qui le Nom est saint ;
   Et misericórdia ejus a progénie in progénies : * timéntibus eum.
   Et sa miséricorde s’étend, de génération en génération, sur ceux qui le craignent.
   Fecit poténtiam in bráchio suo : * dispérsit supérbos mente cordis sui.
   Il a opéré puissamment par son bras, et dispersé ceux qui suivaient les orgueilleuses pensées de leur cœur.
   Depósuit poténtes de sede : * et exaltávit húmiles.
   Il a mis à bas de leur trône les puissants, et il a élevé les humbles.
   Esuriéntes implévit bonis : * et dívites dimísit inánes.
   Il a rempli de biens ceux qui avaient faim, et renvoyé vides ceux qui étaient riches.
   Suscépit Israel púerum suum : * recordátus misericórdiæ suæ.
   Il a reçu en sa protection Israël son serviteur, se souvenant de la miséricordieuse promesse
   Sicut locútus est ad patres nostros : * Abraham et sémini ejus in sǽcula.
   Qu’il fit autrefois à nos pères, à Abraham et postérité pour jamais.
   L’Oraison ou Collecte qui, à la fin de l’Office des Vêpres, résume tous les vœux de l’Église, se trouve plus loin, en son lieu, aux Fêtes et Dimanches du Temps de Noël.
   Les Vêpres se terminent par les Versets suivants :
   v. Benedicamus Domino.
   v. Bénissons le Seigneur.
   r. Deo gratias.
   r. Nous rendons grâces à Dieu.
   v. Fidelium animae per misericordiam Dei requiescant in pace.
   v. Que les âmes des fidèles, par la miséricorde de Dieu, reposent en paix.
   r. Amen.
   r. Amen.

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