Feria V 9 Iulii 2026, Hebdomada XIV per annum,
Retour aux livres
Livre : Dom Chautard, l'âme de tout apostolat

* * *

Quand j’arriverai à Vivre de Foi et de Soif habituelle de Dieu, alors seulement le travail du Video sera parfois supprimé ; le Sitio et le Volo jailliront dès le début de l’oraison, qui se passera à produire affections et offrandes, à affermir ma volonté résolue, puis à mendier près de Jésus directement ou par Marie Immaculée, les Anges ou les Saints, une union plus intime et plus constante avec la Volonté divine.
Le Saint Sacrifice m’attend. L’oraison m’y a préparé. Ma participation au Calvaire au nom de l’Église et ma communion seront comme une suite de mon Oraison.  Dans mon action de grâces, j’étendrai mes demandes aux intérêts de l’Église, aux âmes dont j’ai la charge, aux défunts, à mes œuvres, parents, amis, bienfaiteurs, ennemis, etc.
Récitation des diverses heures de mon cher Bréviaire, en union avec l’Église, pour Elle et pour moi, fréquentes et chaudes oraisons jaculatoires, communions spirituelles, examen particulier, visite au Saint Sacrement, sainte lecture, chapelet, examen général, etc., viendront jalonner ma route, raviver mes forces et conserver l’élan pris le matin pour que rien dans ma journée n’échappe à l’action de Notre-Seigneur. Grâce à cet élan, le recours fréquent d’abord, puis habituel à Jésus, directement ou par sa Mère, fera cesser les contradictions entre mon admiration pour sa doctrine et ma vie d’émancipation, entre ma piété et ma conduite.
* * *
Nous retenons notre cœur qui dans son désir d’être vraiment utile aux hommes d’œuvres voudrait consacrer ici une résolution spéciale à l’Examen particulier.
Nous craindrions d’allonger démesurément ce volume en cédant à cette pensée. Et cependant ; de la lecture de Cassien, de plusieurs Pères de l’Église, aussi bien que de saint Ignace, de saint François de Sales et de saint Vincent de Paul il ressort que l’Examen particulier et l’Examen général sont des corollaires obligatoires de l’Oraison, et se rattachent à la Garde du cœur.
D’accord avec son directeur, l’âme s’est résolue à viser plus directement dans l’oraison et au cours de la journée tel défaut ou telle vertu source principale des autres défauts ou vertus.
Nombreux sont les coursiers qui entraînent le char. L’œil les surveille tous constamment. Mais au centre de l’attelage il en est un sur lequel s’exerce surtout la sollicitude du conducteur. En effet que ce coursier aille trop à droite ou trop à gauche, tous les autres sont dévoyés.
L’analyse de l’âme par l’examen particulier pour constater s’il y a eu progrès, recul, ou état stationnaire sur un point bien choisi, n’est qu’un élément de la garde du cœur.
Retour en haut